a écrit :J'minterroge a dit : Et c'est très bizarre ce que tu dis, puisqu'il n'est dit nulle part dans les enseignements sérieux Vipassanā qu'il n'y a rien qui se présente lors de la méditation même profonde. Il n'y a jamais l'expérience d'un vide de formes.
Non , c'est le contraire JM , dans le soutra du coeur tu as les élèments qui confirment que méditer c'est ne penser à rien de particulier ou de spécial .
C'est déjà clair dans les autres soutras , mais c'est encore plus clair dans le soutra du coeur .
Ensuite le soutra de la voie médiane explique que l'erreur c'est de croire en l'être ou le non être .
N'oublie pas que je pratique lé méditation vipassana depuis 33 ans et que les livres c'est bien , mais que méditer directement c'est mieux .
a écrit :j'minterroge a dit : Le problème vic, c'est que tu transformes progressivement le non-attachement aux constructions mentales en négation implicite des différenciations elles-même telles qu'elles se présentent.
Sophisme de l'homme de paille .
Déjà la 4 ème fois que je te le dis .
Méditer c'est ne penser à rien de particulier , donc ni au concept de différenciation ni au concept de non différenciation, ni au milieu , ni à rien ou quelque chose de spécial , ni même au non concept .
Tu sais ce qu'est penser à rien de particulier ?
On voit bien que ton prémisse pour rendre compte de la réalité c'est que tout doit nécessairement être rangé et mis dans des cases .
Quand ça ne rentre pas , ça ne va pas .
Comme si l'univers ou la nature rangeait les choses comme toi tu les ranges implicitement .
En fait , ne rien penser de spécial ou de particulier c'est la conséquence de faire table rase sur tout préjugé .
Si tu commences à mettre en oeuvre des préjugés de classement , tu vas avoir l'impression que ces préjugés sont des choses qui se présentent , c'est logique .
N'oublie pas que bouddha précisait que l'erreur c'est de croire en l'être ou au non être .
Quand la philosophie occidentale se pose la question : "pourquoi y a t'il quelque chose plutôt que rien" , le bouddhisme va jusqu'a dire " pourquoi poses tu d'emblée qu'il existe quelque chose plutôt que rien ?
Si tu poses ce prémisse nécessaire , tu vas en déduire qu'il y a quelque chose plutôt que rien puisque c'est déjà posé dans tes prémisses que c'est nécessaire d'aboutir à cette réponse là à l'arrivée .
Quand on médite , on ne pose aucun prémisse particulier de quoi que ce soit JM .
Hors toute logique nécessite des prémisses pour fonctionner .
Il te faudra donc faire un saut dans le vide .
Si tu appréhendes tout par la logique , tu vas tourner en rond .
Ensuite tu as deux niveaux de profondeurs de méditation , même si c'est schématique de les classer , parce qu'un certain niveau de méditation profonde , il n'existe pas de niveau particulier ou spécial .
1)samprajnata samadhi
2) asamprajnata samadhi
Le 1er niveau est moins profond , tu as encore la notion de choses qui semblent de présenter , des pensées par exemple qui circulent .
Le 2ème niveau , il n'y a rien de particulier ou de spécial , on ne pense plus à rien en particulier .
La distinction centrale entre les deux : l'un préserve une forme de conscience "orientée" vers un objet, tandis que l'autre transcende toute dualité et tout objet de pensée.