BoSnA a écrit :Cite des versets en exemple...
Demande compréhensible. Allons-y :
Marie/Myriam, Jésus/Josué : La distinction entre ces prénoms est artificielle, elle permet simplement aux chrétiens de ne pas confondre des homonymes.
- Dans l'Ancien Testament, il y a donc les enfants d'Amrâm :
"Aaron, Moïse et Marie [Myriam]
" (1 Ch V, 29), ainsi que le lieutenant de Moïse,
"Hosée, fils de Noun" à qui
"Moïse donna le nom de Jésus" (Nb XIII, 16)
- Dans le Nouveau Testament, nous avons Marie femme de Joseph et leur fils Jésus,
"rameau sorti de la souche de Jessé" (Is XI, 1)
- Dans le Coran, nous avons
"Marie, la fille de 'Imrân" (Coran LXVI, 12) et la
"Soeur de Haroun" (Coran XIX, 28) et
"Issa, fils de Marie" (Coran XIX, 34). On comprends alors l'exclamation coranique
"Certes, Dieu a élu (...) la famille de `Imrân au-dessus de tout le monde" (Coran III, 33), puisque l'ensemble donne à lire que 'Imrân est le père de Moïse, Aaron et Marie, et le grand-père de Jésus
Moïse/Alexandre : La confusion est plus subtile... L'Ancien Testament raconte comment
"Les fils d'Israël voyaient que la peau du visage de Moïse rayonnait" après ses entretiens avec Dieu (Ex XXXIV, 35). Le mot hébreu traduit ici par la notion de "rayonnement" peut aussi s'entendre comme "cornu", ce qui est d'ailleurs à l'origine des cornes du Moïse de Michel-Ange :

Voici également les monnaies antiques portant l'image de cet autre "cornu" que fut Alexandre le Grand divinisé :

Dans le Coran, nous trouvons deux extraits du "best-seller" syriaque du VIIe siècle, le "Roman d'Alexandre" du pseudo-Callisthène. L'un deux évoque
"Celui aux deux cornes" (Coran XVIII, 83), l'autre, situé dans la même sourate, raconte l'histoire de... Moïse (Coran XVIII, 60)
Pharaon/Xerxès/Nemrod : L'Ancien Testament oppose Moïse et Pharaon, et raconte par ailleurs comment
"le roi Xerxès donna une haute situation à Haman, le fils de Hammedata" (Est III, 1), un homme qui allait par la suite persécuter lui-aussi les hébreux, ordonnant des exécutions telle celle de Mardochée pour laquelle il commanda
"un gibet haut de vingt-cinq mètres" (Est V, 14). Dans le Coran, nous découvrons cette scène :
Et Pharaon dit : "Ô notables, je ne connais pas de divinité pour vous, autre que moi. Haman, allume-moi du feu sur l'argile puis construis-moi une tour peut-être alors monterai-je jusqu'au Dieu de Moïse" (Coran XXVIII, 38). Voici, en une seule scène, Pharaon demandant à Haman-le-constructeur-de-gibet-démesuré de lui bâtir la tour de Babel :
"une tour dont le sommet touche le ciel" (Gn XI, 4), tour que la tradition juive attribue à Nemrod
Saül/Gédéon/Juda Maccabée : J'ai développé ce cas ici :
http://blogren.over-blog.com/article-24025017.html