MonstreLePuissant a écrit :
Là où tu te trompes, c'est que tu mets tous les juifs dans le même panier. Or, faut-il te rappeler que ce sont des juifs qui ont suivi Jésus, et que ce sont des juifs qui ont préché la bonne nouvelle qu'il leur avait confié. Sans les juifs, point de christianisme.
C'est comme si tu me disais que Mahomet est un prophète universel. Pourtant, la majorité des habitants de cette planète ne le reconnaissent absolument pas comme prophète. Quant aux rabbins juifs dont tu parles, ils ne reconnaissent pas non plus Mahomet comme prophète. Estimes tu que là aussi ils ont raison ?
Cependant, il reste encore quelque chose à régler. Peut-on être musulman sans réécrire l'histoire du peuple juif. Un juif ne connait-il pas mieux l'histoire de son peuple qu'un arabe venu 6 siècles plus tard ?
Mais ces premiers chrétiens juifs qui ont suivi jésus auront à faire avec Paul.Effectivement les chrétiens d’origine juive qui voudront établir la circoncision parmi les gentils convertis au christianisme. A tel point qu’une réunion ou concile aura lieu.
Effectivement que pour ces premiers juifs pouvez-vous imaginer ce qu’auraient pu penser les premiers chrétiens, qui étaient tous juifs, que Jésus soit l’égal de Dieu et la composante d’une trinité, une notion parfaitement païenne et connue de tous les juifs.
Un tel enseignement aurait entraîné la lapidation immédiate de tous les chrétiens qui vivaient parmi les juifs. Mais au contraire, un silence total ! Une cohabitation paisible pendant les six premiers mois. Et si l’on note une grande agitation, ce n’est pas ce point doctrinal qui entraîne la lapidation d’Etienne, mais l’accusation qu’il porte contre les juifs, et le fait qu’il voit dans une vision, celui que les juifs ont maudit à la droite de Dieu, c’est à dire dans une position de faveur.
Ces faits prouvent une fois encore, que la doctrine de la trinité n’est entrée que très tardivement au sein de la foi chrétienne et que les premiers chrétiens juifs étaient de vrais monotheistes.
Que L’enseignement biblique selon lequel Dieu est un s’appelle le monothéisme, et le monothéisme dans sa forme la plus pure est incompatible avec la Trinité. L’Ancien Testament est strictement monothéiste par contre Dans le Nouveau Testament, par contre, il faut reconnaître que quelques textes bibliques cités en dehors de leur contexte peuvent prêter à confusion. On sait toutefois que cette confusion n’existait pas au 1er siècle.
Il ne faut pas oublier que les premiers chrétiens parlaient plutot l’hébreu et l’araméen en plus du grec.
Dans une prière adressée à Dieu et non à lui-même, voici ce que dit Jésus : « Et telle est l’éternelle vie : qu’ils te connaissent, toi, le seul véritable Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ »
. Jésus se présente comme l’envoyé et non celui qui envoie. Auparavant Jésus avait déclaré : «c’est le Père qui m’a envoyé»(Jn 5 :36). Or Jésus est venu pour servir, comme un esclave (Phil 2 :7 ; Mat 20 :28).
Dans le même contexte, Jésus dit à un homme qui était paralysé « Tes péchés te sont pardonnés » (Luc 5 :20). Les pharisiens et les scribes sont furieux, et reprochent à Jésus de dire qu’il peut pardonner les péchés. Ils disent qu’en agissant de la sorte, Jésus se fait l’égal de Dieu. Jésus poursuit en disant non qu’il soit l’égal de Dieu, mais qu’il a reçu autorité pour pardonner les péchés. Et s’il l’a reçue, c’est qu’il ne la possédait pas! Cette portion des Écritures met en valeur deux choses :
Que pour les juifs, dont l'enseignement issu de la Thora était essentiel, il ne pouvait y avoir d’égalité avec Dieu.
La position subordonnée clairement exprimée par Jésus, qui souligne sa position d’envoyé et non d’égal. Ce qui fait que les foules rendent gloire non à Jésus, mais à Dieu (Luc 5 :26). En une autre occasion, Jésus dira à Marie: « Je monte vers mon Père qui est votre Père, vers mon Dieu qui est votre Dieu» (Jn 20 :17).