a écrit :Gadou a dit : Mais c'est très réducteur. La médecine a aussi des solutions très pragmatiques contre la douleur et la souffrance. Et beaucoup moins contraignantes que le bouddhisme !
Le Bouddhisme ancien est tout aussi pragmatique , et du reste la science elle même s'empare de la méditation Bouddhiste en psychologie cognitive depuis récemment , en façonnant la méditation de la pleine conscience qui est un copié collé de la méditation samatha et vipassana Bouddhique .
Dire que la science a des solutions moins contraignantes pour résoudre la souffrance , et de meilleurs méthodes que le bouddhisme , c'est oublier les études qui démontrent l'effet de la méditation dite de pleine conscience sur les dépressions chroniques , celles qui résistent à tout traitement ordinaire . Et là les résultats sont spectaculaires .
Non , les médicaments ne font pas tout , et en plus en matière de souffrance l'un n'exclue pas l'autre , et peuvent être tout à fait complémentaires avec la méditation bouddhique .
Sans compter les effets secondaires parfois indésirables des médicaments , alors que la méditation bouddhique a peu d'effet néfastes éventuels si on a une pratique bien conduite .
Il semble que la prudence est de mise pour les personnes schizophrènes qui pratiquent cette méditation .
Mais c'est le seul désavantage potentiel connu .
En matière de souffrance plutôt physique , certaines pathologie comme les neuropathie créent des souffrances qui résistent à presque tous les traitements ordinaires de la médecine . Et là la méditation de pleine conscience fonctionne en tous cas .
a écrit :Gadou a dit :Pour revenir au sujet, on peut bien affirmer que le raisonnement, la réflexion ou la méditation peut éloigner de nous des émotions destructrices.
Mais l'autre sens fonctionne aussi très bien. La raison peut nous donner une émotion que nous n'avions pas n'ayant pas assez réfléchit.
Par exemple: Je me fiche bien des victimes de bokoharam. Si je commence à concentrer ma réflexion dessus, je peux faire surgir une colère, je peux la rendre même très forte comme une rage contre l'islam et ses fanatiques, etc... Mais je peux aussi en réfléchissant aux sévices subi par ces femmes volées et violées par des fous, je peux aussi avoir des larmes de peine, et une douleur profonde devant tant de cruauté et tant de souffrance, etc....
Oui, la réflexion peut conduire a des illusions si elle est mal conduite , des ruminations , des illusions .
Mais si elle est bien conduite , elle peut contribuer à neutraliser la souffrance .
Pour dénoncer l'islam , c'est possible de le faire avec intelligence , justement en pointant les dissonances cognitives que créent les textes .
Effectivement la colère peut être un moteur , à condition qu'elle ne nous empêche pas de discerner .
La colère d'un père ou d'une mère contre son enfant qui se met en danger et fait des bétises , c'est parfois de l'amour qui se déguise en loup .
a écrit :Gadou a dit : La raison fait simplement ce qu'on décide de lui faire faire !
je ne suis pas d'accord avec cette définition .
La raison c'est justement quand on commence à comprendre l'équilibre .
Faire n'importe quoi c'est plutôt de la déraison .
Quand une personne commet des crimes, c'est justement parce qu'elle n'est plus guidée par la raison.
Ca n'est pas la raison qui en est la cause .
De même , ça n'est pas la raison qui provoque la folie , mais plutôt la déraison .
a écrit :Gadou a dit : La raison peut nous donner une émotion que nous n'avions pas n'ayant pas assez réfléchit
La déraison oui, mais pas la raison .