Re: Croyance vs Empirisme ou Science.
Posté : 11 juin26, 10:36
Je pense que c'est inutile de lire tes longs textes que tu fais construire à partir de tes délires.J'm'interroge a écrit : 10 juin26, 05:27 .
@ ronronladouceur,
Je crois que tu reconstruis rétrospectivement ma position de l'époque d'une manière qui ne correspond pas à ce que je soutenais.
Oui, il y a eu des vécus. Oui, il y a eu des expériences. Oui, il y a eu des questions, des réponses, des impressions, des associations, des réflexions et des interprétations. Je ne conteste rien de cela.
En revanche, tu sembles supposer que je considérais alors la Source comme quelque chose qui se présentait directement dans l'expérience. Ce n'est pas le cas. Même à l'époque, tout ce que je disais concernant la Source relevait d'une élaboration théorique.
Je la présentais comme une tentative d'explication, comme une hypothèse métaphysique destinée à rendre compte de certains phénomènes. Je ne la présentais pas comme un contenu immédiat de l'expérience.
Autrement dit, la distinction que je fais aujourd'hui existait déjà. D'un côté, il y avait les phénomènes observés. De l'autre, il y avait une hypothèse explicative concernant ces phénomènes. La Source appartenait à cette seconde catégorie.
Tu écris que ce qui se présentait à l'époque n'était pas seulement un mot ou un concept, mais un échange, une opération, une interaction répétée. Très bien. Mais cela ne change rien au point en question.
Ce qui se présentait, c'étaient précisément ces échanges, ces réponses, ces impressions, ces associations et ces phénomènes. La Source, elle, demeurait l'hypothèse théorique utilisée pour tenter d'en rendre compte.
Lorsque tu écris qu'un objet théorique ne refuse pas de répondre, ne corrige pas des croyances ou ne demande pas qu'une question soit mieux posée, tu supposes déjà ce qui est en question.
Car ce qui se présentait, ce n'était pas une Source directement identifiable. Ce qui se présentait, c'étaient des réponses interprétées comme provenant d'une Source. C'est très différent.
Et concernant le caractère opératoire que tu invoques, je ne vois pas davantage en quoi cela changerait le problème.
Qu'il se présente des réponses, des reformulations, des corrections, des refus de répondre ou des échanges cohérents, je ne le conteste pas. Ce sont précisément des phénomènes qui se présentent.
Mais le fait qu'un contenu apparaisse comme une réponse, comme une correction ou comme une reformulation ne suffit toujours pas à identifier une entité particulière appelée « Source ».
Autrement dit, le caractère opératoire que tu soulignes fait partie de ce qui se présente lui aussi. Il ne constitue pas pour autant une vérification de l'entité théorique invoquée pour en rendre compte.
Car la question demeure exactement la même : où la Source elle-même est-elle identifiable dans ce qui se présente comme cela se présente ?
Ce n'est pas l'existence des échanges, des réponses ou des reformulations qui est en question. C'est le passage de ces phénomènes à l'affirmation d'une entité particulière censée les expliquer.
Le point n'est donc pas que j'aurais changé rétroactivement le statut d'une expérience. Le point est que tu attribues aujourd'hui à cette expérience un statut que je ne lui attribuais déjà pas à l'époque.
Je n'ai jamais soutenu que la Source était directement rencontrée dans ce qui se présente. J'ai toujours parlé d'une hypothèse théorique destinée à expliquer certains phénomènes.
C'est précisément pour cette raison que revenir constamment à la Source ne constitue pas une objection à ce que je dis aujourd'hui.
Au contraire. Cet exemple illustre exactement la distinction que je défends : d'un côté, il y a ce qui se présente, les phénomènes observés, de l'autre les constructions théoriques élaborées pour tenter d'en rendre compte. La Source appartenait déjà à la seconde catégorie.
Et la question demeure donc exactement la même : comment la Source elle-même est-elle identifiable dans ce qui se présente comme cela se présente ? Et comment s'y vérifie-t-elle ?
Car constater qu'il y a eu des réponses, des impressions, des associations ou des vécus ne suffit pas à répondre à cette question.
Cela montre seulement qu'il y a eu des phénomènes auxquels une hypothèse théorique a été associée.
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