Salut Espilon,
Donc j’ai relu ton texte. A la première lecture, j’ai eu du mal à tout comprendre, il faut s’accrocher car il y a beaucoup d’infos. A mon avis, tu peux introduire un peu moins d’information dans un premier chapitre, le but est de s’attacher à Adrias (qui semble être le personnage principal) et de comprendre ce qui le préoccupe. Pour les détails, ça peut venir plus progressivement.
L’important est qu’on comprenne l’essentiel. Je ne sais pas si l’académie est dans l’Alliance. Apparement, Adrias a vécu sur la terre, est la bas qu’il est reparti en vacances ? Il faut éclairer ces points.
Sinon j’ai bien accroché avec l’idée de ces enfants qui grandissent dans leur bulle avant de découvrir le monde.
Je me suis aussi demandé si tu ne penses pas un peu à ton éducation de mormon quand tu parles du monde de l’Alliance ?
Il y a pas mal de petites fautes d’orthographe. Si tu veux je peux corriger un peu, je ne les verrais pas toutes mais il y a en a qui me sautent aux yeux. A toi de voir si tu veux exposer ton texte ou pas.
Il y a des phrases qui sont un peu lourdes et qui gagneraient en clarté si tu les coupes j’ai un exemple :
Cependant, ayant quatre années de retard, Adrias se vit confié à tous les professeurs de l'académie centaure afin d'étudier les bases en vue de l'examen intermédiaire qui arrivait au milieu de l'année, en été, à grand pas. C'est pour cette raison qu'il n'était pas sorti de l'école, et n'ayant donc pas vue une étoile depuis le début de l'hiver, ces vacances de dix jours lui firent un grand bien. Mais l'académie lui manquait déjà.
C’est long et compliqué.
1- Es-tu obligé d’introduire le nom de centaure ici alors qu’il n’est pas réutilisé dans la suite du chapitre
2- « se vit confié à tous » ça c’est un drôle de tournure.
3- Toute cette description sur l’examen intermédiaire ne pourrait-elle pas attendre le moment ou c’est nécessaire pour être donné ? Car dans ce chapitre 1, on en a pas besoin.
4- Tu fais bien de dire que l’été arrive , ça donne un repère chronologique que tu pourras réutiliser par la suite.
Je me permets de t’écrire une alternative :
Les examens d’été arrivaient à grands pas. Adrias, ayant quatre années de retard, avait eu beaucoup de travail supplémentaire à fournir. Pour cette raison, il n’était pas sorti de l’école et n’avait pas vu une étoile depuis le début de l’hiver. Il rentrait de dix jours de vacances qui lui avaient fait beaucoup de bien, pourtant l’académie lui manquait déjà.
Bon, malgré la grande difficulté à suivre, j’ai tout de même accroché donc c’est que le fond est vraiment pas mal, parce qu’il faut retravailler la forme.
En tout cas merci d’avoir partagé ce texte, et désolée du long délai de réponse
Le trou.
Sous la pierre dans sa fosse allongé
Dort yeux clos le macchabée
Seul dans la solitude du silence obscur
Pas une lueur, aucun murmure
En humeurs sur sa couche il se répand
De tout, de rien, il ne se repent
Amours, pensées, pleurs et rires
Plus rien, aucun souvenir
De son passé avec lui enseveli
Sa bouche amère encore sourit
Je mettrais bien une virgule entre fosse et allongé
Il y a de très belles associations de mots. J’aime particulièrement celle là :
Seul dans la solitude du silence obscur
Pas une lueur, aucun murmure
Et ta dernière strophe a quelque chose de poignant. Le sourire de ton personnage, plein d’amertume et son passé qui a disparu. C’est une bonne chute.
Ton pire cauchemar ? En tout cas je trouve que ça vaut le coup d’être partagé. Je ne peux pas m’empêcher de penser à un texte de toi ou tu disais, il faut qu’il y ait un Dieu car il serait inadmissible que tous notre histoire et nos sentiment disparaissent avec nous…
Ps : Indian, t’es trop fort, même les pires cauchemars de Bragon, tu ne les trouve pas si noir. :lol :
Ca fait du bien de savoir qu’il y a des gens comme toi sur terre :lol :
Qui de la sublime poésie veut m’enseigner
L’art, la rime, la strophe et les secrets
L’harmonie et la finesse
Pour tout en souplesse
Des larmes et du fond du coeur
Tresser de la plume des vers en chœur
C’est mignon, sans prétention (surprenant pour un Bragon), et ça sonne pas mal. J’aime ton dernier ver, il et très agréable à mettre en image.
Comme des abominations des hommes exécrables
Sans vergogne sans cesse on t’accable.
Dieu innocent et les hommes respectables
Toi seul dit-on serais haïssable.
On a fait de toi le bouc-émissaire
Cause de toutes les misères
De tous les crimes le père
Et de tous les vices la mère.
Ah comme le monde est injuste et ingrat
De te faire passer pour un scélérat
Toi, sans qui rien ne comptera
Pas même l’or et les apparats.
Je te rends hommage Ô Satan
Sans ton aiguillon excitant
Point d’explorateur partant
Et pour la belle aucun galant
N’est-ce pas que de la vie tu es le moteur
Qui fait rêver les conquérants de grandeur
Rechercher les richesses et les honneurs
Le faste et les splendeurs?
Sans toi, tout serait mort et désolation
Partout froidure et glaciation
Rien ne bougera, aucune vibration
Pas une oscillation, nulle civilisation.
Grâce te soit rendue Ô toi le diable
De l’Ici-bas tu es le sel de table
Le piment tant indispensable
Enfin de la vie l’ingrédient agréable.
Alors là, je n’aime pas, pour des raisons morales (et je parle sans ironie). Je n’aime pas le culte du mal. Pourtant c’est très politiquement correct chez nous, tu vois qu’on te compare déjà à Proust et Nostradamus. Tu n’as rien inventé. Moi j’ai pensé à Baudelaire, mais j’aime Baudelaire et je n’aime pas ça. Il y a pourtant deux idées de ton texte que je partage, c’est un peu trop facile de blâmer un diable extérieur (puisqu’il est en nous et de nous) Et sans notre part de mal, nous n’aurions aucune valeur. Mais il n’y a pas à louer notre côté sombre, plutôt à faire avec et le dompter au mieux.
Du coup je suis aussi plus critique sur la forme (et oui, l’objectivité, comme la justice ne sont pas de ce monde green)
La première strophe est confuse ;
La deuxième implore une ponctuation.
Cause de toutes les misères
De tous les crimes, le père
Et de tous les vices, la mère.
Ou même mieux ,
Cause de toutes les misères
De tous les crimes : le père
Et de tous les vices : la mère.
Non mais sérieusement, au risque de te voir me traiter de superstitieuse, des trucs pareils, ça me fait froid dans le dos.
Je te rends hommage Ô Satan, Grâce te soit rendue Ô toi le diable
Enfin de la vie l’ingrédient agréable.
Oui, surement pour ceux qui aiment
souffrir délicieusement, moi, je laisse ça sans regret.