J'm'interroge a écrit : 01 août26, 00:22Comment cet observateur se présente-t-il ?
Gérard C. Endrifel a écrit : 01 août26, 01:12
Face à ce qui présente tel qu'il se présente vous vous présentez comment ? C'est subjectif ce que vous demandez parce que chacun se présente à ce qui se présente d'une façon. Honnête, malhonnête, c'est franchement variable.
Il n'y a ici rien qui soit face à ce qui se présente. Si tu parles de moi, de comment je me présente, je peux décrire un individu, des représentations associées, certaines régularités qui se présentent, mais certainement pas quelque chose qui serait face à ce qui se présente. Non, ce moi ou cet individu que je peux décrire, fait partie de ce qui se présente. Il ne se présente pas un moi ou un individu qui ne se présente pas, ni à qui ou à quoi ce qui se présenterait se présente.
Tu parles de subjectivité, mais il ne s'observe rien de tel qui serait un sujet. Mais un individu et des pensées, oui, cela se présente concrètement. Ici il y a une configuration de phénomènes concrets parmi lesquels y a des pensées qui ne se présentent peut-être pas dans une autre configuration phénoménale. Mais c'est tout ce que l'on peut dire concrètement. Tout ce qui en est déduit et conclu est théorique.
La distinction n'est pas entre subjectif et objectif, mais entre ce qui, dans les discours, relève de l'empirie et ce qui relève de la théorie.
J'm'interroge a écrit : 01 août26, 00:22u écris ensuite que l'observateur serait « la condition de l'expérience ». Justement. C'est une affirmation théorique. Ce n'est pas une description de ce qui se présente.
Gérard C. Endrifel a écrit : 01 août26, 01:12
Elle n'est pas théorique. Une chose se présente, vous la voyez, vous êtes observateur, point.
Non. Ça tu l'affirmes, mais tu ne le montres pas. Ce n'est pas une observation, c'est déjà une théorie, laquelle repose elle même sur des postulats nécessairement théoriques, un postulat étant toujours théorique.
Gérard C. Endrifel a écrit : 01 août26, 01:12
Y a pas à discuter. Sinon changez votre phrase. Ma définition vous énerve mais elle est là pour une bonne raison. On ne se présente pas à personne mais toujours à quelqu'un. Vous affirmez que j'ai pas d'argument, mais vous, vous n'en avez aucun pour réfuter cette définition.
Il n'y a pas à discuter, je te demande de montrer ce que tu affirmes.
Affirmer que quelque chose se présente sur la base d'une définition qui présuppose ce qu'il faudrait montrer, c'est ce que l'on appelle une pétition de principe.
Je ne te demande donc pas des arguments. Je te demande du concret. Comment cet observateur que tu présupposes, à qui ou à quoi il se présenterait des choses, se présente-t-il concrètement ?
J'attends une description ou à minima une indication concrète. Pas une théorie. Pas une explication, pas une définition.
Indique simplement, dans ce qui se présente, ce à quoi cet observateur renvoie concrètement. Ce sera suffisant.
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J'm'interroge a écrit : 01 août26, 00:22
Tu écris ensuite que l'observateur serait « la condition de l'expérience ». Justement. C'est une affirmation théorique. Ce n'est pas une description de ce qui se présente.
ronronladouceur a écrit : 01 août26, 04:06
Vous confondez le plan phénoménal (ce qui se présente) avec le plan opératoire (ce qui rend possible la présentation).
Non. Je ne confonds rien de la sorte, et certainement pas ce qui se présente et ce qui n'est que déduit sur base de postulats métaphysiques.
Ton plan opératoire n'est pas quelque chose qui se présente. Il ne s'observe rien de tel, tu le reconnais toi-même.
C'est donc bien quelque chose dont tu postules l'existence.
ronronladouceur a écrit : 01 août26, 04:06
Une condition n’est pas un phénomène : elle est ce sans quoi aucun phénomène ne pourrait se présenter...
Tout à fait, une condition n'est pas un phénomène, autrement dit : ce n'est pas quelque chose qui se présente.
Donc, c'est bien ce que je dis : parler d'une condition de possibilité à ce qui se présente ou d'un plan opératoire c'est parler d'entités théoriques, invérifiables en l'occurrence.
Tu ne peux le nier qu'en maintenant une confusion entre empirie et théorie.
ronronladouceur a écrit : 01 août26, 04:06
Dire que l’observateur - et pas que lui - est une condition de l’expérience n’est pas une théorie : c’est la nécessité de la structure implicite qui rend possible qu’il y ait une expérience...
Bien sûr qu'il s'agit d'une théorie. Tout comme la nécessité d'une structure implicite qui rendrait possible l'expérience. Ce sont des théories.
C'est une théorie qui repose sur une théorie. Il n'y a rien de tel dans ce qui se présente. Il n'y a l'expérience ni d'un observateur, ni d'un plan opératoire, ni de structures implicites qui rendrait possible l'expérience.
Ce sont bien des théories, rien que des théories.
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1. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.