Alisdair a écrit :Bien que rarement présent sur ce forum, je tiens à repréciser deux trois petites choses.
Je pense que de tous temps l'homme chrétien (du peuple) n'a jamais douté que la femme n'était pas dôtée d'une âme comme lui.
Par contre, il y a bien eu un Concile du St Siège pour se pose rla question lors d'un concile...oui c'est affligeant. Je ne me rappelle plus du tout du nom de la ville, c'est à rechercher.
Question sur l'âme réapparu du temps de las Cases fervent défendeur de l'âme pour les "Indigènes".
Je pense que les "huiles" du St Siège savaient la vérité mais cherchaient peut-être à utiliser une infériorité indigène ou féminine à leur profit.
Concernant la mortalité de Dieu, Eowyn, s'est un peu emmêlée en associant Jésus à Dieu. C'est le souci trinitaire qui complexifie énormément cette religion que je partage.
Jésus qui a une part divine en lui( tout comme humaine) était mortel selon la plupart des dénominations chrétiennes.
On peut en discuter bien sûr.
Il s’agissait de s’interroger sur la date de la reconnaissance d’une âme aux femmes par l’église catholique. Toutes les réponses vont dans le sens d’une fausse rumeur : l’église reconnaîtrait une âme aux femmes depuis la plus haute antiquité... mais le débat a « rebondi » sur l’éventuelle misogynie de Voltaire...
Synthèse mise en ligne par Valentine Dussert.
Réponses des colistiers à propos de l’âme des femmes
J’avais toujours cru comprendre que la chose s’était réglée au Concile de Trente, et à une voix de majorité mais je viens de trouver ceci sur le site le Port St Nicolas et son église, selon le principe question-réponse. A la question « L’Église est vraiment misogyne : je me suis laissé dire qu’au concile de Trente il s’en est fallu d’une voix pour que les femmes n’aient pas d’âme. Est-ce vrai ? Si c’est le cas, on a eu chaud, nous, les femmes ! », la réponse suivante est proposée : « On a le droit de porter un regard critique sur l’histoire de l’Église et, avec plusieurs siècles de recul, de sourire de telle ou telle formulation théologique aujourd’hui dépassée. Cela n’autorise pas pour autant à mettre sans examen n’importe quelle affirmation ridicule sur le compte de l’Église. Sans vouloir vous offenser, voici l’exemple typique d’un ragot malveillant... que les chrétiens ne sont pas obligés de colporter !
A l’origine de ce malentendu, il y a, non pas le Concile de Trente, mais un concile régional bien plus ancien, le deuxième concile de Mâcon pour être précis, en octobre 585. La question fortuite d’un évêque sur l’emploi du mot homo dans l’Écriture pour la femme donne injustement naissance à la légende sur « la femme sans âme » dans l’Église. » Il faut donc faire amende honorable et récuser cette vieille rumeur ( ?), jusqu’à preuve du contraire. Autrement dit, l’église reconnaîtrait une âme aux femmes depuis beaucoup plus longtemps, voire finalement depuis toujours... Cette page du site Parvis 21, confirme : à une question qui demande quand et comment l’église catholique de Rome a reconnu le fait que les femmes ont une âme, est proposée la réponse suivante : « Un collaborateur m’envoie cette information : selon une légende, un concile aurait débattu de cette question : « Les femmes ont-elles une âme ? » En fait, lors d’un synode provincial (Mâcon 585), un assistant protesta qu’une femme ne pouvait être appelée homme. Les évêques répondirent, en citant la Genèse : « Au commencement Dieu créa l’homme, il les créa mâle et femelle et leur donna le nom d’Adam ou homo terrenus, homme de la terre. L’épouse fut donc désignée comme le mari et tous deux furent appelés homme. » De même, le Christ est dit Fils de l’homme bien qu’il soit né d’une femme, car le mot femme est entendu ici au sens génétique, mais la protestation mal traduite donna « une femme ne peut être appelée créature humaine ».
Voici hélas l’un des nombreux poncifs concernant l’Église catholique que nous, enseignants, continuons trop souvent, malgré notre devoir de vérité, à diffuser. La réponse est : depuis toujours ! Sinon comment aurait-on pu vénérer la vierge Marie dès les premiers siècles du christianisme et baptisé des femmes qui n’auraient pas d’âme ? Cette rumeur fait partie de celles qui ont été véhiculées à partir du siècle des Lumières, où la bonne foi n’était pas forcément de mise, d’un côté comme de l’autre d’ailleurs. Elle prend sa source dans un épisode de L’Histoire des Francs de Grégoire de Tours. Celui-ci raconte que lors du synode de Mâcon, en 486, l’un des participants avait, en jouant sur les termes homo et vir, insinué qu’on ne pouvait assimiler la femme à un être humain (grosso modo : homo et vir étaient selon lui équivalents). Il fut aussitôt contredit par les évêques présents. A partir de là on a imaginé un soit disant débat qui aurait animé l’Église pendant des siècles...
Intéressant débat, où l’on voit en effet que nous ne sommes pas à l’abri de ce genre de légendes. Un petit livre de Régine Pernoud, Pour en finir avec le Moyen Age, fait justice de toutes les sottises que le XVIIIe a inventées dans sa polémique anti-chrétienne, et que nous répétons sans le savoir. A ce propos, elle souligne que le retour aux traditions antiques, à partir de la Renaissance, a cautionné la réintroduction de l’esclavage et la mise des femmes sous tutelle économique et juridique. Un livre utile...
Après épluchage minutieux du très renseigné Catéchisme de l’Église Catholique, d’une Histoire de l’Église ayant reçu imprimatur et du Guide des difficultés de la foi catholique de l’abbé Descouvemont (imprimatur également), je ne vois nulle part que l’Église ait professé à une époque quelconque que les femmes n’avaient pas d’âme.