a écrit :Ronron la douceur a dit : Tout comme il n'y a à tirer de « ce qui se présente comme il se présente »...
Exactement " ce qui se présente comme il se présente " , c'est une formule bien plus creuse que "rien de particulier " , puisqu'au moins quand on parle de " rien de particulier " et qu'on a l'honnêteté de le dire et de l'énoncer c'est plus clair que d'employer une formule qui ne veut rien dire de particulier , mais qu'on fait passer pour quelque chose d'identifiable, comme le mantra de JM .
a écrit :Ronron la douceur a dit : Car il y a plus que ce qui se présente dans ce qui se présente : couches de sens, contextes, possibilité causale, histoire, intention, et autres sous-entendus, implicites, etc. Nécessaires couches sans quoi rien ne serait... Donc du vide...
Eh oui. Si on observe ce qui se présente comme il se présente , il n'y a que vacuité .
La différence c'est que nous on le dit , et que JM fait la danse du ventre.
a écrit :Ronron la douceur a dit : Réduire le phénomène à son explicite, c’est réduire l’apparition à sa sur-face. Le phénomène ne se résume jamais (?) à son explicite seul...
Oui, maintes fois souligné , il s'enlise .
Il nous présente du vide tout en prétendant le contraire .
Ensuite les mots ne désignent pas ce qu'ils décrivent , ils appauvrissent toujours la réalité de l'expérience vécue .
Il confond désignation et expérience .
Quand le sage montre la lune du doigt , l'idiot regarde le doigt .
L'idiot regarde la désignation , jamais l'expérience elle même .
C'est pour ça qu'on n'obtient pas du tout le même résultat que lui dans nos approches .
Lui ne s'intéresse qu'au doigt .
a écrit :j'minterroge a dit : Ce que tout le monde peut constater (phénoménologie de l’expérience) :
1. À tout instant t, il existe une expérience x.
2. Une expérience n'est jamais vide.
3. Il y a toujours quelque chose qui apparaît.
4. Il y a toujours de l'apparaître.
5. On ne constate que des apparaîtres.
6. Il n'y a jamais rien.
7. Il n'y a aucun trou dans l'expérience.
8. Il n'y a pas d'absence.
9. Qu'il ne se présenterait plus rien est impensable.
Erreur de logique .
Tu confonds " rien de particulier " avec le néant .
Il n'existe rien qui soit ou ne soit pas , puisque ces deux notions être ou non être sont des illusions d'un phénomène fixe , arrêté et autonome .
Rien ne se présente ou pas = " rien de particulier ".
Expérience:
1)Observe la flamme d'une bougie .
2) ne cherche pas à juger ou interpréter l'expérience .
3) Dis nous si tu vois une bougie ou une non bougie .
C'est l'expérience basique qu'on fait en méditation .
On arrête d'utiliser les mots , ou d'étiqueter , et on observe ce qu'on voit .
Résultat , étrangement on ne voit pas une bougie ou une non bougie , l'esprit ne voit rien de particulier .
Il n'y a pas négation de la bougie , ni même son affirmation .
Un peu comme en mécanique quantique ou sans observateur qui mesure ou évalue , il ne demeure qu'une superposition d'état contradictoires ( rien de particulier).
Quand on suspend l'observateur et l'évaluation ou interprétation de la mesure , il ne reste qu'une indétermination .
En fait bouddha expérimentait possiblement simplement ce qu'on sait en mécanique quantique aujourd'hui .
Ca consiste juste à suspendre l'observateur et la mesure , l'étiquetage .
Maintenant ça n'est pas la même chose que la validation en mécanique quantique dans le sens où on ne teste pas des corpuscules ou des ondes , mais l'analogie est très intéressante . C'est que, dans les deux démarches, on atteint une limite où les catégories ordinaires semblent perdre leur pouvoir explicatif.
Deux démarches totalement indépendantes à priori ( méditation bouddhique et mécanique quantique ) semblent buter sur une structure similaire : les oppositions conceptuelles cessent d'être fondamentales.
Ce qu'on peut conclure de ces expériences :
L'expérience immédiate ne privilégie aucune des deux branches de l'alternative ( existant ou non existant ) .
Ni même présent ou non présent , identifiable ou non identifiable .