vic a écrit : 28 mars26, 09:43
L'idée de système formel est déjà une interprétation philosophique , pas mathématique .
Tu ne peux pas d'un coté te réfugier derrière une interprétation philosophique pour parler de logique formelle pour exclure une autre interprétation philosophique qui la contredit .
un fondement non justifié formellement= un fondement non formel (au sens strict) , on est face un système qui ne peut pas démontrer sa cohérence interne à l'intérieur du système .
Kurt Gödel a montré en 1931 que dans tout système formel suffisamment puissant pour l’arithmétique :
Il existe des propositions qui ne peuvent être ni prouvées ni réfutées dans le système.
Le système ne peut pas démontrer sa propre cohérence à l’intérieur de lui-même.
Autrement dit : aucun formalisme n’est complet et auto-suffisant, il y a toujours quelque chose qui échappe.
Un système formel n’est pas “une interprétation philosophique”, c’est une structure définie par des règles précises (axiomes, syntaxe, règles d’inférence).
Ce qui est philosophique, ce sont les interprétations qu’on en donne, pas le formalisme lui-même.
Ensuite, ton équivalence “non démontrable = non formel” ne tient pas : Gödel montre une limite interne, pas l’absence de formalisme. Un système peut être parfaitement formel et pourtant incomplet.
Enfin, citer Gödel ne valide pas ton hypothèse : ça montre justement qu’il existe une différence entre cohérence, démontrabilité et vérité, et que les systèmes formels ont des limites — pas qu’ils “ne sont pas vraiment formels”.
vic a écrit : 28 mars26, 09:43
Pour les maths , la cohérence est construite, pas découverte. C'est uniquement de la fabrication mentale , donc du pipeau virtuel décidé arbitrairement .
Dire que les mathématiques sont “du pipeau arbitraire” revient à ignorer leurs contraintes internes : on ne peut pas y faire dire n’importe quoi.
Les systèmes mathématiques sont construits, oui, mais leurs conséquences ne sont pas arbitraires : elles sont déduites et contraignantes à partir d’axiomes donnés.
Et surtout, leur efficacité et leur applicabilité au réel montrent qu’il ne s’agit pas d’une simple invention sans structure, mais d’un cadre rigoureux avec des propriétés objectives.
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Coemgen a écrit : 28 mars26, 09:47
J’m’interroge,
En fait, je m’étais donné un exercice supplémentaire : pouvons-nous établir un rapport entre la définition de Vic - Ronronladouceur et la vôtre ?
Si oui, comment formuler la phrase au niveau de la syntaxe ? Je n’affirme rien, il fallait y voir une question :"un rapport possible (?)".
Vous pouvez également vous exercer à cet exercice, si vous le trouvez intéressant.
Pouvez-vous harmoniser les deux définitions ? C'est là où vous sortez de votre cadre puisque nous intégrons une autre définition.
Un jour, je vous ai parlé d'un travail sur l'ensemble des disciplines...
Le fait que vous cherchiez des anomalies dans mon discours n’enlève en rien les pages où vous rejetiez une autre définition de la logique qui est tout à fait cohérente avec la réalité. Personnellement, sans établir de lien entre les différentes définitions possibles de la logique, si je devais en choisir une, il s’agit d'abord, pour moi, d’une "capacité à raisonner" et
surtout pas uniquement "des règles d’un système".
Sans fermer la porte aux autres définitions, je réfléchissais simplement à la manière d’intégrer votre conception de la logique dans une phrase, il n’y pas ici de "tu as tort et j’ai raison ", mais une tentative de savoir s'il y a compatibilité. Cela peut aider à comprendre le problème.
Et peut-être qu’il n’y a pas de possibilité, car si la logique est elle-même la capacité du raisonnement (cette définition précède la vôtre), les règles qui suivent ne peuvent pas être "la logique", mais une mise en forme de celle-ci. Dans ce cas là, la distinction entre les deux définitions serait une ilusion. Ce qui n'empêche pas de créer "un mini-cadre" où l'on voit cette logique dans des règles spécifiques pour valider quelque chose (d'où mon exercice qui vise à formuler une phrase cohérente qui intègre l'ensemble des cadres). On peut aussi l'aborder dans une autre discipline. Je suis en train d'écrire et cela m'aide à réaliser que cette logique ne serait peut-être pas réellement une "autre définition" comme on veut nous le faire croire, il s'agirait bien de la continuité de cette logique première, mais dans une autre discipline, une forme, un cadre...etc.
Tu mélanges plusieurs deux dimensions sans les distinguer clairement, ce qui crée une impression de continuité là où il y a en réalité des distinctions.
Oui, on peut tenter un “rapprochement” : on peut dire que la logique, au sens large, est une capacité de raisonnement, et que la logique formelle en est une formalisation explicite sous forme de règles et d’inférences. Dans ce cas, la seconde ne remplace pas la première, elle la structure et la rend contrôlable.
Mais attention : intégrer les deux définitions dans une seule phrase ne les fusionne pas. Elles restent distinctes : l’une est une capacité cognitive, l’autre un cadre normatif.
Ton idée que la différence serait “une illusion” repose sur une assimilation trop rapide. Ce n’est pas parce que quelque chose dérive d’une capacité qu’il est identique à cette capacité.
Enfin, vouloir tout harmoniser dans un seul cadre revient à perdre ce qui fait l’intérêt des distinctions : la capacité est souple, le formalisme est contraint et contraignant. Les confondre, c’est risquer de ne plus pouvoir critiquer ni l’un ni l’autre.
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