J'm'interroge a écrit : 23 juin26, 02:45 L'empirisme que je défends invite à observer autant que possible ce qui distingue ce qui se présente, les descriptions que nous en donnons et les entités ou mécanismes supplémentaires que nous postulons pour l'expliquer.
Il est là où il fait mal au théoricien.ronronladouceur a écrit : 23 juin26, 13:57 Une pensée s'est imposée : Le caillou toujours dans le même soulier...
Il n'y a ici rien de postulé.ronronladouceur a écrit : 23 juin26, 13:57 L’empirisme que vous défendez invite à observer ce qui se présente, à le décrire et à distinguer ce qu’on y ajoute. Mais vous oubliez d’observer que cette triple distinction est postulée, donc théorique, et qu’elle ne vous protège en rien contre l’erreur, les biais, les suppositions ou les préjugés qui traversent tout cadre qui s’ignore comme cadre...
Tu dis : la triple distinction – entre 1) ce qui se présente, 2) les descriptions que nous en donnons, et 3) les entités que nous postulons – est elle-même postulée, donc théorique.
Mais ce n'est pas ainsi que je la pose. Car tout ceci se présente et est observable. La distinction n'est pas un cadre que j'impose, elle est ce qui se montre dans la pratique même de l'observation.
Regardons ce qui se présente :
- Il y a des choses qui se donnent directement : une couleur, un bruit, une forme, une température.
- Il y a des descriptions que nous faisons de ces choses : « c'est rouge », « c'est chaud », « c'est dur ».
- Et il y a des entités que nous ajoutons pour expliquer : « atomes », « forces », « âme », « volonté ».
Ces trois registres ne sont pas des catégories que j'invente. Ce sont des faits observables dans le discours et dans la pratique :
- Je peux montrer la couleur.
- Je peux montrer l'énoncé descriptif qui en est fait.
- Mais je ne peux pas montrer l'atome ou l'âme de la même manière.
Cette différence n'est pas théorique : elle est constatable. Elle se donne dans l'expérience même de la confrontation entre ce qui est là, ce qu'on en dit, et ce qu'on y ajoute.
Tu dis que toute dualité suppose un regard qui la trace. Mais dans la démarche empirique, il n'y a pas de regard qui trace la distinction. Il y a simplement des constatations : ici, ceci se montre ; ici, ceci ne se montre pas. La différence n'est pas posée par un sujet, elle est observée dans ce qui se présente.ronronladouceur a écrit : 23 juin26, 13:57 D'ailleurs toute distinction suppose a minima une mise en dualité, et toute dualité suppose un regard qui la trace... Il n’existe pas de différence ''en soi'' qui ne soit déjà relative à une position, un angle, un point de vue, un cadre...
Ainsi, la triple distinction n'est pas un postulat théorique. C'est une description de ce qui a lieu quand on s'en tient à ce qui se donne. Elle se vérifie dans l'expérience : on peut, à chaque fois, constater si l'on est en train de montrer, de décrire, ou d'ajouter.
Je ne présuppose donc pas une distinction. Je constate qu'elle est là, dans les faits.
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