vic a écrit : 01 juil.26, 00:57
Ensuite tu écris : « Je ressens bien une conscience. »
J'm'interroge a écrit : Très bien. Alors décris-moi comment cette conscience se présente-t-elle. Décris ce que tu identifies concrètement que tu désignes par ce mot. Sans passer immédiatement de ce qui se présente à une théorie sur ce qui le rendrait possible. J'attends que tu me présentes des éléments concrets reconnaissable dans ce qui se présente, pas une nouvelle fois des affirmations théoriques conclues sur la base d'une impression vague que tu ne décris pas plus.
vic a écrit : 01 juil.26, 00:57
Je te l'ai parfaitement décrit , j'ai dit que la conscience n'était rien de particulier .
C'est parce que ma définition suspend toute affirmation particulière que tu ne peux pas l'accepter .
Toi tu ne suspends pas les affirmations particulières contrairement à ce que tu viens de dire , moi oui .
@ vic,
Tu ne m'as justement rien décrit. Tu réponds : « la conscience n'est rien de particulier ». Mais cela ne décrit absolument pas ce que tu désignes par le mot « conscience ». Tu remplaces une description par une formule.
Ensuite, dire « rien de particulier » ne permet pas d'identifier à quoi tu fais référence. Car une sensations ce n'est pas ne rien de particulier. Un affect ce n'est pas ne rien de particulier. Une pensée ce n'est pas ne rien de particulier. Une reconnaissance ce n'est pas ne rien de particulier. Même une absence de pensée particulière, ce n'est pas ne rien de particulier. Cela ne permet donc absolument pas de savoir ce que tu appelles « conscience ».
Puis le point essentiel que tu ne comprends pas : Si tu affirmes ressentir une conscience, alors tu dois pouvoir montrer ce qui, dans ce qui se présente, correspond à ce mot. Sinon tu ne fais qu'utiliser un terme sans référent descriptif identifiable.
Ensuite, tu me reproches souvent d'utiliser des mots sans les justifier. Ici c'est exactement ce que tu fais. Tu affirmes ressentir une conscience, mais lorsque je te demande de la décrire, tu réponds seulement : « rien de particulier ». Cela ne décrit rien.
Enfin, c'est précisément toute la différence entre nos démarches. Moi, lorsque je parle d'une sensation, d'un souvenir, d'une pensée ou d'une reconnaissance, je peux renvoyer à quelque chose d'identifiable dans ce qui se présente. Toi, lorsque tu parles de « conscience », tu ne montres jamais ce qui lui correspond concrètement. Tu remplaces constamment la description par un mot dont tu supposes ensuite qu'il désigne quelque chose. C'est précisément ce que j'appelle un postulat.
« rien de particulier » n'est pas une description. C'est une manière d'éluder la demande de montrer le référent empirique du terme « conscience ».
Je n'entrerai pas dans une discussion ontologique sur ce qu'est ou n'est pas la conscience.
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J'm'interroge a écrit : c'est précisément ce qui permet de suspendre les affirmations qui dépassent ce qui est effectivement montrable.
vic a écrit : 01 juil.26, 01:07
Non , ton mantra ne suspend aucune affirmation puisqu'il fait une affirmation .
Il affirme qu'il se présente toujours ce qui se présente comme il se présente .
Il fait une affirmation sur ce qui est montrable , il ne suspend rien à ce sujet .
C'est du reste tout l'objet de nos remarques et de nos critiques .
JM consulte gpt , il faut un temps de réponse .
"GPT, au secours , il faut répondre quoi ? ".
@ vic,
Tu mélanges constamment : la différence entre une description et une affirmation théorique.
Lorsque je dis :
« Je pars de ce qui se présente comme il se présente. »
je ne formule pas une théorie sur le réel. Je décris simplement la démarche que j'adopte.
Ce n'est pas une affirmation sur la nature du monde, sur l'existence d'un observateur, sur une conscience ou sur une quelconque structure de la réalité.
C'est exactement l'inverse : c'est la suspension de toutes ces affirmations.
Tu continues pourtant à transformer cette description méthodologique en proposition théorique, puis tu me reproches cette théorie que tu viens toi-même de fabriquer.
C'est précisément cette confusion que je te signale depuis le début.
Tu écris ensuite :
« Il affirme qu'il se présente toujours ce qui se présente comme il se présente. »
Là encore, ce n'est pas ce que je dis. Je ne formule aucune loi universelle.
Je dis simplement que, lorsque j'observe, je pars de ce qui se présente tel que cela se présente, sans y ajouter immédiatement une explication.
C'est une règle de méthode, pas une théorie sur le fonctionnement du réel.
Tu continues également à employer le mot « affirmation » comme s'il n'existait aucune différence entre :
- décrire ce qui est effectivement donné,
- et affirmer ce qui produirait, expliquerait ou fonderait ce donné.
Or c'est précisément cette distinction qui est au cœur de ma démarche.
Enfin, le fait que tu termines une nouvelle fois en parlant de ChatGPT ne répond toujours à rien.
Depuis plusieurs messages, je te demande simplement de montrer, dans ce qui se présente, les entités que tu postules : le centre, l'observateur, la conscience, le sujet opérateur...
Or, à chaque fois, tu changes de sujet. Tu parles du bouddhisme, de la méditation, de ChatGPT, de psychologie, de sophismes...
Mais tu ne réponds jamais à cette question pourtant très simple : Où ces entités se présentent-elles concrètement ?
Ou autrement formulée : Comment cela se présente-t-il concrètement ?
C'est pourtant le point crucial discuté depuis des dizaines de pages. Et c'est précisément celui auquel tu ne réponds jamais.
vic a écrit : 01 juil.26, 01:07
".
a écrit :
Tu écris ensuite : « J'ai toujours dit que j'étais sans opinion. »
Là encore, ce n'est pas compatible avec ce que tu écris :
- qu'il faut un observateur pour qu'il y ait apparaître,
- qu'il faut un centre,
- que sans centre plus rien n'apparaît,
- que le centre est suspendu en méditation,
- que le cerveau reconstruit le silence,
Non , j'ai dit que je n'avais pas d'opinion sur le fait qu'une chose apparaisse ou non , alors que toi tu as déjà une opinion là dessus .
Et qu'effectivement , si tu décidais qu'il y avait apparaitre plutôt que pas , cela obligeait à penser l'idée de l'observateur .
@ vic,
Ta réponse déplace encore le débat, tu changes encore le sujet.
Tu ne réponds pas à ce que je te reprochais (tes propres affirmations), mais tu reviens sur ce que tu crois être ma position.
Je ne te parlais pas de ton opinion sur l'apparaître, je te faisais remarquer que tu affirmes depuis des dizaines de messages :
- qu'il faut un observateur,
- qu'il faut un centre,
- que sans centre plus rien n'apparaît,
- que le centre est suspendu en méditation,
- que le cerveau reconstruit le silence.
Ce sont bien des affirmations, incompatibles avec l'idée que tu serais « sans opinion » sur ces questions.
Ensuite tu écris :
« Si tu décides qu'il y a apparaître, cela oblige à penser l'idée de l'observateur. »
Là encore, tu introduis un « oblige » que tu n'établis jamais. C'est précisément cela que je conteste.
Tu affirmes qu'il faudrait nécessairement un observateur. Moi, je ne constate rien de tel dans ce qui se présente.
C'est donc à toi de montrer cette nécessité, pas simplement de la répéter.
Depuis le début, tu transformes constamment ce qui, chez toi, est une condition théorique (« il faut un observateur ») en une évidence supposée.
Or c'est précisément cette prétendue nécessité qui est en discussion.
Le point important est que tu emploies très souvent le vocabulaire de la nécessité : "il faut", "cela oblige", "sans cela impossible", "nécessairement". C'est exactement ce qui fait de ton discours un discours théorique.
Comme je te le fais remarquer régulièrement : tu ne décris pas, tu énonces des conditions de possibilité.
C'est là que se situe la différence fondamentale entre nos deux démarches.
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Ajouté 1 minute 50 secondes après :
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vic a écrit : 01 juil.26, 01:07
Tu es dans une démarche conceptuelle et théorique (tu classes les choses dans des cases, affirme des "faits" absolus), alors que moi je décris une expérience directe (la méditation), qui se situe précisément au-delà des concepts et des dualités.
Lol. N'importe quoi.
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1. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.