Bonjour, Calice. Nous nous heurtons peut-être uniquement sur la définition des mots.calice a écrit : bonjour Mario ,
Corps et conscience indissolublement unis dis-tu , mais pas au départ puisque Dieu nous insuffle son esprit dans un corps .Et pas à la mort non plus puisque sinon l'esprit mourrait avec le corps , ce qui n'est pas le cas.Mais tu as à l'air de le penser :il me semble avoir lu de toi ici que l'âme meurt avec le corps ?
Or on lit dans le catéchisme catholique:
1051 "Chaque homme dans son âme immortelle reçoit sa rétribution éternelle dès sa mort en un jugement particulier par le Christ, juge des vivants et des morts."
1053 "Nous croyons que la multitude des âmes qui sont rassemblées autour de Jésus et de Marie au Paradis forme l'Eglise du ciel, où dans l'éternelle béatitude elles voient Dieu tel qu'il est et où elles sont aussi, à des degrés divers, associées avec les saints anges au gouvernement divin exercé par le Christ en gloire, en intercédant pour nous et aidant notre faiblesse par leur sollicitude fraternelle" (SPF 29)."
On parle bien d'âmes là et pas de personnes .Dans l'au-delà il n'y a pas de corps physique car pas de matière , donc ce sont bien des âmes bien dissociées de leur corps physique qui lui pourrit dans la tombe .
Qu'est-ce que l'âme ? Et qu'en dit la Bible ?
Dans les Écritures hébraïques, le mot nèphèsh paraît 754 fois. Dans les Écritures grecques chrétiennes, le terme psukhê paraît seul 102 fois dans le texte des Écritures grecques du Nouveau Testament.
Les termes originaux employés dans les Écritures montrent qu'une "âme" est une personne, un animal, ou la vie dont jouit une personne ou un animal. Ce qui différencie l'âme humaine de l'âme animale est cette possibilité de divinisation qui est la nôtre.
C'est précisément la même expression hébraïque, celle qui a été employée pour l'espèce animale, à savoir nèphèsh hayyah ("âme vivante"), qui est utilisée pour désigner Adam lorsque "l'homme devint une âme vivante" (Gn 2:7). L'homme était différent des animaux, mais cette différence ne tenait pas au fait que l'homme était un nèphèsh (une "âme") et qu'eux ne l'étaient pas. C'était plutôt, comme le montre le récit, parce que l'homme seul avait été créé "à l'image de Dieu" (Gn 1:26, 27). C'est-à-dire que son "nèphèch" était conscience en puissance de connaître Dieu et de voir Dieu.
Tu me cites, chère Calice, le Catéchisme de l'Eglise catholique. Et moi je t' ai cité un peu plus haut la Bible de Jérusalem, et je vais en faire un petit copier/coller :
" Une note lue dans la Bible de Jérusalem nous dit que : "Alors que la philosophie grecque attendait une survie immortelle de l’âme seule, enfin affranchie du corps, le christianisme ne conçoit l’immortalité que dans la restauration intégrale de l’homme, c’est-à-dire dans la résurrection du corps."
Et la preuve est aussi que la Bible n'enseigne ni la dualité corps/âme, ni, conséquence, l'immortalité de l'âme. Jésus est le premier qui parle du Royaume de Dieu auquel nous sommes conviés, et donc de notre résurrection. Il n'est pas question dans l'enseignement de Jésus d'une hypothétique immortalité de l'âme toute seule, séparée du corps.
Et, je vais te dire, chère Calice, cette "mortalité possible de l'âme" avec le corps (pour ceux qui refuseraient l'Amour proposé par Dieu), résoudrait le problème si douloureux de l'existence de l'enfer !!! "
Et j'écrivais aussi un peu plus haut :
" C'est cela la résurrection : notre corps, devenu cadavre, est transformé par l'Amour de Dieu en corps ressucité, en corps spirituel, en corps divin, semblable au corps du Christ ! (et le cadavre n'a plus qu'à pourrir, et retourner au néant.). Mais j'ajoute aussi que cela n'est sans doute pas automatique, et que donc, perso je ne crois pas en une entité appelée "âme" et qui serait immortelle de par sa nature.
Je crois, avec Paul, que nous sommes un corps pychique ( ="nèphèch"), qui sera ressuscité, si Dieu le veut, en un corps divinisé ou "corps spirituel."
Cordialement.