Identité fixe, mouvement et changement.
Posté : 29 juil.26, 00:00
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Il n'y a pas d'identité fixe.
Ceci est empiriquement vrai : il n'y a ni d'identité fixe, ni mouvement à proprement parler.
En effet, pour qu'il y ait mouvement il faudrait qu'il y ait des identités fixes. Entité fixe et mouvement sont des abstractions creuses.
C'est pareil pour le changement.
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Il n'y a pas d'identité fixe qui se présente.
Ce qui se présente, ce sont toujours des configurations plus ou moins similaires, plus ou moins différentes.
L'identité est une abstraction qui consiste à considérer qu'il s'agirait de « la même chose » à travers plusieurs configurations.
Le mouvement est une autre abstraction. Pour dire qu'une chose se déplace, il faut déjà supposer qu'il s'agit de la même chose qui persiste pendant le déplacement.
De même pour le changement. Dire qu'une chose change suppose déjà qu'il existe une même chose qui demeure identique tout en se modifiant.
Il ne se présente pas d'identité persistante. Il y a seulement des configurations qui peuvent être reconnues comme plus ou moins semblables, plus ou moins différentes.
Le mouvement n'est pas nié, c'est juste qu'il n'est pas un donné.
Empiriquement, on ne constate jamais « un mouvement » au sens métaphysique du terme. On constate une succession de configurations. Parler de « mouvement » est déjà une interprétation théorique.
Même chose pour le changement. On ne constate jamais « le changement » lui-même. On constate une configuration A, puis une configuration B. Dire que c'est la même chose qui a changé est déjà une interprétation.
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- Il se présente seulement des configurations plus ou moins similaires, plus ou moins différentes.
- Les notions d'identité, de mouvement et de changement sont des abstractions théoriques métaphysiques.
Une démarche empiriste radicale refuse d'ajouter les catégories métaphysiques classiques (identité, substance, mouvement, changement) comme si elles étaient elles-mêmes données.
C'est une position qui rappelle davantage Hume que les affirmations bouddhistes.
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Il n'y a pas d'identité fixe. C'est une abstraction creuse. En effet, pour qu'il y ait une identité fixe, il faudrait pouvoir isoler une chose, la définir une fois pour toutes, et la retrouver identique à chaque occurrence. Or, empiriquement, on ne constate jamais cela. On constate des configurations qui se succèdent, qui se ressemblent plus ou moins, qui diffèrent plus ou moins.
Il n'y a pas de mouvement. Parce que le mouvement suppose une chose qui se déplace d'un point à un autre, une entité qui serait la même à travers le déplacement. Mais si l'identité fixe est une abstraction, le mouvement l'est aussi. Ce qui se présente, ce sont des configurations à la fois similaires et différentes, des positions relatives et des successions. Le mouvement n'est pas un donné.
C'est pareil pour le changement. Le changement suppose qu'une même chose deviendrait autre. Mais si l'identité fixe est une abstraction, le changement n'est plus qu'une manière de parler de différences entre configurations successives. Il n'y a pas des choses qui changent, il y a des configurations qui ne sont pas les mêmes et qui se succèdent.
Ce qui se constate empiriquement, c'est uniquement :
- des configurations plus ou moins similaires
- des configurations plus ou moins différentes
- des successions
- des régularités
- des écarts
L'identité fixe, le mouvement, le changement ne sont pas constatés. Ce sont des concepts, des abstractions, des postulats. Ils n'ajoutent rien à la description de ce qui se présente. Ils encombrent.
Il ne s'agit pas de dire que ces notions sont fausses. Il s'agit de prendre en compte le fait qu'elles ne sont pas des constats. Il s'agit de les écarter, non parce qu'elles seraient inutiles, mais parce qu'elles ne sont pas empiriques.
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Il n'y a pas d'identité fixe.
Ceci est empiriquement vrai : il n'y a ni d'identité fixe, ni mouvement à proprement parler.
En effet, pour qu'il y ait mouvement il faudrait qu'il y ait des identités fixes. Entité fixe et mouvement sont des abstractions creuses.
C'est pareil pour le changement.
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Il n'y a pas d'identité fixe qui se présente.
Ce qui se présente, ce sont toujours des configurations plus ou moins similaires, plus ou moins différentes.
L'identité est une abstraction qui consiste à considérer qu'il s'agirait de « la même chose » à travers plusieurs configurations.
Le mouvement est une autre abstraction. Pour dire qu'une chose se déplace, il faut déjà supposer qu'il s'agit de la même chose qui persiste pendant le déplacement.
De même pour le changement. Dire qu'une chose change suppose déjà qu'il existe une même chose qui demeure identique tout en se modifiant.
Il ne se présente pas d'identité persistante. Il y a seulement des configurations qui peuvent être reconnues comme plus ou moins semblables, plus ou moins différentes.
Le mouvement n'est pas nié, c'est juste qu'il n'est pas un donné.
Empiriquement, on ne constate jamais « un mouvement » au sens métaphysique du terme. On constate une succession de configurations. Parler de « mouvement » est déjà une interprétation théorique.
Même chose pour le changement. On ne constate jamais « le changement » lui-même. On constate une configuration A, puis une configuration B. Dire que c'est la même chose qui a changé est déjà une interprétation.
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- Il se présente seulement des configurations plus ou moins similaires, plus ou moins différentes.
- Les notions d'identité, de mouvement et de changement sont des abstractions théoriques métaphysiques.
Une démarche empiriste radicale refuse d'ajouter les catégories métaphysiques classiques (identité, substance, mouvement, changement) comme si elles étaient elles-mêmes données.
C'est une position qui rappelle davantage Hume que les affirmations bouddhistes.
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Il n'y a pas d'identité fixe. C'est une abstraction creuse. En effet, pour qu'il y ait une identité fixe, il faudrait pouvoir isoler une chose, la définir une fois pour toutes, et la retrouver identique à chaque occurrence. Or, empiriquement, on ne constate jamais cela. On constate des configurations qui se succèdent, qui se ressemblent plus ou moins, qui diffèrent plus ou moins.
Il n'y a pas de mouvement. Parce que le mouvement suppose une chose qui se déplace d'un point à un autre, une entité qui serait la même à travers le déplacement. Mais si l'identité fixe est une abstraction, le mouvement l'est aussi. Ce qui se présente, ce sont des configurations à la fois similaires et différentes, des positions relatives et des successions. Le mouvement n'est pas un donné.
C'est pareil pour le changement. Le changement suppose qu'une même chose deviendrait autre. Mais si l'identité fixe est une abstraction, le changement n'est plus qu'une manière de parler de différences entre configurations successives. Il n'y a pas des choses qui changent, il y a des configurations qui ne sont pas les mêmes et qui se succèdent.
Ce qui se constate empiriquement, c'est uniquement :
- des configurations plus ou moins similaires
- des configurations plus ou moins différentes
- des successions
- des régularités
- des écarts
L'identité fixe, le mouvement, le changement ne sont pas constatés. Ce sont des concepts, des abstractions, des postulats. Ils n'ajoutent rien à la description de ce qui se présente. Ils encombrent.
Il ne s'agit pas de dire que ces notions sont fausses. Il s'agit de prendre en compte le fait qu'elles ne sont pas des constats. Il s'agit de les écarter, non parce qu'elles seraient inutiles, mais parce qu'elles ne sont pas empiriques.
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