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Le dialogue interreligieux est une forme organisée de dialogue entre des religions ou spiritualités différentes. Ultérieurement, la religion a considéré l'autre comme n'étant pas la vérité révélée. C'est ainsi que les premiers contacts entre l'islam et le christianisme furent souvent difficiles, et donnèrent lieu à des guerres impitoyables comme les croisades.
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medico

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Ecrit le 27 sept.07, 02:01

Message par medico »

depuis temps que nous parlons sur ce sujet ( enfer ) vous musulmans vous confondez toujours enfer avec la géhenne . mais c'est pas des synonymes et c'est deux choses différentes.
(Isaïe 30:15) Votre force résidera en ceci : dans le fait de rester calmes et [aussi] dans la confiance . AM - JW - Les Témoins de Jéhovah

MonstreLePuissant

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Ecrit le 27 sept.07, 02:03

Message par MonstreLePuissant »

@Badri

Sais tu au moins ce qu'était le Géhenne ? Parce que entre Géhenne et enfer, il y a un monde. Allez, fait nous part de ton savoir concernant la Géhenne...
« La Bible se laisse pas faire, dès lors où vous introduisez un enseignement non conforme, la bible vous rattrape toujours quelque part. » - Agecanonix

Ainsi, recréer un corps de chair à la résurrection, ce n'est pas ressusciter le bon corps, c'est créer un clone. Ca ne sert à rien. - Agecanonix

Badri

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Ecrit le 27 sept.07, 04:19

Message par Badri »

MonstreLePuissant a écrit :@Badri

Sais tu au moins ce qu'était le Géhenne ? Parce que entre Géhenne et enfer, il y a un monde. Allez, fait nous part de ton savoir concernant la Géhenne...
Ce sont deux synonymes tout simplement. L'Enfer a plusieurs noms dont la géhenne, Saqar, al-haouiyya, etc.

MonstreLePuissant

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Ecrit le 27 sept.07, 05:58

Message par MonstreLePuissant »

Badri a écrit : Ce sont deux synonymes tout simplement. L'Enfer a plusieurs noms dont la géhenne, Saqar, al-haouiyya, etc.
Mahomet était illettré, je comprends qu'il ait pu faire cette erreur, mais toi, c'est diablement étonnant... quoi que...

"Enfer" n'existe que parce que ça provient de la Vulgate, traduction latine qui traduit le grec "hâdes" par le terme latin "inferno". "L'hâdes" est le séjour des morts, le "schéol" des hébreux. Rien à voir avec l'enfer. Aucune traduction sérieuse ne confond enfer et Géhenne, qui était un lieu bien réel au sud de Jérusalem et qui servait de dépotoir. On y jetait les ordures, les animaux morts et les cadavres des criminels, ce qui alimentait un feu perpétuel.

Mahomet, influencé par les fausses doctrines de la chrétienté, a repris celle là à son compte en pensant réellement que l'enfer existait. Un juif comprenait ce que d'être jeté dans la géhenne, mais Mahomet ne pouvait pas comprendre ça.
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Ecrit le 27 sept.07, 06:02

Message par MonstreLePuissant »

Badri a écrit :Ce sont deux synonymes tout simplement. L'Enfer a plusieurs noms dont la géhenne, Saqar, al-haouiyya, etc.
Si c'était vrai, l'enfer était sur terre au sud de Jérusalem. Et l'enfer n'existe plus, à moins que tu ais la preuve qu'il a été déplacé.
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Salah Al Din

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Ecrit le 27 sept.07, 09:19

Message par Salah Al Din »

Pourtant dans la parabole de Lazare et le méchant riche, le méchant riche atteri dans un enfet de feu, d'où la demande d'eau à Lazare.
Et je ne crois pas que Jésus (psl) utiliserait des doctrines païennes pour diffuser ses enseignements.

MonstreLePuissant

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Ecrit le 27 sept.07, 10:19

Message par MonstreLePuissant »

Salah Al Din a écrit :Pourtant dans la parabole de Lazare et le méchant riche, le méchant riche atteri dans un enfet de feu, d'où la demande d'eau à Lazare.
Et je ne crois pas que Jésus (psl) utiliserait des doctrines païennes pour diffuser ses enseignements.
Il n'est pas parlé d'enfer dans cette parabole. Vous voyez des choses qui ne sont pas écrites.
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Salah Al Din

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Ecrit le 27 sept.07, 10:23

Message par Salah Al Din »

MonstreLePuissant a écrit : Il n'est pas parlé d'enfer dans cette parabole. Vous voyez des choses qui ne sont pas écrites.
Pourquoi le méchant riche suppliait Lazarre pour avoir de l'eau?
Il devait y faire bien chaud...

C'est vrai, l'enfer c'est glacé...

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Ecrit le 27 sept.07, 10:50

Message par MonstreLePuissant »

Salah Al Din a écrit :Pourquoi le méchant riche suppliait Lazarre pour avoir de l'eau? Il devait y faire bien chaud...

C'est vrai, l'enfer c'est glacé...
Parce que si moi je supplie pour avoir de l'eau, ça signifie que je suis en enfer ? Et Si j'ai chaud, ça signifie que je suis en enfer ? Elle est quand même bien bonne celle là !!!!
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non.croyante

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Ecrit le 27 sept.07, 11:19

Message par non.croyante »

MonstreLePuissant a écrit : Parce que si moi je supplie pour avoir de l'eau, ça signifie que je suis en enfer ? Et Si j'ai chaud, ça signifie que je suis en enfer ? Elle est quand même bien bonne celle là !!!!
Peut-être qu'il demandait l'eau de Jésus.

Jean 4:14 mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.

ou que vraiment l'enfer existe car il y a du feu.

Luc 16:24 Il s’écria : Abraham, mon père, aie compassion de moi ! Envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre dans ces flammes.



Voici ce que les Chrétiens croient et non les sectes..!


Enfer

La destinée finale des méchants, désignée par le mot « géhenne », dérivé lui-même du nom hébreu de la vallée de Hinnom, près de Jérusalem. C’était le lieu où au temps de l’AT des sacrifices d’enfants étaient offerts (#2Ch 28.3), et qui devint un lieu d’incinération des ordures. Dans les écrits juifs ultérieurs, la géhenne désigna le lieu de punition par le feu des pécheurs, ayant été utilisée par Jérémie comme symbole du jugement (#Jér 7.31). L’idée générale du feu manifestant le jugement de Dieu se trouvait aussi dans l’AT (#De 32.22; Da 7.10).

Dans le NT, l’enfer est dépeint comme un lieu où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas (p. ex. #Mr 9.43), un lieu de ténèbres où il y a des pleurs et des grincements de dents (#Mt 8.12) et un lac de feu (#Ap 19.20). C’est la « seconde mort » (#Ap 20.14), détruisant le corps et l’âme (#Mt 10.28). Ces images sont tirées d’#Esa 66.24, mais sont notablement en retrait, comparées aux écrits apocalyptiques juifs et aux écrits chrétiens ultérieurs. Il est clair qu’on ne doit pas les prendre littéralement mais qu’elles indiquent la terreur et le caractère définitif de ce qui est décrit ailleurs comme l’exclusion de la présence de Christ (#Mt 7.23). On ne doit probablement pas insister sur ces images pour en tirer la preuve de tourments éternels (au sens de tortures infligées sans fin), mais le NT enseigne clairement qu’elles symbolisent un châtiment pour lequel il n’existe aucune amnistie (#Mt 25.46) ; certains ne voient pas de contradiction entre ceci et la croyance que les méchants ne restent pas conscients à jamais, mais sont anéantis. L’enfer a été préparé pour le diable et ses anges (#Mt 25.41), et ne devient la destinée que de ceux qui auront refusé leur véritable destinée, celle que Dieu leur offre en Christ. L’enseignement du NT ne peut s’accommoder de l’« universalisme » qui suggère qu’à la fin tous les hommes seront sauvés. Dieu veut le salut de tous (#1Ti 2.4), mais tous n’acceptent pas son offre gracieuse.

non.croyante

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Ecrit le 27 sept.07, 11:38

Message par non.croyante »

non.croyante a écrit : Peut-être qu'il demandait l'eau de Jésus.

Jean 4:14 mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.

ou que vraiment l'enfer existe car il y a du feu.

Luc 16:24 Il s’écria : Abraham, mon père, aie compassion de moi ! Envoie Lazare tremper le bout de son doigt dans l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre dans ces flammes.



Voici ce que les Chrétiens croient et non les sectes..!


Enfer

La destinée finale des méchants, désignée par le mot « géhenne », dérivé lui-même du nom hébreu de la vallée de Hinnom, près de Jérusalem. C’était le lieu où au temps de l’AT des sacrifices d’enfants étaient offerts (#2Ch 28.3), et qui devint un lieu d’incinération des ordures. Dans les écrits juifs ultérieurs, la géhenne désigna le lieu de punition par le feu des pécheurs, ayant été utilisée par Jérémie comme symbole du jugement (#Jér 7.31). L’idée générale du feu manifestant le jugement de Dieu se trouvait aussi dans l’AT (#De 32.22; Da 7.10).

Dans le NT, l’enfer est dépeint comme un lieu où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas (p. ex. #Mr 9.43), un lieu de ténèbres où il y a des pleurs et des grincements de dents (#Mt 8.12) et un lac de feu (#Ap 19.20). C’est la « seconde mort » (#Ap 20.14), détruisant le corps et l’âme (#Mt 10.28). Ces images sont tirées d’#Esa 66.24, mais sont notablement en retrait, comparées aux écrits apocalyptiques juifs et aux écrits chrétiens ultérieurs. Il est clair qu’on ne doit pas les prendre littéralement mais qu’elles indiquent la terreur et le caractère définitif de ce qui est décrit ailleurs comme l’exclusion de la présence de Christ (#Mt 7.23). On ne doit probablement pas insister sur ces images pour en tirer la preuve de tourments éternels (au sens de tortures infligées sans fin), mais le NT enseigne clairement qu’elles symbolisent un châtiment pour lequel il n’existe aucune amnistie (#Mt 25.46) ; certains ne voient pas de contradiction entre ceci et la croyance que les méchants ne restent pas conscients à jamais, mais sont anéantis. L’enfer a été préparé pour le diable et ses anges (#Mt 25.41), et ne devient la destinée que de ceux qui auront refusé leur véritable destinée, celle que Dieu leur offre en Christ. L’enseignement du NT ne peut s’accommoder de l’« universalisme » qui suggère qu’à la fin tous les hommes seront sauvés. Dieu veut le salut de tous (#1Ti 2.4), mais tous n’acceptent pas son offre gracieuse.

Enfer

Enfer. Ce mot ne se trouve que sept fois dans l’Écriture, et il n’a jamais le sens que lui a donné la théologie du Moyen Âge (#Job 11:8). Osterwald a rendu par enfers le mot sheôl (Martin, abîmes), qu’il traduit ailleurs par sépulcre (#Esa 5:14). Dans le Nouveau Testament, ce mot se trouve (#Mt 11:23; 16:18 ; #Lu 10:15; 16:23 ; #Ap 1:18; 6:8). Le grec porte Adhv ou aidhv qui signifie littéralement lieu invisible ; c’est ainsi que l’a partout traduit la version de Lausanne. Mais une traduction est plus facile qu’un commentaire, et le lieu invisible, sans autre détermination, ne dit absolument rien à l’esprit. Le mot enfer (inférieur) avait été préféré, parce qu’il renfermait une idée, peut-être fausse. En tout cas, il est toujours pris dans un mauvais sens, comme puissance ennemie de l’Église, comme lieu du séjour des réprouvés, comme compagnon de la mort, et l’idée de lieu inférieur ressort (#Mt 11:23) : « Tu seras abaissé jusque dans le lieu invisible » (#Esa 14:13-15 ; #Ps 139:8). Ce lieu invisible est généralement considéré comme le lieu où les âmes attendent le grand jour du jugement de l’Éternel, et si les âmes ne dorment point, il est dans l’analogie de la foi de croire que l’état d’attente est pour elles la continuation de la vie présente et le commencement de la vie à venir. De là les limbes et le purgatoire de l’Église romaine, avec cette différence que, d’après cette Église, on peut sortir du purgatoire pour de l’argent, tandis que, d’après la Bible, « il y a un grand abîme », tellement que ceux qui veulent passer de l’un à l’autre, du lieu invisible au sein d’Abraham, ne le peuvent (#Lu 16:26). L’enfer, dans le sens théologique du mot, est appelé dans la Bible le feu éternel, la géhenne du feu (#Mt 18:8-9) ; la géhenne, le feu inextinguible, où le ver ne meurt point et où le feu ne s’éteint point (#Mr 9:43 et suivants) ; d’après Ésaïe (#Esa 66:24), à qui déjà les apocryphes ont emprunté cette expression (#Ec 7:17 ; #/APCJ Jdt 16:21) ; la mort (#1Co 15:55-56 ; #1Jn 5:16) ; la punition éternelle (#Mt 25:46) ; le jugement ou la ruine éternelle (#Mr 3:29 ; #2Th 1:9) ; l’étang ardent de feu et de soufre (#Ap 19:20) ; la mort seconde (#Ap 20:14) ; des liens éternels (#Jude 1:6) ; les ténèbres du dehors, où seront les pleurs et les grincements de dents (#Mt 8:12) ; un opprobre et une infamie éternelles (#Da 12:2, etc.).

Il est évident que ces expressions sont, sous la plume des écrivains inspirés, des figures, des images humaines, dont le sens général est que l’enfer sera un séjour affreux. Mais est-ce que sous la figure on doit voir aussi la réalité, le ver, le feu, les ténèbres, le soufre, les liens ? Il serait certainement aussi audacieux de le nier que de l’affirmer, et nous n’oserions aller jusque-là ; mais il n’est pas sans intérêt de remarquer que plus on a spiritualisé le ciel, plus on a matérialisé l’enfer. Serait-ce que l’homme comprend mieux la douleur que le bonheur ? Serait-ce que dans son état actuel, déchu, l’homme puisse mieux se représenter le malheur que la joie infinie ? Il en résulterait alors qu’il faudrait prendre le contre-pied de l’imagination des hommes, et spiritualiser le mal, comme nous avons vu Ciel que le bien avait été trop idéalisé.

Ubi est infernus ? Quales futuri sunt cruciatus isti  ? dit Hutterus. Où est l’enfer ? Quels en seront les tourments ? Et après avoir posé cette double question, il refuse d’y répondre. L’Écriture ne nous en dit rien, sinon que notre intelligence ne les saurait concevoir ni aucune langue les décrire.

La rage aux yeux hagards, le délire effréné,
Le vertige troublant l’esprit désordonné,
La colique tordant les entrailles souffrantes,
Les ulcères rongeurs, les pierres déchirantes,
Et la triste insomnie au teint pâle, à l’œil creux,
Et la mélancolie au regard langoureux,
La toux, l’asthme essoufflé, dont la fréquente haleine
Par élans redoublés entre et sort avec peine ;
Et l’enflure hydropique, et l’étique maigreur,
Et des accès fiévreux la bouillante fureur ;
L’évanouissement, la langueur défaillante,
Et la goutte épanchant son âcreté brûlante,
Et du catarrhe affreux les funestes dépôts,
Et la peste qui, seule, égale tous ces maux.
Milton, Paradis perdu, XI


Est-ce l’enfer dont Milton offre ici le désolant tableau ? (Milton, Paradis perdu, XI, traduction par Delille). Non, il ne s’agit que de la vie présente, d’une partie seulement des maux physiques de l’humanité. Que sera donc l’enfer ! et comment le décrire, lorsqu’on peut à peine décrire tout ce que notre monde recèle de douleurs et d’angoisses ?…

Les deux premiers chants de Milton, bien dignes de ce vaste et noble génie, suffisent cependant à prouver l’insuffisance même du génie et de l’imagination la plus colorée pour dire les horreurs de l’existence infernale.

Aucun auteur moderne, à ma connaissance, n’a touché ce sujet, au moins directement. Je n’ai pas de système, ni même de vues générales, à présenter sur une matière où l’Écriture, en empruntant aux hommes leur langage, semble par là même refuser de les initier aux secrets de l’avenir. Mais quand l’enfer ne serait qu’une peine négative, la privation de la vue du Seigneur, avec la conscience d’avoir mérité cette peine, l’enfer justifierait déjà l’horreur que son nom seul inspire. Les réprouvés seront comme oubliés de Dieu ; leur nom ne passera plus par ses lèvres (#Ps 16:4). Il est lumière, ils seront dans les ténèbres. Il est la source de la vie, il ne sera plus rien pour eux. Ils ont refusé de porter son joug, son joug ne pèsera plus sur eux ; celui qui était souillé se souillera toujours davantage ; ils iront en empirant, creusant toujours plus l’abîme qui les sépare de celui sans qui ils ne sauraient vivre ; et s’enfonçant toujours plus dans la fange de l’étang bourbeux où ils sont plongés, progressant dans la mort comme les rachetés dans la vie, ils se seront vus privés par leur faute des biens que Dieu leur avait offerts, et souffriront de cette décadence morale et intellectuelle que l’Écriture appelle la seconde mort. Sera-ce l’anéantissement ?

Quelques personnes, qui attachent à la doctrine de l’éternité des peines, comme dogme, une grande importance (et elles ont raison), trouveront peut-être hardi, peut-être hérétique, le simple doute de la possibilité d’un anéantissement. Il ne nous paraît positivement contredit par aucun passage, mais comme ce n’est qu’un doute, il y aurait mauvaise grâce à y insister, et nous nous rapprocherons de la doctrine reçue en disant : sera-ce l’abrutissement ? La dégradation de l’être tout entier poussée à sa dernière limite ?

Nous ferons encore un pas, et laissant subsister l’être moral, nous demanderons : Sera-t-il simplement privé de la conscience de soi-même ? De l’idée de temps ? De l’idée d’éternité ?

Doutes et questions qui nous paraissent légitimes, et dont nous hésitons d’autant moins à nous occuper que la doctrine des peines éternelles nous paraît plus clairement, plus positivement établie par la lettre de l’Écriture. Il n’y a pas d’exégèse, en effet, ni d’interprétation qui puisse ôter à des passages tels que (#Esa 66:24 ; #Da 12:2 ; #Mt 3:12; 12:32; 18:8; 25:41; 46; 26:24 ; #Mr 9:43 et suivants ; #Jn 3:36 ; #2Th 1:9 ; #Ap 9:6; 20:10 ; #Jude 1:6-7), le sens simple et naturel que l’église chrétienne de tous les temps leur a toujours reconnu. C’est une chose hors de question ; la réjection des réprouvés sera éternelle. Nous n’épiloguerons pas sur les mots, quoique ce soit ici que se posent les questions : que signifie le mot éternel ? Quelle sera la nature de la réprobation ? Les partisans de la doctrine du rétablissement final, peuvent aspirer à la restauration harmonique de toutes choses ; ils peuvent en trouver une preuve morale dans l’idée, juste d’ailleurs, qu’ils se font de la bonté de Dieu ; une preuve philosophique dans l’instinctive répulsion qu’on éprouve pour un bonheur éternel fondé sur des débris toujours palpitants et souffrants, pour l’idée d’une paix éternelle en présence d’un dualisme toujours subsistant, d’une lutte noyée dans la victoire, mais se montrant encore dans les imprécations des vaincus, et dans cette fumée qui s’élève de l’étang ardent où ils maudissent encore et toujours le vainqueur ; on l’établira avec plus ou moins de sagesse sur l’apparente disproportion qui se trouverait entre l’offense et la peine (argument que les éternitaires ont toujours éludé ou faiblement combattu) ; on en trouvera d’autres preuves enfin, dans une interprétation équivoque de quelques passages douteux (#Esa 45:23 ; #Ro 14:11 ; #Ph 2:10 ; #Ac 3:21 ; #1P 3:18, et surtout : #Ro 5:12-21)… « Par une seule justice justifiante, le don est venu sur tous les hommes », etc. (#1Ti 4:10) : « Le Dieu vivant, qui est le sauveur de tous les hommes, et principalement des fidèles », etc. (#1Co 15:28)… « Après que toutes choses lui auront été assujetties, alors aussi, le Fils lui-même sera assujetti à celui qui lui a assujetti toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. »

Quelle que soit la valeur de ces preuves, elles ne peuvent détruire ni l’évidente clarté des passages indiqués plus haut, ni cet autre sentiment instinctif que corrobore l’expérience, que celui qui est plongé dans le mal, s’y enfonce toujours plus, à moins du secours d’en haut, qu’il s’y dégrade sans retour, et que son abrutissement ne saurait avoir d’autre terme que sa vie.

Mais c’est précisément à cause de l’évidence de cette doctrine, et parce que le rétablissement final des réprouvés nous paraît impossible à établir par l’Écriture, que nous croyons pouvoir, soit à cause de la bonté de Dieu, soit à cause de l’impérieux besoin d’harmonie qu’on éprouve, quoiqu’on en veuille, à la pensée du bonheur à venir, laisser une porte ouverte au doute sur la nature même de la peine. L’anéantissement n’exclut pas l’éternité, et c’est une chose au moins remarquable, non seulement que la condition des réprouvés soit appelée la mort seconde, ainsi qu’on l’a vu, mais qu’elle soit encore appelée la mort par opposition à la vie (#Ro 6:21-23) et que la condamnation de ceux qui désobéissent au Fils soit prononcée en ces mots : « Ils ne verront point la vie » (#Jn 3:36).

Si Dieu nous a tracé la ligne des pensées et des paroles dont nous devons nous servir en parlant du jugement des pécheurs, il est évident aussi qu’il ne nous a pas tout dit, et que la clef de ces effrayants mystères est encore entre ses mains.

Badri

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Message par Badri »

MonstreLePuissant a écrit : Mahomet était illettré, je comprends qu'il ait pu faire cette erreur, mais toi, c'est diablement étonnant... quoi que...

"Enfer" n'existe que parce que ça provient de la Vulgate, traduction latine qui traduit le grec "hâdes" par le terme latin "inferno". "L'hâdes" est le séjour des morts, le "schéol" des hébreux. Rien à voir avec l'enfer. Aucune traduction sérieuse ne confond enfer et Géhenne, qui était un lieu bien réel au sud de Jérusalem et qui servait de dépotoir. On y jetait les ordures, les animaux morts et les cadavres des criminels, ce qui alimentait un feu perpétuel.

Mahomet, influencé par les fausses doctrines de la chrétienté, a repris celle là à son compte en pensant réellement que l'enfer existait. Un juif comprenait ce que d'être jeté dans la géhenne, mais Mahomet ne pouvait pas comprendre ça.
Non MLP ! L'Enfer existe bel et bien et dans toutes les religions et toutes les cultures, sauf chez les TJ :
Chez les Juifs, l'Enfer existe bien qu'il y ait confusion entre l'Enfer et la Géhenne. Cette dernière vient de Gehinnon, ou Hinnom, vallée située au sud-ouest de la vieille ville de Jérusalem (Jos. 15:8) où furent sacrifiés des enfants au dieu Moloch. (2Chroniques 28:3; 33:6; Jérémie 7:31-32).

Le Catéchisme de l'Église catholique écrit : « L'enseignement de l'Église affirme l'existence de l'enfer et son éternité. » Et il argumente en se référant à l'Évangile. Jésus parle souvent de la « géhenne », du « feu qui ne s'éteint pas » (Mt 5:22-29; 13:42-50; Mc 9:43-48).

Les catholiques, en même temps qu'une grande majorité d'autres confessions chrétiennes, distinguent l'enfer des enfers. L'enfer est le lieu de la damnation, le lieu éternel sans Dieu. Au contraire les enfers sont le séjour des morts, où ceux qui sont décédés avant le Christ ont attendu sa venue. Ainsi selon les Credo oriental et romain, le Christ est descendu aux enfers, qu'on appelle aussi les Limbes, libérer ceux qui l'attendaient. Le Christ n'est jamais allé en enfer.
Les bouddhistes parlent du roi Yanluo, gardien et juge de l'enfer.

La meilleure définition de l'Enfer est donnée par le Coran. Il s'agit là d'un lieu et aussi d'un instrument de damnation réel. De très nombreux passages du Coran décrivent l'Enfer ; exemple : Sourate 78
, versets 21 à 26 : « L'Enfer demeure aux aguets, refuge pour les transgresseurs. Ils y demeureront pendant des siècles successifs. Ils n'y goûteront ni fraîcheur ni breuvage, hormis une eau bouillante et un pus comme rétribution équitable. »

Sourate 15, versets 43 à 44 : « La Géhenne sera sûrement pour eux tous leurs rendez-vous. Elle a sept portes: un groupe d'entre eux se tiendra devant chaque porte. »

Les appellations des différents degrés de la Demeure de la perdition sont tous citées dans le Noble Coran mais dispersées dans plusieurs sourates et des dizaines de versets selon leur contenu. Leur ordre est comme suit :

le Feu de la Géhenne,
le Brasier,
le Houtama,
Saqar,
le Feu ardent,
la Fournaise,
l'Abîme.
Sourate 39, verset 71 : « Et ceux qui avaient mécru seront conduits par groupes à l'Enfer. Puis quand ils y parviendront, ses portes s'ouvriront et ses gardiens leur diront: "Des messagers [choisis] parmi vous ne vous sont-ils pas venus. vous récitant les versets de votre Seigneur et vous avertissant de la rencontre de votre jour que voici?" Ils diront: si, mais le décret du châtiment s'est avéré juste contre les mécréants. »

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Ecrit le 27 sept.07, 22:58

Message par medico »

c'est parceque beaucoup de religions coyent aux feux de l'enfer que cela en fait une vérité.
trouve mois un verset dans la bible ou ilest question du feu de l'enfer !
(Isaïe 30:15) Votre force résidera en ceci : dans le fait de rester calmes et [aussi] dans la confiance . AM - JW - Les Témoins de Jéhovah

Badri

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Ecrit le 27 sept.07, 23:20

Message par Badri »

medico a écrit :c'est parceque beaucoup de religions coyent aux feux de l'enfer que cela en fait une vérité.
trouve mois un verset dans la bible ou ilest question du feu de l'enfer !
De prime abord, j'ai dit que l'Enfer et la Géhenne sont deux synonymes, voici ce que dit la Bible :

Matthieu 5.22 Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d'être puni par les juges ; que celui qui dira à son frère : Raca ! mérite d'être puni par le sanhédrin ; et que celui qui lui dira : Insensé ! mérite d'être puni par le feu de la géhenne.
Matthieu 18:9 Et si ton oeil est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi ; mieux vaut pour toi entrer dans la vie, n'ayant qu'un oeil, que d'avoir deux yeux et d'être jeté dans le feu de la géhenne.
Jacques 3:6 La langue aussi est un feu ; c'est le monde de l'iniquité. La langue est placée parmi nos membres, souillant tout le corps, et enflammant le cours de la vie, étant elle-même enflammée par la géhenne.

MonstreLePuissant

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Ecrit le 27 sept.07, 23:24

Message par MonstreLePuissant »

Le mot "enfer" n'existe ni en hébreux, ni en grec. La Géhenne était un lieu bien réel et personne, je dis bien personne n'y était tourmenté. Alors si le Géhenne c'est l'enfer, pourquoi l'enfer était-il sur terre ? Où est-il maintenant ?

Dans quel verset biblique YHWH menace t-il les juifs de l'enfer en cas de désobéissance ? Pourtant ce ne sont pas des occasions qui lui ont manqué.
Badri a écrit :Non MLP ! L'Enfer existe bel et bien et dans toutes les religions et toutes les cultures, sauf chez les TJ :
Vraiment !!! Donne moi donc l'équivalent de l'enfer lieu de souffrance et de damnation éternelle avec les flammes chez les grecs et les romains...
Badri a écrit :La meilleure définition de l'Enfer est donnée par le Coran. Il s'agit là d'un lieu et aussi d'un instrument de damnation réel.
Comme d'habitude, le Coran décrit quelque chose qui n'existe que dans l'imagination de Mahomet.
« La Bible se laisse pas faire, dès lors où vous introduisez un enseignement non conforme, la bible vous rattrape toujours quelque part. » - Agecanonix

Ainsi, recréer un corps de chair à la résurrection, ce n'est pas ressusciter le bon corps, c'est créer un clone. Ca ne sert à rien. - Agecanonix

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