Bonjour frère Anton,
Rien est futile et inconcevable.
Alors comment expliquez-vous que nous ayons dans chaque langue, un mot pour en parler ? Il y a donc des mots qui désignent des choses futiles et sans concept ?
Hors du manifesté, dire Tout ou Rien ,c'est du pareil au même.
J'ai bien peur que cela soit vrai aussi même dans le manifesté. Imaginez quelqu'un qui s'attache à penser TOUT le Verbe. Il va s'efforcer d'employer tous les mots, tous les verbes d'actions, tous les temps, tous les choix possibles à chaque étape de déduction, et multiplier les couleurs. Il va passer de 16 à 256 couleurs, puis 65536, et, un jour, peut-être il atteindra leur fusion, le blanc !
C'est comme un concert de musique belle et harmonique. Au départ, le silence parfait, puis un son, puis un écho, puis la combinaison d'un son et d'un écho, et donc un second son. De là un troisième, puis un quatrième, et ainsi de suite. Et plus, le chef d'orchestre, fier de son art, rajoute des musiciens et des sons, passant d'un seul musicien à un ensemble multiple, richement coloré et vaste, et plus il est éloigné de certains musiciens qui ne le voient plus. Le résultat, bien que sublime, est alors une véritable cacophonie, et la musique belle et harmonique, est alors inaudible. Le son beau et pur, a laissé place au bruit parasite envahissant. Ils ont tout fait pour avoir un bel orchestre, mais le résultat est médiocre. Ainsi, même dans le son manifesté, le son pur, à l'image du silence, a lui aussi disparu.
Je pense qu'il y a de l'orgueil savant dens ton attitude enseignante :
Il existe une fierté, celle de l'apôtre, qui est une réelle bonne fierté. Enseigner quelque chose de millénaire sous la forme d'un schéma très simple qui peut modifier un grand nombre d'interprétations des traditions de notre histoire, et ainsi faciliter la vision de quelque chose qu'on ne peut voir, et l'entendement de quelque chose qu'on ne peut entendre, afin de rendre vraies chaque personne, et la relation qu'on peut avoir avec chaque personne, sera toujours apprécié avec des critères subjectifs. Ainsi, dans un thème qui évoque le dieu du christianisme, on parle souvent d'Ilibade. Ce dernier doit être bien orgueilleux face aux hommes qui ont retranscris les écrits sacrés. Il y a de l'orgueil à lire correctement ces écrits, mais pas à les écrire. Ecrire la Parole, c'est de l'inspiration, et entendre la parole, c'est de l'orgueil.!
autrement, tu ne fais que du blabla, de l'auto-encenssement!!!
Comment pouvez-vous me démontrer que le discours des congrégations dogmatisées n'est pas du blabla et de l'auto-encensement ? Ce thème a pour objectif de démontrer quelque chose que le texte biblique ne rend pas de façon claire à travers sa lecture superficielle et littérale.
La plupart des chrétiens pensent que IHWH est le dieu Père évoqué dans le nouveau testament. Ilibade, par la Bible, et aussi par la logique, démontre le contraire ! Cet apport du Logos ou du "Logos écrit" est en effet la trace que cet Esprit nous livre depuis des millénaires.
Ainsi,
pour en dégager le principe, sur une feuille de papier, blanche et sans rien d'écrit, on est alors confronté au TOUT possible. Une feuille blanche pleine de vide, et sans rien de déjà écrit, cela laisse toute liberté de manifester toute chose et il y a comme un vertige de l'imagination, face à ce blanc.
Mais lorsque on y dessine un cercle avec un crayon, là les choses changent. Car il y a désormais quelque chose de creux qui est au milieu d'un creux plus vaste. Alors, nous avons dès cette étape un certain nombre de remarques qui viennent manifester ce changement :
1- la feuille blanche de départ est ce TOUT possible et ce RIEN manifesté. C'est Elohim dans le chapitre 1 de la Genèse. Que manifeste-t-il ? Rien, mais Tout est manifestable.
2- Après apparition du cercle, qui n'est qu'un trait de circonférence, Le Vide extérieur à ce cercle est ce qu'il reste d'Elohim, et le vide qui se trouve à l'intérieur du cercle est un Elohim intérieur et limité. L'un et l'autre sont du vide, sans crayon, sans manifestation, mais si leur nature est la même (la feuille blanche), ils vont avoir un rôle différent vu de la circonférence.
3- Le trait de la circonférence est ADAM. En effet, ce trait de crayon est la seule chose réellement écrite et manifestée. Car on a dessiné seulement le trait. Mais pour le faire correctement, il a fallu considérer le centre de ce cercle comme point de fondement, une pierre angulaire, qui bien que vide, sert à réellement produire un cercle parfait et régulier. Ce centre vide est IHWH. C'est pourquoi, pour tracer ce cercle, il faut considérer le centre IHWH d'abord. Ainsi, ce qui permet de tracer le cercle, c'est la considération d'IHWH et d'Elohim ensemble et en même temps différenciés par une démarcation, un plafond entre les eaux, qui va séparer l'intérieur et l'extérieur de la manifestation. Cet ADAM est alors l'image que le vide donne de lui-même, car le trait démarque bien le creux limité d'un côté et le creux infini de l'autre. Or par le cercle, le Vide est devenu limité et donc apparent.
4- Cependant, cet IHWH et cet Elohim constitue le même vide, et en même temps, ils sont séparés par la circonférence. La conscience est alors une cir-conférence, c'est-à-dire le point à partir duquel le Logos s'exprime. Tout le vide intérieur est en quelque sorte ignoré lorsqu'on regarde la feuille. Ce qui apparaît d'abord à l'observateur, c'est le cercle lui-même, et sa circonférence, et jamais le point central théorique qui a servi à le construire. Ainsi, Adam se voit d'abord comme une forme extérieure (Isha) et ne peut concevoir encore que cette forme résulte d'un vide central et immatériel, et que Isha n'est seulement qu'un "côté", un versant d'Adam. Ce qui permet de voir et de comprendre ce point immatériel IHWH, c'est seulement la théorie, l'intelligence, et la logique, et cela est l'autre versant, ISH. Par la vision, on ne le voit pas. Par l'amour; on ne le voit pas, par des doctrines de l'extérieur, on ne le voit pas. On ne l'entend que par "Eureka", l'entendement intellectuel !
5- Lorsque Adam sépare Elohim et IHWH, ne voyant qu'Elohim extérieur, à travers tous les autres cercles qui apparaissent dans Elohim, comme autant d'IHWH posés partout dans le Vide de la feuille, Adam ressent son intérieur et prend conscience de son individualité. cependant, il ne le fait qu'en opposition aux autres cercles extérieurs à lui, et donc, il voit cet Elohim et ces êtres comme ennemis de sa propre réalité. Il est le cercle d'IHWH, et il n'y a pas d'autre IHWH que le Sien. Ainsi, IHWH, qui est le point immatériel de tous les êtres se sent incompris et trahi, à la fois intime et sauveur, et adversaire multiple et puissant. Il a beau dire "Je suis le seul Vide ponctuel possible, créateur de tous les cercles, et il n'y en a pas d'autre", le cercle Adam le considère seulement comme le Sien et ne le voit pas chez les autres.
6- Jésus est dans le trait de la circonférence, cette
perfection du trait, qui a fait de lui un cercle bien circulaire et ainsi il est la manifestation de cet IHWH créateur. Et comme cet IHWH est le fils ponctuel et immatériel qui existe en chaque point d'Elohim, il est donc de la nature du Vide, et aussi de la nature du Cercle. C'est pourquoi, la prise de conscience de Jésus, c'est-à-dire de la perfection en chaque cercle, est le chemin vers le centre du cercle, afin d'y révéler le fondement du cercle, son Trône, et par là, comprendre l'ensemble d'Elohim dans sa manifestation d'un Adam à la fois UN et multiple, universel dans une multiplicité de cercles, comme le résultat d'un seul principe abstrait fondateur, le point immatériel. A partir du cercle, et d'un compas, on peut obtenir toutes les autres figures géométriques.
7- Le Christ est alors la généralisation et l'universalité du point en tant que pierre angulaire de tous les cercles et aussi de toutes les autres formes. C'est pourquoi, il est celui qui exprime dans des formes l'ADAM, par la totalité des traits de crayon, mais dans une reconnaissance qu'IHWH n'est que l'instrument d'Elohim, et en même temps, sa manifestation la plus éternelle, par le vide, dont on peut dire qu'il est à la fois infiniment divisible et jamais divisé.
J'aime bien voir ce schéma dans le discours des dogmes. Voilà un catéchisme qu'on peut dessiner ! Evidemment, cette façon de dire va être qualifiée de franc-maçonne, par pur abus de langage, car la maçonnerie a bien d'autres aspects que celui de l'Architecte. Par ailleurs, ce schéma, n'est pas la description de Dieu, mais une façon d'exprimer le principe de la métaphysique.
amour chrétient = agape
L'amour de Dieu est en effet décrit comme Agapé, ce qui représente non pas l'amour au sens humain, mais l'amour intellectuel et concepteur. C'est une bienveillance générale de l'Etre et pour qu'elle existe, il est nécessaire de l'envisager comme une "solidarité", une compassion de principe et qui, intellectuellement est la reconnaissance de notre nature essentielle. C'est pourquoi, présenter en religion Dieu comme une réalité de l'amour sensible est une notion assez fausse, et qu'il convient de la réserver à des sites spécialisés dans la propagande de ce type de dogmes ou dans des thèmes particuliers. Ici, ce thème se veut davantage une explication de la Bible qu'une explication des dogmes historiques ou un exposé de psychologie.
Vide toi un peu la tête

Ma tête est comme un cercle parfait, plein de vide, surtout au centre ! Mais n'allez-pas y voir là autre chose qu'une allégorie.