L'utilisation du pluriel est une des premières manifestations du racisme !
Exprimer son opinion sur "les croyants" est par conséquence forcément injuste.
De plus, croire échappe par définition à la raison. C'est un "ressenti" personnel difficilement voire impossible à communiquer. Il y a donc probablement autant de Dieux uniques que de croyants (peut-être même plus !
On ne pourrait donc, en toute rigueur, dialoguer qu'avec un seul croyant à la fois et uniquement à propos de son propre système de croyance.
Le langage est simplificateur et inexact. Il fait très souvent appel à des statistiques imprécises mais c'est le moyen principal, sinon unique, de communication dont nous disposons. On doit faire avec ses imperfections.
Ce n'est finalement pas bien grave : il suffit de le savoir, de prendre des précautions oratoires et d'admettre qu'on puisse s'être tromper et, de bonne grâce, revenir sur ce qu'on a affirmé.
Quant à la susceptibilité supposée des croyants, elle est réelle chez beaucoup d'entre eux. Le délit de blasphème est une revendication permanente des religions et n'est rejeté, Zered, que par une infime minorité de croyants.
C'est admettre qu'il y a des idées particulières qui doivent échapper à la critique. Je pense au contraire qu'aucune idée n'est respectable en soi et que seule la critique permet de ne laisser subsister que celles qui ont une quelconque valeur.
Finalement, je pense que cette susceptibilité, souvent maladive, à pour source principale à la difficulté qu'on peut avoir à exprimer et défendre ce qui n'est pas basé sur la raison. La même difficulté existe d'ailleurs et pour les mêmes raisons dans d'autres domaines comme l'art, la gastronomie... où le ressenti passe devant la raison.