Il y a dans la Bible un très beau texte décrivant le retour de Jésus et l'enlèvement des saints se produisant au même moment : 1 Thessaloniciens 4:15-17.
Voici ce que nous vous déclarons d’après la parole du Seigneur : nous les vivants, restés pour le retour du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts. En effet, le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel et ceux qui sont morts en Christ ressusciteront d’abord. Ensuite, nous qui serons encore en vie, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.
Ce passage nous parle avant tout d'une rencontre : la rencontre des chrétiens avec leur Seigneur lors de son retour. Il ne s'agit pas pour les chrétiens d'être transformés en esprits immatériels pour disparaître dans les lieux célestes mais, au contraire, d'accueillir Jésus lors de sa seconde venue sur terre.
Voici comment est compris ce passage chez la plupart des protestants :
"L'enlèvement de l'Eglise suit immédiatement le moment de la résurrection des croyants. Tous les croyants -ressuscités et vivants enlevés- vont "à la rencontre" du Seigneur dans les airs. Ainsi le Christ arrive sur terre escorté de tout son peuple" - Alain Nisus - Pour une foi réfléchie, Théologie pour tous, page 703.
L’apôtre leur révèle ensuite, que le Seigneur lui-même, descendant du ciel, donnerait le signal du rassemblement des siens et de leur départ, signal transmis par l’archange, et proclamé par la trompette. Le départ s’effectuerait quand tous seraient réunis, les morts en Christ ressuscités étant les premiers au rendez-vous ; alors, tous ensemble partiraient à la rencontre du Seigneur sur les nuées, et « ainsi », dit l’apôtre, « nous serons toujours avec le Seigneur ». Quelle consolation dut remplir le coeur des Thessaloniciens à l’ouïe de ces choses ! (...) Or l’Écriture nous montre ici que nous ne nous rejoindrons pas dans le ciel, mais que nous, qui demeurons en vie ici-bas, serons enlevés avec les saints premièrement ressuscités, pour nous rendre ensemble auprès du Seigneur. - Considérations pratiques sur la venue du Seigneur (Henri Rossier) - https://www.bibliquest.net/HR/HR-Venue_ ... iq.htm#TM7
Nous retrouvons ici le même schéma en trois temps :
1) Jésus descend du ciel et se dirige vers la Terre.
2) Alertés de sa venue, les chrétien(ne)s viennent à sa rencontre, c’est l’enlèvement. Comme Jésus descend et que les chrétiens montent, cette rencontre se passera dans les airs.
3) Mais, dès que les chrétiens ont rencontré Jésus dans les airs, ils redescendent avec Lui sur Terre, sur la Nouvelle Création décrite en Apocalypse 21.
Le but de « l’apantèsis » n’est donc pas de quitter la Terre et de partir, même temporairement, au ciel, mais d’accompagner Jésus lors de son retour sur Terre. - Tribonien Bracton, http://didascale.com/lenlevement-fuite- ... triomphal/
Ma compréhension de ces versets (...) est que nous nous lèverons pour rencontrer le Seigneur dans les airs. C'est comme une grande foule qui l'accueille. Ensuite nous descendons avec lui dans son arrivée triomphante - John Piper https://www.desiringgod.org/interviews/ ... he-rapture
Au contraire, ceux qui sont toujours vivants sur terre devront attendre un moment jusqu'à ce que l'âme de ceux qui sont morts réintègrent leurs corps. Dans ce moment d'attente les vivants seront changés en un clin d'oeil. Puis, ensemble, comme une grande multitude, ceux qui constituaient les deux groupes iront à la rencontre du Seigneur". - William Hendricksen - https://reformedreader.wordpress.com/20 ... lonians-4/
Les données bibliques semblent donc pointer vers un seul et même événement: le jour du Seigneur. À son retour, les croyants rejoindront bien Christ. Mais s’ils vont à sa rencontre, c’est pour former à sa suite un cortège. Les sujets entourent et proclament le roi victorieux, qui revient dans sa gloire, juger les méchants et délivrer son peuple. - [/url]https://matthieugiralt.toutpoursagloire ... e-leglise/[/url]
A noter qu'une frange minoritaire du protestantisme, les "dispensationnalistes", croient en un enlèvement des saints pour aller directement au ciel avec Jésus avant son retour, distinguant cet évènement du retour effectif de Christ se faisant dans un second temps. Il me semble que les arguments donnés dans les liens ci-dessus sont suffisamment forts pour réfuter cette interprétation.
L'enlèvement des saints et le retour de Jésus (1 Thess 4:15-17)
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Ecrit le 03 mai21, 02:35"Vous étudiez les Écritures parce que vous pensez avoir par elles la vie éternelle. Ce sont elles qui rendent témoignage à mon sujet, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !" - Jean 5:39, 40
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Re: L'enlèvement des saints et le retour de Jésus (1 Thess 4:15-17)
Ecrit le 03 mai21, 05:05Thomas a écrit : 03 mai21, 02:35
Nous retrouvons ici le même schéma en trois temps :
1) Jésus descend du ciel et se dirige vers la Terre.
2) Alertés de sa venue, les chrétien(ne)s viennent à sa rencontre, c’est l’enlèvement. Comme Jésus descend et que les chrétiens montent, cette rencontre se passera dans les airs.
3) Mais, dès que les chrétiens ont rencontré Jésus dans les airs, ils redescendent avec Lui sur Terre, sur la Nouvelle Création décrite en Apocalypse 21.
Le but de « l’apantèsis » n’est donc pas de quitter la Terre et de partir, même temporairement, au ciel, mais d’accompagner Jésus lors de son retour sur Terre. - Tribonien Bracton, http://didascale.com/lenlevement-fuite- ... triomphal/
Ma compréhension de ces versets (...) est que nous nous lèverons pour rencontrer le Seigneur dans les airs. C'est comme une grande foule qui l'accueille. Ensuite nous descendons avec lui dans son arrivée triomphante - John Piper https://www.desiringgod.org/interviews/ ... he-rapture
Au contraire, ceux qui sont toujours vivants sur terre devront attendre un moment jusqu'à ce que l'âme de ceux qui sont morts réintègrent leurs corps. Dans ce moment d'attente les vivants seront changés en un clin d'oeil. Puis, ensemble, comme une grande multitude, ceux qui constituaient les deux groupes iront à la rencontre du Seigneur". - William Hendricksen - https://reformedreader.wordpress.com/20 ... lonians-4/
Les données bibliques semblent donc pointer vers un seul et même événement: le jour du Seigneur. À son retour, les croyants rejoindront bien Christ. Mais s’ils vont à sa rencontre, c’est pour former à sa suite un cortège. Les sujets entourent et proclament le roi victorieux, qui revient dans sa gloire, juger les méchants et délivrer son peuple. - [/url]https://matthieugiralt.toutpoursagloire ... e-leglise/[/url]
A noter qu'une frange minoritaire du protestantisme, les "dispensationnalistes", croient en un enlèvement des saints pour aller directement au ciel avec Jésus avant son retour, distinguant cet évènement du retour effectif de Christ se faisant dans un second temps. Il me semble que les arguments donnés dans les liens ci-dessus sont suffisamment forts pour réfuter cette interprétation.
Votre compréhension du texte omet des éléments de la Bible.
Il est dit :
16 Parce que lui-même, le Seigneur, à un signal de commandement, à la voix d’un archange, et au son d’une trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement ;
17 ensuite nous, les vivants qui sommes laissés, nous serons enlevés ensemble avec eux dans les nuées, au-devant du Seigneur en l’air, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.
La trompette représente le début des Tribulations (les 7 trompettes). Le Seigneur enlève son église, les Chrétiens élus, aussi appelé l'Épouse, lorsque l'antéchrist fera son apparition publique. L'Épouse du Christ n'est pas destiné à subir les tribulations.
Le Christ ne peut donc pas redescendre sur Terre avec eux juste apr`s l'enlèvement.
Vous oubliez également les noces (apo 19) qui auront lieu au ciel avant le retour triomphant du Christ.
6 Et j’entendis comme la voix d’une grande multitude et comme la voix des grandes eaux et comme la voix de forts tonnerres, qui disait : Alléluia ! Car le Seigneur notre Dieu, le Dominateur souverain, est entré dans son règne.
7 Réjouissons-nous et tressaillons d’allégresse et donnons-lui la gloire ; car les noces de l’Agneau sont venues, et son Épouse s’est préparée ; C,est événement auront lieu apr`s la mort de la Grande Prostituée, sot au milieu de la période des tribulations. (3 ans et 1/2) Ce n'est qu'au retour du Christ que l'Épouse revient sur Terre.
Jn 3:16 Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle1. »
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Re: L'enlèvement des saints et le retour de Jésus (1 Thess 4:15-17)
Ecrit le 03 mai21, 21:07Bonjour Happy79,
Tu sembles défendre la position dispensationnaliste (darbyste). Comme je l'ai signalé c'est une position qui existe effectivement dans le protestantisme mais qui résiste mal (à mon avis) à une analyse des textes bibliques parlant du retour de Christ.
Voir cet article : https://matthieugiralt.toutpoursagloire ... gJFIfD_BwE
Et ce document très argumenté : http://www.dietra.ch/dietra-edu/spiritu ... _secte.pdf
Tu sembles défendre la position dispensationnaliste (darbyste). Comme je l'ai signalé c'est une position qui existe effectivement dans le protestantisme mais qui résiste mal (à mon avis) à une analyse des textes bibliques parlant du retour de Christ.
Voir cet article : https://matthieugiralt.toutpoursagloire ... gJFIfD_BwE
Et ce document très argumenté : http://www.dietra.ch/dietra-edu/spiritu ... _secte.pdf
"Vous étudiez les Écritures parce que vous pensez avoir par elles la vie éternelle. Ce sont elles qui rendent témoignage à mon sujet, et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !" - Jean 5:39, 40
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Re: L'enlèvement des saints et le retour de Jésus (1 Thess 4:15-17)
Ecrit le 04 mai21, 06:42En effet c'est votre avis.Thomas a écrit : 03 mai21, 21:07 Bonjour Happy79,
Tu sembles défendre la position dispensationnaliste (darbyste). Comme je l'ai signalé c'est une position qui existe effectivement dans le protestantisme mais qui résiste mal (à mon avis) à une analyse des textes bibliques parlant du retour de Christ.
Je n'ai rien trouvé, dans ces textes , quoique ce soit discréditant cette façon de penser. Tout ce réf`re à la Bible, que ce soit votre position ou la mienne. Le reste n'est qu'une question de perception ou d'interprétation.
Quand on y pense, le protestantisme dans l'histoire est assez récent, il est normal qu'il continue d'évoluer pour le mieux.
Auparavent on comparait les ortodoxes au catholiques. Maintenant on parle bcp moins des catholiques et on compare les branches protestantes entre elles.
Jn 3:16 Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle1. »
Re: L'enlèvement des saints et le retour de Jésus (1 Thess 4:15-17)
Ecrit le 01 juil.21, 05:10C'est tout à fait ça, il n'y a pas de versets justifiant cette théorie d'enlèvement des saintsThomas a écrit : 03 mai21, 02:35 Il y a dans la Bible un très beau texte décrivant le retour de Jésus et l'enlèvement des saints se produisant au même moment : 1 Thessaloniciens 4:15-17.
Voici ce que nous vous déclarons d’après la parole du Seigneur : nous les vivants, restés pour le retour du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts. En effet, le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel et ceux qui sont morts en Christ ressusciteront d’abord. Ensuite, nous qui serons encore en vie, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.
Ce passage nous parle avant tout d'une rencontre : la rencontre des chrétiens avec leur Seigneur lors de son retour. Il ne s'agit pas pour les chrétiens d'être transformés en esprits immatériels pour disparaître dans les lieux célestes mais, au contraire, d'accueillir Jésus lors de sa seconde venue sur terre.
Voici comment est compris ce passage chez la plupart des protestants :
"L'enlèvement de l'Eglise suit immédiatement le moment de la résurrection des croyants. Tous les croyants -ressuscités et vivants enlevés- vont "à la rencontre" du Seigneur dans les airs. Ainsi le Christ arrive sur terre escorté de tout son peuple" - Alain Nisus - Pour une foi réfléchie, Théologie pour tous, page 703.
L’apôtre leur révèle ensuite, que le Seigneur lui-même, descendant du ciel, donnerait le signal du rassemblement des siens et de leur départ, signal transmis par l’archange, et proclamé par la trompette. Le départ s’effectuerait quand tous seraient réunis, les morts en Christ ressuscités étant les premiers au rendez-vous ; alors, tous ensemble partiraient à la rencontre du Seigneur sur les nuées, et « ainsi », dit l’apôtre, « nous serons toujours avec le Seigneur ». Quelle consolation dut remplir le coeur des Thessaloniciens à l’ouïe de ces choses ! (...) Or l’Écriture nous montre ici que nous ne nous rejoindrons pas dans le ciel, mais que nous, qui demeurons en vie ici-bas, serons enlevés avec les saints premièrement ressuscités, pour nous rendre ensemble auprès du Seigneur. - Considérations pratiques sur la venue du Seigneur (Henri Rossier) - https://www.bibliquest.net/HR/HR-Venue_ ... iq.htm#TM7
Nous retrouvons ici le même schéma en trois temps :
1) Jésus descend du ciel et se dirige vers la Terre.
2) Alertés de sa venue, les chrétien(ne)s viennent à sa rencontre, c’est l’enlèvement. Comme Jésus descend et que les chrétiens montent, cette rencontre se passera dans les airs.
3) Mais, dès que les chrétiens ont rencontré Jésus dans les airs, ils redescendent avec Lui sur Terre, sur la Nouvelle Création décrite en Apocalypse 21.
Le but de « l’apantèsis » n’est donc pas de quitter la Terre et de partir, même temporairement, au ciel, mais d’accompagner Jésus lors de son retour sur Terre. - Tribonien Bracton, http://didascale.com/lenlevement-fuite- ... triomphal/
Ma compréhension de ces versets (...) est que nous nous lèverons pour rencontrer le Seigneur dans les airs. C'est comme une grande foule qui l'accueille. Ensuite nous descendons avec lui dans son arrivée triomphante - John Piper https://www.desiringgod.org/interviews/ ... he-rapture
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Au contraire, ceux qui sont toujours vivants sur terre devront attendre un moment jusqu'à ce que l'âme de ceux qui sont morts réintègrent leurs corps. Dans ce moment d'attente les vivants seront changés en un clin d'oeil. Puis, ensemble, comme une grande multitude, ceux qui constituaient les deux groupes iront à la rencontre du Seigneur". - William Hendricksen - https://reformedreader.wordpress.com/20 ... lonians-4/
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Les données bibliques semblent donc pointer vers un seul et même événement: le jour du Seigneur. À son retour, les croyants rejoindront bien Christ. Mais s’ils vont à sa rencontre, c’est pour former à sa suite un cortège. Les sujets entourent et proclament le roi victorieux, qui revient dans sa gloire, juger les méchants et délivrer son peuple. - [/url]https://matthieugiralt.toutpoursagloire ... e-leglise/[/url]
A noter qu'une frange minoritaire du protestantisme, les "dispensationnalistes", croient en un enlèvement des saints pour aller directement au ciel avec Jésus avant son retour, distinguant cet évènement du retour effectif de Christ se faisant dans un second temps. Il me semble que les arguments donnés dans les liens ci-dessus sont suffisamment forts pour réfuter cette interprétation.
Re: L'enlèvement des saints et le retour de Jésus (1 Thess 4:15-17)
Ecrit le 06 juil.21, 01:09Bonjour à tous
Je suis une nouvelle venue sur ce forum et je vous remercie de m'accueillir.
Pour ce qui concerne ce sujet de l'enlèvement des saints et du retour de Jésus, la première question que je me poserais est de savoir si j'ai en moi, cet Esprit de l'enlèvement.
Lorsque Jésus reviendra sur la terre, il reviendra chercher ce qui est de Lui, dans le coeur de ceux qui lui appartiennent.
Personnellement, mais ici je ne parle que de moi, je fais en sorte de ne pas me focaliser sur ce jour, car étant donné que j'ai reçu en moi cet Esprit de l'enlèvement, je mets le reste de mon temps à profit pour parler des beautés qui sont en Jésus à ceux qui sont en attente de le recevoir.
J'ai aussi reçu le privilège d'apprendre à voir les choses dans l'éternel, là où le temps et l'espace ne trouvent plus leur place.
Je ne dis pas que je ne vis pas comme tout un chacun, non ce n'est pas ce que je dis, mais j'ai appris à voir au delà du voile de la chair et que donc de savoir quand et comment l'enlèvement va se passer m'importe peu.
Pour moi ce qui m'importe le plus, ce n'est pas de savoir quand et comment cela va se passer, mais avec Qui je vais passer l'éternité, et ça voyez-vous c'est ce qui me tarde le plus.
Bien à vous tous.
Héléna
Je suis une nouvelle venue sur ce forum et je vous remercie de m'accueillir.
Pour ce qui concerne ce sujet de l'enlèvement des saints et du retour de Jésus, la première question que je me poserais est de savoir si j'ai en moi, cet Esprit de l'enlèvement.
Lorsque Jésus reviendra sur la terre, il reviendra chercher ce qui est de Lui, dans le coeur de ceux qui lui appartiennent.
Personnellement, mais ici je ne parle que de moi, je fais en sorte de ne pas me focaliser sur ce jour, car étant donné que j'ai reçu en moi cet Esprit de l'enlèvement, je mets le reste de mon temps à profit pour parler des beautés qui sont en Jésus à ceux qui sont en attente de le recevoir.
J'ai aussi reçu le privilège d'apprendre à voir les choses dans l'éternel, là où le temps et l'espace ne trouvent plus leur place.
Je ne dis pas que je ne vis pas comme tout un chacun, non ce n'est pas ce que je dis, mais j'ai appris à voir au delà du voile de la chair et que donc de savoir quand et comment l'enlèvement va se passer m'importe peu.
Pour moi ce qui m'importe le plus, ce n'est pas de savoir quand et comment cela va se passer, mais avec Qui je vais passer l'éternité, et ça voyez-vous c'est ce qui me tarde le plus.
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Re: L'enlèvement des saints et le retour de Jésus (1 Thess 4:15-17)
Ecrit le 26 juil.21, 23:57Bonjour Héléna,Héléna a écrit : 06 juil.21, 01:09 Bonjour à tous
Je suis une nouvelle venue sur ce forum et je vous remercie de m'accueillir.
Pour ce qui concerne ce sujet de l'enlèvement des saints et du retour de Jésus, la première question que je me poserais est de savoir si j'ai en moi, cet Esprit de l'enlèvement.
Lorsque Jésus reviendra sur la terre, il reviendra chercher ce qui est de Lui, dans le coeur de ceux qui lui appartiennent.
Personnellement, mais ici je ne parle que de moi, je fais en sorte de ne pas me focaliser sur ce jour, car étant donné que j'ai reçu en moi cet Esprit de l'enlèvement, je mets le reste de mon temps à profit pour parler des beautés qui sont en Jésus à ceux qui sont en attente de le recevoir.
J'ai aussi reçu le privilège d'apprendre à voir les choses dans l'éternel, là où le temps et l'espace ne trouvent plus leur place.
Je ne dis pas que je ne vis pas comme tout un chacun, non ce n'est pas ce que je dis, mais j'ai appris à voir au delà du voile de la chair et que donc de savoir quand et comment l'enlèvement va se passer m'importe peu.
Pour moi ce qui m'importe le plus, ce n'est pas de savoir quand et comment cela va se passer, mais avec Qui je vais passer l'éternité, et ça voyez-vous c'est ce qui me tarde le plus.
Bien à vous tous.
Héléna
Qu'entends-tu par "Esprit de l'enlèvement" ? Si tu parles de l'Esprit Saint alors sache qu'il est donné gratuitement à tous ceux qui placent leur foi en Jésus-Christ pour le pardon de leurs péchés. C'est par la foi que nous sommes unis à Christ, que nous devenons enfants de Dieu et frères/soeurs de Christ. Le jour où il reviendra il reconnaîtra sa famille n'en doute pas, et c'est avec cette famille que tu passeras l'éternité
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Les Témoins de Jéhovah face à la Bible : http://www.jw-verite.org
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Re: L'enlèvement des saints et le retour de Jésus (1 Thess 4:15-17)
Ecrit le 27 juil.21, 00:09Thessaloniciens 4 15 Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d'après la parole du Seigneur : nous les vivants, restés pour l'avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts. 16 Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. 17 Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. 18 Consolez-vous donc les uns les autres par ces paroles.
nous les vivants = enlèvement des saints.
Il faut être comme Paul puisque Paul dit "nous" (il se compte)
Comment est Paul ?
Paul a toujours été saint même lorsqu'il était pharisien.
Etre "un pharisien" n'est pas être un pécheur.
C'est une idée reçue, comme une insulte alors que c'est faux.
Il faut être comme Paul donc et Paul était très à cheval sur les Lois, ensuite il a vu la Lumière de Dieu par Jésus, et a subi sa métamorphose, car il était sous l'Ancienne Alliance auparavant, et après il est sous la Nouvelle Alliance et pour être reconnu saint, il faut passer l'épreuve, être dans le noir, comme Jonas est dans le ventre du poisson, durant 3 jours, comme Jésus a montré l'exemple, car Jésus est resté durant 3 jours dans le tombeau avant de réapparaitre transfiguré.
Par conséquent ceux qui sont nés de nouveau sont comme Paul témoin de la manifestation de DIEU à leur égard et non pas que les gens se disent avoir reçu le Saint Esprit car ils ont par exemple comme un frissonnement lorsqu'ils écoutent de la musique classique à l'église.
Avoir un frissonnement tout le monde peut l'avoir, les athées y compris, lorsqu'ils sont bouleversés par la beauté d'un paysage ou par l'écoute d'une musique sublime.
Ceux qui sont nés de nouveau entendent le Saint Esprit leur parler d'une voix intelligible et non pas qu'ils aient un vague sentiment de béatitude, car ce sentiment tout le monde peut l'avoir.
nous les vivants = enlèvement des saints.
Il faut être comme Paul puisque Paul dit "nous" (il se compte)
Comment est Paul ?
Paul a toujours été saint même lorsqu'il était pharisien.
Etre "un pharisien" n'est pas être un pécheur.
C'est une idée reçue, comme une insulte alors que c'est faux.
Il faut être comme Paul donc et Paul était très à cheval sur les Lois, ensuite il a vu la Lumière de Dieu par Jésus, et a subi sa métamorphose, car il était sous l'Ancienne Alliance auparavant, et après il est sous la Nouvelle Alliance et pour être reconnu saint, il faut passer l'épreuve, être dans le noir, comme Jonas est dans le ventre du poisson, durant 3 jours, comme Jésus a montré l'exemple, car Jésus est resté durant 3 jours dans le tombeau avant de réapparaitre transfiguré.
Par conséquent ceux qui sont nés de nouveau sont comme Paul témoin de la manifestation de DIEU à leur égard et non pas que les gens se disent avoir reçu le Saint Esprit car ils ont par exemple comme un frissonnement lorsqu'ils écoutent de la musique classique à l'église.
Avoir un frissonnement tout le monde peut l'avoir, les athées y compris, lorsqu'ils sont bouleversés par la beauté d'un paysage ou par l'écoute d'une musique sublime.
Ceux qui sont nés de nouveau entendent le Saint Esprit leur parler d'une voix intelligible et non pas qu'ils aient un vague sentiment de béatitude, car ce sentiment tout le monde peut l'avoir.
Jésus est D.IEU qui se rend visible venant parler aux humains pour les enseigner, et pour les sauver D.IEU met sur la Croix cette Image qu'il s'est créée. 2 Corinthiens 5:13
En effet, si je suis hors de sens, c'est pour Dieu; si je suis de bon sens, c'est pour vous.
En effet, si je suis hors de sens, c'est pour Dieu; si je suis de bon sens, c'est pour vous.
Re: L'enlèvement des saints et le retour de Jésus (1 Thess 4:15-17)
Ecrit le 27 juil.21, 22:56Thomas a écrit:
Bonjour Héléna,
Qu'entends-tu par "Esprit de l'enlèvement" ?
----
Non ici je ne parle de l'Esprit Saint, mais de l'esprit qui est en chaque chrétien et qui ne cesse de l'attirer vers le haut.
Pour parler de manière plus simple, si je disais que c'est un état d'esprit qui est dans chaque croyant, est ce que ça vous parle mieux.
Cordialement
Héléna
Bonjour Héléna,
Qu'entends-tu par "Esprit de l'enlèvement" ?
----
Non ici je ne parle de l'Esprit Saint, mais de l'esprit qui est en chaque chrétien et qui ne cesse de l'attirer vers le haut.
Pour parler de manière plus simple, si je disais que c'est un état d'esprit qui est dans chaque croyant, est ce que ça vous parle mieux.
Cordialement
Héléna
Re: L'enlèvement des saints et le retour de Jésus (1 Thess 4:15-17)
Ecrit le 01 nov.21, 03:41Bonjour Héléna,
bon, visiblement l'état d'esprit christique est une inconnue pour certains ici.
Moi je vois bien de quoi vous parlez, c'est une sensation quasi permanente qui nous rappelle qu'on ne doit pas se laisser embarquer par la mondanité.
Les paroles du Christ reviennent souvent en tête et on sait que nous ne faisons plus totalement partie du monde.
Le corps est terrestre mais la tête est dans les nuages, les idées, les espérances sont plus spirituelles que terre à terre.
Nous sommes dans l'attente de l'enlèvement et en attendant ce moment heureux, on se débrouille pour faire au mieux (selon Jésus) dans ce monde.
Enfin c'est comme ça que je le vit.
bon, visiblement l'état d'esprit christique est une inconnue pour certains ici.
Moi je vois bien de quoi vous parlez, c'est une sensation quasi permanente qui nous rappelle qu'on ne doit pas se laisser embarquer par la mondanité.
Les paroles du Christ reviennent souvent en tête et on sait que nous ne faisons plus totalement partie du monde.
Le corps est terrestre mais la tête est dans les nuages, les idées, les espérances sont plus spirituelles que terre à terre.
Nous sommes dans l'attente de l'enlèvement et en attendant ce moment heureux, on se débrouille pour faire au mieux (selon Jésus) dans ce monde.
Enfin c'est comme ça que je le vit.
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Re: L'enlèvement des saints et le retour de Jésus (1 Thess 4:15-17)
Ecrit le 18 mai26, 08:59La Grande Foule et les 144 000 de l'Apocalypse.
Étude exégétique et analyse contextuelle
I. Origine et objet de la présente recherche
L'impulsion de cette étude trouve son origine dans la lecture d'un article de blog qui tentait de démontrer que la grande foule décrite en Apocalypse 7 faisait partie des 144 000 d'Apocalypse 14 et se trouvait au ciel. Cet article proposait douze textes bibliques, issus du même livre, avec un raisonnement que son auteur présentait comme irréfutable.
Ce thème nous a conduit à soumettre ici le fruit de nos propres recherches, en espérant apporter quelques éléments de clarification à un débat qui demeure ouvert dans les milieux de l'exégèse biblique.
II. Contexte global de l'Apocalypse de Jean
Avant d'aborder le cœur de la question, il convient de rappeler quelques éléments contextuels indispensables. Jean a reçu de Jésus, au nom de Dieu, un ensemble de visions dont il affirme lui-même qu'elles décrivent « ce qui va arriver bientôt » — selon l'échelle temporelle propre à Dieu.
L'ensemble de l'ouvrage forme un récit cohérent, certes riche en symboles, mais dont la trame narrative reste accessible au lecteur attentif, notamment à partir du chapitre 19 jusqu'au chapitre 22. Cette section finale présente une structure chronologique suffisamment explicite pour servir de clé de lecture à l'ensemble du livre.
III. Les douze arguments du blog et leur examen
A. Présentation des douze arguments
L'article commenté articule son raisonnement autour de douze références bibliques que l'on peut regrouper en quatre séries thématiques.
Les arguments 1 à 3 portent sur la localisation au ciel. La grande foule sert dans le temple, et le temple est au ciel (Ap. 7:15 ; 11:19). Elle se trouve devant le trône, et le trône est au ciel (Ap. 7:9 ; 4:2). Jésus la conduit vers des sources d'eau de la vie (Ap. 7:17), lesquelles sortent du trône (Ap. 22:1-2).
Les arguments 4 et 5 s'appuient sur les vêtements blancs comme marqueur d'identité. Les membres de la grande foule ont lavé leurs longues robes (Ap. 7:14), ce qui leur donnerait le droit d'entrer dans la Nouvelle Jérusalem et d'accéder aux arbres de vie (Ap. 22:14). Vêtus de blanc (Ap. 7:9), ils seraient donc les vainqueurs des assemblées (Ap. 3:5).
Les arguments 6 à 8 déploient les privilèges des vainqueurs. En tant que vainqueurs, ils auraient le droit de manger le fruit de l'arbre de vie (Ap. 2:7), d'être comme une colonne dans le temple (Ap. 3:12), et de porter le nom de Dieu et de Jésus inscrit sur eux (Ap. 3:12).
Les arguments 9 à 12 visent à conclure l'identification aux 144 000. Ceux qui portent le nom de Dieu et de Jésus sur le front sont les 144 000 (Ap. 14:1). La grande foule peut entrer dans la ville, or seuls ceux inscrits dans le rouleau de vie de l'Agneau le peuvent (Ap. 21:27). Tous ceux qui ne sont pas inscrits dans ce rouleau adorent la bête (Ap. 13:8). Et tous ceux qui adorent la bête ont un sort funeste (Ap. 14:9-11).
B. Réfutation des arguments 1 à 3 — La Nouvelle Jérusalem se déplace
Les trois premiers arguments reposent sur une même logique : la grande foule est décrite devant le trône et dans le temple, et l'auteur suppose que ces deux éléments se trouvent nécessairement au ciel. Il cite Ap. 11:19 et 4:2, qui situent effectivement le temple et le trône au ciel — en revanche, il cite Ap. 22:1-2 à tort, car ce texte ne mentionne ni le mot « ciel » ni le mot « temple ».
Ce même texte nous apprend en réalité que la Nouvelle Jérusalem accueille le trône de Dieu, tandis qu'Ap. 21:22 précise que c'est Dieu lui-même qui en est le temple.
Pour situer la grande foule, il suffit donc de localiser la Nouvelle Jérusalem — et celle-ci se déplace dans l'Apocalypse, une seule fois, mais de façon visible et spectaculaire, comme l'annoncent Ap. 3:12, 21:2 et 21:10.
Ap. 4:2 et 11:19 ne se trompent pas : au début du récit, la Nouvelle Jérusalem est bien au ciel, avec le trône et le temple. Mais elle descend ensuite sur la terre pour y demeurer définitivement. La question décisive devient donc : au moment où la grande foule est décrite en Ap. 7, la Nouvelle Jérusalem est-elle encore au ciel ou déjà sur la terre ?
La chronologie des chapitres 19 à 22
Pour répondre à cette question, il faut examiner attentivement la structure narrative des chapitres 19 à 22.
Ap. 19:7 déclare que « le mariage de l'Agneau est arrivé, et sa femme s'est préparée. » Ap. 21:2 décrit la Nouvelle Jérusalem « descendant du ciel, d'auprès de Dieu, préparée comme une mariée qui s'est faite belle pour son mari. » Ces deux textes décrivent le même événement. La suite du chapitre 19 relate la guerre finale de Jésus contre les rois de la terre — sa parousie. Le mariage ayant eu lieu en Ap. 19:7, les événements d'Ap. 21:2 et 10 se situent donc nécessairement avant Ap. 19:7, puisque Jésus ne peut pas se marier deux fois.
Par ailleurs, les visions d'Ap. 20 illustrent un principe narratif fondamental : Jean ne décrit pas des visions se succédant toujours chronologiquement, mais une vision unique compartimentée pour n'en rien omettre. Ainsi, Ap. 20:1-3 et Ap. 20:4-9 traitent toutes deux de la même période millénaire, sous des angles différents.
De même, Ap. 20:12-15 et Ap. 21:1-8 décrivent des réalités convergentes qui s'étendent du début à la fin des mille ans. C'est pourquoi Ap. 21 peut encore promettre au futur que « la mort n'existera plus » (v. 4) tout en menaçant les méchants du lac de feu (v. 8) — non pas parce que ces événements précèdent ceux du chapitre 20, mais parce que la vision en reprend le panorama depuis le début.
La Nouvelle Jérusalem descend sur terre juste avant Harmaguedon, au moment de la grande tribulation prophétisée par Jésus en Matthieu 24:21-22. Or l'unique indice chronologique qu'offre Ap. 7 concernant la grande foule se trouve précisément au verset 14 : « Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation. » Il n'est donc nullement certain que la Nouvelle Jérusalem soit encore au ciel au moment décrit — et avec elle, le trône et le temple. Les arguments 1 à 3 reposent donc sur une prémisse géographique qui n'est pas démontrée.
C. Les arguments 5 à 9 — Une chaîne syllogistique et son maillon déterminant
Avant d'examiner les arguments 4 et 10, il convient d'identifier la structure logique des arguments 5 à 9, car elle conditionne l'économie de toute la réfutation.
Ces cinq arguments ne fonctionnent pas indépendamment les uns des autres : ils forment une chaîne déductive où la conclusion de chaque étape devient la prémisse de la suivante.
L'argument 5 établit que la grande foule est vainqueur ; les arguments 6, 7 et 8 déploient les conséquences de ce statut ; l'argument 9 tire la conclusion finale d'identification aux 144 000 à partir du résultat de l'argument 8.
La structure est la suivante :
La grande foule est vêtue de blanc → elle est donc vainqueur (arg. 5). Comme vainqueur, elle a droit à l'arbre de vie (arg. 6). Comme vainqueur, elle sera colonne dans le temple (arg. 7). Comme vainqueur, elle porte le nom de Dieu inscrit sur elle (arg. 8). Or ceux qui portent ce nom sur le front sont les 144 000 → donc la grande foule est les 144 000 (arg. 9).
La conséquence méthodologique est immédiate : si l'argument 5 se révèle défaillant, la grande foule n'est pas établie comme vainqueur, les arguments 6, 7 et 8 perdent leur base, et l'argument 9 — qui dépend directement du 8 — tombe avec eux.
Il suffit d'examiner l'argument 5 pour valider ou invalider cinq arguments en même temps.
Examen de l'argument 5 — Le renversement logique
L'argument 5 est le suivant : la grande foule est vêtue de vêtements blancs (Ap. 7:9), elle est donc composée des vainqueurs dont parle Ap. 2-3, selon Ap. 3:5 qui promet au vainqueur d'être revêtu de vêtements blancs. Gardez à l’esprit qu’Apoc 7 ne qualifie pas les membres de la grande foule de “vainqueur”.
L’argument principal repose sur un renversement logique qui constitue sa faiblesse fondamentale. Ap. 3:5 formule une implication dans un sens précis : vainqueur → vêtement blanc. L'argument 5 lit ce texte dans le sens inverse : vêtement blanc → vainqueur. Or inverser une implication n'est pas une opération logiquement valide.
Que tous les vainqueurs soient vêtus de blanc ne signifie pas que tous ceux qui sont vêtus de blanc sont des vainqueurs au sens d'Ap. 2-3
C'est une erreur formelle élémentaire, connue en logique sous le nom de confusion entre condition suffisante et condition nécessaire.
Consulté sur ce point, un modèle d'intelligence artificielle a confirmé sans ambiguïté : « Ap. 3:5 dit seulement que le vainqueur reçoit un vêtement blanc. Le texte n'affirme pas l'inverse. Conclure que vêtement blanc implique vainqueur serait une inversion logique du sens de la phrase. »
La preuve textuelle de cette faiblesse est immédiate : les vêtements blancs apparaissent dans l'Apocalypse portés par des anges (Ap. 15:6), par les armées célestes (Ap. 19:14), par les vingt-quatre anciens (Ap. 4:4) — des êtres qui ne sont manifestement pas les vainqueurs des assemblées d'Ap. 2-3. Le vêtement blanc est un symbole large de pureté et de fidélité, non un uniforme d'appartenance à un groupe précis.
On ajoutera une observation décisive : Jean n'observe les 144 000 physiquement qu'une seule fois, en Apoc. 14, et à aucun moment il ne décrit leurs vêtements ni leur couleur.
Si le vêtement blanc était un marqueur distinctif majeur de ce groupe, Jésus n'aurait pas omis de le faire observer à Jean dans l'unique texte qui les décrit physiquement.
L'absence de cette description n'est pas un oubli — c'est une indication que le vêtement blanc n'est pas le signe d'appartenance exclusif que l'argument 5 lui prête.
L'argument 5 étant invalidé, les arguments 6, 7, 8 et 9 tombent avec lui.
D. Le principe du filtre de Jean — Critère méthodologique général
Avant d'aborder les arguments 4 et 10, il convient d'établir un principe de lecture qui s'appliquera à l'ensemble de la démonstration et qui constitue le critère méthodologique le plus solide de toute cette étude.
Ce principe est le suivant : tout indice censé identifier la grande foule aux 144 000 doit être situé chronologiquement dans la vision par rapport au moment de la question de l'ancien et de la réponse de Jean en Ap. 7:13-14.
Si cet indice apparaît avant cette question, et que Jean ne l'a pas utilisé pour reconnaître la grande foule, alors cet indice est textuellement disqualifié comme marqueur d'identification suffisant — non pas par un raisonnement extérieur au texte, mais par le texte lui-même.
L'un des anciens pose à Jean cette question : « Ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils et d'où sont-ils venus ? » Et Jean répond : « Mon seigneur, tu le sais. » Jean ne sait pas.
Pour revenir à l'argument 5, réfléchissez à sa question. Il ne dit pas "qui sont-ils." Il spécifie : "qui sont-ils, ceux qui sont revêtus de robes blanches"…Si le vêtement blanc était depuis Apoc 3:5 le marqueur infaillible de l’identité des 144000, Jean l’ignorait.
Pour mesurer la portée de cette ignorance, il faut considérer précisément qui est Jean au moment de cette vision. Il n'est pas un lecteur découvrant ce texte pour la première fois. Il est un apôtre, l'un des Douze, membre du noyau fondateur des 144 000 selon Luc 22:28-30. Il vient d'entendre, quelques versets plus tôt, la description précise des 144 000 — leur nombre, leur répartition par tribu, leur sceau, martelé six fois. Il connaît les marqueurs du groupe dont il fait partie. Il écrit ce livre sous inspiration divine. Et pourtant il ne sait pas qui est la grande foule.
Cette ignorance est délibérée et construite. L'ancien pose la question sachant que Jean ne pourra pas répondre — précisément pour révéler son incapacité à identifier la grande foule depuis ce qu'il sait des 144 000.
Cette scène fait partie de la vision : elle est voulue, inspirée, ordonnée par Jésus lui-même, qui transmet cette vision selon Ap. 1:1. Si la grande foule était les 144 000, Jean l'aurait reconnu immédiatement. Il en est. L'ancien n'aurait pas posé la question. Et Jésus n'aurait pas voulu cette scène précisément ainsi.
Le filtre est donc objectif, reproductible et inattaquable : il ne repose pas sur une opinion théologique ni sur une préférence interprétative, mais sur la séquence narrative de la vision telle que Jean l'a écrite sous inspiration. Trône, temple, vêtements blancs, eau de la vie — tous ces éléments sont présents et visibles avant la question de l'ancien. Jean les a vus, il les a décrits, et il a quand même dit : je ne sais pas. Tout argument qui les utilise pour conclure à l'identité des deux groupes se retrouve en contradiction directe avec le choix narratif de Jésus lui-même.
L'absence du sceau — preuve complémentaire
Jean disposait d'une preuve supplémentaire qu'il n'avait pas en face de lui les 144 000 : il venait d'entendre, répété six fois, que chacun d'eux portait un sceau au front. Or en regardant la grande foule, il n'y voit rien de tel — ce qu'on sait précisément parce qu'il ne le mentionne pas, et parce que si cette marque avait été visible, l'ignorance de Jean n'aurait plus eu aucun sens dans la vision que Jésus avait lui-même mise en scène.
Ap. 14:1 confirme que la marque des 144 000 était bel et bien visible : Jean la voit et le dit. L'analogie s'impose d'elle-même : si l'on annonce six fois qu'un groupe sera reconnaissable à un signe distinctif bien précis, et qu'une foule apparaît sans ce signe, la réponse naturelle à la question « qui sont-ils ? » est : « je ne sais pas. » C'est exactement ce que Jean dit. L'ignorance de Jean est donc doublement motivée — par l'absence du sceau sur les visages, et par la mise en scène voulue par Jésus pour signifier que les deux groupes sont irréductiblement distincts.
E. L'invalidité des arguments 4 et 10 — Le principe du circuit fermé
Les arguments 4 et 10 procèdent d'une même erreur méthodologique, distincte de celle que nous venons d'examiner, et qu'il convient d'identifier avec précision.
Pour qui Jean écrit-il ?
La réponse est donnée par Jean lui-même dès le chapitre 1 : « De la part de Jean, aux sept assemblées qui sont dans la province d'Asie. » Et Jésus confirme cette exclusivité au chapitre 22:16 : « Moi, Jésus, j'ai envoyé mon ange vous attester ces choses pour les assemblées. » Le blog lui-même reconnaît que les sept assemblées sont constituées de membres des 144 000. Ce point n'est donc pas contesté.
Mais cette reconnaissance crée un cadre limitatif décisif : l'Apocalypse est adressée aux 144 000, et à eux seuls. Les promesses, les conditions, les béatitudes qu'elle formule s'inscrivent dans ce circuit référentiel fermé. La grande foule, décrite uniquement en Ap. 7, ne figure dans aucune des adresses des chapitres 2 et 3, dans aucune des promesses qui y sont formulées, et dans aucun des textes ultérieurs qui en déploient les conséquences eschatologiques. Elle constitue un objet textuel distinct, décrit dans un périmètre narratif propre.
L'erreur d'extraction du circuit fermé
Or les arguments 4 et 10 procèdent précisément en introduisant la grande foule dans ce circuit fermé, en utilisant comme preuves des textes qui ne lui sont pas adressés. Ap. 22:14 — « heureux ceux qui lavent leurs longues robes » — formule certes une béatitude en termes généraux. Mais cette généralité formelle ne suffit pas à en faire un énoncé doctrinal universel applicable à tout groupe de rachetés. Dans son contexte rédactionnel, ce verset appartient au corpus des promesses adressées aux destinataires identifiés du livre. De même, Ap. 21:27, en précisant que seuls ceux dont le nom est inscrit dans le rouleau de vie peuvent entrer dans la ville, s'inscrit dans la continuité de ce même corpus.
Utiliser ces textes pour identifier la grande foule aux 144 000 revient à extraire des énoncés de leur circuit référentiel pour les appliquer à un groupe qu'ils ne visent pas. Ce faisant, les arguments 4 et 10 ne démontrent pas que la grande foule appartient au groupe des 144 000 — ils présupposent cette appartenance pour donner aux textes cités une portée qu'ils n'ont pas dans leur contexte propre. On se trouve ainsi en présence d'une pétition de principe : la conclusion est dissimulée dans les prémisses, et la démonstration tourne à vide.
Il convient d'ajouter que la grande foule peut parfaitement posséder des robes blanches pour des raisons qui lui sont propres, décrites de façon autonome en Ap. 7, sans que cette coïncidence symbolique l'intègre pour autant dans le circuit fermé des promesses adressées aux assemblées. La convergence d'un symbole n'emporte pas l'identité des groupes qui le partagent, pas plus que la ressemblance de deux descriptions n'établit l'unicité de leurs objets. Rappelons que Jean a répondu " je ne sais pas " à la question "qui sont ceux qui portent ces robes blanches"
F. Les arguments 11 et 12 — La confirmation textuelle par Apocalypse 20
Les arguments 11 et 12 opèrent différemment des précédents : ils ne s'appuient pas sur des promesses adressées à un groupe particulier, mais sur des affirmations descriptives à portée apparemment universelle. Ils méritent donc un traitement distinct.
L'argument 11 pose qu'en Ap. 13:8, tous ceux qui ne sont pas inscrits dans le rouleau de vie adorent la bête.
L'argument 12 conclut que tous ceux qui adorent la bête ont un sort funeste (Ap. 14:9-11).
Ensemble, ils suggèrent implicitement que quiconque est sauvé doit être inscrit dans le rouleau de vie au titre des 144 000 — et donc que la grande foule, si elle est sauvée, appartient à ce groupe.
L'Apocalypse elle-même permet de trancher. Ap. 20:1-3 décrit, immédiatement après la victoire de Jésus sur les rois de la terre et leurs armées, la neutralisation de Satan pour une durée de mille ans. La raison explicitement donnée est qu'il ne puisse plus séduire les nations. Or ces nations sont des humains en nombre suffisant pour mériter cette désignation collective — ils ont survécu à la bataille, ils peuplent la terre au début du millénium, et ils doivent être protégés de l'influence de Satan.
Ces survivants ne sont pas les 144 000 ou une partie d’entre eux. Ces derniers (144000) constituent la Nouvelle Jérusalem, épouse de l'Agneau, dont le mariage a été célébré en Ap. 19:7 juste avant la bataille décisive. Ils forment un groupe distinct, déjà uni à Christ, tandis que ces nations terrestres constituent une population humaine d'une tout autre nature suffisamment fragile pour devoir être protégée durant la totalité des 1000 ans.
Or, durant ces 1000 ans, les 144000 sont devenus rois et prêtres au côté de Jésus.
Si donc les nations protégées pendant les 1000 ans sont en vie au tout début de cette période, juste après la victoire définitive de Jésus, c’est qu’elles n’ont pas adoré, elles aussi, la bête sauvage.
Un autre argument se trouve en Apoc 15 : 4: “ Car toutes les nations viendront et se prosterneront devant toi, parce que tes décrets justes ont été révélés. »
Il apparaît que des nations auront choisi de ne pas adorer la bête sauvage.
De même, Apoc 16: 2: Et un ulcère dévastateur et malin a frappé les humains qui avaient la marque de la bête sauvage et qui adoraient son image.
Notons que cet ulcère concerne les humains.
Interrogée sur la forme grammaticale du texte , une IA , Gémini, a conclu.
Nous avons achevé l'examen des 12 arguments du blog qui a attiré notre attention.
Il ne paraît plus aussi évident que la Grande Foule soit les 144000. Pour l’instant, je n’ai encore proposé aucun des arguments qui distinguent la Grande Foule du groupe des rois, prêtres et juges qui doivent assister Jésus pendant les 1000 ans.
Étude exégétique et analyse contextuelle
I. Origine et objet de la présente recherche
L'impulsion de cette étude trouve son origine dans la lecture d'un article de blog qui tentait de démontrer que la grande foule décrite en Apocalypse 7 faisait partie des 144 000 d'Apocalypse 14 et se trouvait au ciel. Cet article proposait douze textes bibliques, issus du même livre, avec un raisonnement que son auteur présentait comme irréfutable.
Ce thème nous a conduit à soumettre ici le fruit de nos propres recherches, en espérant apporter quelques éléments de clarification à un débat qui demeure ouvert dans les milieux de l'exégèse biblique.
II. Contexte global de l'Apocalypse de Jean
Avant d'aborder le cœur de la question, il convient de rappeler quelques éléments contextuels indispensables. Jean a reçu de Jésus, au nom de Dieu, un ensemble de visions dont il affirme lui-même qu'elles décrivent « ce qui va arriver bientôt » — selon l'échelle temporelle propre à Dieu.
L'ensemble de l'ouvrage forme un récit cohérent, certes riche en symboles, mais dont la trame narrative reste accessible au lecteur attentif, notamment à partir du chapitre 19 jusqu'au chapitre 22. Cette section finale présente une structure chronologique suffisamment explicite pour servir de clé de lecture à l'ensemble du livre.
III. Les douze arguments du blog et leur examen
A. Présentation des douze arguments
L'article commenté articule son raisonnement autour de douze références bibliques que l'on peut regrouper en quatre séries thématiques.
Les arguments 1 à 3 portent sur la localisation au ciel. La grande foule sert dans le temple, et le temple est au ciel (Ap. 7:15 ; 11:19). Elle se trouve devant le trône, et le trône est au ciel (Ap. 7:9 ; 4:2). Jésus la conduit vers des sources d'eau de la vie (Ap. 7:17), lesquelles sortent du trône (Ap. 22:1-2).
Les arguments 4 et 5 s'appuient sur les vêtements blancs comme marqueur d'identité. Les membres de la grande foule ont lavé leurs longues robes (Ap. 7:14), ce qui leur donnerait le droit d'entrer dans la Nouvelle Jérusalem et d'accéder aux arbres de vie (Ap. 22:14). Vêtus de blanc (Ap. 7:9), ils seraient donc les vainqueurs des assemblées (Ap. 3:5).
Les arguments 6 à 8 déploient les privilèges des vainqueurs. En tant que vainqueurs, ils auraient le droit de manger le fruit de l'arbre de vie (Ap. 2:7), d'être comme une colonne dans le temple (Ap. 3:12), et de porter le nom de Dieu et de Jésus inscrit sur eux (Ap. 3:12).
Les arguments 9 à 12 visent à conclure l'identification aux 144 000. Ceux qui portent le nom de Dieu et de Jésus sur le front sont les 144 000 (Ap. 14:1). La grande foule peut entrer dans la ville, or seuls ceux inscrits dans le rouleau de vie de l'Agneau le peuvent (Ap. 21:27). Tous ceux qui ne sont pas inscrits dans ce rouleau adorent la bête (Ap. 13:8). Et tous ceux qui adorent la bête ont un sort funeste (Ap. 14:9-11).
B. Réfutation des arguments 1 à 3 — La Nouvelle Jérusalem se déplace
Les trois premiers arguments reposent sur une même logique : la grande foule est décrite devant le trône et dans le temple, et l'auteur suppose que ces deux éléments se trouvent nécessairement au ciel. Il cite Ap. 11:19 et 4:2, qui situent effectivement le temple et le trône au ciel — en revanche, il cite Ap. 22:1-2 à tort, car ce texte ne mentionne ni le mot « ciel » ni le mot « temple ».
Ce même texte nous apprend en réalité que la Nouvelle Jérusalem accueille le trône de Dieu, tandis qu'Ap. 21:22 précise que c'est Dieu lui-même qui en est le temple.
Pour situer la grande foule, il suffit donc de localiser la Nouvelle Jérusalem — et celle-ci se déplace dans l'Apocalypse, une seule fois, mais de façon visible et spectaculaire, comme l'annoncent Ap. 3:12, 21:2 et 21:10.
Ap. 4:2 et 11:19 ne se trompent pas : au début du récit, la Nouvelle Jérusalem est bien au ciel, avec le trône et le temple. Mais elle descend ensuite sur la terre pour y demeurer définitivement. La question décisive devient donc : au moment où la grande foule est décrite en Ap. 7, la Nouvelle Jérusalem est-elle encore au ciel ou déjà sur la terre ?
La chronologie des chapitres 19 à 22
Pour répondre à cette question, il faut examiner attentivement la structure narrative des chapitres 19 à 22.
Ap. 19:7 déclare que « le mariage de l'Agneau est arrivé, et sa femme s'est préparée. » Ap. 21:2 décrit la Nouvelle Jérusalem « descendant du ciel, d'auprès de Dieu, préparée comme une mariée qui s'est faite belle pour son mari. » Ces deux textes décrivent le même événement. La suite du chapitre 19 relate la guerre finale de Jésus contre les rois de la terre — sa parousie. Le mariage ayant eu lieu en Ap. 19:7, les événements d'Ap. 21:2 et 10 se situent donc nécessairement avant Ap. 19:7, puisque Jésus ne peut pas se marier deux fois.
Par ailleurs, les visions d'Ap. 20 illustrent un principe narratif fondamental : Jean ne décrit pas des visions se succédant toujours chronologiquement, mais une vision unique compartimentée pour n'en rien omettre. Ainsi, Ap. 20:1-3 et Ap. 20:4-9 traitent toutes deux de la même période millénaire, sous des angles différents.
De même, Ap. 20:12-15 et Ap. 21:1-8 décrivent des réalités convergentes qui s'étendent du début à la fin des mille ans. C'est pourquoi Ap. 21 peut encore promettre au futur que « la mort n'existera plus » (v. 4) tout en menaçant les méchants du lac de feu (v. 8) — non pas parce que ces événements précèdent ceux du chapitre 20, mais parce que la vision en reprend le panorama depuis le début.
La Nouvelle Jérusalem descend sur terre juste avant Harmaguedon, au moment de la grande tribulation prophétisée par Jésus en Matthieu 24:21-22. Or l'unique indice chronologique qu'offre Ap. 7 concernant la grande foule se trouve précisément au verset 14 : « Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation. » Il n'est donc nullement certain que la Nouvelle Jérusalem soit encore au ciel au moment décrit — et avec elle, le trône et le temple. Les arguments 1 à 3 reposent donc sur une prémisse géographique qui n'est pas démontrée.
C. Les arguments 5 à 9 — Une chaîne syllogistique et son maillon déterminant
Avant d'examiner les arguments 4 et 10, il convient d'identifier la structure logique des arguments 5 à 9, car elle conditionne l'économie de toute la réfutation.
Ces cinq arguments ne fonctionnent pas indépendamment les uns des autres : ils forment une chaîne déductive où la conclusion de chaque étape devient la prémisse de la suivante.
L'argument 5 établit que la grande foule est vainqueur ; les arguments 6, 7 et 8 déploient les conséquences de ce statut ; l'argument 9 tire la conclusion finale d'identification aux 144 000 à partir du résultat de l'argument 8.
La structure est la suivante :
La grande foule est vêtue de blanc → elle est donc vainqueur (arg. 5). Comme vainqueur, elle a droit à l'arbre de vie (arg. 6). Comme vainqueur, elle sera colonne dans le temple (arg. 7). Comme vainqueur, elle porte le nom de Dieu inscrit sur elle (arg. 8). Or ceux qui portent ce nom sur le front sont les 144 000 → donc la grande foule est les 144 000 (arg. 9).
La conséquence méthodologique est immédiate : si l'argument 5 se révèle défaillant, la grande foule n'est pas établie comme vainqueur, les arguments 6, 7 et 8 perdent leur base, et l'argument 9 — qui dépend directement du 8 — tombe avec eux.
Il suffit d'examiner l'argument 5 pour valider ou invalider cinq arguments en même temps.
Examen de l'argument 5 — Le renversement logique
L'argument 5 est le suivant : la grande foule est vêtue de vêtements blancs (Ap. 7:9), elle est donc composée des vainqueurs dont parle Ap. 2-3, selon Ap. 3:5 qui promet au vainqueur d'être revêtu de vêtements blancs. Gardez à l’esprit qu’Apoc 7 ne qualifie pas les membres de la grande foule de “vainqueur”.
L’argument principal repose sur un renversement logique qui constitue sa faiblesse fondamentale. Ap. 3:5 formule une implication dans un sens précis : vainqueur → vêtement blanc. L'argument 5 lit ce texte dans le sens inverse : vêtement blanc → vainqueur. Or inverser une implication n'est pas une opération logiquement valide.
Que tous les vainqueurs soient vêtus de blanc ne signifie pas que tous ceux qui sont vêtus de blanc sont des vainqueurs au sens d'Ap. 2-3
C'est une erreur formelle élémentaire, connue en logique sous le nom de confusion entre condition suffisante et condition nécessaire.
Consulté sur ce point, un modèle d'intelligence artificielle a confirmé sans ambiguïté : « Ap. 3:5 dit seulement que le vainqueur reçoit un vêtement blanc. Le texte n'affirme pas l'inverse. Conclure que vêtement blanc implique vainqueur serait une inversion logique du sens de la phrase. »
La preuve textuelle de cette faiblesse est immédiate : les vêtements blancs apparaissent dans l'Apocalypse portés par des anges (Ap. 15:6), par les armées célestes (Ap. 19:14), par les vingt-quatre anciens (Ap. 4:4) — des êtres qui ne sont manifestement pas les vainqueurs des assemblées d'Ap. 2-3. Le vêtement blanc est un symbole large de pureté et de fidélité, non un uniforme d'appartenance à un groupe précis.
On ajoutera une observation décisive : Jean n'observe les 144 000 physiquement qu'une seule fois, en Apoc. 14, et à aucun moment il ne décrit leurs vêtements ni leur couleur.
Si le vêtement blanc était un marqueur distinctif majeur de ce groupe, Jésus n'aurait pas omis de le faire observer à Jean dans l'unique texte qui les décrit physiquement.
L'absence de cette description n'est pas un oubli — c'est une indication que le vêtement blanc n'est pas le signe d'appartenance exclusif que l'argument 5 lui prête.
L'argument 5 étant invalidé, les arguments 6, 7, 8 et 9 tombent avec lui.
D. Le principe du filtre de Jean — Critère méthodologique général
Avant d'aborder les arguments 4 et 10, il convient d'établir un principe de lecture qui s'appliquera à l'ensemble de la démonstration et qui constitue le critère méthodologique le plus solide de toute cette étude.
Ce principe est le suivant : tout indice censé identifier la grande foule aux 144 000 doit être situé chronologiquement dans la vision par rapport au moment de la question de l'ancien et de la réponse de Jean en Ap. 7:13-14.
Si cet indice apparaît avant cette question, et que Jean ne l'a pas utilisé pour reconnaître la grande foule, alors cet indice est textuellement disqualifié comme marqueur d'identification suffisant — non pas par un raisonnement extérieur au texte, mais par le texte lui-même.
L'un des anciens pose à Jean cette question : « Ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils et d'où sont-ils venus ? » Et Jean répond : « Mon seigneur, tu le sais. » Jean ne sait pas.
Pour revenir à l'argument 5, réfléchissez à sa question. Il ne dit pas "qui sont-ils." Il spécifie : "qui sont-ils, ceux qui sont revêtus de robes blanches"…Si le vêtement blanc était depuis Apoc 3:5 le marqueur infaillible de l’identité des 144000, Jean l’ignorait.
Pour mesurer la portée de cette ignorance, il faut considérer précisément qui est Jean au moment de cette vision. Il n'est pas un lecteur découvrant ce texte pour la première fois. Il est un apôtre, l'un des Douze, membre du noyau fondateur des 144 000 selon Luc 22:28-30. Il vient d'entendre, quelques versets plus tôt, la description précise des 144 000 — leur nombre, leur répartition par tribu, leur sceau, martelé six fois. Il connaît les marqueurs du groupe dont il fait partie. Il écrit ce livre sous inspiration divine. Et pourtant il ne sait pas qui est la grande foule.
Cette ignorance est délibérée et construite. L'ancien pose la question sachant que Jean ne pourra pas répondre — précisément pour révéler son incapacité à identifier la grande foule depuis ce qu'il sait des 144 000.
Cette scène fait partie de la vision : elle est voulue, inspirée, ordonnée par Jésus lui-même, qui transmet cette vision selon Ap. 1:1. Si la grande foule était les 144 000, Jean l'aurait reconnu immédiatement. Il en est. L'ancien n'aurait pas posé la question. Et Jésus n'aurait pas voulu cette scène précisément ainsi.
Le filtre est donc objectif, reproductible et inattaquable : il ne repose pas sur une opinion théologique ni sur une préférence interprétative, mais sur la séquence narrative de la vision telle que Jean l'a écrite sous inspiration. Trône, temple, vêtements blancs, eau de la vie — tous ces éléments sont présents et visibles avant la question de l'ancien. Jean les a vus, il les a décrits, et il a quand même dit : je ne sais pas. Tout argument qui les utilise pour conclure à l'identité des deux groupes se retrouve en contradiction directe avec le choix narratif de Jésus lui-même.
L'absence du sceau — preuve complémentaire
Jean disposait d'une preuve supplémentaire qu'il n'avait pas en face de lui les 144 000 : il venait d'entendre, répété six fois, que chacun d'eux portait un sceau au front. Or en regardant la grande foule, il n'y voit rien de tel — ce qu'on sait précisément parce qu'il ne le mentionne pas, et parce que si cette marque avait été visible, l'ignorance de Jean n'aurait plus eu aucun sens dans la vision que Jésus avait lui-même mise en scène.
Ap. 14:1 confirme que la marque des 144 000 était bel et bien visible : Jean la voit et le dit. L'analogie s'impose d'elle-même : si l'on annonce six fois qu'un groupe sera reconnaissable à un signe distinctif bien précis, et qu'une foule apparaît sans ce signe, la réponse naturelle à la question « qui sont-ils ? » est : « je ne sais pas. » C'est exactement ce que Jean dit. L'ignorance de Jean est donc doublement motivée — par l'absence du sceau sur les visages, et par la mise en scène voulue par Jésus pour signifier que les deux groupes sont irréductiblement distincts.
E. L'invalidité des arguments 4 et 10 — Le principe du circuit fermé
Les arguments 4 et 10 procèdent d'une même erreur méthodologique, distincte de celle que nous venons d'examiner, et qu'il convient d'identifier avec précision.
Pour qui Jean écrit-il ?
La réponse est donnée par Jean lui-même dès le chapitre 1 : « De la part de Jean, aux sept assemblées qui sont dans la province d'Asie. » Et Jésus confirme cette exclusivité au chapitre 22:16 : « Moi, Jésus, j'ai envoyé mon ange vous attester ces choses pour les assemblées. » Le blog lui-même reconnaît que les sept assemblées sont constituées de membres des 144 000. Ce point n'est donc pas contesté.
Mais cette reconnaissance crée un cadre limitatif décisif : l'Apocalypse est adressée aux 144 000, et à eux seuls. Les promesses, les conditions, les béatitudes qu'elle formule s'inscrivent dans ce circuit référentiel fermé. La grande foule, décrite uniquement en Ap. 7, ne figure dans aucune des adresses des chapitres 2 et 3, dans aucune des promesses qui y sont formulées, et dans aucun des textes ultérieurs qui en déploient les conséquences eschatologiques. Elle constitue un objet textuel distinct, décrit dans un périmètre narratif propre.
L'erreur d'extraction du circuit fermé
Or les arguments 4 et 10 procèdent précisément en introduisant la grande foule dans ce circuit fermé, en utilisant comme preuves des textes qui ne lui sont pas adressés. Ap. 22:14 — « heureux ceux qui lavent leurs longues robes » — formule certes une béatitude en termes généraux. Mais cette généralité formelle ne suffit pas à en faire un énoncé doctrinal universel applicable à tout groupe de rachetés. Dans son contexte rédactionnel, ce verset appartient au corpus des promesses adressées aux destinataires identifiés du livre. De même, Ap. 21:27, en précisant que seuls ceux dont le nom est inscrit dans le rouleau de vie peuvent entrer dans la ville, s'inscrit dans la continuité de ce même corpus.
Utiliser ces textes pour identifier la grande foule aux 144 000 revient à extraire des énoncés de leur circuit référentiel pour les appliquer à un groupe qu'ils ne visent pas. Ce faisant, les arguments 4 et 10 ne démontrent pas que la grande foule appartient au groupe des 144 000 — ils présupposent cette appartenance pour donner aux textes cités une portée qu'ils n'ont pas dans leur contexte propre. On se trouve ainsi en présence d'une pétition de principe : la conclusion est dissimulée dans les prémisses, et la démonstration tourne à vide.
Il convient d'ajouter que la grande foule peut parfaitement posséder des robes blanches pour des raisons qui lui sont propres, décrites de façon autonome en Ap. 7, sans que cette coïncidence symbolique l'intègre pour autant dans le circuit fermé des promesses adressées aux assemblées. La convergence d'un symbole n'emporte pas l'identité des groupes qui le partagent, pas plus que la ressemblance de deux descriptions n'établit l'unicité de leurs objets. Rappelons que Jean a répondu " je ne sais pas " à la question "qui sont ceux qui portent ces robes blanches"
F. Les arguments 11 et 12 — La confirmation textuelle par Apocalypse 20
Les arguments 11 et 12 opèrent différemment des précédents : ils ne s'appuient pas sur des promesses adressées à un groupe particulier, mais sur des affirmations descriptives à portée apparemment universelle. Ils méritent donc un traitement distinct.
L'argument 11 pose qu'en Ap. 13:8, tous ceux qui ne sont pas inscrits dans le rouleau de vie adorent la bête.
L'argument 12 conclut que tous ceux qui adorent la bête ont un sort funeste (Ap. 14:9-11).
Ensemble, ils suggèrent implicitement que quiconque est sauvé doit être inscrit dans le rouleau de vie au titre des 144 000 — et donc que la grande foule, si elle est sauvée, appartient à ce groupe.
L'Apocalypse elle-même permet de trancher. Ap. 20:1-3 décrit, immédiatement après la victoire de Jésus sur les rois de la terre et leurs armées, la neutralisation de Satan pour une durée de mille ans. La raison explicitement donnée est qu'il ne puisse plus séduire les nations. Or ces nations sont des humains en nombre suffisant pour mériter cette désignation collective — ils ont survécu à la bataille, ils peuplent la terre au début du millénium, et ils doivent être protégés de l'influence de Satan.
Ces survivants ne sont pas les 144 000 ou une partie d’entre eux. Ces derniers (144000) constituent la Nouvelle Jérusalem, épouse de l'Agneau, dont le mariage a été célébré en Ap. 19:7 juste avant la bataille décisive. Ils forment un groupe distinct, déjà uni à Christ, tandis que ces nations terrestres constituent une population humaine d'une tout autre nature suffisamment fragile pour devoir être protégée durant la totalité des 1000 ans.
Or, durant ces 1000 ans, les 144000 sont devenus rois et prêtres au côté de Jésus.
Si donc les nations protégées pendant les 1000 ans sont en vie au tout début de cette période, juste après la victoire définitive de Jésus, c’est qu’elles n’ont pas adoré, elles aussi, la bête sauvage.
Un autre argument se trouve en Apoc 15 : 4: “ Car toutes les nations viendront et se prosterneront devant toi, parce que tes décrets justes ont été révélés. »
Il apparaît que des nations auront choisi de ne pas adorer la bête sauvage.
De même, Apoc 16: 2: Et un ulcère dévastateur et malin a frappé les humains qui avaient la marque de la bête sauvage et qui adoraient son image.
Notons que cet ulcère concerne les humains.
Interrogée sur la forme grammaticale du texte , une IA , Gémini, a conclu.
- Sur le plan de la logique textuelle, une restriction syntaxique exige structurellement une altérité. Postuler que l'intégralité de la population humaine porte la marque de la bête vide le texte de son sens : la précision grammaticale des propositions participiales ne serait alors qu'un pléonasme grossier et un contresens linguistique. On n'isole pas un groupe s'il n'y a rien à exclure.
La focalisation chirurgicale du fléau sur les seuls porteurs du charagma est la preuve irréfutable de l'existence simultanée d'un groupe dissident, totalement dépourvu de cette marque.
L'illusion de l'universalisme totalitaire
Cette précision textuelle brise net le mythe d'une hégémonie absolue de la bête. Bien que le chapitre 13 revendique un universalisme totalitaire — en affirmant que « tous » sont contraints de recevoir la marque —, l'exécution des jugements au chapitre 16 révèle la réalité du terrain : la domination de la bête est un échec totalitaire partiel. Elle n'a jamais été absolue.
Au moment précis où la première coupe est versée, l'humanité est factuellement polarisée et fracturée. Le texte n'enregistre pas une humanité uniformément soumise, mais formalise l'existence d'une résistance humaine immunisée contre le fléau parce qu'elle a refusé l'allégeance.
Nous avons achevé l'examen des 12 arguments du blog qui a attiré notre attention.
Il ne paraît plus aussi évident que la Grande Foule soit les 144000. Pour l’instant, je n’ai encore proposé aucun des arguments qui distinguent la Grande Foule du groupe des rois, prêtres et juges qui doivent assister Jésus pendant les 1000 ans.
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