Ce que je pense des croyants :
Posté : 23 févr.26, 04:05
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Ce que je pense des croyants :
Quand je dis que les croyants sont illogiques, je ne dis pas qu'ils soient tous incapables de raisonner sur quoi que ce soit. Un croyant peut très bien être un physicien brillant, un mathématicien rigoureux, un philosophe subtil. Ce n'est pas la question.
Ce que je dis, c'est que dès qu'on touche à leurs croyances religieuses ou autres les plus intimes, ils cessent d'appliquer la même exigence de logique que dans le reste de leur vie. Ils produisent des affirmations qui, examinées froidement, sont tout simplement ineptes. Et ce qui est frappant, c'est qu'ils ne semblent pas voir le problème.
Prenez Newton. Génie reconnu en physique. Passe autant de temps à écrire sur la théologie que sur la science, et là, il défend des positions absurdes. Pascal. Mathématicien prodige. Ses Pensées sont pleines de raisonnements qu'aucun esprit logique ne devrait accepter. Lemaître. Prêtre et scientifique. Il invente la théorie du Big Bang, mais croit des choses pour lesquelles il n'a pas plus de preuves que n'importe quel fidèle.
Ce sont des esprits brillants, mais sur ce qui touche à leurs croyances intimes, ils ont un angle mort. Les croyants — quels qu'ils soient et quelles que soient leurs croyances ancrées — ont tous un point aveugle lié à leur incapacité de raisonner logiquement sur leurs croyances. Pire, ils refusent de les aborder sous l'angle de la logique formelle.
Et cet angle mort, c'est précisément ce qui permet leur manque d'humilité intellectuelle : ils ne remettent pas en question ce qu'ils devraient remettre en question, ils ne voient pas l'incohérence là où elle crève les yeux et ils se permettent d'affirmer.
Alors oui, c'est une généralisation. Je dis que tous les croyants sont comme ça. Et je maintiens ce que je dis parce que je n'ai jamais vu un seul contre-exemple. Montrez-moi un croyant dont les affirmations religieuses ou idéologiques résistent à un examen logique rigoureux, et je changerai d'avis. Mais à ce jour, personne ne m'en a présenté.
Je ne dis pas qu'ils soient tous complètement idiots, même si une certaine proportion inquiétante d'entre eux le sont évidemment. Je dis que sur ce qui touche à leurs croyances intimes, qu'elles soient religieuses ou idéologiques, ils ne raisonnent pas logiquement.
Quant à la paresse intellectuelle des croyants, elle consiste en leur refus d'étudier la logique et l'analyse critique, car ils perçoivent bien la menace.
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Sur l'extension aux idéologies :
Quand je parle des croyants, je ne vise pas uniquement les croyants religieux. Toute croyance intime — politique, philosophique, idéologique — produit le même effet. Un militant politique convaincu, un adepte d'une idéologie, fonctionne exactement de la même manière : sur ce qui touche à ses convictions profondes, il suspend son esprit critique. Donc quand je dis "croyants", j'inclus tous ceux qui adhèrent à un système de croyances non démontrées, religieuses ou non.
Sur le lien entre angle mort et prétention :
L'angle mort n'est pas juste une absence de vision. C'est ce qui permet au croyant d'être aussi affirmatif. S'il voyait l'incohérence, il serait obligé de douter, de nuancer, de se taire peut-être. Mais parce qu'il ne la voit pas — ou refuse de la voir — il peut continuer à affirmer avec assurance. C'est en ça que l'angle mort n'est pas une simple lacune : c'est la condition de sa prétention intellectuelle.
Sur la paresse intellectuelle :
Je ne dis pas que les croyants sont paresseux dans tout. Un chercheur croyant peut travailler dix heures par jour dans son laboratoire. La paresse dont je parle est spécifique : c'est le refus délibéré d'aller voir du côté de la logique et de l'analyse critique de ses croyances. Pourquoi ? Parce qu'intuitivement, ils présentent bien que ces outils pourraient démolir ce à quoi ils tiennent. Alors ils préfèrent ne pas les apprendre, ne pas les pratiquer. C'est une paresse stratégique, pas une inertie générale.
Sur la nuance concernant l'intelligence :
Certains croyants sont effectivement stupides sur toute la ligne, ça existe. Mais ce n'est pas mon propos principal. Ce que je trouve frappant, c'est que même les plus brillants d'entre eux — les Newton, les Pascal — deviennent comme aveugles dès qu'il s'agit de leurs croyances. C'est ça le vrai phénomène : l'intelligence générale ne protège pas de ce trou noir. On peut être un génie en physique et un enfant crédule sur des questions téologiques. C'est précisément ce paradoxe qui rend le phénomène intéressant à analyser.
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Les croyants - quels qu'ils soient et quelles que soient leurs croyances ancrées - ont tous un point aveugle liés à leur Incapacité de raisonner logiquement sur leurs croyances. Pire, ils refusent de les aborder sous l'angle de la logique formelle.
Développement sur le point aveugle et le refus de la logique formelle :
Ce point aveugle n'est pas anodin. Ce n'est pas simplement une lacune parmi d'autres dans leur connaissance du monde. C'est un angle mort structurel, systématique, qui concerne précisément le cœur de ce qu'ils tiennent pour le plus vrai.
Sur l'incapacité à raisonner logiquement :
Quand je parle d'incapacité à raisonner logiquement sur leurs croyances, je ne dis pas qu'ils échouent juste un peu, ou qu'ils se trompent occasionnellement. Je dis que sur ce sujet, leur mode de pensée n'est tout simplement pas celui de la logique. Leurs raisonnements ne respectent pas les règles élémentaires d'un discours argumenté, de la logique ou de la pensée critique :
Ils utilisent des arguments circulaires (la Bible est vraie parce qu'elle est la parole de Dieu, et on sait que c'est la parole de Dieu parce que la Bible le dit).
- Ils commettent des faux dilemmes (si vous ne croyez pas, vous êtes forcément nihiliste).
- Ils confondent corrélation et causalité (j'ai prié, je suis guéri, donc Dieu existe).
- Ils ont recours à des causes imaginaires plutôt que d'examiner les explications naturelles.
- Ils invoquent le mystère comme explication, ce qui est une manière élégante de dire qu'ils renoncent à comprendre.
- Ils utilisent volontiers homme de paille, moquerie, etc.. Ils ne sont pas à un sophisme près..
Ce ne sont pas des erreurs sophistiquées. C'est du bricolage intellectuel qu'ils n'accepteraient jamais dans leur domaine professionnel. Un chercheur qui raisonnerait ainsi dans son laboratoire serait immédiatement renvoyé.
Sur le refus d'aborder leurs croyances sous l'angle de la logique formelle :
Mais il y a plus grave que l'incapacité : il y a le refus. Ce n'est pas qu'ils essaient et échouent. C'est qu'ils ne veulent même pas essayer.
Ce refus prend plusieurs formes :
1. La fuite en avant : "La foi dépasse la raison", "Ce sont des mystères impénétrables", "Dieu n'est pas soumis à votre logique humaine", "Vous ne pouvez pas comprendre", "Il faut avoir la foi pour voir", etc.. Autant de formules qui signifient en réalité : "Je ne vais pas appliquer ici les règles que j'applique ailleurs."
2. La transformation du sujet : Quand on les pousse dans leurs retranchements, ils changent de terrain. Ils parlent d'expérience personnelle, de ressenti, de tradition, de communauté. Tout sauf la question de la vérité des affirmations qu'ils professent.
3. L'inversion de la charge de la preuve : "Prouvez-moi que Dieu n'existe pas." Comme si c'était à la réalité de se justifier de ne pas correspondre à leurs croyances.
4. La victimisation : "Vous êtes dans la manipulation", "vous cherchez à imposez vos croyances", "Vous heurtez ma sensibilité", etc.. Autant de manières d'esquiver l'examen en disqualifiant l'examinateur.
Pourquoi ce refus ? :
La raison est simple, presque triviale : ils savent, au fond d'eux-mêmes, que leurs croyances ne résisteraient pas à un examen logique sérieux. Ce n'est parce qu'ils sont stupides — encore une fois, certains sont très intelligents — mais parce que ces croyances sont structurellement indéfendables sur le terrain de la logique.
Alors ils font un choix. Ils maintiennent leurs croyances et renoncent à la logique sur ce point. C'est un marché de dupes qu'ils passent avec eux-mêmes : je garde mes certitudes, et en échange, je ferme les yeux sur la manière dont je les justifie.
La différence avec d'autres domaines :
Imaginez un physicien qui dirait : "Je sais que les équations ne marchent pas, mais je continue à y croire parce que ça me rassure." Il serait ridicule. Personne n'accepterait ça en science. Mais en matière de croyances intimes, c'est exactement ce qui se passe, et c'est accepté, voire valorisé.
C'est en cela que le point aveugle est révélateur : il montre que les croyances ne sont pas tenues pour vraies au sens où on tient pour vraie une proposition vérifiée. Elles sont tenues pour vraies au sens où on tient à elles. Et quand on tient à quelque chose, on trouve toujours des raisons de ne pas l'examiner de trop près.
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Ce que je pense des croyants :
Quand je dis que les croyants sont illogiques, je ne dis pas qu'ils soient tous incapables de raisonner sur quoi que ce soit. Un croyant peut très bien être un physicien brillant, un mathématicien rigoureux, un philosophe subtil. Ce n'est pas la question.
Ce que je dis, c'est que dès qu'on touche à leurs croyances religieuses ou autres les plus intimes, ils cessent d'appliquer la même exigence de logique que dans le reste de leur vie. Ils produisent des affirmations qui, examinées froidement, sont tout simplement ineptes. Et ce qui est frappant, c'est qu'ils ne semblent pas voir le problème.
Prenez Newton. Génie reconnu en physique. Passe autant de temps à écrire sur la théologie que sur la science, et là, il défend des positions absurdes. Pascal. Mathématicien prodige. Ses Pensées sont pleines de raisonnements qu'aucun esprit logique ne devrait accepter. Lemaître. Prêtre et scientifique. Il invente la théorie du Big Bang, mais croit des choses pour lesquelles il n'a pas plus de preuves que n'importe quel fidèle.
Ce sont des esprits brillants, mais sur ce qui touche à leurs croyances intimes, ils ont un angle mort. Les croyants — quels qu'ils soient et quelles que soient leurs croyances ancrées — ont tous un point aveugle lié à leur incapacité de raisonner logiquement sur leurs croyances. Pire, ils refusent de les aborder sous l'angle de la logique formelle.
Et cet angle mort, c'est précisément ce qui permet leur manque d'humilité intellectuelle : ils ne remettent pas en question ce qu'ils devraient remettre en question, ils ne voient pas l'incohérence là où elle crève les yeux et ils se permettent d'affirmer.
Alors oui, c'est une généralisation. Je dis que tous les croyants sont comme ça. Et je maintiens ce que je dis parce que je n'ai jamais vu un seul contre-exemple. Montrez-moi un croyant dont les affirmations religieuses ou idéologiques résistent à un examen logique rigoureux, et je changerai d'avis. Mais à ce jour, personne ne m'en a présenté.
Je ne dis pas qu'ils soient tous complètement idiots, même si une certaine proportion inquiétante d'entre eux le sont évidemment. Je dis que sur ce qui touche à leurs croyances intimes, qu'elles soient religieuses ou idéologiques, ils ne raisonnent pas logiquement.
Quant à la paresse intellectuelle des croyants, elle consiste en leur refus d'étudier la logique et l'analyse critique, car ils perçoivent bien la menace.
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Sur l'extension aux idéologies :
Quand je parle des croyants, je ne vise pas uniquement les croyants religieux. Toute croyance intime — politique, philosophique, idéologique — produit le même effet. Un militant politique convaincu, un adepte d'une idéologie, fonctionne exactement de la même manière : sur ce qui touche à ses convictions profondes, il suspend son esprit critique. Donc quand je dis "croyants", j'inclus tous ceux qui adhèrent à un système de croyances non démontrées, religieuses ou non.
Sur le lien entre angle mort et prétention :
L'angle mort n'est pas juste une absence de vision. C'est ce qui permet au croyant d'être aussi affirmatif. S'il voyait l'incohérence, il serait obligé de douter, de nuancer, de se taire peut-être. Mais parce qu'il ne la voit pas — ou refuse de la voir — il peut continuer à affirmer avec assurance. C'est en ça que l'angle mort n'est pas une simple lacune : c'est la condition de sa prétention intellectuelle.
Sur la paresse intellectuelle :
Je ne dis pas que les croyants sont paresseux dans tout. Un chercheur croyant peut travailler dix heures par jour dans son laboratoire. La paresse dont je parle est spécifique : c'est le refus délibéré d'aller voir du côté de la logique et de l'analyse critique de ses croyances. Pourquoi ? Parce qu'intuitivement, ils présentent bien que ces outils pourraient démolir ce à quoi ils tiennent. Alors ils préfèrent ne pas les apprendre, ne pas les pratiquer. C'est une paresse stratégique, pas une inertie générale.
Sur la nuance concernant l'intelligence :
Certains croyants sont effectivement stupides sur toute la ligne, ça existe. Mais ce n'est pas mon propos principal. Ce que je trouve frappant, c'est que même les plus brillants d'entre eux — les Newton, les Pascal — deviennent comme aveugles dès qu'il s'agit de leurs croyances. C'est ça le vrai phénomène : l'intelligence générale ne protège pas de ce trou noir. On peut être un génie en physique et un enfant crédule sur des questions téologiques. C'est précisément ce paradoxe qui rend le phénomène intéressant à analyser.
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Les croyants - quels qu'ils soient et quelles que soient leurs croyances ancrées - ont tous un point aveugle liés à leur Incapacité de raisonner logiquement sur leurs croyances. Pire, ils refusent de les aborder sous l'angle de la logique formelle.
Développement sur le point aveugle et le refus de la logique formelle :
Ce point aveugle n'est pas anodin. Ce n'est pas simplement une lacune parmi d'autres dans leur connaissance du monde. C'est un angle mort structurel, systématique, qui concerne précisément le cœur de ce qu'ils tiennent pour le plus vrai.
Sur l'incapacité à raisonner logiquement :
Quand je parle d'incapacité à raisonner logiquement sur leurs croyances, je ne dis pas qu'ils échouent juste un peu, ou qu'ils se trompent occasionnellement. Je dis que sur ce sujet, leur mode de pensée n'est tout simplement pas celui de la logique. Leurs raisonnements ne respectent pas les règles élémentaires d'un discours argumenté, de la logique ou de la pensée critique :
Ils utilisent des arguments circulaires (la Bible est vraie parce qu'elle est la parole de Dieu, et on sait que c'est la parole de Dieu parce que la Bible le dit).
- Ils commettent des faux dilemmes (si vous ne croyez pas, vous êtes forcément nihiliste).
- Ils confondent corrélation et causalité (j'ai prié, je suis guéri, donc Dieu existe).
- Ils ont recours à des causes imaginaires plutôt que d'examiner les explications naturelles.
- Ils invoquent le mystère comme explication, ce qui est une manière élégante de dire qu'ils renoncent à comprendre.
- Ils utilisent volontiers homme de paille, moquerie, etc.. Ils ne sont pas à un sophisme près..
Ce ne sont pas des erreurs sophistiquées. C'est du bricolage intellectuel qu'ils n'accepteraient jamais dans leur domaine professionnel. Un chercheur qui raisonnerait ainsi dans son laboratoire serait immédiatement renvoyé.
Sur le refus d'aborder leurs croyances sous l'angle de la logique formelle :
Mais il y a plus grave que l'incapacité : il y a le refus. Ce n'est pas qu'ils essaient et échouent. C'est qu'ils ne veulent même pas essayer.
Ce refus prend plusieurs formes :
1. La fuite en avant : "La foi dépasse la raison", "Ce sont des mystères impénétrables", "Dieu n'est pas soumis à votre logique humaine", "Vous ne pouvez pas comprendre", "Il faut avoir la foi pour voir", etc.. Autant de formules qui signifient en réalité : "Je ne vais pas appliquer ici les règles que j'applique ailleurs."
2. La transformation du sujet : Quand on les pousse dans leurs retranchements, ils changent de terrain. Ils parlent d'expérience personnelle, de ressenti, de tradition, de communauté. Tout sauf la question de la vérité des affirmations qu'ils professent.
3. L'inversion de la charge de la preuve : "Prouvez-moi que Dieu n'existe pas." Comme si c'était à la réalité de se justifier de ne pas correspondre à leurs croyances.
4. La victimisation : "Vous êtes dans la manipulation", "vous cherchez à imposez vos croyances", "Vous heurtez ma sensibilité", etc.. Autant de manières d'esquiver l'examen en disqualifiant l'examinateur.
Pourquoi ce refus ? :
La raison est simple, presque triviale : ils savent, au fond d'eux-mêmes, que leurs croyances ne résisteraient pas à un examen logique sérieux. Ce n'est parce qu'ils sont stupides — encore une fois, certains sont très intelligents — mais parce que ces croyances sont structurellement indéfendables sur le terrain de la logique.
Alors ils font un choix. Ils maintiennent leurs croyances et renoncent à la logique sur ce point. C'est un marché de dupes qu'ils passent avec eux-mêmes : je garde mes certitudes, et en échange, je ferme les yeux sur la manière dont je les justifie.
La différence avec d'autres domaines :
Imaginez un physicien qui dirait : "Je sais que les équations ne marchent pas, mais je continue à y croire parce que ça me rassure." Il serait ridicule. Personne n'accepterait ça en science. Mais en matière de croyances intimes, c'est exactement ce qui se passe, et c'est accepté, voire valorisé.
C'est en cela que le point aveugle est révélateur : il montre que les croyances ne sont pas tenues pour vraies au sens où on tient pour vraie une proposition vérifiée. Elles sont tenues pour vraies au sens où on tient à elles. Et quand on tient à quelque chose, on trouve toujours des raisons de ne pas l'examiner de trop près.
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