États-Unis : ces milliardaires survivalistes qui craignent l'apocalypse
Par lefigaro.fr Publié le 21/02/2017 à 20:34
La construction du Survival Condo Project, un bunker construit dans un silo, dans le Kansas.
Le Figaro a enquêté sur les grandes fortunes de la Silicon Valley qui investissent des sommes folles dans des luxueux bunkers à l'étranger pour tenter de survivre au chaos annoncé.
Il y a encore quelques années, le phénomène ne concernait que quelques milliers de personnes, appelées «survivalistes» qui, terrifiées à l'idée de voir l'apocalypse poindre, stockaient boîtes de conserve, pièces d'or, générateurs, et fusils de tout calibre dans leurs redoutes des Rocheuses ou du Midwest.
Mais ce phénomène de paranoïa assez répandu - les États-Unis compteraient 10 millions de survivalistes - touche aussi les plus nantis, à commencer par les cerveaux et les financiers de la Silicon Valley.
Ces personnalités organisent-elles leur exode à coup de millions, dans des endroits très prisés à l'autre bout du globe. Qui sont-elles? Dans quels pays ces fortunes espèrent-elles se réfugier en cas d'apocalypse et pour quelles raisons ces milliardaires éprouvent-ils le besoin de disposer d'un luxueux bunker en dehors des États-Unis?
Le journaliste Maurin Picard a enquêté pour Le Figaro sur cette utopie digne d'un scénario de science-fiction, qui séduit de plus en plus de nantis en Californie.
Les fortunes de la Silicon Valley se préparent à «l'apocalypse»

ENQUÊTE - Encore discrète jusqu'à récemment, la paranoïa de plusieurs cerveaux, PDG et investisseurs s'affiche désormais au grand jour. Munis de vivres, d'armes et de générateurs, ces «survivalistes» s'offrent de luxueux havres à l'autre bout du monde pour se protéger en cas de séisme, d'épidémie, d'attaque terroriste ou de guerre civile.

Robert Vicino est le P.-D.G. d'une entreprise qui propose des bunkers de luxe pour des clients très fortunés.
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Baptisée Vivos Europa One, une forteresse souterraine va voir le jour en Allemagne. La société qui commercialise les places dans ce genre d'abris estime que la multiplication des risques a fait exploser la demande. Celle émanant des Français aurait été multipliée par neuf.