Bonjour Pion,
Pion a écrit :
Même le concept du rien est difficile a concevoir. En ce qui me concerne il est tout aussi difficile de concevoir qu'il n'y est rien que d'expliquer l'inverse, mais comme il existe quelque chose expliquer le rien serait une fort probable perte de temps.
Il me semble que dire que
rien n'existe ne signifie pas que le "rien" existe. Nous ne sommes pas ici en présence de l'ensemble vide.
Dès lors le "rien" n'est pas véritablement un concept au contraire du Néant qui paraît gros de toutes les potentialités.
Personne ne dira spontanément "
Comment se fait-il qu'il n'y ait pas de porte-avion dans mon jardin ?". Je ne crois pas tellement à la pertinence du concept du "pas de porte-avion dans mon jardin" surtout comme sujet du verbe exister.
Par conséquent je crains que dans la phrase "rien n'existe" il n'y ait pas de concept associé au sujet du verbe "exister".
L'absence ne se révèle que si on attend quelque chose, elle a besoin d'un observateur, ce qui n'est pas nécessairement le cas de l'existence.
De sorte que je peine à voir une symétrie entre le "quelque chose"
et le "rien", l'un est sujet du verbe "exister", c'est virtuellement un objet de connaissance, l'autre rend inconsistant le verbe exister
et ne correspond à aucun objet de connaissance.
Et si rien n'existe alors on peut dire "rien ne mange", "rien ne dure", "rien ne xxxxxx" avec n'importe quel verbe xxxxxx.
À mes yeux, l'absence totale du moindre existant, du moindre espace, du moindre temps, du moindre élément d'information peut être éventuellement comparée l'existence du tohu-bohu, à l'existence du quelque chose chaotique
et sans aucune structure.
La curiosité est que l'existence que nous "connaissons" est, du moins en apparence, structurée.
Alors, certes la question « Pourquoi quelque chose plutôt que rien » est un peu trop simplifiée
et peut-être faudrait-il seulement s'interroger sur
"
Pourquoi une structure, une organisation ou une mathématique, ou etc... s'incarne-t-elle au lieu de rester virtuelle ?"
très cordialement
votre sœur
pauline