Préjuger ou "post-juger" sont des termes qui n'existent pas dans la Bible.
C'est une manière de raisonner qui me laisse à chaque fois pantois.
Comme si l'on comprenait vraiment la portée universelle de la Bible.
Comme tout enseignement spirituel, les propos tenus par Jésus, rapportés dans les Evangiles, ne sont accessibles qu'en fonction de notre propre niveau de compréhension. Le sens véritable ne peut pas résider dans une simple compréhension intellectuelle reposant sur l'exégèse, il faut avant tout passer par une expérimentation concrète, vivante.
Or une réelle intégration au niveau de toutes nos fonctions ne peut se faire que très progressivement, au fur et à mesure de la purification de nos coeurs et du dégagement de nos consciences.
Jésus, en tant que maître, enseignait à ses disciples à se comporter en disciples, en de véritables disciples. C'est tout le sens d'un véritable enseignement spirituel, à savoir conduire à la transformation de l'être et non pas de proposer un système particulier de croyances religieuses.
L'oublie de soi, le manque d'observation, le manque de vigilance, les préjugés sont les principaux obstacles à la pratique.
Jésus tout au long des évangiles en parle. Il nous apprend à nous qualifier en tant que disciple, à agir d'une manière ajustée.
Jésus n'a jamais demandé de ne rien dire ou de ne pas s'indigner devant l'injustice, lui qui l'exemple par excellence en a fait plusieurs fois la démonstration !
Oui et il souligne à plusieurs reprises le manque de discernement de ses disciples. Leur immaturité et leur cécité spirituelle.
"Pourquoi ne jugez-vous pas par vous-mêmes de ce qui est juste ?" (Luc 12:57)
La justice n'est pas avant tout une affaire entre les hommes, mais entre l'homme et Dieu. Jésus affirme ceci en Jean 5:30, "Je ne puis rien faire de moi-même. Je juge selon ce que j'entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m'a envoyé". Il nous invite constamment au dépassement de notre petit "moi je", ce n'est qu'avec la réédition de son petit ego et de ses prérogatives individuelles que l'amour pourra être inconditionnel et la compassion illimitée.
Bien à vous,
Ase