Démonstration de l'impossibilité d'une omniscience.
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Re: Démonstration de l'impossibilité d'une omniscience.
Ecrit le 24 déc.25, 10:44.
@ ronronladouceur,
Tu viens exactement de confirmer le problème.
Dire que « la cohérence tient à la définition » revient à admettre explicitement que ton argument est auto-fondé : tu poses une définition qui contient déjà ce que tu veux conclure, puis tu déclares la conclusion cohérente parce que la définition l’énonce. C’est, par définition, une pétition de principe.
Invoquer ensuite les « limites de la logique formelle » ne sauve rien : Gödel montre des limites à l’intérieur de systèmes bien définis, pas qu’on peut se dispenser de cohérence, de distinction des niveaux ou de justification des inférences.
Ce n’est donc pas la logique qui a montré ses limites ici, mais l’usage que tu en fais : quand un raisonnement ne tient que parce qu’on redéfinit les mots pour le rendre irréfutable, on ne dépasse pas le cadre — on abandonne simplement toute exigence argumentative.
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@ ronronladouceur,
Tu viens exactement de confirmer le problème.
Dire que « la cohérence tient à la définition » revient à admettre explicitement que ton argument est auto-fondé : tu poses une définition qui contient déjà ce que tu veux conclure, puis tu déclares la conclusion cohérente parce que la définition l’énonce. C’est, par définition, une pétition de principe.
Invoquer ensuite les « limites de la logique formelle » ne sauve rien : Gödel montre des limites à l’intérieur de systèmes bien définis, pas qu’on peut se dispenser de cohérence, de distinction des niveaux ou de justification des inférences.
Ce n’est donc pas la logique qui a montré ses limites ici, mais l’usage que tu en fais : quand un raisonnement ne tient que parce qu’on redéfinit les mots pour le rendre irréfutable, on ne dépasse pas le cadre — on abandonne simplement toute exigence argumentative.
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- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
- Nous ne savons pas ce que nous ne savons pas.
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- Toute expérience vécue résulte de choix. Et tout choix produit son lot d'expériences vécues.
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Re: Démonstration de l'impossibilité d'une omniscience.
Ecrit le 24 déc.25, 10:54C'est plutôt la solution...
Cherchez la définition des mots 'tout' et omniscience'', et vous y êtes...
À moins que vous ne préfériez continuer de tourner en rond...
Merci encore...
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Re: Démonstration de l'impossibilité d'une omniscience.
Ecrit le 24 déc.25, 15:47Il existe une multitude de mots creux et de définitions contradictoires. Le mot "omniscience" en est un.ronronladouceur a écrit : 24 déc.25, 10:54 C'est plutôt la solution...
Cherchez la définition des mots 'tout' et omniscience'', et vous y êtes...
Un concept n’est pas valide parce qu’un dictionnaire l’énonce, mais parce qu’il est cohérent, non circulaire et opérant.
Quand le mot "omniscience" est défini de telle sorte qu’elle ne peut ni être discutée ni mise à l’épreuve, ce n’est pas une solution : c’est précisément ce qui fait d’elle un mot creux.
Comme ton pseudo semble l'indiquer : c'est plutôt toi qui aimes tourner en rond.ronronladouceur a écrit : 24 déc.25, 10:54 À moins que vous ne préfériez continuer de tourner en rond...
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Re: Démonstration de l'impossibilité d'une omniscience.
Ecrit le 24 déc.25, 17:41Vu le même discours qui peut être appliqué à 'Toute intelligence'', il ne peut être considéré comme cohérent... Et pas plus opérant vu qu'en plus la ''Source dont il est question est hypothétique'' (ça devient surréaliste)...J'm'interroge a écrit : 24 déc.25, 15:47 Il existe une multitude de mots creux et de définitions contradictoires. Le mot "omniscience" en est un.
Un concept n’est pas valide parce qu’un dictionnaire l’énonce, mais parce qu’il est cohérent, non circulaire et opérant.
Quand le mot "omniscience" est défini de telle sorte qu’elle ne peut ni être discutée ni mise à l’épreuve, ce n’est pas une solution : c’est précisément ce qui fait d’elle un mot creux.
Ad hominem... Et en miroir : continuez de vous interroger...Comme ton pseudo semble l'indiquer : c'est plutôt toi qui aimes tourner en rond.
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Re: Démonstration de l'impossibilité d'une omniscience.
Ecrit le 25 déc.25, 01:12J'm'interroge a écrit : 24 déc.25, 15:47 Il existe une multitude de mots creux et de définitions contradictoires. Le mot "omniscience" en est un.
Un concept n’est pas valide parce qu’un dictionnaire l’énonce, mais parce qu’il est cohérent, non circulaire et opérant.
Quand le mot "omniscience" est défini de telle sorte qu’elle ne peut ni être discutée ni mise à l’épreuve, ce n’est pas une solution : c’est précisément ce qui fait d’elle un mot creux.
Non. L’argument ne se retourne pas symétriquement, et c’est précisément là que tu te trompes.ronronladouceur a écrit : 24 déc.25, 17:41
Vu le même discours qui peut être appliqué à 'Toute intelligence'', il ne peut être considéré comme cohérent... Et pas plus opérant vu qu'en plus la ''Source dont il est question est hypothétique'' (ça devient surréaliste)...
« Toute intelligence » est un quantificateur appliqué à un concept défini : il porte sur l’ensemble des instances satisfaisant une définition explicite et opératoire. Il est donc testable, critiquable, réfutable.
« Omniscience », telle que tu l’emploies, est au contraire auto-définie par sa propre réalisation (« connaissance totale par identité »). Elle ne décrit aucune propriété analysable, ne fixe aucun critère distinctif et se soustrait par construction à toute évaluation logique.
Quant au caractère hypothétique de la Source, il est hors sujet : une démonstration logique établit une impossibilité conditionnelle, indépendamment de l’existence factuelle de l’objet visé.
Ce qui devient surréaliste, ce n’est pas le cadre ; c’est d’exiger une rigueur logique tout en revendiquant le droit de s’en affranchir dès qu’elle contraint le propos.
Comme ton pseudo semble l'indiquer : c'est plutôt toi qui aimes tourner en rond.
Non, puisque tu tournes vraiment en rond, ronron.ronronladouceur a écrit : 24 déc.25, 17:41 Ad hominem... Et en miroir : continuez de vous interroger...
Ce n’est pas un ad hominem, c’est une description structurelle de ton raisonnement.
Un ad hominem attaque la personne ; ici, je pointe une circularité argumentative objectivable : tu conclus ce que tu poses déjà dans tes définitions.
Qualifier cette circularité n’est pas une attaque personnelle, c’est une critique logique.
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Re: Démonstration de l'impossibilité d'une omniscience.
Ecrit le 25 déc.25, 05:47Le jeu sur mon pseudo et l’accusation de « tourner en rond » est bien un ad hominem, même redéfini...J'm'interroge a écrit : 25 déc.25, 01:12 Ce n’est pas un ad hominem, c’est une description structurelle de ton raisonnement.
Un ad hominem attaque la personne ; ici, je pointe une circularité argumentative objectivable : tu conclus ce que tu poses déjà dans tes définitions.
Qualifier cette circularité n’est pas une attaque personnelle, c’est une critique logique.
Votre cadre reste cohérent dans ses limites, mais il ne répond pas à la tension de votre phrase initiale (« toute intelligence » comme totalité absolue), sinon il s'agit d'un concept creux...
Merci pour l’échange tout de même stimulant...
Bonne continuation, et continuez de vous interroger...
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Re: Démonstration de l'impossibilité d'une omniscience.
Ecrit le 25 déc.25, 06:58.
@ ronronladouceur,
Il n’y a pas d’ad hominem ici, et la discussion dérive précisément parce que tu persistes à déplacer le problème.
1.
La critique ne porte pas sur ta personne, mais sur une structure argumentative : la circularité. La qualifier n’est ni une attaque ni un jeu rhétorique, c’est un constat logique.
2.
« Toute intelligence » n’est pas une totalité absolue indéfinie, mais une totalité quantifiée relativement à une définition. C’est ainsi que fonctionnent tous les concepts opérants : ils ont une extension déterminée par des critères explicites. Il n’y a là aucune tension, sauf si l’on décide d’imposer arbitrairement à « toute » un sens métaphysique indifférencié et creux.
3.
Un concept n’est pas creux parce qu’il est cadré, il l’est quand il n’a plus de conditions d’application. C’est précisément ce qui arrive à ton concept d'« omniscience par identité » : elle devient irréfutable autant que vide de tout compte tenu, parce qu’indéterminée.
Nous ne sommes donc pas face à deux cadres équivalents, mais à une alternative claire :
soit on accepte des concepts discutables parce que contraints dans un cadre logique déterminé, soit on les rend invulnérables en les vidant de tout contenu, ce qui n’est pas dépasser le cadre, mais renoncer à l’argumentation.
...........
Soit l'on fait comme moi, l'on accepte de jouer le jeu de la cohérence logique, quitte à renoncer à certaines intuitions séduisantes et l'on continue de s'interroger, soit l'on fait comme toi, on les préserve en les plaçant hors d’atteinte — et alors l'on cesse d’argumenter et l'on reste sur sa croyance, même si elle est creuse.
.
@ ronronladouceur,
Il n’y a pas d’ad hominem ici, et la discussion dérive précisément parce que tu persistes à déplacer le problème.
1.
La critique ne porte pas sur ta personne, mais sur une structure argumentative : la circularité. La qualifier n’est ni une attaque ni un jeu rhétorique, c’est un constat logique.
2.
« Toute intelligence » n’est pas une totalité absolue indéfinie, mais une totalité quantifiée relativement à une définition. C’est ainsi que fonctionnent tous les concepts opérants : ils ont une extension déterminée par des critères explicites. Il n’y a là aucune tension, sauf si l’on décide d’imposer arbitrairement à « toute » un sens métaphysique indifférencié et creux.
3.
Un concept n’est pas creux parce qu’il est cadré, il l’est quand il n’a plus de conditions d’application. C’est précisément ce qui arrive à ton concept d'« omniscience par identité » : elle devient irréfutable autant que vide de tout compte tenu, parce qu’indéterminée.
Nous ne sommes donc pas face à deux cadres équivalents, mais à une alternative claire :
soit on accepte des concepts discutables parce que contraints dans un cadre logique déterminé, soit on les rend invulnérables en les vidant de tout contenu, ce qui n’est pas dépasser le cadre, mais renoncer à l’argumentation.
...........
Soit l'on fait comme moi, l'on accepte de jouer le jeu de la cohérence logique, quitte à renoncer à certaines intuitions séduisantes et l'on continue de s'interroger, soit l'on fait comme toi, on les préserve en les plaçant hors d’atteinte — et alors l'on cesse d’argumenter et l'on reste sur sa croyance, même si elle est creuse.
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Modifié en dernier par J'm'interroge le 25 déc.25, 10:37, modifié 3 fois.
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Re: Démonstration de l'impossibilité d'une omniscience.
Ecrit le 25 déc.25, 07:03Bonjour à toutes et à tous,
Si de surcroît les neurosciences épuisent la structure et les fonctions des cerveaux, que manque-t-il ?
Certes l'humain a besoin de taxonomies, de lois, de théorèmes mais est-ce indispensable pour l'omniscience ?
N'est-ce pas le simple effet qu'elle est le fruit d'un processus historique de l'humanité où l'empirisme dicte sa loi et qu'elle n'est pas un état ?
Il est clair que certains élèves savent la table de multiplication par 7 mais je ne crois pas que cette table soit connue par les calculettes.
L'omniscient devrait-il connaître toutes les connaissances humaines mêmes superflues ?
Ou bien disposer d'une connaissance globale capable de zoomer sur n'importe quel point de détail, aussi infime soit-il ?
Par exemple, aurait-il besoin de recourir au même concept de loi que nous ?
Par ailleurs, j'ai l'impression que la connaissance accumulée dans un bouquin n'est pas la même que la connaissance accumulée dans un cerveau humain. Et je songe aussi à la connaissance accumulée par l'humanité tout entière.
Enfin, peut-on imaginer une connaissance sans aucun langage ?
je crains que ce ne soit pas facile...
Pour autant, l'idée que le langage semble un prérequis n'est-elle pas un trait anthropomorphique ?
Alors, si par rapport à notre idée de "savoir" on élimine tout aspect sur lequel pèse le soupçon d'anthropomorphisme, comment peut-on définir le savoir d'un omniscient non humain ?
Mon opinion perso désormais :
Pour moi le principal obstacle que doit surmonter un conglomérat d'IA omniscient est l'écoulement du temps
Pour l'instant la connaissance exacte du futur semble assez peu envisageable, c'est le lieu de la théorie mathématique du Chaos. La Relativité semble interdire une trajectoire de l'information du futur vers le passé.
Très cordialement
votre sœur pauline
Il suffit de placer deux IA en Deep Learning chacune surveillant l'autre.J'm'interroge a écrit : 22 déc.25, 03:10 Ces éléments ne sont pas tous simultanément manipulables par le système, car toute manipulation est déjà une opération située dans ce cadre.
Autrement dit : même une IA parfaitement réflexive opère depuis une structure qu’elle ne peut pas suspendre pour la totaliser.
Tout dépend de sa modularité.J'm'interroge a écrit : Ce n’est pas une limite de puissance, mais une limite logique : un système ne peut pas se placer hors de lui-même pour se prendre entièrement comme objet.
Chez les humains ont développé l'épistémologie, l'heuristique et une multitude de discours méta sur les types de connaissance.J'm'interroge a écrit : le cadre structurel et fonctionnel n’est pas simplement incomplètement connu ; il est logiquement inaccessible à toute connaissance possible par le biais du système.
Si de surcroît les neurosciences épuisent la structure et les fonctions des cerveaux, que manque-t-il ?
Je ne perçois pas très bien où se situent les limites pour une super-IA.J'm'interroge a écrit : - rend possibles les distinctions,
- rend possibles les opérations,
- rend possibles les représentations.
L'omniscience inclut-elle toutes les réponses à toutes nos questions quelles qu'elles soient ?J'm'interroge a écrit :l’intelligence ne manque pas seulement de certaines informations sur elle-même, elle ne peut même pas thématiser complètement ce qui la rend possible.
Il est vrai que la connaissance humaine est très organisée.J'm'interroge a écrit :L’intelligence est-elle nécessaire à la connaissance ?
La démonstration n’introduit pas l’intelligence comme faculté psychologique, mais comme condition structurelle de la connaissance.
Connaître implique toujours :
- une organisation,
- des règles de traitement,
- un cadre de validité.
Certes l'humain a besoin de taxonomies, de lois, de théorèmes mais est-ce indispensable pour l'omniscience ?
N'est-ce pas le simple effet qu'elle est le fruit d'un processus historique de l'humanité où l'empirisme dicte sa loi et qu'elle n'est pas un état ?
C'est bien la question...J'm'interroge a écrit : Omniscience : processus ou état ?
Dire « l’omniscient sait tout, c’est tout » est une déclaration, pas une analyse.
Un état de connaissance totale n’est intelligible que si l’on peut dire :
- ce que signifie « savoir »
Il est clair que certains élèves savent la table de multiplication par 7 mais je ne crois pas que cette table soit connue par les calculettes.
L'omniscient devrait-il connaître toutes les connaissances humaines mêmes superflues ?
Ou bien disposer d'une connaissance globale capable de zoomer sur n'importe quel point de détail, aussi infime soit-il ?
Par exemple, aurait-il besoin de recourir au même concept de loi que nous ?
Par ailleurs, j'ai l'impression que la connaissance accumulée dans un bouquin n'est pas la même que la connaissance accumulée dans un cerveau humain. Et je songe aussi à la connaissance accumulée par l'humanité tout entière.
Enfin, peut-on imaginer une connaissance sans aucun langage ?
je crains que ce ne soit pas facile...
Pour autant, l'idée que le langage semble un prérequis n'est-elle pas un trait anthropomorphique ?
Alors, si par rapport à notre idée de "savoir" on élimine tout aspect sur lequel pèse le soupçon d'anthropomorphisme, comment peut-on définir le savoir d'un omniscient non humain ?
Mon opinion perso désormais :
Pour moi le principal obstacle que doit surmonter un conglomérat d'IA omniscient est l'écoulement du temps
Pour l'instant la connaissance exacte du futur semble assez peu envisageable, c'est le lieu de la théorie mathématique du Chaos. La Relativité semble interdire une trajectoire de l'information du futur vers le passé.
Très cordialement
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Re: Démonstration de l'impossibilité d'une omniscience.
Ecrit le 25 déc.25, 07:53.
Pauline,
Il me semble que nos échanges reposent sur un malentendu central : tu raisonnes comme si l’omniscience était un concept stabilisé dont il faudrait seulement examiner les conditions de réalisation technique, alors que mon propos porte sur la cohérence logique même de ce concept.
Je vais donc clarifier point par point :
1. Deux IA qui se surveillent mutuellement ne sortent pas du système :
Placer deux IA en deep learning, chacune surveillant l’autre, ne permet pas de résoudre le problème que je pointe.
Cela ne crée pas une extériorité logique, seulement une réflexivité distribuée.
Le couple {IA₁, IA₂} forme un système élargi, mais toujours situé dans un même cadre structurel : règles de calcul, conditions de validité, primitives opératoires...
Le problème n’est pas la surveillance, mais l’impossibilité logique pour un système de se totaliser lui-même. Ajouter des modules, des méta-modules ou des observateurs internes ne crée jamais le point de vue extérieur requis : on ne fait que déplacer la frontière.
2. La modularité ne lève pas une limite logique :
Dire « tout dépend de la modularité » confond deux registres : la complexité architecturale et la possibilité logique de totalisation.
Un système modulaire peut se décrire partiellement, localement, récursivement.
Mais aucun degré de modularité ne permet à un système de : suspendre l’ensemble de ses propres conditions de possibilité, pour les prendre intégralement comme objet.
Ce n’est pas une limite de puissance, mais une limite de positionnement logique.
3. Les méta-discours humains ne contredisent pas la thèse :
L’épistémologie, l’heuristique ou les discours méta humains ne réfutent pas cette limite ; ils en sont l’illustration.
Ils montrent précisément que : nous multiplions les niveaux de discours, sans jamais accéder à un cadre ultime qui rend possibles ces niveaux.
Le fait que l’humain produise des méta-théories ne montre pas qu’il puisse accéder à un cadre ultime de la connaissance. Cela montre au contraire qu’il ne peut que multiplier les niveaux de description à l’intérieur d'un cadre, sans jamais pouvoir en sortir pour le prendre entièrement comme objet. Autrement dit, la production de discours méta n’est pas un dépassement du cadre, mais le signe même de son indépassabilité.
4. Même si les neurosciences “épuisent” le cerveau, il manque encore quelque chose :
Si les neurosciences décrivaient exhaustivement : toutes les structures neuronales, toutes les fonctions, toutes les dynamiques, il manquerait encore le point essentiel : le cadre de validité à partir duquel cette description est produite comme connaissance.
Autrement dit : connaître exhaustivement un système n’équivaut pas à connaître les conditions de possibilité de la connaissance de ce système.
5. La limite n’est pas technologique mais structurelle :
Lorsque tu dis ne pas voir où se situent les limites pour une super-IA, c’est précisément parce que tu raisonnes en termes de : puissance, capacité de calcul, accumulation d’information.
Or la limite que je pointe ne concerne ni la quantité d’information ni la vitesse de traitement, mais le fait qu’un système ne peut pas : rendre pleinement intelligible ce qui rend possibles ses distinctions, sans déjà les présupposer.
6. L’omniscience n’est pas un ensemble de réponses :
Lorsque tu demandes si l’omniscience inclut toutes les réponses à toutes nos questions, le problème apparaît clairement.
Les questions elles-mêmes sont : formulées dans un langage, inscrites dans un cadre conceptuel, dépendantes de distinctions préalables.
Un omniscient défini comme « celui qui a toutes les réponses » présuppose déjà : une liste finie ou déterminable de questions, un concept du savoir, un cadre de pertinence.
C’est circulaire.
7. L’intelligence n’est pas une faculté psychologique mais une condition :
Lorsque tu demandes si taxonomies, lois ou théorèmes sont indispensables à l’omniscience, la réponse est :
non, sous leur forme humaine. Mais oui, sous une forme quelconque.
Toute connaissance suppose : une organisation, des règles de discrimination, un cadre de validité.
Sans cela, il n’y a pas de savoir, seulement une accumulation brute indéfinie, qui n’est connaissable par rien.
8. Omniscience : état ou processus ?
Dire « l’omniscient sait tout, c’est tout » n’est pas une définition, mais une proclamation.
Un état de savoir total n’est intelligible que si l’on peut préciser : ce que signifie « savoir », selon quels critères, relativement à quel cadre.
Sans cela, l’omniscience devient un mot vide, extensible à l’infini, donc trivial.
9. Le glissement anthropomorphique n’est pas là où tu le situes :
Tu cherches à éliminer tout soupçon d’anthropomorphisme, notamment le langage.
Mais ce n’est pas le langage humain qui est en jeu, c’est la structuration du savoir elle-même.
Une connaissance sans aucun langage, au sens large (distinctions, inscriptions, règles), n’est pas une connaissance, car elle ne peut ni se stabiliser ni se rendre accessible, même à elle-même.
10. Le temps n’est pas la seule limite — ni la principale :
Tu identifies finalement l’écoulement du temps et le chaos comme obstacle majeur à l’omniscience.
Mais même dans un univers parfaitement déterministe et intemporel, le problème resterait entier.
La limite fondamentale n’est pas l’imprévisibilité du futur, mais l’impossibilité logique pour un système : d’embrasser comme objet total ce qui le rend possible comme système connaissant.
Conclusion :
Il me semble que tu raisonnes à partir d’une omniscience supposée possible, puis que tu cherches à en ajuster les modalités (langage, modularité, temps, support).
Ma position est inverse : je montre que le concept même d’omniscience, pris au sérieux, s’effondre logiquement, indépendamment de toute considération technologique ou anthropomorphique.
Ce n’est pas une limite de l’IA. C’est une limite du concept de savoir total lui-même.
Et c’est précisément pour cela que je parle de cadre structurel logiquement inaccessible, et non d’un simple manque d’information ou de puissance.
______________
Je me rends compte qu’au cours de nos échanges, plusieurs idées d’omniscience s’opposent clairement. On peut distinguer deux approches radicalement différentes :
A. L’omniscience comme concept construit et analysable :
Je pars d’une définition précise, avec des critères explicites sur ce qu’est connaître, ce qu’implique une intelligence, et ce qu’un cadre opératoire signifie.
Mon objectif est de tester la cohérence logique : puis-je, avec ces critères, envisager un être ou un système qui sache tout ?
C’est cette approche qui me permet de montrer les limites structurelles et logiques : l’impossibilité de se totaliser, la nécessité d’un cadre, et la distinction entre connaissance et conditions de possibilité de la connaissance. C’est la démarche que j’ai suivie dans mes réponses.
B. L’omniscience comme concept vague, indiscutable ou mystique :
Vous adoptez une autre approche : vois partez d’une notion large, et posez de manière floue une ébauche de concept auto-satisfait : l’omniscient « sait tout par essence », « s’identifie à tout ce qui est » ou encore : « l’omniscient sait tout, c’est tout ».
Dans ce registre, la question n’est plus de tester la cohérence, mais de revendiquer sur la base de la croyance, l’existence d’un état absolu qui échappe à toute critique.
Cela échappe à la logique formelle : on parle d’un état d’identité, de totalité ou de connaissance immédiate, où « savoir » n’a plus de définition opératoire. L’argumentation devient circulaire ou rhétorique : la cohérence est affirmée par définition, et non démontrée.
Conclusion :
Dans la première démarche, je construis un concept discutable et testable : je peux montrer qu’il est impossible ou incohérent.
Dans la seconde démarche, je constate que vous partez d’un concept indéfinissable : il ne peut jamais être réfuté, mais il ne produit aucune connaissance et ne permet ni ne s'accompagne d'aucune analyse logique.
.
Pauline,
Il me semble que nos échanges reposent sur un malentendu central : tu raisonnes comme si l’omniscience était un concept stabilisé dont il faudrait seulement examiner les conditions de réalisation technique, alors que mon propos porte sur la cohérence logique même de ce concept.
Je vais donc clarifier point par point :
1. Deux IA qui se surveillent mutuellement ne sortent pas du système :
Placer deux IA en deep learning, chacune surveillant l’autre, ne permet pas de résoudre le problème que je pointe.
Cela ne crée pas une extériorité logique, seulement une réflexivité distribuée.
Le couple {IA₁, IA₂} forme un système élargi, mais toujours situé dans un même cadre structurel : règles de calcul, conditions de validité, primitives opératoires...
Le problème n’est pas la surveillance, mais l’impossibilité logique pour un système de se totaliser lui-même. Ajouter des modules, des méta-modules ou des observateurs internes ne crée jamais le point de vue extérieur requis : on ne fait que déplacer la frontière.
2. La modularité ne lève pas une limite logique :
Dire « tout dépend de la modularité » confond deux registres : la complexité architecturale et la possibilité logique de totalisation.
Un système modulaire peut se décrire partiellement, localement, récursivement.
Mais aucun degré de modularité ne permet à un système de : suspendre l’ensemble de ses propres conditions de possibilité, pour les prendre intégralement comme objet.
Ce n’est pas une limite de puissance, mais une limite de positionnement logique.
3. Les méta-discours humains ne contredisent pas la thèse :
L’épistémologie, l’heuristique ou les discours méta humains ne réfutent pas cette limite ; ils en sont l’illustration.
Ils montrent précisément que : nous multiplions les niveaux de discours, sans jamais accéder à un cadre ultime qui rend possibles ces niveaux.
Le fait que l’humain produise des méta-théories ne montre pas qu’il puisse accéder à un cadre ultime de la connaissance. Cela montre au contraire qu’il ne peut que multiplier les niveaux de description à l’intérieur d'un cadre, sans jamais pouvoir en sortir pour le prendre entièrement comme objet. Autrement dit, la production de discours méta n’est pas un dépassement du cadre, mais le signe même de son indépassabilité.
4. Même si les neurosciences “épuisent” le cerveau, il manque encore quelque chose :
Si les neurosciences décrivaient exhaustivement : toutes les structures neuronales, toutes les fonctions, toutes les dynamiques, il manquerait encore le point essentiel : le cadre de validité à partir duquel cette description est produite comme connaissance.
Autrement dit : connaître exhaustivement un système n’équivaut pas à connaître les conditions de possibilité de la connaissance de ce système.
5. La limite n’est pas technologique mais structurelle :
Lorsque tu dis ne pas voir où se situent les limites pour une super-IA, c’est précisément parce que tu raisonnes en termes de : puissance, capacité de calcul, accumulation d’information.
Or la limite que je pointe ne concerne ni la quantité d’information ni la vitesse de traitement, mais le fait qu’un système ne peut pas : rendre pleinement intelligible ce qui rend possibles ses distinctions, sans déjà les présupposer.
6. L’omniscience n’est pas un ensemble de réponses :
Lorsque tu demandes si l’omniscience inclut toutes les réponses à toutes nos questions, le problème apparaît clairement.
Les questions elles-mêmes sont : formulées dans un langage, inscrites dans un cadre conceptuel, dépendantes de distinctions préalables.
Un omniscient défini comme « celui qui a toutes les réponses » présuppose déjà : une liste finie ou déterminable de questions, un concept du savoir, un cadre de pertinence.
C’est circulaire.
7. L’intelligence n’est pas une faculté psychologique mais une condition :
Lorsque tu demandes si taxonomies, lois ou théorèmes sont indispensables à l’omniscience, la réponse est :
non, sous leur forme humaine. Mais oui, sous une forme quelconque.
Toute connaissance suppose : une organisation, des règles de discrimination, un cadre de validité.
Sans cela, il n’y a pas de savoir, seulement une accumulation brute indéfinie, qui n’est connaissable par rien.
8. Omniscience : état ou processus ?
Dire « l’omniscient sait tout, c’est tout » n’est pas une définition, mais une proclamation.
Un état de savoir total n’est intelligible que si l’on peut préciser : ce que signifie « savoir », selon quels critères, relativement à quel cadre.
Sans cela, l’omniscience devient un mot vide, extensible à l’infini, donc trivial.
9. Le glissement anthropomorphique n’est pas là où tu le situes :
Tu cherches à éliminer tout soupçon d’anthropomorphisme, notamment le langage.
Mais ce n’est pas le langage humain qui est en jeu, c’est la structuration du savoir elle-même.
Une connaissance sans aucun langage, au sens large (distinctions, inscriptions, règles), n’est pas une connaissance, car elle ne peut ni se stabiliser ni se rendre accessible, même à elle-même.
10. Le temps n’est pas la seule limite — ni la principale :
Tu identifies finalement l’écoulement du temps et le chaos comme obstacle majeur à l’omniscience.
Mais même dans un univers parfaitement déterministe et intemporel, le problème resterait entier.
La limite fondamentale n’est pas l’imprévisibilité du futur, mais l’impossibilité logique pour un système : d’embrasser comme objet total ce qui le rend possible comme système connaissant.
Conclusion :
Il me semble que tu raisonnes à partir d’une omniscience supposée possible, puis que tu cherches à en ajuster les modalités (langage, modularité, temps, support).
Ma position est inverse : je montre que le concept même d’omniscience, pris au sérieux, s’effondre logiquement, indépendamment de toute considération technologique ou anthropomorphique.
Ce n’est pas une limite de l’IA. C’est une limite du concept de savoir total lui-même.
Et c’est précisément pour cela que je parle de cadre structurel logiquement inaccessible, et non d’un simple manque d’information ou de puissance.
______________
Je me rends compte qu’au cours de nos échanges, plusieurs idées d’omniscience s’opposent clairement. On peut distinguer deux approches radicalement différentes :
A. L’omniscience comme concept construit et analysable :
Je pars d’une définition précise, avec des critères explicites sur ce qu’est connaître, ce qu’implique une intelligence, et ce qu’un cadre opératoire signifie.
Mon objectif est de tester la cohérence logique : puis-je, avec ces critères, envisager un être ou un système qui sache tout ?
C’est cette approche qui me permet de montrer les limites structurelles et logiques : l’impossibilité de se totaliser, la nécessité d’un cadre, et la distinction entre connaissance et conditions de possibilité de la connaissance. C’est la démarche que j’ai suivie dans mes réponses.
B. L’omniscience comme concept vague, indiscutable ou mystique :
Vous adoptez une autre approche : vois partez d’une notion large, et posez de manière floue une ébauche de concept auto-satisfait : l’omniscient « sait tout par essence », « s’identifie à tout ce qui est » ou encore : « l’omniscient sait tout, c’est tout ».
Dans ce registre, la question n’est plus de tester la cohérence, mais de revendiquer sur la base de la croyance, l’existence d’un état absolu qui échappe à toute critique.
Cela échappe à la logique formelle : on parle d’un état d’identité, de totalité ou de connaissance immédiate, où « savoir » n’a plus de définition opératoire. L’argumentation devient circulaire ou rhétorique : la cohérence est affirmée par définition, et non démontrée.
Conclusion :
Dans la première démarche, je construis un concept discutable et testable : je peux montrer qu’il est impossible ou incohérent.
Dans la seconde démarche, je constate que vous partez d’un concept indéfinissable : il ne peut jamais être réfuté, mais il ne produit aucune connaissance et ne permet ni ne s'accompagne d'aucune analyse logique.
.
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- Nous ne savons pas ce que nous ne savons pas.
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Re: Démonstration de l'impossibilité d'une omniscience.
Ecrit le 25 déc.25, 10:22En relativisant maintenant « toute » à « quantifiée relativement à une définition », vous affaiblissez rétroactivement votre propre prémisse...J'm'interroge a écrit : 25 déc.25, 06:58 2.
« Toute intelligence » n’est pas une totalité absolue indefie, mais une totalité quantifiée relativement à une définition. C’est ainsi que fonctionnent tous les concepts opérants : ils ont une extension déterminée par des critères explicites. Il n’y a là aucune tension, sauf si l’on décide d’imposer arbitrairement à « toute » un sens métaphysique indifférencié et creux.
Bravo pour cette avancée...
Elles sont hors d'atteinte, vu votre cadre limité...Soit l'on fait comme moi, l'on accepte de jouer le jeu de la cohérence logique, quitte à renoncer à certaines intuitions séduisantes et l'on continue de s'interroger, soit l'on fait comme toi, on les préserve en les plaçant hors d’atteinte — et alors l'on cesse d’argumenter et l'on reste sur sa croyance, même si elle est creuse.
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Re: Démonstration de l'impossibilité d'une omniscience.
Ecrit le 25 déc.25, 10:45J'm'interroge a écrit : 25 déc.25, 06:58 2.
« Toute intelligence » n’est pas une totalité absolue indefie, mais une totalité quantifiée relativement à une définition. C’est ainsi que fonctionnent tous les concepts opérants : ils ont une extension déterminée par des critères explicites. Il n’y a là aucune tension, sauf si l’on décide d’imposer arbitrairement à « toute » un sens métaphysique indifférencié et creux.
Relativiser « toute » à « quantifiée relativement à une définition » n’affaiblit pas ma prémisse, au contraire : cela clarifie ce que je veux dire et rend mon raisonnement cohérent.ronronladouceur a écrit : 25 déc.25, 10:22 En relativisant maintenant « toute » à « quantifiée relativement à une définition », vous affaiblissez rétroactivement votre propre prémisse...
Bravo pour cette avancée...
Ma prémisse n’a jamais été que « toute intelligence » signifie une totalité absolue et indéfinie : elle concerne toujours une totalité déterminée par des critères explicites, comme tout concept opérant.
Ce n’est pas une concession, c’est simplement reconnaître que les mots ont un sens précis lorsqu’on veut raisonner sérieusement, et que la cohérence passe par des définitions claires.
J'm'interroge a écrit : 25 déc.25, 06:58 Soit l'on fait comme moi, l'on accepte de jouer le jeu de la cohérence logique, quitte à renoncer à certaines intuitions séduisantes et l'on continue de s'interroger, soit l'on fait comme toi, on les préserve en les plaçant hors d’atteinte — et alors l'on cesse d’argumenter et l'on reste sur sa croyance, même si elle est creuse.
Oui, elles sont hors d’atteinte… mais pas parce qu’elles sont nécessairement inaccessibles : elles le sont parce que tu refuses d’appliquer la cohérence logique, préférant les préserver dans un concept creux et indiscutable.ronronladouceur a écrit : 25 déc.25, 10:22 Elles sont hors d'atteinte, vu votre cadre limité...
Chacun fait comme il veut...
Continuez de vous interroger...
Ce n’est pas une limitation du réel ou du savoir, c’est une limitation volontaire de ton cadre.
Continuer de s’interroger a du sens seulement si l’on accepte que certaines réponses échouent au test de la cohérence. Tant que l’on joue au jeu du concept « invérifiable par définition », il ne s’agit plus d’argumenter, mais de se raconter une histoire.
Alors continue de te raconter des histoires...
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Re: Démonstration de l'impossibilité d'une omniscience.
Ecrit le 25 déc.25, 11:33Par le subterfuge de la relativisation... Et voilà, notre 'toute intelligence' amputée de son plein sens… CQFDJ'm'interroge a écrit : 25 déc.25, 10:45 Relativiser « toute » à « quantifiée relativement à une définition » n’affaiblit pas ma prémisse, au contraire : cela clarifie ce que je veux dire et rend mon raisonnement cohérent.
Reste maintenant à relativiser votre cadre qui rend certaines intuitions « hors d’atteinte » — non parce qu’elles sont creuses, mais parce que le cadre est trop étroit pour les contenir...
Surtout ne vous appauvrissez pas en renonçant à certaines intuitions séduisantes... C'est peut-être notre rendez-vous pas si lointain...
Que l’ouvert vous soit lumineux!
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Re: Démonstration de l'impossibilité d'une omniscience.
Ecrit le 25 déc.25, 12:34.
@ Ronronladouceur,
Il ne s’agit pas d’une amputation : relativiser “toute intelligence” à une définition explicite ne restreint rien d’essentiel, cela précise simplement le concept pour qu’il soit cohérent et analysable.
Ce n’est pas un appauvrissement, mais la condition même pour raisonner sérieusement.
Les intuitions séduisantes que tu veux préserver hors d’atteinte ne valent rien si elles échappent à toute cohérence.
Et surtout, tu n’es ni hors cadre, ni en train de parler depuis un point de vue plus large : tu changes de registre sans l’assumer.
Prétendre dépasser le cadre logique tout en continuant à employer ses concepts (cohérence, totalité, connaissance, intelligence) n’est pas un élargissement, c’est une équivocation.
Un point de vue réellement plus large devrait encore rendre compte de la cohérence — pas s’en exonérer.
Une équivocation est une erreur de raisonnement qui consiste à utiliser un même mot avec des sens différents au cours d’un argument, sans le signaler, afin de donner l’illusion d’une continuité logique.
Ici, par exemple, on parle de : « toute » tantôt comme quantificateur précis (toute intelligence définie selon des critères), tantôt comme totalité absolue métaphysique indéfinie.
Le mot reste le même, mais son sens change en cours de route.
L’argument semble alors cohérent en surface, alors qu’il repose en réalité sur un glissement de sens.
Ce n’est pas sortir du cadre : c’est changer silencieusement parler d'autre chose. Une manière d'éluder la critique.
.
@ Ronronladouceur,
Il ne s’agit pas d’une amputation : relativiser “toute intelligence” à une définition explicite ne restreint rien d’essentiel, cela précise simplement le concept pour qu’il soit cohérent et analysable.
Ce n’est pas un appauvrissement, mais la condition même pour raisonner sérieusement.
Les intuitions séduisantes que tu veux préserver hors d’atteinte ne valent rien si elles échappent à toute cohérence.
Et surtout, tu n’es ni hors cadre, ni en train de parler depuis un point de vue plus large : tu changes de registre sans l’assumer.
Prétendre dépasser le cadre logique tout en continuant à employer ses concepts (cohérence, totalité, connaissance, intelligence) n’est pas un élargissement, c’est une équivocation.
Un point de vue réellement plus large devrait encore rendre compte de la cohérence — pas s’en exonérer.
Une équivocation est une erreur de raisonnement qui consiste à utiliser un même mot avec des sens différents au cours d’un argument, sans le signaler, afin de donner l’illusion d’une continuité logique.
Ici, par exemple, on parle de : « toute » tantôt comme quantificateur précis (toute intelligence définie selon des critères), tantôt comme totalité absolue métaphysique indéfinie.
Le mot reste le même, mais son sens change en cours de route.
L’argument semble alors cohérent en surface, alors qu’il repose en réalité sur un glissement de sens.
Ce n’est pas sortir du cadre : c’est changer silencieusement parler d'autre chose. Une manière d'éluder la critique.
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Re: Démonstration de l'impossibilité d'une omniscience.
Ecrit le 25 déc.25, 13:02C’est votre « toute » qui a changé de registre en cours de route, pour éviter la contradiction que j’ai soulignée dès le départ. C'est donc vous qui avez opéré le glissement...J'm'interroge a écrit : 25 déc.25, 12:34 Ici, par exemple, on parle de : « toute » tantôt comme quantificateur précis (toute intelligence définie selon des critères), tantôt comme totalité absolue métaphysique indéfinie.
Le mot reste le même, mais son sens change en cours de route.
C'est tout ce que je voulais montrer...
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Re: Démonstration de l'impossibilité d'une omniscience.
Ecrit le 25 déc.25, 13:12.
@ ronlondouceur,
Non. Mon « toute » n’a jamais changé de registre.
Il a toujours été un quantificateur relatif à une définition explicite — comme tout concept opérant.
Le seul glissement est le tien : tu imposes après coup à « toute » un sens métaphysique absolu pour fabriquer une contradiction, puis tu fais comme si ce sens avait été le mien dès le départ.
Ce n’est pas une réfutation, c’est une réécriture rétroactive du propos.
Et tu délires quant tu dis que tu aurais vu et souligné une contradiction dans mes propos.
Tu le déclares, mais on a vu aucun argument critique valide.
Je suis responsable en rien du fait que tu comprends de travers et déformes mes propos.
Encore une fois, bosse la logique ronron. Cela t'évitera de dire des âneries.
.
@ ronlondouceur,
Non. Mon « toute » n’a jamais changé de registre.
Il a toujours été un quantificateur relatif à une définition explicite — comme tout concept opérant.
Le seul glissement est le tien : tu imposes après coup à « toute » un sens métaphysique absolu pour fabriquer une contradiction, puis tu fais comme si ce sens avait été le mien dès le départ.
Ce n’est pas une réfutation, c’est une réécriture rétroactive du propos.
Et tu délires quant tu dis que tu aurais vu et souligné une contradiction dans mes propos.
Tu le déclares, mais on a vu aucun argument critique valide.
Je suis responsable en rien du fait que tu comprends de travers et déformes mes propos.
Encore une fois, bosse la logique ronron. Cela t'évitera de dire des âneries.
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