Après avoir parcouru cette section, je m'aperçois que les musulmans ont une méconnaissance du christianisme, et particulièrement de ses bases. Alors, puisqu'ils désirent nous amener à leur honorable croyance, il serait juste qu'ils entreprennent leur démarche au moins en en comprenant le b.a.-ba.
A leur décharge, il est vrai que de nombreuses religions et sectes chrétiennes ont des réponses différentes et contradictoires à leur proposer. Comment donc s'y retrouver en l'absence du Christ qui pourrait, lui, être l'empêcheur de tourner en rond ? Tout simplement, s'il envoie un prophète remettre l'Eglise au milieu du village. C'est ce qu'il fit en rétablissant l'Evangile originel à travers le Livre de Mormon par Joseph Smith, le prophète.
La doctrine fondatrice du christianisme :
Pour les chrétiens, la chute d'Adam par la mort physique (ou l'imperfection du vieillissement) qu'elle apporta, nous a séparés de Dieu. En quelque sorte, c'est comme si l'homme avait été jeté spirituellement en prison ou connu virtuellement une mort spirituelle... C'est alors qu'un sauveur (Jésus) intervient de l'extérieur pour payer la caution par sa capacité de donner sa vie et la reprendre, ainsi racheter et guérir l'humanité de la mort, lui donnant par là le droit de sortir de prison ou d'être remise en présence de Dieu... Mais une fois sortis de prison, tous, nous commettons des péchés personnels ("Car voici, cette vie est le moment où les hommes doivent se préparer à rencontrer Dieu ; oui, voici, le jour de cette vie est le jour où les hommes doivent accomplir leurs œuvres" (Alma 34:32). Une fois déliés des liens de la mort nous obtenons enfin le droit d'être enseignés par les anges et les prophètes, et, comme Jésus paya une rallonge pour nos péchés personnels, si nous nous repentons, nous ne serons pas séparés de Dieu de nouveau à la résurrection. Alors, c'est là qu'intervient la responsabilité de chacun de répondre de ses propres actes et d'éviter la seconde mort par une nouvelle séparation d'avec Dieu.
Explication :
Tant que Jésus n'a pas payé la caution pour vaincre la mort, la justice n'entre pas en matière avec la repentance et la miséricorde. (A noter que les deux aspects de notre rédemption décrits plus haut, séparés pour être expliqués, interviennent simultanément.)
Quand la caution est payée pour vaincre la mort, la justice entre en matière et permet alors aux anges et aux prophètes d'intervenir pour appeler à la repentance : l'abîme de la séparation pouvant être ainsi franchi par le pont de l'expiation.
La repentance des péchés personnels ayant eu lieu grâce au message des envoyés de Dieu, alors la justice s'efface au profit de la miséricorde : la personne libérée de la séparation de la mort n'a rien a payer en plus pour ses péchés personnels
Pour résumé, la résurrection du corps physique concerne inconditionnellement tout le monde, mais la vie éternelle qui consiste en la joie de retourner vivre en présence de Dieu est, elle, conditionnée à la repentance et à la persévérance jusqu'à la fin.
Conclusion :
Dieu a tout prévu à l'avance. Sa création était au départ parfaite et immortelle. L'homme a désiré connaître le bien et le mal pour progresser vers la divinité ; pour cela, il a choisi de se séparer de Dieu par la mort car c'était la seule façon de parvenir à cette connaissance... Dieu savait à l'avance qu'il ferait ce choix, l'ayant favorisé en plaçant l'arbre de la connaissance du bien et du mal bien au milieu du jardin d'Eden, c'est pourquoi Jésus-Christ fut désigné avant la fondation du monde comme Sauveur, et moyen pour l'homme de connaître la joie dans ce monde et l'exaltation dans le monde à venir.
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