Re: L'âme meurt-elle ?
Posté : 26 juin14, 21:57
Lorsqu'on souhaite déterminer ce qu'est l'âme en prenant la Bible comme base de départ, nous devons tenir compte de tous les versets qui en parlent. Et ne pas en rester à Ezéchiel qui ne la considérait probablement que sous un certain angle de vue et qui ne permet donc pas d'affirmer que l'âme morte est totalement détruite par Dieu.Bertrand du Québec a écrit :Bonjour BenFis.
BenFis a écrit : « Cette fois je vois où tu veux en venir...
Alléluia !Il n’est pas toujours facile de ce faire comprendre et encore moins quand une personne comme moi embarque dans le détail.
Nous pouvons donc en conclure que le chapitre d'Ezéchiel 18 est insuffisant en soi pour prouver que la mort de l'âme signifie sa totale destruction. »
Voilà ! Je vais même plus loin, ce chap. enseigne nullement la mort de l’âme dans le sens d’une destruction et annihilation de toute les dimensions de la personne soit : physique, psychologique et psychique !!!
Du temps d’Ézéchiel, l’âme qui meurt c’est la personne disons plus corporelle qu’autre chose. Une « dimension » de cette personne à la mort, descend dans le séjour des morts, y mener une «vie» de quasis existence. Cette dimension est plus ou moins décrite comme une ombre, de là l’expression contemporaine : « Il n’est plus que l’ombre de lui-même », pour parler d’une personne qui est très amaigri, ou très diminué.
Maintenant, la question que je me pose c’est : Est-ce qu’il est encore correct — pour ne pas dire honnête — de continuer à utiliser ces 2 versets Ez 18, 4 .20 pour affirmer que cette mort n’est que physique et quelle entraîne avec elle toutes les dimensions de la personne que j’ai nommés ci-haut vers l’annihilation ?
J’espère que l’on n’ira pas dans la voie de : La fin justifie les moyens, même si ces derniers, sont plutôt erronés …![]()
Sur ce,
je vous salue fraternellement.
Bertrand
Nous pouvons néanmoins déduire d'Ezéchiel que l'âme est l'être ou la personne; ce qui ne peut se réduire au seul corps physique.
Par ex. lorsque Dieu dit: "toutes les âmes sont à moi ; l'âme du fils comme l'âme du père, l'une et l'autre sont à moi ; l'âme qui pèche est celle qui mourra." (Ézéchiel 18:4), Dieu ne dit pas que le père et le fils lui appartiennent, il ne dit pas non plus que "le corps du père" et "le corps du fils" lui appartiennent, mais il y est question de "l'âme du père" et de "l'âme du fils".
Cette âme (ou cet être, ou cette personne), dont l'homme ne peut détruire que la partie corporelle, Dieu a la possibilité de la conserver en vie, ou de la faire mourir, puisqu'elle lui appartient.
En débordant du cadre d'Ezéchiel, nous sommes obligés de citer une nouvelle fois Jésus Christ qui va dans ce sens : " Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne." (Matthieu 10:28).
Il est impossible de tuer l'âme (la personne) puisqu'elle appartient à Dieu, mais l'âme n'est pas immortelle pour autant puisque Dieu peut l'envoyer dans la géhenne.
Il reste à déterminer si la géhenne est bien synonyme de destruction totale? Je pense que oui, dans le sens ou le corps en retournant à la poussière l'est aussi, bien que ses constituants atomiques continueront à se recombiner pour former autre chose.