Ren' a écrit :
Mais la prière est déjà action ! Et si la foi vivante se reconnaît en ce qu'elle est foi agissante, et non simple déclaration de principe, il ne faut pas non plus se tromper d'action ! Car il est si facile de glisser de l'agir en Dieu vers l'agir au nom de Dieu... Mais sans Lui.
Cela nous rappelle l'histoire de Saül que l'on trouve dans le livre de Samuel. Les Philistins opprimaient de nouveau le peuple de Dieu. Pourquoi ? Aussi longtemps que Samuel avait jugé Israël, la main de l’Éternel avait été sur les Philistins et ils n’avaient rien pu faire contre les Israélites. Mais les fils de Samuel n’avaient pas suivi les traces de leur père, les Israélites aussi avaient cessé de s’attendre à Dieu, et la conséquence était que les ennemis du peuple avaient repris le dessus. Quand nous cédons au mal et que nous cessons d’être soumis à Dieu, le diable en prend occasion pour dominer sur nous (
Lire : Jacq. 4:7).
C’était une tyrannie sans pareille qui nous montre jusqu’où les Israélites étaient tombés. Les Philistins, maîtres ainsi du pays, envoyaient des bandes d’hommes armés s’emparer des récoltes et ravager les campagnes, et les pauvres Israélites sans armes ne pouvaient se défendre.
Dans leur détresse ils avaient crié à l’Éternel et, bien que l’Éternel eût à leur reprocher d’avoir voulu un roi pour les délivrer, (
voir 1 Samuel 8 v.5) et qu’ils n’eussent pas mis leur confiance en Lui seul, il eut cependant compassion d’eux et voulu bien se servir de ce roi même pour être l’instrument de leur délivrance : «
Il sauvera mon peuple de la main des Philistins », dit Dieu.
Ne voyons-nous pas en cela la merveilleuse miséricorde et la grâce de Dieu envers ceux-là même qui l’ont offensé ? Et cela ne nous rappelle-t-il pas que Dieu, pour une délivrance infiniment plus grande, a donné son Fils bien-aimé ?
Le moment était venu de dire au peuple le choix de l’Éternel. Samuel convoqua donc le peuple à Mitspa, lieu qui devait rappeler aux Israélites la grande délivrance que, quelques années auparavant, Dieu leur avait accordée (
1 Samuel 7). Mais avant tout, l’Éternel voulait encore une fois faire appel à leur cœur et leur faire sentir leur ingratitude, et Il leur adresse des paroles touchantes par la bouche de Samuel :
1 Samuel 10
«
18-
Moi, j’ai fait monter Israël hors d’Égypte, et je vous ai délivrés de la main des Égyptiens et de la main de tous les royaumes qui vous opprimaient ».
Un roi, un homme, si grand fût-il, aurait-il pu faire cela ? L’Éternel avait été pour eux un libérateur et un protecteur. N’aurait-il pas dû toujours leur suffire ? Puis l’Éternel continue :
«
19-
Et vous, aujourd’hui, vous avez rejeté votre Dieu, lui qui vous a sauvés de tous vos maux et de toutes vos détresses, et vous lui avez dit : Non, mais établis un roi sur nous ». Ne vous semble-t-il pas que le peuple aurait dû être touché et dire : «
Éternel nous ne voulons pas d’autre Roi que toi ? ». Mais notre pauvre cœur naturel est ingrat. Il oublie les bontés de Dieu, ses délivrances, et cherche plutôt les secours humains. C’est, hélas, ce que nous sommes tous enclins à faire, et ce que Dieu blâme
(
Jér. 17:5)
Ainsi parle l'Éternel : Maudit soit l'homme qui se confie dans l'homme, Qui prend la chair pour son appui, Et qui détourne son coeur de l'Éternel !