Qui sont ceux qui poursuivent Djemila Benhabib​ en justice?

Sujet d'actualité Au Québec l'accommodement raisonnable, un sujet d'actualité.
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yacoub

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Ecrit le 24 oct.16, 05:06

Message par yacoub »

Le procès politique contre Djemila Benhabib

Procès de Djemila Benhabib
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Mathieu Bock-Coté
Mathieu Bock-Côté
Dimanche, 23 octobre 2016 08:43 MISE à JOUR Dimanche, 23 octobre 2016 08:48

Quelques jours avant le début du procès de Djemila Benhabib, j’ai eu le privilège de participer à une soirée visant à lui témoigner du soutien d’un grand nombre de Québécois. J’y ai prononcé un petit discours portant sur les différentes méthodes de disqualification publique des dissidents en régime multiculturaliste. Je rappelais notamment qu’on les étiquette de manière à les transformer en infréquentables dans le débat public, ou encore, qu’on les psychiatrise en leur prêtant de multiples phobies, ce qui justifierait leur mise à l’écart de la conversation démocratique. Je rappelais enfin que ses ennemis entendaient manifestement faire de Djemila Benhabib un exemple politique pour tous ceux qui voudraient s’aventurer à critiquer le multiculturalisme : il s’agit de faire comprendre à la population dans son ensemble le prix à payer pour entrer en dissidence avec l’idéologie diversitaire.

C’est sur ce dernier point que je voudrais revenir aujourd’hui. Une idéologie dominante ne demeure dominante que si, de temps en temps, elle parvient à envoyer un signal clair à ceux qui d’une manière ou d’une autre, prétendent se mêler de la vie publique : on ne la conteste pas librement. Elle doit, de temps en temps, faire une démonstration de force, rappeler qu’elle a le pouvoir de distinguer entre les gens fréquentables et les infréquentables, entre les modérés et les radicaux, entre les esprits civilisés et les extrémistes. L’idéologie dominante doit rappeler, en d’autres mots, qu’elle seule décidera quels contradicteurs elle tolérera dans la vie publique, et quels contradicteurs elle refoulera dans les marges. Pour donner l’impression qu’elle se prête à une comédie démocratique, elle peut tolérer, pour la forme, des détracteurs modérés. Elle formate à l’avance la dose de critique qu’elle peut accepter sans être vraiment compromise.

Et c’est là que Djemila Benhabib intervient. Dans ses interventions publiques des dernières années, celle qui est devenue une figure majeure de la critique de l’islamisme à la fois au Québec et dans de nombreux pays européens n’a pas joué selon les règles du jeu de la dissidence domestiquée, aseptisée, et politiquement acceptable pour les gardiens de l’idéologie dominante qui par exemple, transforme la critique de l’islamisme en symptôme d’une islamophobie militante ou encore, qui veut faire de la laïcité une forme de néocolonialisme identitaire à l’endroit des immigrés. En d’autres mots, Djemila Benhabib n’a pas accepté le rôle du dissident vaincu d’avance, qui accepte son mauvais sort, mais demande de le pleurer un peu. Elle nomme les choses, elle les critique frontalement, elle ne fait pas de concessions et témoigne d’ailleurs d’un immense courage, qui l'honore en notre temps où il manque un peu.

Ce que ne comprennent pas ceux qui se contentent de la défendre mollement, ou encore, qui multiplient les nuances à son endroit, c’est qu’elle est devenue, bien malgré elle, un symbole de notre liberté d’expression. On mène contre elle un procès politique et idéologique. On veut la faire taire. Ruiner sa réputation. Et la ruiner tout simplement. À terme, on veut la marquer du sceau de l’infamie. La faire passer pour une intolérante. Il s’agit de faire comprendre au grand nombre le sort qui frappera ceux qui disent non au multiculturalisme d’État. Il s’agit aussi de frapper d’interdit civique qui ne font pas preuve de complaisance devant un islamisme conquérant qui entend s’imposer à ses propres conditions dans la cité, sans rien lui concéder, en misant principalement sur une stratégie d’exhibitionnisme identitaire. Si l'idéologie dominante ne s'interdit pas les armes de la censure, à terme, l’idéologie dominante entend pousser à l’autocensure généralisée.

Djemila Benhabib, dans ses livres comme dans ses conférences, n’accepte pas de jouer ce jeu. Elle milite, elle se bat, elle critique. À travers elle, c’est le droit de nommer ce qu’on voit et de le dire publiquement qui est en jeu. À travers elle, c’est aussi le droit de résister à l’idéologie dominante qui est en question. Il faudrait en être conscient.
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Ecrit le 24 oct.16, 05:12

Message par indian »

yacoub a écrit :[Djemila Benhabib, dans ses livres comme dans ses conférences, n’accepte pas de jouer ce jeu. Elle milite, elle se bat, elle critique. À travers elle, c’est le droit de nommer ce qu’on voit et de le dire publiquement qui est en jeu. À travers elle, c’est aussi le droit de résister à l’idéologie dominante qui est en question. Il faudrait en être conscient.

:mains: :hi:

Supportons ca , chaque fois

Les islamistes fondamentalistes sont de véritablement plaies.
Et ce ne sont pas que les mots qui viendront à bout de ces maux.
Unir l'humanité. Un seul Dieu. Les grandes religions de Dieu. Femmes, hommes sont égaux. Tous les préjugés sont destructeurs et doivent être abandonnés. Chercher la vérité par nous-mêmes. La science et la religion en harmonie. Nos problèmes économiques sont liés à des problèmes spirituels. La famille et son unité sont très importantes.

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Ecrit le 03 nov.16, 23:09

Message par yacoub »

L’infâme procès des écoles musulmanes contre Djemila Benhabib

https://youtu.be/tSDfyKhN8ec


===============================================================================
Djemila Benhabib a partagé l’évènement de Institut de recherche sur le Québec.
1 h ·

''Réfractaire à toute reconnaissance politique de la nation, le #multiculturalisme tourne aussi le dos à l’évolution sociale. En ce sens qu’il fige et abandonne l’individu dans sa communauté d’appartenance première. En plaçant chacun à SA place du berceau au tombeau, le multiculturalisme ne cherche aucunement à soustraire les individus à leur milieu d’origine. Sa préoccupation n’est pas de créer les conditions de l’égalité entre les citoyens, mais de maintenir l’équilibre social entre les différentes communautés. Son souci est de faire cohabiter plusieurs régimes de droits. Cette voie très ancrée dans la mentalité libérale anglo-saxonne qui sépare en fonction de l’origine, de la croyance et de la couleur, n’est pas celle que le Québec a choisie historiquement. ''
Après Charlie, Djemila B. 2016

Demain, je participe, à Montréal, au colloque de l'IRQ consacré au "trudeauisme''. Ma réflexion portera sur le multiculturalisme, la laïcité et l'islam politique. Où en est-on au Québec?

Je suis heureuse de pouvoir écouter les différents panélistes dont Mathieu Bock-Côté Simon-Pierre Savard-Tremblay Akos Verboczy Guillaume Rousseau Paul Journet ainsi que David Leroux. Nous sommes chanceux de pouvoir compter sur Martine Desjardins pour l'animation et Myriam D'Arcy pour l'organisation.

J'anticipe avec bonheur les échanges avec le public et les invités.

A demain!
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indian

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Ecrit le 04 nov.16, 05:26

Message par indian »

up

Charmante dame :hi: cette dame Benhabib
Unir l'humanité. Un seul Dieu. Les grandes religions de Dieu. Femmes, hommes sont égaux. Tous les préjugés sont destructeurs et doivent être abandonnés. Chercher la vérité par nous-mêmes. La science et la religion en harmonie. Nos problèmes économiques sont liés à des problèmes spirituels. La famille et son unité sont très importantes.

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Ecrit le 17 nov.16, 06:11

Message par yacoub »

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Ecrit le 15 déc.16, 02:04

Message par yacoub »

Ce vendredi, ciné-débat : Métissage ou Communautarisme ? Qu'est-ce qu'être Français aujourd'hui ?

15/12/2016 à 09:41 par fredleterreux

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Ce vendredi 16 décembre 2016, à 20h 15, au cinéma Majestic de Lisieux, le Collectif Lexovien des Droits Humains propose un ciné-débat sur le thème : Métissage ou communautarisme? Qu’est-ce qu’être Français aujourd’hui ?
Après la projection du film d’Abd Al Malik, Qu’Allah bénisse la France, le débat sera animé par Djemila Ben Habib, Prix international de la Laïcité 2012, Prix Humaniste du Québec 2014, Prix de la liberté d’expression 2016.
Biographie de Djemila Ben Habib
Née en Ukraine en 1972 d’une mère chypriote grecque et d’un père algérien, Djemila Benhabib a grandi à Oran en Algérie dans une famille de scientifiques ouverte et cultivée, engagée dans les luttes politiques et sociales.
Très tôt, elle prend conscience de la condition subalterne des femmes de son pays et se fraye un chemin dans une société d’hommes où la violence à l’égard des femmes est plus qu’anodine. La nécessité de se battre individuellement et collectivement s’impose dans sa vie d’une façon naturelle alors que l’idéal de la justice sociale l’anime déjà.
En effet, baignant dans un environnement où se croisent la curiosité intellectuelle et l’exigence du débat, Djemila apprend vite à jeter un regard critique sur la société et s’interroge sans tabou sur tout ce qui l’entoure. C’est pourquoi, dès ses premiers pas à l’école à Oran, elle se heurte à un système d’enseignement qui consacre la tutelle du dogme religieux sur la pensée, sanctifie les valeurs obscurantistes et refuse l’ouverture à la culture universelle.
Condamnée à mort avec sa famille par les islamistes, elle se réfugie en France en 1994 puis s’installe au Québec deux ans et demi plus tard et revendique le statut de réfugiée politique. Elle parachève sa formation scientifique à l’Institut national de recherche scientifique du Québec où elle obtient une Maitrise en science physique. Elle fait des études en science politique et en droit international à l’Université du Québec à Montréal où elle obtient une autre maîtrise.
Correspondante permanente du journal algérien El Watan au Canada de 1999 à 2005, elle mène différentes enquêtes de terrain ainsi que des reportages au Moyen-Orient. Au fur et à mesure de ses investigations, elle découvre avec stupeur que l’islamisme politique a aussi gangrené l’Europe et l’Amérique du nord. Au même moment, elle se familiarise avec le système politique canadien en travaillant au Parlement en qualité d’assistante parlementaire. Puis, en 2008, elle rejoint le Ministère des affaires sociales après avoir réussi le concours d’entrée à la fonction publique canadienne.
En 2009, elle lance un véritable pavé dans la mare en publiant son premier essai Ma vie à contre-Coran, dans lequel elle pourfend le multiculturalisme et promeut la laïcité comme moteur de la citoyenneté. Le livre déchaîne les passions et laisse une impression profonde sur l’opinion publique. Djemila Benhabib met sur pied le Collectif citoyen pour l’égalité et la laïcité, et collabore à la rédaction d’une Charte de la laïcité pour exiger du gouvernement qu’il proclame le caractère laïque de l’État du Québec.
Charlie Hebdo
Après d’autres publications, début 2015, fortement marquée par le massacre des membres de la rédaction de Charlie Hebdo, et par les horreurs qui suivent à Paris, Djemila Benhabib entame la rédaction de l’essai Après Charlie, édité en France par H&O en janvier 2016.
Djemila Benhabib poursuit son engagement coûte que coûte est reste l’une des rares voix de culture musulmane, au Québec et au Canada, à s’insurger ouvertement contre la place du religieux dans la sphère publique et à prôner un vivre-ensemble libéré des carcans ethniques et religieux.
Pratique
Vendredi 16 décembre 2016, à 20h 15, au cinéma Majestic de Lisieux. Projection du film d’Abd Al Malik, Qu’Allah bénisse la France, suivi du débat avec Djemila Ben Habib. Tarif unique réduit : 5,60 euros.
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Ecrit le 28 janv.17, 07:07

Message par yacoub »

Djemila Benhabib
26 janvier, 10:09 ·

Heureuse de vous annoncer que je serai à Rouen dans quelques jours pour prononcer une conférence sur le Féminisme et la laïcité à l’épreuve de l'islam politique.
Au plaisir de vous retrouver !

N'oubliez pas de vous inscrire. Inscription obligatoire par courriel à creal76@creal76.fr avec le nom des participant-e-s

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Un bémol

L'islam a toujours été politique depuis 622
PBSL étant à la fois chef d'Etat et Pape de sa religion
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Ecrit le 10 févr.17, 03:46

Message par yacoub »

Djemila la courageuse

Denise Bombardier
Vendredi, 10 février 2017 05:00 MISE à JOUR Vendredi, 10 février 2017 05:00

Djemila Benhabib est la femme la plus courageuse du Québec. Cette Algérienne d’un père algérien et d’une mère chypriote grecque n’a de leçon à recevoir de personne lorsqu’il s’agit de défendre la démocratie de son pays d’adoption.

En 1994, elle doit fuir l’Algérie où l’islamisme règne, car sa famille est menacée de mort par le Front islamique du djihad armé. Après quelques années en France, elle s’installe au Québec.

Depuis, elle n’a de cesse de combattre l’intégrisme musulman avec une passion vibrante, une intelligence exceptionnelle et une lucidité permanente.

Elle fut la seule voix au lendemain de la tuerie à la mosquée de Québec qui a osé critiquer sans complaisance les politiciens québécois qui à ses yeux ont fait preuve d’opportunisme.

Reproche de partialité

Qui sauf elle aurait pu écrire: «Je crains que nos décideurs nous aient placés dans une logique infernale. Ils se sont drapés dans les paroles des religieux. Nous avons assisté à un rare moment d’islamisation de la démocratie en direct»? Reprochant au premier ministre d’avoir, lors des funérailles, lancé la phrase Allahou akbar, qui est aussi le cri des djihadistes lorsqu’ils pratiquent leur carnage à Paris, à Bruxelles, à Orlando, elle écrit sur Facebook: «Un politique n’a pas à reprendre les paroles d’un religieux. Car [le premier ministre] représente les Québécois dans leur pluralité et leur diversité [...]. Il ne doit jamais perdre de vue le sens de la nation et des grands principes démocratiques.»

Djemila Benhabib met sa propre sécurité en danger. Elle l’assume. Elle est vaccinée contre la rectitude politique qui imprègne le climat social. Cette femme, épouse et mère, possède une connaissance intime de sa culture d’origine, entachée par l’islamisme.

Si Djemila poursuit sa lutte, c’est qu’elle est habitée par une foi inébranlable dans les valeurs de notre société que trop d’entre nous semblent oublier. Elle connaît le prix de la liberté. Et elle est prête à payer de sa personne à l’évidence.

C’est donc une femme libre qui aime le Québec d’un amour intense, à l’image de sa personnalité. C’est une femme qui croit à la puissance des mots et qui refuse les attaques ad hominem.

Dénigrement

Hélas, ses adversaires – et ils sont trop nombreux – n’ont de cesse de la diffamer, de l’insulter et de la dénigrer. Mais Djemila ne s’effondre pas. Au contraire, les attaques semblent fouetter sa volonté de faire triompher la raison.

Rien cependant ne lui est épargné. La gauche multiculturaliste lui reproche son adhésion au Parti québécois, une tare à leurs yeux qui la mène à l’islamophobie, rien de moins. Les islamistes qui sévissent chez nous lui vouent une haine qu’ils expriment avec prudence par peur de poursuites et ils la considèrent comme une apostate, bref une mécréante ennemie de l’islam.

Djemila Benhabib se bat pour tous les Québécois qui refusent de se taire et qui sont inquiets des tentatives d’enfermer tous ceux qui critiquent l’islamisme religieux, fossoyeur des libertés, distributeur de fatwas et ennemi de l’héritage humaniste.

Djemila Benhabib, vous êtes un modèle pour tous les Québécois.
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Ecrit le 15 févr.17, 04:35

Message par yacoub »

Rouen : la condition des femmes à l’épreuve de l’islam politique
Benoît MARIN-CURTOUD
| Publié 10/02/2017
| Mise à jour 10/02/2017
http://www.paris-normandie.fr/documents ... 175628.jpg

Djemila Benhabib a reçu l’an dernier le prix de la liberté d’expression

Débat. Djemila Benhabib, essayiste installée au Québec, sera à la Halle aux Toiles, mercredi. Femmes et islam politique ne font pas bon ménage.

«On m’a empêché de parler. C’est la première fois que cela m’arrive. Je suis encore sous le choc », raconte Djemila Benhabib, universitaire, essayiste et journaliste née en Algérie et qui propose, mercredi à Rouen, une conférence intitulée « Féminisme et laïcité à l’épreuve de l’islam politique », à l’invitation du Créal 76 (Comité de réflexion et d’action laïque).

« Une attaque contre les droits des femmes »

L’affaire est symptomatique : dans le contexte de l’attentat perpétré à Québec contre une mosquée (six morts), l’intervention de l’essayiste à la maison de la littérature prévue demain a été annulée « sous la pression du centre islamique de Québec ». Pas de raison officielle, bien sûr, mais les prises de position de la conférencière sur l’islam politique et son entrisme dérangent à Québec.

« J’ai passé mon enfance en Algérie, dans une famille ouverte et cultivée », détaille-t-elle. Mais rapidement elle subit « l’endoctrinement » à l’école puis, dès 1984, dans la sphère de la famille via une loi. Les sanglantes années 90, « où on était à deux doigts de devenir un état islamique », ont mené la jeune femme en France puis à Québec. « Déjà en France, j’ai vu l’arrivée de cet islam méprisant les femmes, les détestant même. Au Canada, depuis le 11 septembre 2001, l’ambiance a changé. Les islamistes, comme partout ailleurs, infiltrent les institutions et instrumentalisent les migrants. Ils développent un discours victimaire pour exercer un chantage et obtenir des accommodements ».

« Accommodements » : ce mot désigne les dérogations qu’exigent et obtiennent les groupes religieux se sentant discriminés. Ainsi, une fillette dont la religion des parents interdit la musique peut porter un casque antibruit en cours, des employés peuvent ne pas travailler le vendredi ou certains jours de l’année. « Il n’y a pas de limite et ces accommodements sont souvent des attaques contre le droit des femmes, portent atteinte aux principes d’égalité entre les sexes et sur la séparation du politique et du religieux. Il n’y a plus d’individus, mais des communautés ». À l’inverse du modèle français républicain, souligne la conférencière.

« Féminisme et laïcité à l’épreuve de l’islam politique », mercredi 15 février, à 18 h, à la Halle aux Toiles, à Rouen.

Inscription obligatoire par courriel : creal76@creal76.fr avec le nom des participants pour des raisons de sécurité.
Benoît MARIN-CURTOUD

================================================

Djemila Benhabib
· 3 h ·

«L'islam politique nourrit les Le Pen et Trump de ce monde»

Le Progrès - Lyon, jeudi 16 février 2017

Vous avez été relaxée en décembre 2016 après un procès au retentissement international, intenté par les Ecoles musulmanes de Montréal qui vous accusaient de propos diffamatoires à leur égard. Pourquoi cette « hargne » à combattre ce que vous appelez « l'idéologie islamiste » ?

« Ce n'est pas du tout de la « hargne ». C'est de la détermination. J'ai grandi à Oran, en Algérie, dans une famille communiste ouverte et cultivée. On m'a appris très tôt à exercer mon libre arbitre en tout lieu et en tout temps. Pendant ce temps, à l'école algérienne, on nous faisait apprendre par cœur des versets coraniques, dont ceux appelant à tuer les juifs et les non-croyants. J'ai donc connu et subi l'endoctrinement religieux. Je peux en mesurer les conséquences. En 2012, lorsque je critiquais les méthodes pédagogiques de cette école musulmane, je le faisais en connaissance de cause. Le ministère de l'Education peut-il légitimer de telles pratiques en finançant une telle école qui oblige les filles à se voiler dès l'âge de 9 ans ? La question méritait d'être soulevée (1).

Votre venue à Lyon, ce jeudi soir, est aussi une façon de remercier l'association « Regards de Femmes »...

Oui, complètement ! Michèle Vianès a assisté, pour l'association « Regards de Femmes » qu'elle préside, aux cinq jours de mon procès, en septembre 2016, devant la Cour supérieure du Québec. Son soutien a énormément compté. Il fallait tenir bon psychologiquement. C'est grâce à mon comité de soutien international et à mes nombreux appuis au Québec que j'ai pu traverser cette épreuve. Alors que la victoire, je la dois principalement à mon extraordinaire avocat.

Vous ciblez l'islam politique. Le danger n'est-il pas plutôt aujourd'hui l'extrémisme quel qu'il soit, comme l'a montré le récent attentat meurtrier contre une mosquée au Québec ?

Si vous suggérez qu'au Québec, il existe un extrémisme « organisé » responsable de cette tragédie, ma réponse est non. Le Québec est l'un des endroits les plus pacifiques et les plus ouverts que j'ai eu à connaître. « L'extrémisme quel qu'il soit » me semble un concept creux et vide de sens. Cette expression me donne l'impression que certains souhaitent noyer l'islam politique dans un océan d'extrémismes pour en amoindrir les dangers alors qu'il constitue la principale menace planétaire pour la paix et la démocratie. C'est d'ailleurs lui qui nourrit en partie les Marine Le Pen et les Donald Trump de ce monde.

Propos recueillis par Nicolas Ballet

Illustration(s) :

Menacée de mort durant la guerre civile algérienne, Djemila Benhabib s'est réfugiée en France, puis au Québec. Photo DR.
Note(s) :
NOTE (1) Les Ecoles musulmanes de Montréal, qui continuent de contester la légitimité des propos tenus par Djemila Benhabib, ont fait appel de ce jugement. La cour d'appel du Québec examinera la recevabilité de leur requête le 8 mai.
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Ecrit le 25 févr.17, 03:14

Message par yacoub »

Djemila Benhabib


"Ce n'est pas en disant «blanc» quand Trump dit «noir» qu'on aura raison." Pascal Bruckner au sujet du positionnement du Canada vis-à-vis de la nouvelle administration américaine.

Bruckner revient sur la motion au sujet de l'islamophobie adoptée à l’unanimité par Queen’s Park, le parlement de l'Ontario, au courant de la semaine, présentée par la députée libérale d'Ottawa-Vanier, Nathalie Des Rosiers.

Texte de la motion :

« De l'avis de cette Assemblée, l'Assemblée législative de l'Ontario doit réaffirmer que la diversité a toujours joué un rôle important dans la culture et le patrimoine de l'Ontario. Il faut reconnaître les contributions importantes que les musulmans ont apportées et continuent d'apporter au tissu culturel et social de l'Ontario et à sa prospérité. Nous devons réagir contre toute forme de haine, d'hostilité, de préjugés, de racisme et d'intolérance; contrer la rhétorique et les sentiments antimusulmans; dénoncer les attaques de haine, les menaces de violence et les crimes haineux contre des personnes de la foi musulmane; condamner toutes les formes d'islamophobie et réaffirmer l'appui aux efforts du gouvernement par l'intermédiaire de la Direction de lutte contre le racisme pour combattre et prévenir le racisme systémique sous toutes ses formes dans toutes les politiques, programmes et services gouvernementaux et, enfin, accroître l'éducation et la sensibilisation contre le racisme, dans tous les coins de l'Ontario. »

Une motion semblable a été vivement débattue à la Chambre des communes à Ottawa divisant libéraux et conservateurs.

Au-delà de ce débat, ce qui est fascinant à noter tout de même c'est la capacité des élus à voter une motion sans avoir défini au préalable le concept même d'islamophobie. Définir les paramètres d'un texte est une exigence qu'on apprend à l'école lorsqu'on découvre la lecture. Je conseille toujours à ma fille d'une dizaine d'années d'interroger le sens des mots pour saisir le sens de la phrase. Dans le cas qui nous intéresse, ici, personne ne sait au juste à quoi ce concept d'islamophobie renvoie-t-il. Peut-on placer sous ce vocable la critique du dogme musulman? La dénonciation de l'islam politique? La détestation de l'islam? La haine des musulmans? Nul ne le sait au juste. Et pourtant la motion a été ADOPTÉE à l'UNANIMITÉ! Les députés ont condamné "toutes les formes d'islamophobie". Ah bon, mais lesquelles? J'aimerais le bien savoir.

Cette démarche montre bien une chose: la faiblesse intellectuelle des députés pour qui le sens des mots n'est rien lorsque vient le moment de jouer la carte du clientélisme. Ah les votes! Là où la rigueur, l'esprit critique et la recherche de sens ne signifient plus rien, la raison s'éclipse, les faits s'embrouillent, la confusion est reine et le relativisme devient roi.

C'est beau le Canada!
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Ecrit le 10 mars17, 00:37

Message par yacoub »

Djemila Benhabib

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Aujourd'hui, j'ai fait l'objet d'un signalement sur facebook. Ce qui a mené à la suspension momentanée de mon compte. Je suis donc en sursis. Ce qui rejoint l'esprit du post que je consacrais, hier, aux terribles contraintes qui s'imposent aux dissidents et aux lanceurs d'alerte. Nous sommes trackés!

Je remercie sincèrement toutes les personnes qui m'ont contactée pour me signaler cette suspension et qui ont œuvré pour que je puisse récupérer mon compte.

Merci à mon adorable Henda Ayari. Tu as été la première à m'alerter et à remuer ciel est terre pour rétablir la connexion entre mes ami.e.s et moi. Ce qui est très précieux!

Merci encore pour tous vos efforts.

Vous embrasse!

Djemila B.
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Ecrit le 08 avr.17, 00:50

Message par yacoub »

La DPI avance au Canada lentement mais sûrement.
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Ecrit le 24 août17, 05:25

Message par yacoub »

Ce qui s’est passé en Catalogne doit servir d’avertissement au Québec
Djemila Benhabib·jeudi 24 août 2017
Chaque attentat islamiste nous offre malheureusement une triste occasion de faire le point sur la situation de notre monde absurde et cruel. On réalise, à chaque fois, que la piste sociologique, celle qui consiste à expliquer le geste terroriste exclusivement par le prisme social est caduque. Enfin, quelques capotés de la sociologie vont continuer de faire semblant d’y croire pour nous convaincre qu’ils ont tout compris. Il faut bien justifier les subventions de recherche qu’on reçoit d’ici et là pour sauver son laboratoire de recherche et, par la même occasion, sa discipline. Ainsi va le monde universitaire.
« Ils » tuent, vous êtes coupables !
Non, faire sauter des vies en raison des discriminations sociales et du racisme de la société d’accueil n’est pas le moteur de l’action islamiste. Il faut plus pour écraser des enfants sous le poids d’un camion. Il faut plus pour revêtir avec enthousiasme autour de sa taille une ceinture d’explosifs pour semer la mort à tout vent. Et pourtant, c’est cette fable sociologique, que répète ad nauseam jour après jour une frange de l’intelligentsia d’une certaine gauche qui - cela dit en passant - n’a plus rien de la gauche et tout d’un mouvement réactionnaire qui divise l’humanité en fonction de l’origine, des croyances et de la « race » qu’elle a ressuscitée avec ferveur. « Ils tuent, vous êtes coupables ! », insinue cette gauche compassionnelle. Enfin, j’avoue que c’est un peu plus subtil que ça. Attendez, je reformule. « Ils » (surtout, continuez à ne pas les nommer) tuent. Certes. On va vous expliquer pourquoi. C’est-à-dire vous suggérer quels sont les « paramètres », en fait les « déviances » dont souffre notre société qui font que ces braves gens, en l’occurrence ces assassins, sont devenus des assassins. Alors, récapitulons. « Ils » tuent, guérissons notre société!
Laissons de côté ces intellectuels patentés et revenons à la réalité.
La force de l’idéologie islamiste
L’angle mort : les convictions idéologiques et politiques. Ceux qui ignorent la force des convictions ne peuvent comprendre le sens des gestes posés par les djihadistes. Il faut être «crinqués au bout » (très très motivés) pour refermer un jour, un jour de soleil ou de pluie, peu importe, la porte de chez soi avec le sourire en souhaitant la mort d’autrui avec rage. Il faut être un détraqué (solide) du slip pour s’imaginer être dorloté, là-bas je ne sais où, après le carnage, par 72 vierges. Des convictions idéologiques et politiques nourries par la détestation et la diabolisation de l’autre, entretenues par le discours victimaire et soutenues par la complicité tacite de l’entourage et des familles comme nous l’ont montré les attentats de Paris du 13 novembre 2015 et la cavale du djihadiste Salah Abdeslam. L’homme de 26 ans le plus recherché des polices européennes était devenu soudainement « invisible » de Paris à Bruxelles. Il fut arrêté à Molenbeek dans son quartier après une cavale de 127 jours. Salah Abdeslam un assassin? Vous rigolez, c’est un bon gars tout comme les gars de Ripoll. Une chose est sûre, dans un cas comme dans l’autre la filière marocaine du djihadisme est active.
Salud Barcelona !
Ah Barcelone, que n’ai-je pas marché dans tes rues, l’hiver dernier! Toi, l’hospitalière qui accueille des gens venus des quatre coins du monde, y compris des immigrants illégaux (oui, ça existe) vendant leurs babioles à la sauvette sous le regard des flics. Normal, me disait-on, à l’époque. Ici, la municipalité est de gauche, une coalition de partis autour de Podemos. Barcelone est comme une ville sanctuaire. Ça vous rappelle probablement quelque chose. N’est-ce pas les Montréalais? Il y a quelques mois, la mairie de Barcelone lançait un plan « pionnier » pour combattre l’ « islamophobie ». Dans les normes du vivre ensemble, la municipalité affichait sa volonté de combattre la haine. Parfait! Sauf que ce plan ne visait aucunement la haine propagée dans les mosquées; cette haine du juif, du mécréant, de la femme, de l’homosexuel et j’en passe qui tourne en boucle dans les mosquées salafistes de Barcelone. Lorsque l’on connait la progression fulgurante du salafisme en Catalogne et que l’on sait que plusieurs mosquées notoires sont contaminées par la doctrine wahhabite, on ne peut que questionner le choix de la municipalité.
La cellule de Ripoll et la filière marocaine du djihadisme
Que nous apprend la désormais célèbre cellule de Ripoll sur le phénomène islamiste ? Que des mosquées sont devenues des « foyers de la radicalisation » et des imams des agents de cette dernière. Les médias espagnols rapportent que les assassins, de jeunes Marocains, apparemment sans histoire, y menaient une vie normale - enfin presque -, n’était-ce leur militance salafiste autour de l’imam Abdelbaki Es Satty qui excellait autant dans le discours djihadiste que dans le maniement des explosifs. Cet ancien taulard marocain, qui a purgé quatre ans de prison pour trafic de haschisch, se consacrait au recrutement de futurs djihadistes qu’il aurait envoyés au suicide en Syrie, en Irak ou en Afghanistan. Cette localité catalane offrait à ces jeunes gens et à leurs familles mille fois plus d’opportunités que ne pouvait le faire leur pays d’origine, le Maroc, véritable machine d’exclusion sociale. Et pourtant, la bienveillance catalane à leur endroit qu’on peut résumer avec la citation emblématique de Jordi Pujol (“Est Catalan celui qui vit en Catalogne”), l’ancien président nationaliste de la Catalogne, ne les a pas empêchés de commettre l’irréparable. Plus encore, la politique d'intégration très volontariste en Catalogne a fait de celle-ci la première région du pays en la matière, accueillant le plus de Marocains, la communauté la plus nombreuse d’immigrants en Espagne.
À Québec, une fusillade et des questions
En lisant nombre de reportages sur les deux attentats survenus en Catalogne, je n’ai pu m’empêcher de penser à la fusillade de Québec du 29 janvier dernier. En Espagne, les suspects ont été immédiatement identifiés, leurs profils relayés dans les médias, leurs familles et leurs voisins interrogés, trois des suspects ont comparu devant la justice et ont dévoilé leurs intentions à commettre un attentat beaucoup plus spectaculaire que ceux commis le 17 août. Les réseaux islamistes sont démantelés. La justice poursuit son travail. Les policiers communiquent avec les médias. Les médias enquêtent, fouillent, nous renseignent sur les assaillants, leurs stratégies et leurs idéologies. Bref, c’est peu dire que tout le monde a du pain sur la planche. C’est véritablement le branle-bas de combat!
Dans le cas de Québec par contre, c’est silence radio. Le black out total sur l’information. Nous ne savons rien sur Alexandre Bisonnette. Rien sur ses motivations. Abandonnés a notre sort, nous vivons de spéculations, de ouï-dire et de rumeurs. Comment se fait-il qu’on ne soit pas tenus informés de l’un des drames les plus horrifiants ayant frappé le Québec? Comment expliquer que cette fusillade contre le Centre islamique de Québec qui a fait six morts ait été qualifiée dès le soir même d’attentat terroriste alors qu’aucun acte d’accusation pour terrorisme n’a été formulé à l’endroit du principal suspect. Nos services de sécurité sont-ils incompétents? J’en doute. Je crains, par ailleurs, que le « politique » agisse comme une forme d’étouffoir sur la police, la justice et les médias.
C’est terriblement inquiétant que l’on maintienne les Québécois dans une telle ignorance. Pire encore, que des politiciens instrumentalisent honteusement cette tragédie pour les rendre coupables collectivement d’un acte ignoble qui sert à justifier la tenue d’une commission d’enquête sur le « racisme systémique » dont les conclusions sont connues d’avance. Guérir les Québécois? Mais de quoi au juste? Non, les Québécois ne sont pas plus racistes que les Catalans. Par ailleurs, il existe au Québec des foyers d’islamisation. Il est temps que nos décideurs les prennent au sérieux. Ce qui vient de survenir en Catalogne doit nous servir d’avertissement.
Le maire de Québec, Régis Labeaume, a imputé à l’inaction de notre classe politique québécoise la dégradation de notre climat social. Il a tout a fait raison. La lâcheté, le clientélisme et le manque de vision ont fait le lit des extrêmes. Vous le savez pertinemment monsieur Couillard. Arrêtez de vous cacher derrière votre petit doigt! Agissez en premier ministre responsable.
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Re: Qui sont ceux qui poursuivent Djemila Benhabib​ en justi

Ecrit le 12 nov.17, 03:25

Message par yacoub »

La contestation de la loi 62 de quoi est-elle le symptôme?
Djemila Benhabib·jeudi 9 novembre 2017
Marie-Michelle Lacoste, une québécoise pure laine portant le voile intégral, parade ici et là dans les médias pour répéter ad nauseam que sa vie est devenue un cauchemar depuis l’adoption de la loi 62. Juste ça. Elle parle avec gourmandise du Québec comme d'un goulag. La niqabée, insiste. En rajoute. Elle vit, désormais, dans la terreur. Pauvre chouette! La voilà qui part, donc, en guerre contre le gouvernement. Épaulée dans sa missive judiciaire par un lobby intégriste bien connu, le Conseil national des musulmans ainsi que par l’Association canadienne des libertés civiles.
Fondamentalistes musulmans et “chartristes” se retrouvent unis (encore une fois) sous une même bannière partageant la même volonté de faire tomber la loi 62. Pour ces derniers, la liberté de religion est absolue. L'État qui la module en fonction d'autres paramètres est forcément coupable du pire. Attaquons-le!
La loi 62: le serpent se mord la queue
Le 18 octobre 2017, l'Assemblée nationale du Québec adoptait la loi 62 sur la neutralité religieuse de l’État. Confuse et faible d'un point de vue conceptuel, sur le fond, la loi ne règle rien. L’injonction de donner et de recevoir des services publics à visage découvert, qui dépasse largement le seul cadre de la neutralité religieuse, se trouve nettement amoindrie par de ''possibles accommodements". Le serpent se mord la queue! On a là l'alpha et l'oméga d'un système, les accommodements raisonnables (religieux), totalement obsolète, puisque tout est toujours à recommencer. Quant à la laïcité, érigée en tabou, soumise à mille et une critiques, adjectivée, elle est finalement, jetée aux orties. Chut, pas un mot.
A qui cette mascarade judiciaire rend-elle justice?
A ces femmes? Aliénées d'une idéologie qu'il leur vole leur visage et les dépouille de leur humanité. Aux musulmans? Représentés comme les pires extrémistes. A notre société? appréhendée comme une addition d'individus sans lien les uns avec les autres. Aux yeux de ces jusqu’au-boutistes de la liberté de religion, le monde commun existe-t-il? A-t-il encore un sens ? L’individu n’est-il qu’un simple sujet de droit?
Depuis plusieurs années déjà, l'atomisation de notre société est programmée au nom de la suprématie des droits individuels avec comme toile de fond la mise en place d’un système multiculturaliste plus perméable à la reconnaissance des religions dans le domaine public. Bien entendu, le gouvernement actuel est le premier responsable de cette situation de blocage dans laquelle nous sommes.
En 2012, des Tunisiens résistaient déjà contre le voile intégral
Quand on pense au courage des Tunisiennes et des Tunisiens de l'université de la Manouba en 2012. Voilà un doyen, Habib Kazdaghli qui a pris l’initiative d'interdire le port du voile intégral pendant les examens et les cours sur son campus de la Manouba, appuyé par une écrasante majorité du corps professoral, des syndicats, des travailleurs et des étudiants. Tous ont résisté à la terrible brutalité des salafistes qui mettaient en avant des femmes intégralement voilées pour imposer leur diktat à la Tunisie des lumières. J'y étais. J'ai vu dans leurs yeux la peur. J’ai lu sur leur visage la détermination. Celle qui nous manque cruellement pour défendre nos fondamentaux. ''Ne nous laissez pas tomber'' , imploraient-ils.
Aujourd'hui, en revisitant cette histoire à la lumière de notre actualité, un drôle de sentiment m’habite. Ma question est simple. Le rôle de l’État est-il de satisfaire les caprices des croyants les plus exaltés ? Autrement dit, à long terme, notre démocratie est-elle condamnée à mourir compte tenu de cette puissance irrésistible des intégristes à la retourner contre elle-même et à notre trop grande tolérance à tolérer les intolérants?
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