Il arrive que des choses soient floues , et qu'on ne sache pas , le silence c'est un flou puisqu'il n'est jamais entendu , mais entendu par reconstruction mentale et donc inféré . En quelques sortes le silence est insaisissable sur le plan de l'expérience directe .a écrit :j'minterroge a dit : Tu écris également : « On en fait l'expérience sans en faire l'expérience. » Cette formule ne clarifie rien. Soit quelque chose est identifiable dans l'expérience, soit cela ne l'est pas.
Un silence par définition , c'est ce qu'on n'entend pas vraiment , donc il ne peut pas être ou ne pas être présent .
Il n'est rien de particulier ou de spécial .
Dire qu'on entend un silence est une contradiction en soi .
Dire qu'on fait présence de ce qui n'est pas là est une contradiction en soi .
C'est un non-sens physique. Entendre implique une vibration, un stimulus sur le tympan. Le silence étant l'absence de stimulus, dire qu'on l'entend revient à dire qu'on touche ce qui n'a pas de corps. C'est une impossibilité sensorielle.
La contradiction ontologique : « Présentifier l'absence »
C'est le cœur de ma critique. Faire exister ce qui n'est pas là est un défi aux lois de la logique (le principe de non-contradiction : une chose ne peut pas être et ne pas être en même temps et sous le même rapport). Une absence présente est une impossibilité réelle si on applique la loi d'aristote de non contradiction .
Vous ne pouvez pas à la fois être un disciple indéfectible de la loi de non contradiction et de l'autre prétendre démontrer des prémisses contradictoires qui la violent ( thèse d'une présence de l'absence : le silence comme expérimenté plutôt que pas ) .
Il n'existe jamais fondamentalement présence ou absence puisque les deux principes sont relatifs l'un à l'autre .
C'est l'erreur fondamentale d'aristote .
'Aristote traite la "présence" et l'"absence" (l'être et le non-être) comme des absolus ou des boîtes étanches pour bâtir sa logique.
Je démontre que ces deux boîtes n'existent pas en tant que telles. Elles sont comme le "haut" et le "bas", ou le "gauche" et le "droite".
Est-ce qu'un objet peut être à la fois en haut et en bas ? Non, selon la non-contradiction.
Mais la vérité, c'est que le "haut" n'a aucun sens sans le "bas". Ils n'ont aucune existence fondamentale. Ils ne sont que les deux visages d'une seule et même chose : l'espace ou la relation.
En montrant que la présence et l'absence sont purement relatives, je montre qu'une chose est et n'est pas en même temps. Je montre que les outils mêmes qu'on utilise pour définir la réalité (les concepts de présence et d'absence) sont des fictions de l'esprit.