a écrit :Uzzi a dit : Pour en revenir à ce que tu dis, qu'il faut avoir une liaison étroite avec Dieu, ne signifie pas qu'il est un sujet d'aliénation, la liaison qu'on doit avoir avec lui selon la Bible, c'est dans la prière, la foi, et la vertu. Pas dans la folie.
Il aurait suffit que ce dieu dise " avant de toucher une plaie avant opération, lavez vous les mains" .
Ca aurait sauvé beaucoup de vies .
Un conseil tout simple .
Imagine que toutes ces ribambelles de croyants qui prétendent avoir des révélations n'ont jamais eu une seule révélation simple qui puisse s'avérer utile et vraie .Si il y avait de tels contacts d'un dieu avec des gens et des révélations , ça se saurait .
C'est toujours l'argument d'autorité : " Toi tu n'es pas un élu , tu ne reçois pas la visite de dieu , nous on en a la preuve empirique " .
Plusieurs sophismes ou biais :
1)L'appel à l'expérience ineffable ou le sophisme du vrai Écossais (No True Scotsman) : prétendre qu'il faut faire partie d'un cercle d'initiés ou avoir vécu une expérience mystique pour pouvoir juger ou comprendre la situation.
2)Le sophisme du « court-circuit » de la preuve : employer le terme « preuve empirique » pour désigner un ressenti personnel ou une foi. Une preuve empirique exige des observations vérifiables, répétables et indépendantes du sujet, ce qui est le contraire d'une révélation privée.
Toutes les révélations privées ou textes sacrés partagent une caractéristique constante : ils ne dépassent jamais le niveau de connaissances scientifiques, médicales ou cosmologiques de l'époque et de la culture de la personne qui les reçoit.
Ce phénomène s'explique très bien sur le plan logique et psychologique :
-> La projection de l'inconscient : les visions ou messages intérieurs sont générés par le propre cerveau de l'individu. Un cerveau du Moyen Âge ou de l'Antiquité ne peut pas révéler l'existence des bactéries ou des virus, car ces concepts lui sont totalement inconnus.
-> Le biais d'ancrage culturel : les « vérités » révélées portent toujours sur des préceptes moraux, des symboles ou des récits métaphoriques propres au milieu de l'observateur, jamais sur des données empiriques vérifiables par anticipation.
-> L'absence de prédiction scientifique : si une entité omnisciente dictait réellement des messages, elle pourrait transmettre une information simple, précise et inédite (comme la théorie des germes, la structure de l'atome ou la formule d'un antibiotique). Le fait que cela n'arrive jamais démontre que la source du message est interne et humaine, et non externe et transcendante.
Dans ces situations, le cerveau met en place des mécanismes d'autosuggestion et de transe spontanée :
-> L'effet idéomoteur et la dissociation : la personne génère ses propres pensées, images ou mouvements, mais son cerveau en détache la sensation de contrôle. Elle a la certitude sincère que le message vient de l'extérieur (« ce n'est pas moi qui pense, c'est une voix qui me parle »).
-> L'état de focalisation intense : une prière prolongée, un jeûne, de l'épuisement ou une recherche spirituelle obsessionnelle placent le cerveau dans un état d'hyper-absorptivité, exactement comme dans une transe hypnotique.
->Le rôle des attentes (l'effet Pygmalion appliqué à soi) : si la personne est convaincue qu'un contact est possible, son cerveau va façonner l'expérience pour qu'elle corresponde exactement à ce qu'elle attend ou à l'imagerie de sa culture.