a écrit :j'minterroge a dit : Non. L'interdépendance des phénomènes n'est pas en cause. L'interdépendance des phénomènes n'empêche aucunement la notion de soi et de non-soi. Ce que l'interdépendance des phénomènes exclut, c'est c'est une existence individuelle non interdépendante. Rien d'autre.
Je n'ai jamais dit que l'interdépendance des phénomènes empêchaient le moi ou non moi , c'est le sophisme de l'homme de paille là que tu utilises . Où ai je dit ça s'il te plait ?
J'ai simplement dit qu'a la question "qui suis -je" , répondre " j
e suis mon corps que je regarde dans la glace " n'avait aucun sens et que c'était un énorme raccourci de la pensée .
Si autant de philosophe se sont penchés sur la question " qui suis-je" , c'est justement parce la réponse toute faite du corps qu'on regarde dans la glace comme désignant ce que je suis est loin d'être un évidence si on examine les faits plus en profondeur .
J'ai simplement dit qu'il n'était pas possible de répondre à la question " qui suis-je" pour les raisons évoquées plus haut dans mon post précédent, notamment dans la citation de Dhiravamsa qui l'explique très bien .
Si il n'est pas possible de répondre à la question " qui suis-je" , il n'est pas possible de se reconnaitre .
Ne pouvant pas nous reconnaitre , nous ne pouvons dire " j'ai reconnu que j'étais moi ".
Nous ne pouvons pas non plus dire " je n'existe pas , je n'ai pas de moi" .
Simplement parce que je ne peux voir ce moi ( physiquement , conceptuellement , intellectuellement )pour me prononcer sur son existence ou son inexistence .
a écrit :J'minterroge a dit : Pour ce qui est de la pie, ce qu'il faudrait savoir, c'est : est-elle autre chose que l'animal, qui pourrait se dire autre que l'animal, ou de non réductible à lui.
Justement , c'est le fait que tous les phénomènes soient interdépendants dans l'univers et qu'ils soient impermanents et intriqués qui rend impossible toute saisie du "moi" .
Ne pas pouvoir saisir ce "moi" ne signifie pas pour autant qu'il n'existe pas , mais que si il existe , nous ne pouvons pas le saisir ( conceptuellement , intellectuellement, physiquement etc ...).
C'est pour toutes ces raisons que je mentionne que "la conscience de soi" n'est pas possible .
Je n'ai jamais dit qu'il n'y avait pas de moi , je n'en sais rien , mais que la conscience de "soi" n'était pas possible .
Le test du miroir ne peut en aucun cas tester le conscience de "soi" , soyons réaliste, c'est même très naïf de le penser .
a écrit :La philosophie bouddhiste n'exclut en rien l'existence d'individualités.
Le bouddhisme exclue la conscience de soi , pas l'existence d'un "moi" relatif .
C'est justement parce qu'on ne peut avoir la conscience de "soi" que nous ne pouvons nous prononcer sur le fait que nous ayons un "moi" ou "non" .
C'est d'ailleurs pour cette raison même que suis en désaccord avec Dj qui affirme que nous n'existons pas , alors que cette vue inclurait implicitement une conscience de "soi" . Puisque "qui peut voir qu'il n'existe pas ? "Et c'est précisément ce qui rend son discours incohérent .
Résumé d'ensemble :
En mettant en lumière que la conscience de "soi" n'est pas possible , le bouddhisme évite le dualisme entre "j'existe " ou " je n'existe pas " .
Si il n'existe pas de "moi" saisissable , la souffrance à laquelle ce "moi" est sensé se rattacher se perd dans la "vacuité ".
En réalisant que ce "moi" ne peut être trouvé, cette souffrance perd son objet. C’est là que le concept de śūnyatā (vacuité) devient libérateur.
Si DJ , au lieu de dire " je n'existe pas " disais à la place " la conscience de soi n'est pas possible " , ou encore "" je" ne peut être trouvé "là je serais d'accord avec lui . Mais le fait que "je" ne puisse être trouvé , ne démontre pas que "je " n'existe pas .