Le nom divin dans les Écritures grecques chrétiennes

le Tétragramme YHWH et son usage et autres noms biblique.
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Le nom le plus important de Dieu dans le judaïsme est le Tétragramme. Certains passages bibliques, comme Rt II,4, tendent tout de même à indiquer que, fut un temps où ce Nom était d'usage courant.
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BenFis

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Re: Le nom divin dans les Écritures grecques chrétiennes

Ecrit le 22 juin17, 04:04

Message par BenFis »

RT2 a écrit :En fait, l'absence totale du nom divin dans les écritures grecques chrétiennes est LA PREUVE que les copies ont été altérées sur le ce point. Et l''existence des nomina sacra est la confirmation de cela.

Bien que cela ne soit pas le sujet direct, j'attends toujours de BenFIS qu'il nous explique la présence du tétragramme YHWH dans des églises, car ce n'est pas la Trinité qui aurait adopté le Nom(yHWH) mais bien le Nom(YHWH) qui fut associé à la Trinité.

Or pour rappel la trinité de l'E.C.A.R. parle de "Dieu le Père". et nous savons qu'il s'agit de YHWH. Si BenFIS ne veut pas faire le lien, c'est pourtant là une preuve historique que les premiers chrétiens employaient le saint nom (YHWH).

ps : la Trinité fut un dogme inconnu des premiers chrétiens, pas le nom du "Dieu le Père" - Actes 13:33/Psaume 2, et voir tous les versets de philippe83 et ses explications par exemple.
L'existence des Nomina Sacra indiquent que les copiste bibliques ont utilisé des abréviations en lieu et place de nom et mots considérés comme 'sacrés'. Si le Nom YHWH avait été abrégé dans le NT, sans doute aurait-il bénéficié d'une forme déterminée, telle que YH par ex. Puisque ce n'est pas le cas c'est qu'il n'y figurait pas à l'origine.

Cela ne veut évidemment pas dire que le Nom de Dieu Yhwh était inconnu à l’époque du Christ.
Encore une fois, avoir connaissance du Tétragramme ne veut pas dire en faire un usage courant (voir l’ex du Christ).

Je ne suis pas un spécialiste de l’ECR. A ma connaissance le concept de la trinité découle de la lecture de l’Evangile selon Jean associée à l’AT.

RT2

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Re: Le nom divin dans les Écritures grecques chrétiennes

Ecrit le 22 juin17, 04:19

Message par RT2 »

Il y a quelque chose de très intéressant avec la parabole de l'ivraie et du blé. Pour celui qui cherche la vérité. :coeur:

papy

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Re: Le nom divin dans les Écritures grecques chrétiennes

Ecrit le 22 juin17, 04:22

Message par papy »

BuddyRainbow a écrit : Merci pour cette précision.
Tu connais d'autres dieux qui se font appeler " éternel " ou " je serai ce que je serai " ou " je deviendrai ce que je déciderai de devenir ou " Je suis ce que je suis " ou " etc..."
Moi lorsque j’entends quelqu'un dire " l'éternel " , je sais qu'il fait allusion au Dieu de la Bible .
Tu vas me dire que " Éternel " n'est pas un nom propre .
Par contre "Taureau assis" ou " fleur de lotus" ou " je suis ce que je suis " eux sont des noms propres ?
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Re: Le nom divin dans les Écritures grecques chrétiennes

Ecrit le 22 juin17, 04:38

Message par BuddyRainbow »

BenFis a écrit : L'existence des Nomina Sacra indiquent que les copiste bibliques ont utilisé des abréviations en lieu et place de nom et mots considérés comme 'sacrés'. Si le Nom YHWH avait été abrégé dans le NT, sans doute aurait-il bénéficié d'une forme déterminée, telle que YH par ex. Puisque ce n'est pas le cas c'est qu'il n'y figurait pas à l'origine.
C'est ce qu'on pourrait en conclure en apparence. Le codex sinaiticus (IVe siècle) est à la base du texte du NT que nous avons. Dans ce codex, il se trouve à la fois l'AT et le NT. KS se trouve dans les deux testaments pour désigner Dieu. Nul trace du tétragramme ou de sa traduction grec dans l'AT. Que des KS. Je pourrais appliquer votre raisonnement et en conclure que le nom divin ne figurait pas dans l'AT parce que sinon on aurait trouvé probablement YH. Mais voilà, le texte hébraïque de l'AT fait apparaitre le nom divin partout où ces copistes chrétiens ont choisi de traduire YHWH par KS.
Cela ne veut évidemment pas dire que le Nom de Dieu Yhwh était inconnu à l’époque du Christ.
Encore une fois, avoir connaissance du Tétragramme ne veut pas dire en faire un usage courant (voir l’ex du Christ).
Entre ne pas l'utiliser du tout et l'utiliser à toutes les sauces, il y a peut-être une position intermédiaire qui s'accorde mieux avec nos observations : Une présence surabondante du nom divin dan l'AT d'un côté, et des référence fréquente au nom divin dans le NT sans qu'il soit écrit en toute lettre d'un autre côté. Et comme les premiers chrétiens se tournent vers l'AT pour développer la foi chrétienne, il est raisonnable de penser qu'ils employaient le nom divin, et que sinon ils désignaient leur Dieu "Père", "Seigneur", ... Jéhovah fait partie de cet éventail de désignation de la personne de Dieu.
papy a écrit :Tu connais d'autres dieux qui se font appeler " éternel " ou " je serai ce que je serai " ou " je deviendrai ce que je déciderai de devenir ou " Je suis ce que je suis " ou " etc..."
Moi lorsque j’entends quelqu'un dire " l'éternel " , je sais qu'il fait allusion au Dieu de la Bible .
Oui papy, moi aussi je sais qu'il est fait référence à Dieu quand on parle de l'Eternel. Mais je ne trouve pas cette traduction du nom divin satisfaisante comme je ne trouverai pas satisafaisant que l'on traduise Jésus par "Jéhovah est salut", sa signification (en tout cas "l'Eternelle" est moins erronée que "Seigneur" ou "Dieu" ; le traducteur tente de rendre le sens profond du nom mais cela a abouti à un titre comme "Seigner" ou "Dieu" donc le but est manqué).
Modifié en dernier par BuddyRainbow le 22 juin17, 07:02, modifié 1 fois.
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BenFis

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Re: Le nom divin dans les Écritures grecques chrétiennes

Ecrit le 22 juin17, 04:45

Message par BenFis »

BuddyRainbow a écrit :C'est ce qu'on pourrait en conclure en apparence. Le codex sinaiticus (IVe siècle) est à la base du texte du NT que nous avons. Dans ce codex, il se trouve à la fois l'AT et le NT. KS se trouve dans les deux testaments pour désigner Dieu. Nul trace du tétragramme ou de sa traduction grec dans l'AT. Que des KS. Je pourrais appliquer votre raisonnement et en conclure que le nom divin ne figurait pas dans l'AT parce que sinon on aurait trouvé probablement YH. Mais voilà, le texte hébraïque de l'AT fait apparaitre le nom divin partout où ces copistes chrétiens ont choisi de traduire YHWH par KS.
Je pense que KS est apparu dans l'AT non pour remplacer Yhwh mais son substitut Kurios qui existait déjà dans les LXX.
Entre ne pas l'utiliser du tout et l'utiliser à toutes les sauces, il y a peut-être une position intermédiaire qui s'accorde mieux avec nos observations : Une présence surabondante du nom divin dan l'AT d'un côté, et des référence fréquente au nom divin dans le NT sans qu'il soit écrit en toute lettre. Et comme les premiers chrétiens se tournent vers l'AT pour développer la foi chrétienne, il est raisonnable de penser qu'ils employaient le nom divin, et que sinon ils désignaient leur Dieu "Père", "Seigneur", ... Jéhovah fait partie de cet éventail de désignation de la personne de Dieu.
Précisément, Jésus n'a pas utilisé le Nom Yhwh (hors des citations de l'AT en tout cas). Les 1ers Chrétiens non plus d'ailleurs.

papy

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Re: Le nom divin dans les Écritures grecques chrétiennes

Ecrit le 22 juin17, 05:43

Message par papy »

BuddyRainbow a écrit : Oui papy, moi aussi je sais qu'il est fait référence à Dieu quand on parle de l’Éternel. Mais je ne trouve pas cette traduction du nom divin satisfaisante ....... le traducteur tente de rendre le sens profond du nom mais cela a abouti à un titre comme "Seigneur" ou "Dieu" donc le but est manqué).
Moïse a donc foiré au premier verset de la Bible en écrivant : " Au commencement Dieu créa les cieux et la terre."
Il aurait-dû écrire : Au commencement YHWH créa les cieux et la terre.
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Re: Le nom divin dans les Écritures grecques chrétiennes

Ecrit le 22 juin17, 05:57

Message par RT2 »

BenFis a écrit : Précisément, Jésus n'a pas utilisé le Nom Yhwh (hors des citations de l'AT en tout cas). Les 1ers Chrétiens non plus d'ailleurs.
Buddy, c'est un des petits jeu favori de la part de BenFIS que cette réponse; il te laisse croire que Jésus a employé le nom, et par conséquent que les 1er chrétiens auraient fait de même (citations de l'AT) mais il te dit en fait que de l'autre côté il n'a jamais employé le Nom(YHWH).

Mais tu vas me dire qu'il vient de l'admettre..pas dans sa tête, car tout ce qu'il dit se base sur "JE PENSE QUE"; en fait tout ce qu'il dit se résume à "JE PENSE QUE". car c'est le fondement de son jeu, Ne te laisse pas tromper.

Tu ne pensais tout de même pas qu'il allait admettre publiquement cette vérité qu'il énonce (que Jésus et les premiers chrétiens employaient le nom divin dans leur culte, et par conséquent LeNom était bien écrit dans le NT), qu'il s'empresse toujours au plus vite d'enfouir ? Et qu'il le fait exprès ?

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Re: Le nom divin dans les Écritures grecques chrétiennes

Ecrit le 22 juin17, 06:13

Message par Mikaël Malik »

Mais on s'en fout de votre logolâtrie non biblique qui n'apporte que de la confusion aux saines paroles du Christ et des disputes de mots.

Pourquoi Jésus ne l'a-t-il jamais prononcé pour en faire une doctrine principale et obliger ses apôtres à le faire connaître, comme le fait l'organisation ?

Pourquoi ne l'a-t-il jamais prêché, alors que l'organisation prétend mensongèrement le contraire ?

Pourquoi les premiers chrétiens prêchaient et faisaient connaître uniquement le nom du Seigneur Jésus ?

En quel nom les premiers chrétiens ont-ils été persécutés et tués par les juifs et les romains ?

(Les juifs persécutés les chrétiens pour le nom de Dieu ou pour le nom de Jésus ?)


En fait, la société vous induit en erreur en posant des questions qu'aucun premier chrétien que pas même le Christ n'a posé, question du genre :

Dieu a-t-il un nom ?

Devons-nous prier le Christ ? (au lieu de ; pouvons-nous prier le Christ ?)

Jésus est-il mort sur une croix ou un poteau ?

L'appellation, Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, nous suffit à comprendre qui est Dieu, nul besoin d'idolâtrer un nom.

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Re: Le nom divin dans les Écritures grecques chrétiennes

Ecrit le 22 juin17, 06:32

Message par RT2 »

Mikaël Malik a écrit :Mais on s'en fout de votre logolâtrie non biblique qui n'apporte que de la confusion aux saines paroles du Christ et des disputes de mots.
Personne ne t'oblige à lire ce fil dont tu te fous d'ailleurs. Tu ne viens que pour te comporter selon les désirs de ton père spirituel dont on connait l'aversion pour le nom divin; aversion que tu ne comprends même pas d'ailleurs.

Oui, au fait pourquoi le Diable a tellement en horreur le nom de Dieu; c'est intéressant comme sujet aussi. Pas sûr que ton esprit résiste à cela.

BuddyRainbow

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Re: Le nom divin dans les Écritures grecques chrétiennes

Ecrit le 22 juin17, 07:29

Message par BuddyRainbow »

Je pense que KS est apparu dans l'AT non pour remplacer Yhwh mais son substitut Kurios qui existait déjà dans les LXX.
A la même époque Jérôme qui a le texte hébreu sous les yeux de son propre aveu n'a pas traduit le nom divin. Pas même une fois sur les près de 7000 occurrences. Ce n'était pas ici pour imiter une traduction qu'il aurait eu et dans laquelle le nom divin ne figurait pas. C'est un choix délibéré des chrétiens de cette époque de remplacer le nom de Dieu par Seigneur.
Précisément, Jésus n'a pas utilisé le Nom Yhwh (hors des citations de l'AT en tout cas). Les 1ers Chrétiens non plus d'ailleurs.
Même si Jésus n'a pas "utilisé" le nom divin en 'dehors des citations de l'AT', il l'a donc employé dans des citations bibliques, c'est déjà assez à mes yeux pour conclure que le nom divin reste d'actualité. Et accessoirement qu'une traduction de la Bible et fondée à mettre Jéhovah dans les citations du NT.
Mikaël Malik a écrit :Vous pouvez ricaner, mais un détournement de la parole ne restera jamais sans effet ou impuni, ils tronquent volontairement la parole pour imposer leur doctrine et ainsi ils trompent les gens qui sont sans connaissance avec leur (Traduction du Monde Nouveau).

2 Pierre 3:15 Croyez que la patience de notre Seigneur est votre salut, comme notre bien-aimé frère Paul vous l'a aussi écrit, selon la sagesse qui lui a été donnée. 16 C'est ce qu'il fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses, dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Ecritures, pour leur propre ruine.

2 Corinthiens 2:17
Car nous ne falsifions point la parole de Dieu, comme font plusieurs; mais c'est avec sincérité, mais c'est de la part de Dieu, que nous parlons en Christ devant Dieu.

2 Pierre 1:16
Ce n'est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues, que nous vous avons fait connaître la puissance et l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ, mais c'est comme ayant vu sa majesté de nos propres yeux.

2 Pierre 3:2
afin que vous vous souveniez des choses annoncées d'avance par les saints prophètes, et du commandement du Seigneur et Sauveur, enseigné par vos apôtres,
Je crois qu'on a compris, les TJ sont méchants.
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Re: Le nom divin dans les Écritures grecques chrétiennes

Ecrit le 22 juin17, 07:31

Message par Zouzouspetals »

Yahvé aussi, de même que YHWH, Dieu, Seigneur, Eternel, Père. Pourquoi choisissez-vous systématiquement "Jéhovah" pour traduire le Tétragramme יהוה ?
BuddyRainbow a écrit :L'apôtre qui a renié trois fois Jésus s'appelait Pierre et Céphas à la fois et c'est pourtant le premier nom que l'on retient parce qu'il a été employé "systématiquement". Il en va de même avec Yahvé et Jéhovah. Jéhovah est la forme la mieux intégrée dans la culture littéraire et artistique française. Elle est donc à juste titre privilégiée.
Votre mouvement fait plus que la privilégier, mais soit, c'est son choix. Pouvez-vous cependant accepter que d'autres choisissent une autre traduction pour le Tétragramme יהוה et appellent Dieu Yahvé, ou YHWH, ou Dieu, Seigneur, Eternel, Père... ?
Qu'en savons-nous ? D'autant que le livre de l'Apocalypse ne s'adresse pas uniquement à un auditeur juif. Que le judéo-chrétien sache entendre "Louez Yah" derrière "Alléluia", qu'il en informe même ses compagnons non-juifs (ce que d'ailleurs n'a pas fait le rédacteur de l'Apocalypse, qui emploie theos au verset 5 quand il traduit Alléluia par "Louez Dieu"), ne signifie pas que les chrétiens appelaient leur Dieu, Yah ou encore Alléluia.
BuddyRainbow a écrit :Si Jean avait traduit "Louez Yah" par "Louez Dieu" sa traduction aurait été incorrecte. Hallelu-ïa signifie "Louez Yah", Hallelu-el signifie "Louez Dieu". De plus ce n'est pas "Louez Dieu" qui figure dans le v. 5 mais "Louez notre Dieu" ce qui n'est pas tout à fait pareil. Enfin, il est curieux que vous évoquiez une traduction du "rédacteur de l'Apocalypse" parce que Jean ne fait que décrire la scène à laquelle il assiste. Au chap. 19, "Louez notre Dieu" est prononcé par une voix qui "est sortie du trône" et elle n'a pas vocation à traduire à Jean ce qu'il comprend parfaitement puisque sa langue maternelle c'est l'hébreu. Quand vous et moi entendons Alléluia, nous comprenons... Alléluia. Quand l'apôtre d'origine juive entend Alléluia, il comprend "Louez Yah". Pour recontextualiser, les créatures célestes entourant le trône proclament "Louez Yah" et en réponse une voix retentit depuis le trône disant "Louez notre Dieu", ce qui n'est pas sans rappeler l'antiphonie juive. Jean rapporte les faits et seulement les faits. Il n'y a donc pas de traduction à proprement parlé comme vous tentez de le faire croire.
Il y a quelque chose que je ne comprends pas dans votre explication : vous réfutez que Jean ait traduit "Alléluia" par "Louez (notre) Dieu" (au verset 5) parce que, dites-vous, Jean n'a pas besoin de traduction pour saisir le sens de ce que dit la voix en hébreu. C'est oublier que le texte de l'Apocalypse est écrit en grec. Si la voix entendue par Jean s'est exprimée, comme vous semblez le croire, en hébreu, alors il a bien fallu que Jean traduise en grec. Et si elle s'est exprimée en grec et que Jean n'a fait que rapporter ses paroles, alors elle a dit "Alléluia" et "Louez notre Dieu", pas "Louez Yah".
En outre, comment savez-vous que la langue maternelle de Jean, c'était l'hébreu ?
Parmi les citations que vous aviez fournies dans votre précédent post au sujet d'Alléluïa, l'une disait : "Comme Hosanna, ce mot hébreu est devenu partout familier même à la plupart des chrétiens illettrés". Pensez-vous que ces chrétiens illettrés ouvraient souvent un lexique hébreu ou grec pour constater qu'Alléluia était une référence à Yah ? Pourquoi l'auteur de l'Apocalypse n'a-t-il pas, au verset 5 du chapitre 19 où il reprend la signification d'Alléluia, écrit "Louez Yah", plutôt que le "Louez Dieu" qui figure dans son texte ?
BuddyRainbow a écrit :Un lexique hébreu-français ou grec-français est à l'usage des Français. Pas des Hébreux, ni des Grecs.
Là, vous cherchez des poils sur les oeufs. D'autant que c'est vous qui aviez parlé de lexique hébreu ou grec, sans préciser hébreu-français ou grec-français. L'idée générale reste que, pour des chrétiens d'origine non-juive, et parfois illettrés, pas besoin de connaître l'étymologie de "Alléluia" pour comprendre cette exclamation d'allégresse.
Pas quand la Bible se comporte de deux parties distinctes dont une seul contient le Tétragramme hébraïque. L'Ancien Testament fait une place importante au nom יהוה, qui y est présent près de 7000 fois ; mais, et c'est tout le problème posé par ce fil de discussion, le Nouveau Testament ne fait pas de place du tout au nom יהוה, qui n'y est pas présent une seule fois.
BuddyRainbow a écrit :A bien y regarder le texte du NT fait la place au nom divin. Un petit inventaire des références au nom divin a achevé de me convaincre personnellement que Jésus et ses disciples employaient le nom divin : "que ton nom soit sanctifié", "à cause de mon nom", "saint est son nom", "glorifie ton nom", "j'ai manifesté ton nom", "tout homme qui invoquera le nom", "pour porter mon nom aux nations", "un peuple pour son nom", "gens qui sont appelés de mon nom", "le nom de Dieu est blasphémé", "que mon nom soit proclamé dans toute la terre", "pour ton nom je veux exécuter des mélodies", "qu’on ne parle jamais en mal du nom de Dieu", "Que tout homme qui nomme le nom", "Je veux annoncer ton nom à mes frères", "l’amour que vous avez montré pour son nom", "une déclaration publique pour son nom", "c’est pour son nom qu’ils sont sortis", "j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu", "ceux qui craignent ton nom", "le nom de son Père écrits sur leurs fronts", ... Le texte du NT ne fait pas apparaitre le nom divin écrit en toute lettre, certes, mais il y est fait référence fréquemment comme le montrent ces quelques citations du NT, c'est d'ailleurs ce que vous avez concédé pour la prière modèle de Jésus, et les premiers chrétiens qui entendent ou lisent "mon nom", "ton nom", "son nom" et "le nom" dans ces déclarations sont trop juifs pour ne pas comprendre qu'ils s'agit du tétragramme révéré.
Mais justement, le Tétragramme hébraïque n'apparaît jamais dans aucune des références au Nom de Dieu que vous venez de compiler. Et je vous rappelle que ni les Evangiles, ni les épîtres ou autres livres du Nouveau Testament n'ont été écrit pour l'usage exclusif des Juifs. Si c'est le nom יהוה qui devait être sanctifié, glorifié, manifesté... par les chrétiens, pourquoi ne le retrouve-t-on jamais ni en toutes lettres (hébraïques) ni en transcription grecque (donc prononçable comme il s'écrit) dans le Nouveau Testament ?
BuddyRainbow a écrit :Ajoutez à cela les dizaines et les dizaines de citations ou allusions du NT tirées de l'ancien et l'évidence devient encore plus évidente.
Ou bien est-ce le contraire ? Même lorsqu'ils citent l'Ancien Testament qui, dans sa langue originale, porte יהוה, les rédacteurs néo-testamentaires utilisent des substituts grecs comme theos et kurios.
BuddyRainbow a écrit :Et avec un effort supplémentaire, vous pouvez croiser le tout avec le témoignage de la Septante qui circule parmi les chrétiens et qui fait apparaitre le nom divin à l'époque de Jésus, ainsi que celui de la Tossefta qui regrette que le nom divin soit renfermé dans les livres des judéo-chrétiens, et enfin l'usage généralisé des copistes de remplacer le nom divin par "Seigneur" ou "Dieu", et je crois que répondre "le nom divin ne figure pas dans le NT", comme vous le répétez depuis le début, c'est un peu léger pour soutenir que Jésus et ses disciples n'avaient que faire du nom divin. Et je dirais même plus, ça relève plus de la mauvaise foi que d'une quelconque recherche de vérité...
Ou bien, avec un effort supplémentaire, vous pouvez comprendre que ce qui se faisait, en milieu juif, pour l'Ancien Testament, n'était pas la même chose que, en milieu chrétien, pour le Nouveau Testament.
Je n'ai jamais prétendu que Jésus et ses disciples n'avaient que faire du nom divin ; j'ai dit que Jésus et ses disciples n'appelaient pas leur Dieu et Père, יהוה (quelle que soit la façon dont vous estimez qu'ils auraient pu le prononcer).
Encore un faux raisonnement de votre part, vous commencez à m'inquiéter. Vous assimilez les "Hébreux" aux seuls destinataires de la lettre aux Hébreux. Selon Wikipedia, les "Hébreux (...) sont un ancien peuple sémitique du Proche-Orient mentionné dans la Bible hébraïque, qui contient de nombreuses références et constitue la principale source documentaire à leur sujet.
Les Juifs contemporains considèrent les anciens Hébreux comme leurs ancêtres, et les deux termes sont souvent synonymes.
C'est ce que j'entendais par "Hébreux", et non pas les judéo-chrétiens à qui est adressée l'Epître aux Hébreux.
Maintenant, comme je sens que vous allez insister, les "Hébreux" de la lettre aux Hébreux appelaient-ils Dieu יהוה ? S'ils le faisaient, nous n'en savons rien, puisqu'aucune mention d'une telle appellation n'apparaît dans cette lettre. Pas plus que dans le reste du Nouveau Testament d'ailleurs.
BuddyRainbow a écrit :Le nom divin est encore prononcé par des Juifs au temps de Jésus, avec parcimonie cependant, comme le prouvent plusieurs témoignages : Flavius Joseph, le Talmud, etc. Dans cette lettre aux Hébreux, Paul attribue à Jésus les paroles du psalmiste : "Je veux annoncer ton nom au milieu de la congrégation" (2:12). Selon votre vision des choses, Jésus aurait réussi l'exploit d'annoncer le nom de Dieu sans jamais le prononcer ?
Jésus a prononcé le nom de son Père mais il ne l'a pas appelé יהוה (en tout cas selon le témoignage des évangélistes et apôtres).
BuddyRainbow a écrit :Plus loin l'apôtre souligne en parlant des chrétiens d'origine juive "qu'ils avaient montré pour son nom", celui du Père, de "l'amour" (6:10). Peut-on imaginer Paul louer l'attachement des Juifs au nom divin si ces derniers n'avaient que faire de son usage ? Avec votre vision des choses, on est interpellé par l'attitude de l'apôtre lui-même qui est sensible à l'intérêt que l'on peut manifester au nom divin...
A quel nom l'apôtre Paul se référait-il ? L'a-t-il cité dans ses lettres ?
Où ai-je laissé sous-entendre que "Jésus connaissait le nom de Dieu (...) mais qu'il refusait de l'employer, même une seule fois de toute son existence" ? Notre source principale pour connaître les paroles et les actions de Jésus, ce sont les quatre évangiles. Or, pour ce que nous en savons grâce aux manuscrits qui nous sont parvenus, ces "Ecritures" ne contiennent pas une seule fois יהוה, oups Jéhovah pour le non-puriste que vous êtes. Peut-être Jésus a-t-il dit une fois יהוה, ou 10 fois, ou 2847 fois, ou 3 milliards 152 millions 818 704, nous n'en savons rien parce qu'aucun des rédacteurs néo-testamentaires n'a pris la peine de le signaler.
Au passage, voilà un nouveau paradoxe pour vous qui tenez יהוה pour le nom biblique le plus essentiel, les deux Testaments confondus : plus votre estimation du nombre de fois où Jésus aurait prononcé יהוה est grande, plus étrange est le silence des évangélistes à ce propos ; et plus votre estimation de ce nombre est petite, plus étrange est alors ce faible emploi de Jésus pour ce nom de יהוה que vous supposez si important pour lui.
BuddyRainbow a écrit :Le paradoxe, s'il y en a un, se situe ailleurs : Jésus fait constamment référence aux Ecritures et se dit attaché aux Ecritures de la première à la dernière lettres. Exceptées selon vous les lettres du tétragramme : premier paradoxe ! L'absence du nom divin, écrit en toute lettre, dans le NT est la preuve que Jésus n'employait pas le nom divin, que les Juifs en avaient fini avec le nom. C'est ce qu'on appelle une interprétation. Rien ne nous autorise à cette conclusion radicale tant que des versets de la Bible n'appuient pas votre interprétation. C'est même le contraire : quand on examine la NT, on s'aperçoit qu'il est régulièrement fait référence au nom divin. Pire dans le dernier livre de la Bible, Jésus est vu en vision prêt à "écrire le nom de son Père" sur le front de ses serviteurs... Quel symbole ! On s'attend à tous sauf à ça ! de la part de quelqu'un qui a abandonné le nom de Dieu et qui approuve sa disparition. Que vient-il écrire ce nom que ses disciples se seraient employés à faire disparaitre de leur nouvelle foi chrétienne ? Il est là le paradoxe.
Non, ce n'est un paradoxe que pour vous qui confondez le Nom de Dieu avec Jéhovah. Dans le Nouveau Testament, Jésus, Paul, Jean... se réfèrent abondamment au nom de Dieu (en témoigne votre compilation ci-dessus), mais jamais ils n'emploient, n'écrivent ou ne sont spécifiés prononçant le Tétragramme hébraïque יהוה ou une transcription grecque. Dans le Nouveau Testament, יהוה n'apparaît que sous forme d'une traduction que vous récusez mais qui est pourtant celle des rédacteurs : à savoir theos et kurios. Comme plus tard, d'autres traducteurs choisiront de rendre le Tétragramme en français par l'Eternel (bien que votre "L'Eternelle" me plaît encore davantage, voir ci-dessous).
Bien sûr qu'il serait acceptable... si tel était le cas dans les Ecritures. Mais où voyez-vous donc, dans le Nouveau Testament, que le nom de Jésus aurait été remplacé totalement, et sans laisser aucune trace de substitution qui plus est, par l'expression "Fils de l'homme" ?
BuddyRainbow a écrit :Et bien j'ai la même question pour la liberté prise par les traducteurs de l'AT : où voyez-vous donc, dans l'Ancien Testament, que le nom de Jéhovah aurait été remplacé totalement par l'expression "Seigneur" ou "L'Eternelle" ?
Le nom Jéhovah (ou plutôt le Tétragramme יהוה) n'a pas plus été remplacé par "Seigneur" ou "L'Eternelle" dans le texte en langue originale de l'AT que le nom de Jésus ne l'aurait été par "Fils de l'homme" dans le texte en langue originale du NT.
Vous ne parvenez toujours pas à faire la différence entre un texte dans sa langue originelle et dans sa traduction en d'autres langues.
יהוה est hébreu, il figure dans un ensemble de textes en hébreu, que l'on appelle aujourd'hui l'Ancien Testament ; à partir du moment où l'AT est traduit, se pose le problème de savoir comment rendre יהוה dans la langue de destination : faut-il le traduire ou le laisser tel quel ? A votre avis ?
Je continue à "tartiner" comme vous dites mes réponses de יהוה parce que tel est le nom de Dieu selon l'Ancien Testament. Et si vous en réclamez une traduction en français, pour mieux le comprendre, suggérant comme "minimum syndical" la translittération YHWH, pourquoi ne pouvez-vous pas attribuer la même demande aux chrétiens du premier siècle ? Pour eux aussi, comme pour vous, יהוה c'était de l'hébreu, difficile à comprendre et à prononcer. Ont-ils eu, eux, une translittération de יהוה en grec ? Ont-il eu une traduction grecque de יהוה ?
Pourquoi vous offusquez-vous constamment de l'utilisation de ce nom de יהוה ? Pourquoi n'en acceptez-vous qu'une traduction ? Et nous savons bien que YHWH n'est pas la traduction que vous souhaitez voir dans votre Bible, d'ailleurs ce n'est pas celle qui y figure.
BuddyRainbow a écrit :Si la seule raison pour employer systématiquement יהוה à la place de YHWH c'est "parce que tel est le nom de Dieu selon l'Ancien Testament", à dire vrai il faudrait plutôt dire "selon le texte hébraïque de l'Ancien Testament", alors pour cette même raison je pourrais décider de ne faire plus que mention de Ἰησοῦς, en lieu et place de Jésus, parce ce que "tel est le nom de du Fils de Dieu selon le texte grec du Nouveau Testament". Vous verrez, ça deviendra vite inconforable à la lecture. L'emploi systématique que vous faite de יהוה dans une discussion qui se déroule en français, et qui n'est pas simple du fait de la question en jeu, ajoute à la confusion... de la confusion (Rassurez-moi ce n'était pas l'effet recherché ?). Là où le souci de la clarté devrait plutôt vous inciter à rechercher tout moyen de clarifier le discours et de faciliter la compréhension du lecteur quand c'est possible.
Justement, j'utilise יהוה pour ne pas ajouter de la confusion à la confusion. Le sujet de ce fil ne porte pas sur Jésus. Vous pouvez l'appeler Ἰησοῦς si vous le voulez, et peut-être signaler à vos lecteurs de quoi il s'agit et comment ça se prononce. Ce que vous serez en mesure de faire, parce que la prononciation et la traduction de Ἰησοῦς sont connues. Dès lors, le nom du Ἰησοῦς du Nouveau Testament pose-t-il problème ? Un hellénophone est-il incapable de le prononcer ? N'a-t-il pas été traduit en français ? Ou l'a-t-il été systématiquement par "Fils de l'Homme" ?
Il en va tout autrement pour יהוה, dont la prononciation est perdue, qui a été traduit en grec, latin, français par des substituts que vous n'approuvez pas puis "transcrit" en latin/français par un nom "Jéhovah" devenu la marque de fabrique de votre mouvement. Aussi, copier-coller יהוה dans un texte en français permet-il, selon moi, de comprendre de qui l'on parle, sans interprétation. Si la lecture vous semble vite inconfortable, pourquoi imaginez-vous donc que l'apôtre Paul aurait infligé un tel "supplice" à ces compagnons chrétiens issus des Nations ?
C'est votre interprétation. Je n'ai rien contre une traduction de l'AT avec "Jéhovah". Il me suffit de savoir que "Jéhovah" est l'une des lectures désormais traditionnelles du Tétragramme hébraïque en français. Je n'ai rien non plus contre un autre choix de traduction comme DIEU, SEIGNEUR, ETERNEL, Yahvé. J'aurais sans doute plus de mal à lire l'AT en français avec le Tétragramme en hébreu, יהוה (et apparemment cela vous poserait encore plus de problèmes qu'à moi, d'après ce qui ressort du point précédent).
BuddyRainbow a écrit :"Christ" ne traduit pas à proprement parlé "Jésus". Pareillement "l'Eternel" n'est pas une traduction de "Jéhovah".
Personne ne dit que "Christ" traduirait "Jésus". Dans le Nouveau Testament, la figure centrale est appelée "Jésus", ou "Christ" ou "Jésus Christ" ou d'autres noms encore sans que l'on prenne l'une de ces appellations pour la traduction des autres.
Pour l'Eternel, BenFis vous a répondu. Olivétan, plutôt que de vouloir translittérer ou transcrire יהוה en français, a voulu en traduire la signification. C'est une autre optique, pour la traduction des noms signifiants. Par exemple, "Bilbo Bessac (Bilbon Sacquet dans la traduction de Francis Ledoux, Bilbo Baggins en anglais) est le personnage central du roman Le Hobbit. Quel est donc le nom de famille du personnage central du roman Le Hobbit ? Bessac, Sacquet, Baggins ? Les traducteurs français ont-ils trahi le texte original, ou ont-ils donné aux Français une idée plus signifiante pour eux que Baggins du nom de famille de Bilbo(n) le Hobbit ?
Pour qui n'aurait jamais entendu parler de יהוה, qu'est-ce qui serait le plus parlant : c'est le nom hébraïque de Jéhovah ou c'est le nom hébraïque de Dieu, du Seigneur, de l'Eternel ?
J'ai toujours été ouverte et souple en matière de traduction. Heureuse que vous vous en rendiez compte finalement. Le fait que certaines versions de la Septante ont remplacé יהוה par kurios pour harmoniser la leçon des deux Testaments, en grec, n'est certes pas un non-événement, mais ce n'est pas une catastrophe non plus. יהוה appartient à l'Ancien Testament en hébreu. Pour qu'il passe dans le texte grec, il doit soit conserver sa graphie hébraïque, au risque d'être lu difficilement voire très mal (PIPI par exemple) ; soit être traduit en grec. J'ai bien compris que la traduction de l'hébraïque יהוה par le grec κύριος n'aurait pas eu votre aval, si vous aviez été en charge de la traduction à l'époque. Mais 1) vous n'y étiez pas (je présume ?) ; 2) c'est le choix qui a été fait et auquel, apparemment, ni Dieu ni son Fils n'ont trouvé à redire. Par curiosité, vous l'auriez traduit comment, יהוה, en grec ?
BuddyRainbow a écrit :Si tout ce qui s'est fait sous le ciel a l'assentiment de Dieu et son Fils qui "n'ont trouvé à redire" comme vous dites alors on va pouvoir aller loin, très loin dans les interprétations de ce qu'est ou non la volonté de Dieu. La religion d'Etat avec Constantin = la volonté de Dieu. Le syncrétisme religieux = la volonté de Dieu. Les milliers d'Eglises qui enseignent tout et son contraire et qui se tapent dessus parfois = la volonté de Dieu. Et je peux continuer comme ça longtemps.
Bien sûr, car une nouvelle fois, vous déformez mon propos. Je ne dit pas que tout ce qui arrive est forcément la volonté de Dieu, j'ai dit que le choix des traducteurs de rendre le Tétragramme hébraïque utilisé dans l'AT (יהוה) par les termes grecs kurios et theos ne l'avait visiblement pas fait réagir contre.
BuddyRainbow a écrit :Vous militez donc pour une traduction libérale de la Bible
Nous ne parlons pas d'une traduction libérale de la Bible, mais du choix de traduction qui a été fait dans l'Antiquité. Vous n'avez d'ailleurs pas répondu à ma question : vous l'auriez traduit comment, יהוה, en grec ?
BuddyRainbow a écrit :et vous trouvez tout à fait respectable que des traducteurs choisissent de rendre anonyme Dieu dans l'AT pour coller avec le NT.
Je ne parle pas de ce qui est respectable mais de ce qui est. Point. C'est vous qui portez des jugements de valeur sur des choix de traduction que vous n'avez pas eu à faire.
BuddyRainbow a écrit :Et vous ne voyez pas là une corruption du message de la Bible (que reste-t-il de la révélation du buisson ardent pour ne prendre qu'un exemple parmi mille) ? Eh bien ce n'est pas ma conception de la fidélité à la Parole de Dieu.
Vous n'êtes certainement pas plus fidèle à la Parole de Dieu que les copistes qui ont rendu יהוה par kurios ou theos. Parce que "Jéhovah" est, tout comme "Seigneur" ou "Dieu", une traduction de יהוה, destinée à permettre la lecture orale (puisque, comme vous l'avez vous-même constaté, truffer un texte en français de יהוה rend rapidement la lecture inconfortable. Et ce devait être la même chose en grec, non ?)
BuddyRainbow a écrit :Jésus était attaché aux Ecritures, à toutes les Ecritures jusqu'au dernier yode ("iota"). Affirmer que lui et son Père approuvent les remaniements de textes ou des traductions qui ne font aucune place au nom divin, le proclamer haut et fort en se disant chrétienne et profondément attaché aux Ecritures... les bras m'en tombent ! Et quand on défend une position aussi libérale en matière de traduction, la logique veut que l'on soit ouverte aux traductions non conventionnelles, et qu'on ne fonde pas en critique des pages et des pages et des pages sur la TMN parce que le nom divin est introduit 237 "malheureuses" fois dans le NT.
Jésus était attaché à l'esprit, non à la lettre. Je n'ai pas dit que Jésus ou son Père approuvaient les remaniements de textes ou les traductions de la Bible, j'ai dit que, manifestement, ils n'avaient rien à y redire. Et vous nous avez vous-même montré, par votre compilation, que le NT faisait place au nom divin, sans toutefois jamais écrire יהוה.
C'est vous qui jugez la TMN supérieure à toutes les autres parce qu'elle aurait "restauré" le nom divin dans un Nouveau Testament qui, pourtant, dans sa version originale, ne contient pas un seul mot grec pouvant se traduire en français par "Jéhovah", pas plus que le Tétragramme hébreu יהוה.
Aux vôtres sans doute. Les traducteurs de la TMN ont fait le choix de traduire certains des "kurios" et "theos" du texte qu'ils traduisaient par "Jéhovah". Pas parce que les termes grecs "kurios" et "theos" pourraient signifier "Jéhovah" en français ; pas non plus parce qu'ils manqueraient d'un équivalent français et qu'il aurait donc fallu leur en inventer un. Mais par présupposé religieux : en tant que Témoins de Jéhovah, ils ne pouvaient concevoir que "Jéhovah" soit absent du Nouveau Testament. Comme pourtant il n'existait dans le texte grec aucun nom qu'ils auraient pu rendre légitimement par "Jéhovah", ils ont décidé de le mettre quand même. En cherchant des raisons de justifier leur choix non sur les faits, qui allaient à l'encontre de leur souhait, mais sur des suppositions, des extrapolations, des reconstitutions pseudo-historiques.
BuddyRainbow a écrit :Et le professeur Geroges Howard, il défend la thèse du tétragramme dans le texte original du NT par "présupposés religieux" ?
Défend-il la thèse ou émet-il la théorie ? Relisez plus attentivement la citation de la WT.
BuddyRainbow a écrit :En matière de "présupposés religieux" je dois dire que vous n'êtes pas mal non plus. Je m'explique : vous acceptez que le nom divin disparaisse de l'AT parce que Dieu a "changé" dans le NT. Si ça c'est pas un présupposé religieux ?
Ce n'est pas un présupposé religieux, c'est ce que l'on constate en lisant le texte du NT. Et pas que Dieu aurait "changé", comme vous dites, mais qu'il aurait "changé" de nom en passant de l'hébreu au grec (tout comme Bilbo Baggins est devenu Bilbo Bessac ou Sacquet en français, avec différence supplémentaire que, de l'hébreu au grec, on passe à un nouvel alphabet et à un sens inversé de lecture).
BuddyRainbow a écrit :Ensuite, vous nous expliquez que le nom divin n'apparait pas écrit dans le NT et donc qu'il faut en déduire que c'est la volonté de Dieu qu'il disparaisse.
Non, je n'ai pas dit cela. J'ai dit que l'absence du Tétragramme hébreu יהוה dans le NT grec n'avait pas semblé poser problème à Dieu (ni aux chrétiens d'ailleurs, qui ne font nulle part mention, dans leurs écrits, de réactions d'opposition à l'effacement que vous supposez comme explication à l'absence constatée de יהוה ou d'une transcription grecque dans le texte du Nouveau Testament tel qu'il nous ait parvenu).
BuddyRainbow a écrit :Or vous ne tenez pas compte des citations de l'AT et vous oubliez, curieusement, les nombreuses références qui sont faites au nom divin dans le NT précisément. Présupposé religieux. Parce que vous êtes bien trop occupée à faire de Jésus le seul vrai Dieu, vous faites l'impasse sur de nombreux passages de la Bible qui prouvent que le nom divin est toujours d'actualité. Il serait temps de balayer devant sa porte.
Les citations de l'AT reportées dans le NT ne contiennent pas יהוה, et toutes les références faites au nom divin se gardent bien également d'écrire יהוה ou une transcription grecque (style Iaô, Yahweh ou Jéhovah). Je n'ai jamais fait de Jésus le seul vrai Dieu. Il serait temps que vous lisiez vraiment ce qui est écrit, pas ce que vous croyez y voir.
Je croyais que c'était Iaô ? Il manque d'ailleurs un "généralement" dans votre citation : "généralement considéré", ce qui signifie que tous n'adhérent pas à cette conclusion.
BuddyRainbow a écrit :On passe de "personne n'en connait la prononciation exacte" à "tous n'adhèrent pas à cette conclusion", à savoir que le nom divin se prononce Jéhovah... Par ailleurs, je ne suis pas certain que "généralement" figurait dans l'extrait de ce livre. Avez-vous un exemplaire de ce livre ? et si oui pouvez-vous faire un scan et publier la page concernée ? En tout cas, si c'est bien le cas, que l'auteur écrive "généralement" cela signifie qu'une majorité considère que le nom divin peut être légitimement rendu par "Jéhovah", et alors, ça fait plus mes affaires que les vôtres !
Je chercherai un scan contenant "généralement" dans cette citation quand vous m'aurez montré celui où est écrit יהוה dans le texte en langue originale du Nouveau Testament. ;-)
Où voyez-vous une coïncidence ?
Pour votre dernière question, il me semble bien vous avoir déjà répondu. Vous ne trouverez pas dans la Bible que le nom divin est ineffable. Parce qu'il ne l'était sans doute pas au temps de la rédaction de l'Ancien Testament ; il l'est devenu par la suite.
BuddyRainbow a écrit :Votre raisonnement pêche à plusieurs niveaux : 1) Vous ne recontextualisez rien : tout l'arrière plan juif du NT est chez vous ignoré. C'est un non sens dans une approche raisonnée de la Bible.
Le texte du Nouveau Testament est l'oeuvre de chrétiens, pas de Juifs. Même si les rédacteurs étaient d'origine et de culture juive, ils ont rapidement cessé de s'adresser uniquement aux Juifs et se sont tournés vers les nations. Un texte grec avec quatre lettres hébraïques יהוה (sans même une explication sur la signification et la prononciation de ce nom) est un non-sens quand on s'adresse à des Romains, des Corinthiens, des Galates, des Ephésiens, des Philippiens, des Colossiens...
BuddyRainbow a écrit : 2) Vous examinez l'AT et le NT comme deux testaments indépendants, contrastant net avec les rédacteurs du NT qui ont fait tout le contraire : ils se sont constamment référés à l'AT pour éclairer la foi chrétienne.
Non, les rédacteurs du NT ne se sont pas référés à l'AT pour éclairer la foi chrétienne ; c'est leur foi chrétienne qui leur a permis d'éclairer l'AT d'une nouvelle lumière. Ils n'ont pas eu besoin de lire l'AT pour comprendre le Christ ou expliquer la doctrine chrétienne.
L'AT est et restera toujours premier chronologiquement, mais, pour un chrétien, la foi en Christ surpasse, dépasse et abolit la loi de Moïse.
BuddyRainbow a écrit :3) vous sacralisez le texte plutôt que le message de la Bible : "les copistes ont pris des libertés ? ne critiquons pas le texte reçu", oubliant justement que c'est grâce à la "critique" que le texte grec a été plusieurs fois révisé et a gagné en fiabilité.
C'est vous qui vous attendez à trouver יהוה sous la plume des rédacteurs néo-testamentaires et qui jugez falsifié le Nouveau Testament tel que nous l'avons aujourd'hui, sans יהוה ou transcription grecque mais avec kurios et theos.
BuddyRainbow a écrit :Et enfin 4) vos raisonnements pêchent surtout parce que vous vous livrez souvent à une lecture orientée et anachronique des événements rapportés dans la Bible. Il suffit de relire vos explications sur Alléluia qui n'était pas compris par les Juifs, puis qui a été peut être compris par les Juifs mais pas par les non-Juifs, puis peut-être pas par les non-Juifs aussi, à qui on a communiqué la signification de cette expression, mais pas au reste du reste... Bref, vous avez bien du mal à céder du terrain dans ce débat même quand vos arguments sont sérieusement mis à mal par le contexte historique. Et le bon sens. Mais je peux comprendre, en partie, ces crispations car l'enjeu du débat pour vous est de maintenir Jésus à la place à laquelle "les chrétiens" (ceux de la tradition manuscrite !) l'on positionné : à la place de Dieu.
Là encore, vous inversez les rôles. Ce n'est pas moi qui cherche à maintenir quelque chose, c'est vous qui voulez justifier le choix de vos traducteurs de rendre les termes grecs que l'on trouve dans le Nouveau Testament (kurios et theos) par un nom qui n'y est pas.
Ne réponds pas à un homme stupide selon sa sottise, de peur que tu ne deviennes pareil à lui, toi aussi.
Réponds à un homme stupide selon sa sottise, de peur qu’il ne devienne un sage à ses yeux.
(Proverbes 26:4,5, TMN)

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Re: Le nom divin dans les Écritures grecques chrétiennes

Ecrit le 22 juin17, 11:10

Message par BenFis »

BuddyRainbow a écrit :A la même époque Jérôme qui a le texte hébreu sous les yeux de son propre aveu n'a pas traduit le nom divin. Pas même une fois sur les près de 7000 occurrences. Ce n'était pas ici pour imiter une traduction qu'il aurait eu et dans laquelle le nom divin ne figurait pas. C'est un choix délibéré des chrétiens de cette époque de remplacer le nom de Dieu par Seigneur.
La Vulgate de Jérôme date de la fin du IVème au début du Vème siècle. Quand bien même sa traduction fut faite à partir de l’hébreu, il ne pouvait ignorer les traductions grecques des LXX plus anciennes, où les traducteurs avaient déjà remplacé le Nom divin par Kurios. Une certaine imitation par Jérôme de traducteurs plus anciens existe donc; bien que cela reste très probablement un choix délibéré de sa part.

Cela ne change en rien ma remarque que « KS est apparu dans l'AT non pour remplacer Yhwh mais son substitut Kurios qui existait déjà dans les LXX ».
Sinaïticus et Vaticanus qui sont antérieurs à la Vulgate, contiennent effectivement KS là où les LXX contenaient Kurios.
Même si Jésus n'a pas "utilisé" le nom divin en 'dehors des citations de l'AT', il l'a donc employé dans des citations bibliques, c'est déjà assez à mes yeux pour conclure que le nom divin reste d'actualité. Et accessoirement qu'une traduction de la Bible et fondée à mettre Jéhovah dans les citations du NT.
La question de savoir si Jésus a prononcé le Nom divin à la place de son substitut ‘Seigneur’ en citant l’AT est importante, mais c’est très peu probable pour plusieurs raisons:
- la non-prononciation du Nom était d’usage à l’époque christique
- lors de l’introduction des Nomina Sacra dans le NT par les copistes, ces derniers auraient réservés une abréviation particulière à Yhwh
- la prononciation du Nom exclusivement réservée par Jésus aux citations de l’AT suscite un paradoxe
- Jésus n’a jamais enseigné que Dieu le Père était Yhwh, ni prononcé Alléluia
- tous les mss des Evangiles à notre disposition des 1ers siècles du christianisme sont totalement exempts du Nom divin (en dehors des théophores)
- les 1ers Chrétiens se sont focalisés sur le Nom de Jésus et non pas celui de Yhwh
- ...

Gérard C. Endrifel

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Re: Le nom divin dans les Écritures grecques chrétiennes

Ecrit le 22 juin17, 11:21

Message par Gérard C. Endrifel »

BuddyRainbow a écrit : 2) Vous examinez l'AT et le NT comme deux testaments indépendants, contrastant net avec les rédacteurs du NT qui ont fait tout le contraire : ils se sont constamment référés à l'AT pour éclairer la foi chrétienne.
Zouzouspetals a écrit :Non, les rédacteurs du NT ne se sont pas référés à l'AT pour éclairer la foi chrétienne ; c'est leur foi chrétienne qui leur a permis d'éclairer l'AT d'une nouvelle lumière. Ils n'ont pas eu besoin de lire l'AT pour comprendre le Christ ou expliquer la doctrine chrétienne.
L'AT est et restera toujours premier chronologiquement, mais, pour un chrétien, la foi en Christ surpasse, dépasse et abolit la loi de Moïse.
C'est pour ça que Jésus s'en sert pour la leur expliquer ? Parce qu'ils n'en avaient pas besoin ? A l'occasion, relisez donc ce qu'ont écrits ces fameux rédacteurs:
  • Et, commençant par Moïse et tous les Prophètes, il leur interpréta dans toutes les Écritures les choses qui le concernaient. - Luc 24:27
Et ce n'est qu'un exemple parmi les nombreuses inexactitudes présentes dans votre discours.
La première chose que fera un esclave après avoir quitté son maître, c'est s'en trouver un autre encore pire que le précédent. Et il n'y a pas pire maître que soi-même. - "Principe d’élévation - Réalité ou Illusionnisme pervers ?" G. C. Endrifel

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Re: Le nom divin dans les Écritures grecques chrétiennes

Ecrit le 22 juin17, 11:55

Message par BuddyRainbow »

Votre mouvement fait plus que la privilégier, mais soit, c'est son choix. Pouvez-vous cependant accepter que d'autres choisissent une autre traduction pour le Tétragramme יהוה et appellent Dieu Yahvé, ou YHWH, ou Dieu, Seigneur, Eternel, Père... ?
Je ne suis pas un censeur. Chaque traducteur fait son choix en conscience. Je hiérarchise cependant les traductions du nom divin et je range d'un côté les titres (Seigneur, Dieu, l'Eternel) et d'un autre côté les noms propres (Yahvé, YHWH, Jéhovah), les second étant à mes yeux supérieurs. Et Yahvé et Jéhovah me semblent dans cette catégorie de loin préférable à un nom dépourvu de voyelles.
Il y a quelque chose que je ne comprends pas dans votre explication : vous réfutez que Jean ait traduit "Alléluia" par "Louez (notre) Dieu" (au verset 5) parce que, dites-vous, Jean n'a pas besoin de traduction pour saisir le sens de ce que dit la voix en hébreu. C'est oublier que le texte de l'Apocalypse est écrit en grec. Si la voix entendue par Jean s'est exprimée, comme vous semblez le croire, en hébreu, alors il a bien fallu que Jean traduise en grec. Et si elle s'est exprimée en grec et que Jean n'a fait que rapporter ses paroles, alors elle a dit "Alléluia" et "Louez notre Dieu", pas "Louez Yah".
En outre, comment savez-vous que la langue maternelle de Jean, c'était l'hébreu ?
Là, ça frise le ridicule. J'ai pour ma part assez développé ce point : continuez à tourner en rond si vous avez du temps à perdre.
Là, vous cherchez des poils sur les oeufs. D'autant que c'est vous qui aviez parlé de lexique hébreu ou grec, sans préciser hébreu-français ou grec-français. L'idée générale reste que, pour des chrétiens d'origine non-juive, et parfois illettrés, pas besoin de connaître l'étymologie de "Alléluia" pour comprendre cette exclamation d'allégresse.
Et vous, vous me cherchez des poux. En remontant ce fil, le lecteur attentif découvrira comment vous exploitez l'ambiguité des mots. Cette façon que vous avez de jouer sur les mots devrait m'agacer mais, curieusement, c'est l'inverse qui se produit : je vois dans ce procédé le signe que votre argumentation a atteint ses limites. Elle est à bout de souffle.
Mais justement, le Tétragramme hébraïque n'apparaît jamais dans aucune des références au Nom de Dieu que vous venez de compiler. Et je vous rappelle que ni les Evangiles, ni les épîtres ou autres livres du Nouveau Testament n'ont été écrit pour l'usage exclusif des Juifs. Si c'est le nom יהוה qui devait être sanctifié, glorifié, manifesté... par les chrétiens, pourquoi ne le retrouve-t-on jamais ni en toutes lettres (hébraïques) ni en transcription grecque (donc prononçable comme il s'écrit) dans le Nouveau Testament ?
Vous enfoncez des portes ouvertes et votre question a déjà eu réponse : la tradition manuscrite qui s'est montrée négligente avec ce nom comme le prouvent de nombreux témoignages. Peut-être ne l'avez-vous pas trouvé satisfaisante... Peut-être ne pouvez-vous pas accepter l'idée que la tradition manuscrite ait failli sur ce point... je ne crois pas pour autant que cette question devrait mettre un point d'arrêt à votre questionnement. Au contraire, menez vos investigations et demandez vous pourquoi ce silence assourdissant quand le nom divin est surabondant dans l'AT et qu'il y est fait référence fréquemment dans le NT. (l'argument pertinent de RT2). Il faut dépasser les mots (le nom n'est pas écrit en toute lettre) et saisir le sens des phrase : "Je veux annoncer ton nom". Avec en regard le texte de l'AT qui, lui, contient le nom divin incontestablement, et sur ce point on se rejoint, 10 fois 100 fois 1000 fois ... 7000 fois !
Ou bien est-ce le contraire ? Même lorsqu'ils citent l'Ancien Testament qui, dans sa langue originale, porte יהוה, les rédacteurs néo-testamentaires utilisent des substituts grecs comme theos et kurios.
Vous n'en savez rien parce que vous n'étiez pas au dessus de l'épaule de Matthieu, Marc, Luc, Jean, ... quand ils ont rédigé leur livre ou lettre. Je ne vois pas au nom de quoi ces Juifs, attachés aux Ecritures, auraient choisi de ne pas reproduire le nom divin tel qu'il se trouvait dans les copies de l'AT à l'époque. Au nom de la tradition manuscrite ? Eh bien moi je sais vous dire, manuscrits à l'appui, que les copistes de l'époque postapostolique préféraient kurios au nom divin, et que même il était d'usage de remplacer systématiquement le nom divin par ce terme.
Ou bien, avec un effort supplémentaire, vous pouvez comprendre que ce qui se faisait, en milieu juif, pour l'Ancien Testament, n'était pas la même chose que, en milieu chrétien, pour le Nouveau Testament.
Je n'ai jamais prétendu que Jésus et ses disciples n'avaient que faire du nom divin ; j'ai dit que Jésus et ses disciples n'appelaient pas leur Dieu et Père, יהוה (quelle que soit la façon dont vous estimez qu'ils auraient pu le prononcer).
Vous dites qu'il ne l'appelait pas parce que vous ne lisez pas le nom écrit en tout lettre mais vous oubliez que Jésus fait référence à ce nom et si celui-ci "n'avait pas que faire du nom divin" alors c'est que vous estimez qu'il lui accordait un minimum d'importance. Allez encore un petit effort et vous concevrez que le nom divin n'est pas caduque dans le christianisme primitif, qu'il est même actuel et digne d'emploi.
Jésus a prononcé le nom de son Père mais il ne l'a pas appelé יהוה (en tout cas selon le témoignage des évangélistes et apôtres).
Là ça devient compliqué. "Jésus a prononcé le nom de son Père" mais il ne l'a pas appelé יהוה c'est à dire le nom de son Père... Non vraiment je ne vois pas où vous voulez en venir.

:hum:
A quel nom l'apôtre Paul se référait-il ? L'a-t-il cité dans ses lettres ?
Bah à celui de son Père... Mais je veux bien reconsidérer ma compréhension de ce passage de la lettre aux Hébreux si vous avez des éléments nouveaux.
Non, ce n'est un paradoxe que pour vous qui confondez le Nom de Dieu avec Jéhovah. Dans le Nouveau Testament, Jésus, Paul, Jean... se réfèrent abondamment au nom de Dieu (en témoigne votre compilation ci-dessus), mais jamais ils n'emploient, n'écrivent ou ne sont spécifiés prononçant le Tétragramme hébraïque יהוה ou une transcription grecque. Dans le Nouveau Testament, יהוה n'apparaît que sous forme d'une traduction que vous récusez mais qui est pourtant celle des rédacteurs : à savoir theos et kurios. Comme plus tard, d'autres traducteurs choisiront de rendre le Tétragramme en français par l'Eternel (bien que votre "L'Eternelle" me plaît encore davantage, voir ci-dessous).
"Les rédacteurs n'emploient pas le nom divin" mais ils "s'y réfèrent abondamment". Qu'en conclure ? Que le nom divin n'a plus sa place dans le christianisme ? Que le nom divin conserve sa place ?
Le nom Jéhovah (ou plutôt le Tétragramme יהוה) n'a pas plus été remplacé par "Seigneur" ou "L'Eternelle" dans le texte en langue originale de l'AT que le nom de Jésus ne l'aurait été par "Fils de l'homme" dans le texte en langue originale du NT.
Vous ne parvenez toujours pas à faire la différence entre un texte dans sa langue originelle et dans sa traduction en d'autres langues.
יהוה est hébreu, il figure dans un ensemble de textes en hébreu, que l'on appelle aujourd'hui l'Ancien Testament ; à partir du moment où l'AT est traduit, se pose le problème de savoir comment rendre יהוה dans la langue de destination : faut-il le traduire ou le laisser tel quel ? A votre avis ?
Me demander encore si je juge nécessaire de traduire le nom divin après les lignes et les lignes que j'ai grattées à montrer l'intérêt et même la nécessité d'une telle traduction ! Est-ce toujours Zouzouspetals au bout du fil ?

:D
Justement, j'utilise יהוה pour ne pas ajouter de la confusion à la confusion. Le sujet de ce fil ne porte pas sur Jésus. Vous pouvez l'appeler Ἰησοῦς si vous le voulez, et peut-être signaler à vos lecteurs de quoi il s'agit et comment ça se prononce. Ce que vous serez en mesure de faire, parce que la prononciation et la traduction de Ἰησοῦς sont connues. Dès lors, le nom du Ἰησοῦς du Nouveau Testament pose-t-il problème ? Un hellénophone est-il incapable de le prononcer ? N'a-t-il pas été traduit en français ? Ou l'a-t-il été systématiquement par "Fils de l'Homme" ?
Il en va tout autrement pour יהוה, dont la prononciation est perdue, qui a été traduit en grec, latin, français par des substituts que vous n'approuvez pas puis "transcrit" en latin/français par un nom "Jéhovah" devenu la marque de fabrique de votre mouvement. Aussi, copier-coller יהוה dans un texte en français permet-il, selon moi, de comprendre de qui l'on parle, sans interprétation. Si la lecture vous semble vite inconfortable, pourquoi imaginez-vous donc que l'apôtre Paul aurait infligé un tel "supplice" à ces compagnons chrétiens issus des Nations ?
C'est à se demander si vous me lisez. Le nom divin a été traduit en grec par des auteurs comme Irénée de Lyon ou Clément d'Alexandrie et en latin comme le montre le témoigne de Jérôme déjà cité. Le problème de sa traduction est un faux problème tout au plus pouvons nous discuter de la meilleure traduction. Victor Hugo a employé "Jéhovah" avant les Témoins de Jéhovah. Donc vos distances, vous les prenez avec la langue française qui a parfaitement intégré la traduction Jéhovah.
Personne ne dit que "Christ" traduirait "Jésus". Dans le Nouveau Testament, la figure centrale est appelée "Jésus", ou "Christ" ou "Jésus Christ" ou d'autres noms encore sans que l'on prenne l'une de ces appellations pour la traduction des autres.
Pour l'Eternel, BenFis vous a répondu. Olivétan, plutôt que de vouloir translittérer ou transcrire יהוה en français, a voulu en traduire la signification. C'est une autre optique, pour la traduction des noms signifiants. Par exemple, "Bilbo Bessac (Bilbon Sacquet dans la traduction de Francis Ledoux, Bilbo Baggins en anglais) est le personnage central du roman Le Hobbit. Quel est donc le nom de famille du personnage central du roman Le Hobbit ? Bessac, Sacquet, Baggins ? Les traducteurs français ont-ils trahi le texte original, ou ont-ils donné aux Français une idée plus signifiante pour eux que Baggins du nom de famille de Bilbo(n) le Hobbit ?
Pour qui n'aurait jamais entendu parler de יהוה, qu'est-ce qui serait le plus parlant : c'est le nom hébraïque de Jéhovah ou c'est le nom hébraïque de Dieu, du Seigneur, de l'Eternel ?
Pour qui n'aurait jamais entendu parler de Ἰησοῦς, qu'est-ce qui serait le plus parlant : c'est le nom propre Jésus ou c'est le nom Fils de Dieu, Seigneur, ou "Jéhovah est salut" ? Quelle est la meilleure traduction d'un nom propre ? un nom propre ou un titre tel que Dieu, Seigneur, ... qui traduise chacun un mot autre que celui du nom dans la langue source ?
Bien sûr, car une nouvelle fois, vous déformez mon propos. Je ne dit pas que tout ce qui arrive est forcément la volonté de Dieu, j'ai dit que le choix des traducteurs de rendre le Tétragramme hébraïque utilisé dans l'AT (יהוה) par les termes grecs kurios et theos ne l'avait visiblement pas fait réagir contre.
"Ils pensent faire oublier mon nom à mon peuple au moyen de leurs rêves qu’ils ne cessent de se raconter l’un à l’autre, comme leurs pères ont oublié mon nom par le moyen de Baal". - Jr 23:27
Nous ne parlons pas d'une traduction libérale de la Bible, mais du choix de traduction qui a été fait dans l'Antiquité. Vous n'avez d'ailleurs pas répondu à ma question : vous l'auriez traduit comment, יהוה, en grec ?
Vous n'avez pas non plus répondu à la mienne. Mais je vais me donner cette peine : si vous aviez était Suédoise comment auriez vous traduit le nom divin en chinois ? ...

:lol:
Je ne parle pas de ce qui est respectable mais de ce qui est. Point. C'est vous qui portez des jugements de valeur sur des choix de traduction que vous n'avez pas eu à faire.
Ah parce que vos nombreuses critiques sur la TMN ne ressemblaient pas à des jugements de valeurs : "présupposés religieux", "motivation opaque", blablabla. Nooon ces critiques était parfaitement équilibrées et raisonnées. Il ne fait aucun doute que l'objectivité a toujours été poursuivie. Bon, le résultat n'est pas forcément au rendez-vous puisqu'on a d'un côté des traductions acceptables avec 7000 substituts de Jéhovah>Seigneur, sans raison sinon que la traduction risque d'être imparfaite, et quand on vous pousse dans vos retranchements, c'est en raison d'un concept flou d'un Dieu ineffable ; et de l'autre on a 237 substituts de Seigneur>Jéhovah, avec pour le coup, l'AT comme raison donnée puisqu'il y est fait référence et qu'il contient le nom divin. Il y a même une différence notoire entre ces deux choix de traduction. Celui de la traduction que vous voyez d'un mauvais oeil n'a pas remplacé tous les Seigneurs par Jéhovah (il y a des centaines de kurios traduits Seigneurs), tandis que celui de la traduction que vous applaudissez ne laisse rien. Nada. Pas une trace d'un quelconque nom divin (7000 Jéhovah = 7000 substituts).
Vous n'êtes certainement pas plus fidèle à la Parole de Dieu que les copistes qui ont rendu יהוה par kurios ou theos. Parce que "Jéhovah" est, tout comme "Seigneur" ou "Dieu", une traduction de יהוה, destinée à permettre la lecture orale (puisque, comme vous l'avez vous-même constaté, truffer un texte en français de יהוה rend rapidement la lecture inconfortable. Et ce devait être la même chose en grec, non ?)
Il est un choix de traduction mais il n'est pas une traduction fidèle. Je ne vais pas vous redonner l'exemple de Jésus qui n'est pas équivalent à Seigneur ou Fils de Dieu, tous désignent la même personne mais un seul a la qualité de nom propre, Jésus. Et ce n'est pas parce que les traducteurs ont fait le choix de remplacer le nom divin par "Seigneur" que ce mot peut prétendre au rang de nom propre. Ca me parait être élémentaire. Et parce que je sais que vous aimez tourner en rond, je poursuis le raisonnement avec cet exemple : en qualité de traductrice, vous pouvez remplacer toutes les mentions de Jésus par "Seigneur" votre choix ne fera pas autorité au point de faire admettre, du moins quand on se donne la peine de réfléchir 2 seconde, que Seigneur est devenu le nom propre de Jésus, ou que Seigneur traduit parfaitement le nom propre de Jésus. Absurde. Bien entendu, cette règle vaut aussi pour Jéhovah.
Jésus était attaché à l'esprit, non à la lettre. Je n'ai pas dit que Jésus ou son Père approuvaient les remaniements de textes ou les traductions de la Bible, j'ai dit que, manifestement, ils n'avaient rien à y redire. Et vous nous avez vous-même montré, par votre compilation, que le NT faisait place au nom divin, sans toutefois jamais écrire יהוה.
C'est vous qui jugez la TMN supérieure à toutes les autres parce qu'elle aurait "restauré" le nom divin dans un Nouveau Testament qui, pourtant, dans sa version originale, ne contient pas un seul mot grec pouvant se traduire en français par "Jéhovah", pas plus que le Tétragramme hébreu יהוה.
Je n'ai pas dit que la TMN était supérieure à toutes les autres. Je dis que sur la question du nom divin, elle a fait le job dans l'AT, contrairement à une majorité de traductions chrétiennes, et sur la présence du nom divin dans le NT je pense qu'elle est fondé à le faire apparaitre pour toutes les raisons que j'ai déjà développées. Quand vous dites que le NT ne contient pas le nom divin "dans sa version originale", vous illustrez bien les raisons de notre désaccord. Vous confondez les copies de copies du NT qui nous sont parvenues et "la version originale". Or ce que j'ai tenté de vous faire comprendre, c'est que le texte du NT repose pour l'essentiel sur des témoignages du IVe siècle, époque au cours de laquelle la règle qui s'impose aux copistes, c'est de remplacer le nom divin par un substitut. Donc vous pouvez affirmez tout au plus, si vous voulez être exacte sur ce point, que les copistes chrétiens de 150 à 400 de notre ère nous ont transmis un texte où le nom divin n'apparait pas en toute lettre. Ce à quoi je réponds qu'il y ait fait écho dans Alléluia, que le NT y fait référence fréquemment, et que les chrétiens de cette période ont clairement fait le choix d'abandonner purement et simplement le nom divin, comme cela se vérifie avec leur traduction de l'AT.
Défend-il la thèse ou émet-il la théorie ? Relisez plus attentivement la citation de la WT.
Quelle différence ? Ma remarque visent à montrer que la thèse du nom divin dans le NT autographe ne sort pas de mon chapeau, ni de celui de ses défenseurs religieux en général, elle est scientifiquement posée. Et George Howard n'est pas le seule universitaire à supposer la présence du nom divin dans les originaux du NT.
Ce n'est pas un présupposé religieux, c'est ce que l'on constate en lisant le texte du NT. Et pas que Dieu aurait "changé", comme vous dites, mais qu'il aurait "changé" de nom en passant de l'hébreu au grec (tout comme Bilbo Baggins est devenu Bilbo Bessac ou Sacquet en français, avec différence supplémentaire que, de l'hébreu au grec, on passe à un nouvel alphabet et à un sens inversé de lecture).
Non, on ne constate pas que le nom a disparu de l'AT. Il a disparu des traductions de l'AT. Sinon je n'ai rien compris à vos "Bilbo Baggins", "Bilbo Bessac" ou "Sacquet". C'est peut être l'heure tardive ou la difficulté à suivre votre raisonnement tant il s'est éparpillée de post en post.
Le texte du Nouveau Testament est l'oeuvre de chrétiens, pas de Juifs. Même si les rédacteurs étaient d'origine et de culture juive, ils ont rapidement cessé de s'adresser uniquement aux Juifs et se sont tournés vers les nations. Un texte grec avec quatre lettres hébraïques יהוה (sans même une explication sur la signification et la prononciation de ce nom) est un non-sens quand on s'adresse à des Romains, des Corinthiens, des Galates, des Ephésiens, des Philippiens, des Colossiens...
C'est bien ce que je disais : vous ne recontextualisez pas. Les rédacteurs de la Bible sont tous Juifs. Et la distinction entre judaïsme et christianisme n'est pas immédiate, elle se fait progressivement. Le concile de Jérusalem qui traite des questions de circoncision illustre ce phénomène progressif de séparation. Les rédacteurs du NT sont Juifs. Et même quand la frontière est plus nette entre judaïsme et christianisme, ce dernier ne perd pas sa base : l'AT. L'AT est l'explication à ces chrétiens d'origine gentiles que vous évoqués. Relisez les lettres de Paul vous verrez qu'il construit ses raisonnements à partir de l'AT. Ses auditeurs/lecteurs connaissent parfaitement la source de son inspiration et ils leurs suffit de se procurer un rouleau de l'AT pour approfondir une question. Par ailleurs le livre des Actes montre comment les Juifs et prosélytes sont présents partout en 'Asie mineure, et sont aussi là pour éclairer leurs compagnons étrangers au judaïsme. Les Galates pour ne prendre que cet exemple sont composés aussi de chrétiens d'origine juive, lisez le chapitre 1 pour le vérifier. Même des auteurs profanes comme Diodore de Sicile (Ier siècle a.n.è) rapporte que Moïse tenait ses lois "du dieu appelé Iaô" (cf. Diodori bibliotheca historica, ed. Vogel, Fischer, Bekker et Dindorf, Leipzig, 1964, Livre I, ch. 94). C'est dire que le nom de Dieu n'était pas le grand inconnu. En tout cas certainement pas à l'époque de Jésus et ses disciples.
Non, les rédacteurs du NT ne se sont pas référés à l'AT pour éclairer la foi chrétienne ; c'est leur foi chrétienne qui leur a permis d'éclairer l'AT d'une nouvelle lumière. Ils n'ont pas eu besoin de lire l'AT pour comprendre le Christ ou expliquer la doctrine chrétienne.
J'ai cru lire quelques part que "Toute Ecritures est inspirée et utile" pour les compagnons de Paul. Que sont les "Ecritures" à l'époque de Paul ?
L'AT est et restera toujours premier chronologiquement, mais, pour un chrétien, la foi en Christ surpasse, dépasse et abolit la loi de Moïse.
Mais l'AT n'est pas que la loi. Il y a un pan entier de prophéties. Il y a les Psaumes que Paul commente et interprète. Bien sûr que l'AT a un rôle à jouer dans la construction de la foi chrétienne.
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Zouzouspetals

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Re: Le nom divin dans les Écritures grecques chrétiennes

Ecrit le 23 juin17, 04:59

Message par Zouzouspetals »

Votre mouvement fait plus que la privilégier, mais soit, c'est son choix. Pouvez-vous cependant accepter que d'autres choisissent une autre traduction pour le Tétragramme יהוה et appellent Dieu Yahvé, ou YHWH, ou Dieu, Seigneur, Eternel, Père... ?
BuddyRainbow a écrit :Je ne suis pas un censeur. Chaque traducteur fait son choix en conscience. Je hiérarchise cependant les traductions du nom divin et je range d'un côté les titres (Seigneur, Dieu, l'Eternel) et d'un autre côté les noms propres (Yahvé, YHWH, Jéhovah), les second étant à mes yeux supérieurs. Et Yahvé et Jéhovah me semblent dans cette catégorie de loin préférable à un nom dépourvu de voyelles.
J'ai bien compris que vous aviez un penchant certain pour "Jéhovah". Mais pouvez-vous admettre que d'autres personnes aient une autre hiérarchie que la vôtre et que, pour elles, des "titres" soient plus parlants, pour désigner Dieu, que votre médiéval Jéhovah qui ne veut rien dire en français ?
Il y a quelque chose que je ne comprends pas dans votre explication : vous réfutez que Jean ait traduit "Alléluia" par "Louez (notre) Dieu" (au verset 5) parce que, dites-vous, Jean n'a pas besoin de traduction pour saisir le sens de ce que dit la voix en hébreu. C'est oublier que le texte de l'Apocalypse est écrit en grec. Si la voix entendue par Jean s'est exprimée, comme vous semblez le croire, en hébreu, alors il a bien fallu que Jean traduise en grec. Et si elle s'est exprimée en grec et que Jean n'a fait que rapporter ses paroles, alors elle a dit "Alléluia" et "Louez notre Dieu", pas "Louez Yah".
En outre, comment savez-vous que la langue maternelle de Jean, c'était l'hébreu ?
BuddyRainbow a écrit :Là, ça frise le ridicule. J'ai pour ma part assez développé ce point : continuez à tourner en rond si vous avez du temps à perdre.

C'est vous qui aviez évoqué "Alléluia" comme preuve de la présence du nom divin dans le Nouveau Testament. Ce qu'Alléluia n'est pas. Je n'ai pas plus que vous envie de m'éterniser sur ce point, n'y revenons donc pas.
Là, vous cherchez des poils sur les oeufs. D'autant que c'est vous qui aviez parlé de lexique hébreu ou grec, sans préciser hébreu-français ou grec-français. L'idée générale reste que, pour des chrétiens d'origine non-juive, et parfois illettrés, pas besoin de connaître l'étymologie de "Alléluia" pour comprendre cette exclamation d'allégresse.
BuddyRainbow a écrit :Et vous, vous me cherchez des poux. En remontant ce fil, le lecteur attentif découvrira comment vous exploitez l'ambiguité des mots. Cette façon que vous avez de jouer sur les mots devrait m'agacer mais, curieusement, c'est l'inverse qui se produit : je vois dans ce procédé le signe que votre argumentation a atteint ses limites. Elle est à bout de souffle.
Et que dire de quelqu'un qui, en lieu et place d'arguments, dénigre la personne, comme vous venez de le faire dans ce paragraphe ? Oublions donc ces propos qui ne mènent à rien.
Mais justement, le Tétragramme hébraïque n'apparaît jamais dans aucune des références au Nom de Dieu que vous venez de compiler. Et je vous rappelle que ni les Evangiles, ni les épîtres ou autres livres du Nouveau Testament n'ont été écrit pour l'usage exclusif des Juifs. Si c'est le nom יהוה qui devait être sanctifié, glorifié, manifesté... par les chrétiens, pourquoi ne le retrouve-t-on jamais ni en toutes lettres (hébraïques) ni en transcription grecque (donc prononçable comme il s'écrit) dans le Nouveau Testament ?
BuddyRainbow a écrit :Vous enfoncez des portes ouvertes et votre question a déjà eu réponse : la tradition manuscrite qui s'est montrée négligente avec ce nom comme le prouvent de nombreux témoignages. Peut-être ne l'avez-vous pas trouvé satisfaisante... Peut-être ne pouvez-vous pas accepter l'idée que la tradition manuscrite ait failli sur ce point... je ne crois pas pour autant que cette question devrait mettre un point d'arrêt à votre questionnement. Au contraire, menez vos investigations et demandez vous pourquoi ce silence assourdissant quand le nom divin est surabondant dans l'AT et qu'il y est fait référence fréquemment dans le NT. (l'argument pertinent de RT2). Il faut dépasser les mots (le nom n'est pas écrit en toute lettre) et saisir le sens des phrase : "Je veux annoncer ton nom". Avec en regard le texte de l'AT qui, lui, contient le nom divin incontestablement, et sur ce point on se rejoint, 10 fois 100 fois 1000 fois ... 7000 fois !
C'est un peu facile, çà, d'invoquer une négligence de la "tradition manuscrite". Sur quoi d'autre, selon vous aurez-elle pu aussi faillir ? Et comment même concevoir une "traduction manuscrite" si défaillante qu'elle aurait réussi à faire complètement disparaître le nom divin du texte du NT sans que personne ne le remarque ou ne s'en émeuve pendant des siècles !? Depuis quand une négligence se transforme-t-elle en un si grand succès ?
Enfin, si la "tradition manuscrite" est si défaillante, pourquoi s'en réclamer ?
Ou bien est-ce le contraire ? Même lorsqu'ils citent l'Ancien Testament qui, dans sa langue originale, porte יהוה, les rédacteurs néo-testamentaires utilisent des substituts grecs comme theos et kurios.
BuddyRainbow a écrit :Vous n'en savez rien parce que vous n'étiez pas au dessus de l'épaule de Matthieu, Marc, Luc, Jean, ... quand ils ont rédigé leur livre ou lettre. Je ne vois pas au nom de quoi ces Juifs, attachés aux Ecritures, auraient choisi de ne pas reproduire le nom divin tel qu'il se trouvait dans les copies de l'AT à l'époque. Au nom de la tradition manuscrite ? Eh bien moi je sais vous dire, manuscrits à l'appui, que les copistes de l'époque postapostolique préféraient kurios au nom divin, et que même il était d'usage de remplacer systématiquement le nom divin par ce terme.
Vous n'étiez pas non plus au-dessus de l'épaule de Matthieu, Marc, Luc, Jean... La différence entre nous, c'est que je lis ce qu'ils ont écrit grâce au texte de leurs évangiles qui nous est parvenu, alors que vous croyez en ce que, selon vous, ils auraient dû écrire mais n'ont pas écrit, jusqu'à preuve du contraire (que vous n'avez pas).
Quel nom divin aurait été systématiquement remplacé par kurios ? Et comment savez-vous que kurios n'était pas le terme d'origine ?
Ou bien, avec un effort supplémentaire, vous pouvez comprendre que ce qui se faisait, en milieu juif, pour l'Ancien Testament, n'était pas la même chose que, en milieu chrétien, pour le Nouveau Testament.
Je n'ai jamais prétendu que Jésus et ses disciples n'avaient que faire du nom divin ; j'ai dit que Jésus et ses disciples n'appelaient pas leur Dieu et Père, יהוה (quelle que soit la façon dont vous estimez qu'ils auraient pu le prononcer).
BuddyRainbow a écrit :Vous dites qu'il ne l'appelait pas parce que vous ne lisez pas le nom écrit en tout lettre mais vous oubliez que Jésus fait référence à ce nom et si celui-ci "n'avait pas que faire du nom divin" alors c'est que vous estimez qu'il lui accordait un minimum d'importance. Allez encore un petit effort et vous concevrez que le nom divin n'est pas caduque dans le christianisme primitif, qu'il est même actuel et digne d'emploi.
Je n'ai jamais prétendu que Jésus et ses disciples n'avaient que faire du nom divin ; j'ai dit que Jésus et ses disciples n'appelaient pas leur Dieu et Père, יהוה (quelle que soit la façon dont vous estimez qu'ils auraient pu le prononcer).
Jésus a prononcé le nom de son Père mais il ne l'a pas appelé יהוה (en tout cas selon le témoignage des évangélistes et apôtres).
BuddyRainbow a écrit :Là ça devient compliqué. "Jésus a prononcé le nom de son Père" mais il ne l'a pas appelé יהוה c'est à dire le nom de son Père... Non vraiment je ne vois pas où vous voulez en venir.
:hum:
Vous arrive-t-il de prononcer le nom du Père de Jésus ? Prononcez-vous יהוה pour autant ? Comment ?
A quel nom l'apôtre Paul se référait-il ? L'a-t-il cité dans ses lettres ?
BuddyRainbow a écrit :Bah à celui de son Père... Mais je veux bien reconsidérer ma compréhension de ce passage de la lettre aux Hébreux si vous avez des éléments nouveaux.
Et quel nom, d'après ses propres mots, l'apôtre Paul donnait-il à son Père ?
Non, ce n'est un paradoxe que pour vous qui confondez le Nom de Dieu avec Jéhovah. Dans le Nouveau Testament, Jésus, Paul, Jean... se réfèrent abondamment au nom de Dieu (en témoigne votre compilation ci-dessus), mais jamais ils n'emploient, n'écrivent ou ne sont spécifiés prononçant le Tétragramme hébraïque יהוה ou une transcription grecque. Dans le Nouveau Testament, יהוה n'apparaît que sous forme d'une traduction que vous récusez mais qui est pourtant celle des rédacteurs : à savoir theos et kurios. Comme plus tard, d'autres traducteurs choisiront de rendre le Tétragramme en français par l'Eternel (bien que votre "L'Eternelle" me plaît encore davantage, voir ci-dessous).
BuddyRainbow a écrit :"Les rédacteurs n'emploient pas le nom divin" mais ils "s'y réfèrent abondamment". Qu'en conclure ? Que le nom divin n'a plus sa place dans le christianisme ? Que le nom divin conserve sa place ?
Que le nom divin conserve sa place, mais non pas sous sa forme hébraïque de יהוה.
Le nom Jéhovah (ou plutôt le Tétragramme יהוה) n'a pas plus été remplacé par "Seigneur" ou "L'Eternelle" dans le texte en langue originale de l'AT que le nom de Jésus ne l'aurait été par "Fils de l'homme" dans le texte en langue originale du NT.
Vous ne parvenez toujours pas à faire la différence entre un texte dans sa langue originelle et dans sa traduction en d'autres langues.
יהוה est hébreu, il figure dans un ensemble de textes en hébreu, que l'on appelle aujourd'hui l'Ancien Testament ; à partir du moment où l'AT est traduit, se pose le problème de savoir comment rendre יהוה dans la langue de destination : faut-il le traduire ou le laisser tel quel ? A votre avis ?
BuddyRainbow a écrit :Me demander encore si je juge nécessaire de traduire le nom divin après les lignes et les lignes que j'ai grattées à montrer l'intérêt et même la nécessité d'une telle traduction ! Est-ce toujours Zouzouspetals au bout du fil ?
:D
Donc, selon vous, le nom divin doit être traduit : de l'hébreu יהוה, il est rendu en français par "Jéhovah". Mais qu'en est-il pour la langue du NT ? Comment יהוה est-il traduit en grec ? Quelle traduction grecque de יהוה les auteurs néo-testamentaires ont-ils utilisée ?

Justement, j'utilise יהוה pour ne pas ajouter de la confusion à la confusion. Le sujet de ce fil ne porte pas sur Jésus. Vous pouvez l'appeler Ἰησοῦς si vous le voulez, et peut-être signaler à vos lecteurs de quoi il s'agit et comment ça se prononce. Ce que vous serez en mesure de faire, parce que la prononciation et la traduction de Ἰησοῦς sont connues. Dès lors, le nom du Ἰησοῦς du Nouveau Testament pose-t-il problème ? Un hellénophone est-il incapable de le prononcer ? N'a-t-il pas été traduit en français ? Ou l'a-t-il été systématiquement par "Fils de l'Homme" ?
Il en va tout autrement pour יהוה, dont la prononciation est perdue, qui a été traduit en grec, latin, français par des substituts que vous n'approuvez pas puis "transcrit" en latin/français par un nom "Jéhovah" devenu la marque de fabrique de votre mouvement. Aussi, copier-coller יהוה dans un texte en français permet-il, selon moi, de comprendre de qui l'on parle, sans interprétation. Si la lecture vous semble vite inconfortable, pourquoi imaginez-vous donc que l'apôtre Paul aurait infligé un tel "supplice" à ces compagnons chrétiens issus des Nations ?
BuddyRainbow a écrit :C'est à se demander si vous me lisez. Le nom divin a été traduit en grec par des auteurs comme Irénée de Lyon ou Clément d'Alexandrie et en latin comme le montre le témoigne de Jérôme déjà cité. Le problème de sa traduction est un faux problème tout au plus pouvons nous discuter de la meilleure traduction. Victor Hugo a employé "Jéhovah" avant les Témoins de Jéhovah. Donc vos distances, vous les prenez avec la langue française qui a parfaitement intégré la traduction Jéhovah.
Je vous lis très attentivement, soyez rassuré. Comment Irénée de Lyon ou Clément d'Alexandrie ont-ils traduit, en grec, le nom divin יהוה ? Etait-ce la même traduction qu'avaient utilisée les rédacteurs du NT ?
Quant à la traduction latine, pardon, mais ce n'est certainement pas Jérôme qui traduisait יהוה par PIPI.
Pour ce qui est de la traduction française "Jéhovah", je n'ai rien contre elle, à condition qu'on l'emploie pour traduire ce qu'elle traduit vraiment dans le texte, à savoir le Tétragramme יהוה, et non pas les termes grecs kurios ou theos du NT.
Il est d'ailleurs assez étonnant de vous voir défendre la traduction "Jéhovah" au nom de la langue française, alors que vous n'avez pas les mêmes scrupules pour Nabuchodonosor, Jonas ou Sophonie, par exemple...
Personne ne dit que "Christ" traduirait "Jésus". Dans le Nouveau Testament, la figure centrale est appelée "Jésus", ou "Christ" ou "Jésus Christ" ou d'autres noms encore sans que l'on prenne l'une de ces appellations pour la traduction des autres.
Pour l'Eternel, BenFis vous a répondu. Olivétan, plutôt que de vouloir translittérer ou transcrire יהוה en français, a voulu en traduire la signification. C'est une autre optique, pour la traduction des noms signifiants. Par exemple, "Bilbo Bessac (Bilbon Sacquet dans la traduction de Francis Ledoux, Bilbo Baggins en anglais) est le personnage central du roman Le Hobbit. Quel est donc le nom de famille du personnage central du roman Le Hobbit ? Bessac, Sacquet, Baggins ? Les traducteurs français ont-ils trahi le texte original, ou ont-ils donné aux Français une idée plus signifiante pour eux que Baggins du nom de famille de Bilbo(n) le Hobbit ?
Pour qui n'aurait jamais entendu parler de יהוה, qu'est-ce qui serait le plus parlant : c'est le nom hébraïque de Jéhovah ou c'est le nom hébraïque de Dieu, du Seigneur, de l'Eternel ?
BuddyRainbow a écrit :Pour qui n'aurait jamais entendu parler de Ἰησοῦς, qu'est-ce qui serait le plus parlant : c'est le nom propre Jésus ou c'est le nom Fils de Dieu, Seigneur, ou "Jéhovah est salut" ? Quelle est la meilleure traduction d'un nom propre ? un nom propre ou un titre tel que Dieu, Seigneur, ... qui traduise chacun un mot autre que celui du nom dans la langue source ?
Cela dépend du contexte : pour qui n'aurait jamais entendu parler de Iesous et qui ne l'identifierait pas au Jésus des chrétiens, alors "Fils de Dieu", "Seigneur", voire sa signification « Iahvé (Dieu) sauve », serait peut-être plus signifiante. Encore faudrait-il ne jamais avoir entendu parler de Jésus, alors que les chrétiens, à travers les âges, ont proclamé son nom sans relâche.
Bien sûr, car une nouvelle fois, vous déformez mon propos. Je ne dit pas que tout ce qui arrive est forcément la volonté de Dieu, j'ai dit que le choix des traducteurs de rendre le Tétragramme hébraïque utilisé dans l'AT (יהוה) par les termes grecs kurios et theos ne l'avait visiblement pas fait réagir contre.
BuddyRainbow a écrit :"Ils pensent faire oublier mon nom à mon peuple au moyen de leurs rêves qu’ils ne cessent de se raconter l’un à l’autre, comme leurs pères ont oublié mon nom par le moyen de Baal". - Jr 23:27
Et donc ?
Nous ne parlons pas d'une traduction libérale de la Bible, mais du choix de traduction qui a été fait dans l'Antiquité. Vous n'avez d'ailleurs pas répondu à ma question : vous l'auriez traduit comment, יהוה, en grec ?
BuddyRainbow a écrit :Vous n'avez pas non plus répondu à la mienne. Mais je vais me donner cette peine : si vous aviez était Suédoise comment auriez vous traduit le nom divin en chinois ? ...
:lol:
Je ne suis pas Suédoise, et je ne connais pas le chinois. Mais si une Suédoise connaissant le chinois m'expliquait que les Chinois, pour appeler Dieu, écrivent 神, je ne pense pas que je rétorquerais que ce ne peut pas être là le nom de Dieu, que forcément, les Chinois, à l'origine, avaient écrit autre chose mais que de méchants scribes sont ensuite passés par là pour remplacer le vrai nom de Dieu par 神.
Je ne parle pas de ce qui est respectable mais de ce qui est. Point. C'est vous qui portez des jugements de valeur sur des choix de traduction que vous n'avez pas eu à faire.
BuddyRainbow a écrit :Ah parce que vos nombreuses critiques sur la TMN ne ressemblaient pas à des jugements de valeurs : "présupposés religieux", "motivation opaque", blablabla. Nooon ces critiques était parfaitement équilibrées et raisonnées. Il ne fait aucun doute que l'objectivité a toujours été poursuivie. Bon, le résultat n'est pas forcément au rendez-vous puisqu'on a d'un côté des traductions acceptables avec 7000 substituts de Jéhovah>Seigneur, sans raison sinon que la traduction risque d'être imparfaite, et quand on vous pousse dans vos retranchements, c'est en raison d'un concept flou d'un Dieu ineffable ; et de l'autre on a 237 substituts de Seigneur>Jéhovah, avec pour le coup, l'AT comme raison donnée puisqu'il y est fait référence et qu'il contient le nom divin. Il y a même une différence notoire entre ces deux choix de traduction. Celui de la traduction que vous voyez d'un mauvais oeil n'a pas remplacé tous les Seigneurs par Jéhovah (il y a des centaines de kurios traduits Seigneurs), tandis que celui de la traduction que vous applaudissez ne laisse rien. Nada. Pas une trace d'un quelconque nom divin (7000 Jéhovah = 7000 substituts).
Vous voyez, c'est vous qui portez des jugements de valeur sur les traductions bibliques. Le fait que certaines traductions de l'AT n'aient pas rendu יהוה par Jéhovah, ou Yahweh ou YHWH mais par Dieu ou Seigneur n'a rien à voir avec l'introduction de 237 "Jéhovah" dans le NT version TMN.
Dans le premier cas, il s'agit de choix de traduction, qui peuvent vous sembler inadéquats certes, mais qui s'expliquent : Dieu ou Seigneur ou Eternel sont des traductions tout autant, si ce n'est plus, validées par l'Histoire biblique chrétienne que le trop connoté aujourd'hui "Jéhovah". Dans le second cas, il s'agit d'imposer au texte une lecture partisane, en introduisant un nom qui n'y est pas. Que votre Ancien Testament traduise יהוה par Jéhovah, cela ne pose aucun problème ; mais que votre Nouveau Testament mette 237 "Jéhovah" là où le texte grec porte kurios (Seigneur en français) ou theos (Dieu en français), là une limite a été franchie, car cela induit les lecteurs en erreur.
Vous n'êtes certainement pas plus fidèle à la Parole de Dieu que les copistes qui ont rendu יהוה par kurios ou theos. Parce que "Jéhovah" est, tout comme "Seigneur" ou "Dieu", une traduction de יהוה, destinée à permettre la lecture orale (puisque, comme vous l'avez vous-même constaté, truffer un texte en français de יהוה rend rapidement la lecture inconfortable. Et ce devait être la même chose en grec, non ?)
BuddyRainbow a écrit :Il est un choix de traduction mais il n'est pas une traduction fidèle. Je ne vais pas vous redonner l'exemple de Jésus qui n'est pas équivalent à Seigneur ou Fils de Dieu, tous désignent la même personne mais un seul a la qualité de nom propre, Jésus. Et ce n'est pas parce que les traducteurs ont fait le choix de remplacer le nom divin par "Seigneur" que ce mot peut prétendre au rang de nom propre. Ca me parait être élémentaire. Et parce que je sais que vous aimez tourner en rond, je poursuis le raisonnement avec cet exemple : en qualité de traductrice, vous pouvez remplacer toutes les mentions de Jésus par "Seigneur" votre choix ne fera pas autorité au point de faire admettre, du moins quand on se donne la peine de réfléchir 2 seconde, que Seigneur est devenu le nom propre de Jésus, ou que Seigneur traduit parfaitement le nom propre de Jésus. Absurde. Bien entendu, cette règle vaut aussi pour Jéhovah.
Quelle est donc la traduction fidèle de יהוה en grec ?
Pour la "qualité de nom propre", certains noms communs, en français, l'obtiennent par l'usage : le Général, le King, le Roi Soleil, la Ville Lumière... Dieu, l'Eternel.
Votre exemple sur Jésus est faux : d'abord, personne n'a rendu systématiquement le grec Ἰησοῦς / Iēsoûs par Seigneur. Parce que Ἰησοῦς / Iēsoûs, ça se lit facilement en grec, ça se prononce, ça se traduit. Ce qui n'est pas (ou plus) le cas pour l'hébraïque יהוה.
Je vous répète ma question : Quelle est donc la traduction fidèle de יהוה en grec ?
Jésus était attaché à l'esprit, non à la lettre. Je n'ai pas dit que Jésus ou son Père approuvaient les remaniements de textes ou les traductions de la Bible, j'ai dit que, manifestement, ils n'avaient rien à y redire. Et vous nous avez vous-même montré, par votre compilation, que le NT faisait place au nom divin, sans toutefois jamais écrire יהוה.
C'est vous qui jugez la TMN supérieure à toutes les autres parce qu'elle aurait "restauré" le nom divin dans un Nouveau Testament qui, pourtant, dans sa version originale, ne contient pas un seul mot grec pouvant se traduire en français par "Jéhovah", pas plus que le Tétragramme hébreu יהוה.
BuddyRainbow a écrit :Je n'ai pas dit que la TMN était supérieure à toutes les autres. Je dis que sur la question du nom divin, elle a fait le job dans l'AT, contrairement à une majorité de traductions chrétiennes, et sur la présence du nom divin dans le NT je pense qu'elle est fondé à le faire apparaitre pour toutes les raisons que j'ai déjà développées.
L'AT ne fait pas l'objet du présent sujet, et la TMN a "fait le job" comme d'autres aussi l'ont fait avec d'autres traductions de יהוה. Ce n'est pas le problème. Pour ce qui est du NT, elle introduit dans le texte un nom qui n'y est pas, pour des raisons qui relèvent plus du rêve que de la réalité, à mon sens.
BuddyRainbow a écrit :Quand vous dites que le NT ne contient pas le nom divin "dans sa version originale", vous illustrez bien les raisons de notre désaccord. Vous confondez les copies de copies du NT qui nous sont parvenues et "la version originale".
Non, je ne confonds pas les copies de copies du NT à "la version originale" ; je considère que la seule façon d'avoir une idée de ce qu'était "la version originale" et les mots des auteurs néo-testamentaires passe forcément par la lecture de ces copies de copies du NT. Parce que, en l'absence d'archives audio-visuelles, de fac-similés ou d'une machine à voyager dans le temps, c'est tout ce que nous avons pour approcher le texte original. Si vous ne faites pas confiance aux copies de copies du NT, à quoi faites-vous donc confiance pour savoir ce que Jésus a dit ou fait ? Aux apocryphes ? A une révélation divine ? Aux visions de vos rêves ?
BuddyRainbow a écrit :Or ce que j'ai tenté de vous faire comprendre, c'est que le texte du NT repose pour l'essentiel sur des témoignages du IVe siècle, époque au cours de laquelle la règle qui s'impose aux copistes, c'est de remplacer le nom divin par un substitut.
Vous n'avez pas de preuves de ce "remplacement" dans le NT. D'ailleurs, plus haut, vous souteniez que le nom divin devait figurer dans le NT non pas sous sa forme hébraïque יהוה mais en traduction. Vous imaginez-vous le degré de concentration et d'efficacité de vos hypothétiques scribes falsificateurs pour éradiquer complètement d'un texte grec un nom et un seul écrit lui aussi en grec ? Sans même que quiconque s'en aperçoive. A ce niveau d'efficience, ce devaient être des magiciens, les mecs.
BuddyRainbow a écrit :Donc vous pouvez affirmez tout au plus, si vous voulez être exacte sur ce point, que les copistes chrétiens de 150 à 400 de notre ère nous ont transmis un texte où le nom divin n'apparait pas en toute lettre. Ce à quoi je réponds qu'il y ait fait écho dans Alléluia, que le NT y fait référence fréquemment, et que les chrétiens de cette période ont clairement fait le choix d'abandonner purement et simplement le nom divin, comme cela se vérifie avec leur traduction de l'AT.
Tous les chrétiens, entre 150 et 400, auraient donc fait le choix "d'abandonner purement et simplement le nom divin" ? Comment se seraient-ils mis d'accord sans même mentionner ce choix une seule fois ? Par télépathie ? Ou bien pensez-vous qu'un jour J, un diablotin est passé au-dessus de toutes les copies du NT, et de l'AT, et des apocryphes, et des lettres des évêques, et des commentaires des Pères de l'Eglise, et de tout ce qu'un chrétien aurait pu écrire, et aurait tout simplement effacé toutes les occurrences du nom divin tout en plongeant chaque chrétien dans une amnésie sélective ? Et pas que les chrétiens d'ailleurs, leur entourage païen aussi.
Du style, le 24 décembre de l'an 258, la famille de Petros, composée de croyants fidèles à Iaô, part se coucher après une dernière prière à Iaô. Le lendemain matin, le père de cette famille, qui officie au culte dominical, invite ses coreligionnaires à prier Dieu. Puis il rencontre, sur le chemin du retour à la maison, son voisin Paulus qui sort du temple de Mars et qui lui lance un ironique "Alors, cher voisin, encore en train de prier Iaô ?" Interloqué, le père Petros se demande ce qu'a bien voulu dire son voisin avec ce "Iaô" ? Est-ce là un nouveau nom offensant pour se moquer de son Dieu et Père et Seigneur ? Rentré chez lui, le chef de famille demande à sa servante Emilia, qui est aussi la cousine de Paulus : "Sais-tu toi, de quoi parlait ton cousin lorsqu'il m'a demandé si j'étais encore en train de prier Iaô ? Tu le connais, toi, ce Iaô ?" Et, grâce à une païenne, le père Petros, ex-adepte de Iaô dont il avait oublié le nom dans la nuit, redécouvrit le nom de son Dieu. L'Histoire ne dit pas s'il l'a retenu.

Défend-il la thèse ou émet-il la théorie ? Relisez plus attentivement la citation de la WT.
BuddyRainbow a écrit :Quelle différence ? Ma remarque visent à montrer que la thèse du nom divin dans le NT autographe ne sort pas de mon chapeau, ni de celui de ses défenseurs religieux en général, elle est scientifiquement posée. Et George Howard n'est pas le seule universitaire à supposer la présence du nom divin dans les originaux du NT.
Il y a une marge conséquente entre "supposer la présence du nom divin dans les originaux du NT" et affirmer que ce fut effectivement le cas. Un grand pas que George Howard, pas plus que les autres universitaires n'a jamais franchi.
Ce n'est pas un présupposé religieux, c'est ce que l'on constate en lisant le texte du NT. Et pas que Dieu aurait "changé", comme vous dites, mais qu'il aurait "changé" de nom en passant de l'hébreu au grec (tout comme Bilbo Baggins est devenu Bilbo Bessac ou Sacquet en français, avec différence supplémentaire que, de l'hébreu au grec, on passe à un nouvel alphabet et à un sens inversé de lecture).
BuddyRainbow a écrit :Non, on ne constate pas que le nom a disparu de l'AT. Il a disparu des traductions de l'AT. Sinon je n'ai rien compris à vos "Bilbo Baggins", "Bilbo Bessac" ou "Sacquet". C'est peut être l'heure tardive ou la difficulté à suivre votre raisonnement tant il s'est éparpillée de post en post.
Nous sommes d'accord sur ce point, le nom de Dieu יהוה n'a pas disparu de l'AT, seulement de ses traductions. Non pas parce que, par mépris, mauvaise foi, diablerie..., de méchants copistes auraient enlevé les יהוה des traductions, mais parce que, יהוה n'étant plus reconnu et lu couramment, il a été jugé préférable de le traduire.
Dans le texte en langue originale, le Hobbit s'appelle Bilbo Baggins ; mais, pour les Français qui lisent l'oeuvre en traduction, il est devenu Bilbon Sacquet (trad. Francis Ledoux) puis Bilbon Bessac (trad. Daniel Lauzon). Voilà un exemple fameux de transformation de nom lors de la traduction.
Le texte du Nouveau Testament est l'oeuvre de chrétiens, pas de Juifs. Même si les rédacteurs étaient d'origine et de culture juive, ils ont rapidement cessé de s'adresser uniquement aux Juifs et se sont tournés vers les nations. Un texte grec avec quatre lettres hébraïques יהוה (sans même une explication sur la signification et la prononciation de ce nom) est un non-sens quand on s'adresse à des Romains, des Corinthiens, des Galates, des Ephésiens, des Philippiens, des Colossiens...
BuddyRainbow a écrit :C'est bien ce que je disais : vous ne recontextualisez pas. Les rédacteurs de la Bible sont tous Juifs. Et la distinction entre judaïsme et christianisme n'est pas immédiate, elle se fait progressivement. Le concile de Jérusalem qui traite des questions de circoncision illustre ce phénomène progressif de séparation. Les rédacteurs du NT sont Juifs. Et même quand la frontière est plus nette entre judaïsme et christianisme, ce dernier ne perd pas sa base : l'AT. L'AT est l'explication à ces chrétiens d'origine gentiles que vous évoqués. Relisez les lettres de Paul vous verrez qu'il construit ses raisonnements à partir de l'AT. Ses auditeurs/lecteurs connaissent parfaitement la source de son inspiration et ils leurs suffit de se procurer un rouleau de l'AT pour approfondir une question. Par ailleurs le livre des Actes montre comment les Juifs et prosélytes sont présents partout en 'Asie mineure, et sont aussi là pour éclairer leurs compagnons étrangers au judaïsme. Les Galates pour ne prendre que cet exemple sont composés aussi de chrétiens d'origine juive, lisez le chapitre 1 pour le vérifier. Même des auteurs profanes comme Diodore de Sicile (Ier siècle a.n.è) rapporte que Moïse tenait ses lois "du dieu appelé Iaô" (cf. Diodori bibliotheca historica, ed. Vogel, Fischer, Bekker et Dindorf, Leipzig, 1964, Livre I, ch. 94). C'est dire que le nom de Dieu n'était pas le grand inconnu. En tout cas certainement pas à l'époque de Jésus et ses disciples.
D'une part, les chrétiens de l'époque, même d'origine juive, lisaient essentiellement l'AT en traduction grecque (la Septante) ; d'autre part, si Iaô était le Dieu de ces chrétiens, nom connu aussi des profanes, pourquoi ne figure-t-il pas dans le NT ? Pourquoi aussi choisissez-vous de défendre la traduction "Jéhovah", si Jésus et ses disciples priaient Iaô ? Entre la traduction d'un moine dominicain du Moyen Age et celle utilisée par Jésus lui-même, pourquoi n'êtes-vous pas aujourd'hui Témoin de Iaô ?
Non, les rédacteurs du NT ne se sont pas référés à l'AT pour éclairer la foi chrétienne ; c'est leur foi chrétienne qui leur a permis d'éclairer l'AT d'une nouvelle lumière. Ils n'ont pas eu besoin de lire l'AT pour comprendre le Christ ou expliquer la doctrine chrétienne.
BuddyRainbow a écrit :J'ai cru lire quelques part que "Toute Ecritures est inspirée et utile" pour les compagnons de Paul. Que sont les "Ecritures" à l'époque de Paul ?
Ce que je voulais dire, c'est que les chrétiens ne lisaient pas l'AT pour comprendre ou "éclairer la foi chrétienne" (selon votre expression). Les textes du (futur pour eux) NT n'avaient pas besoin d'un éclairage plus ancien, il ne s'agissait pas de lire les évangiles ou les lettres de Paul et de se demander "mais qu'en disent au juste les Ecritures de l'AT ?". Ce n'était pas : "Tiens, Paul nous parle de Dieu, mais quel est donc le nom de ce Dieu ? Prenons ensemble notre exemplaire des Ecritures hébraïques en grec pour le découvrir." La Bible n'est pas un jeu de piste.
L'AT est et restera toujours premier chronologiquement, mais, pour un chrétien, la foi en Christ surpasse, dépasse et abolit la loi de Moïse.
BuddyRainbow a écrit :Mais l'AT n'est pas que la loi. Il y a un pan entier de prophéties. Il y a les Psaumes que Paul commente et interprète. Bien sûr que l'AT a un rôle à jouer dans la construction de la foi chrétienne.
Je pense le contraire : non pas que la foi chrétienne a eu besoin de l'AT pour se construire, mais qu'elle a redéfini ce qu'il disait. Comme vous le dites, Paul commente et interprète. Il lui arrive même d'appliquer à Jésus des expressions employées dans l'AT concernant יהוה ; ou de tirer des enseignements symboliques d'une réalité concrète (cf ses développements sur Sarah et Agar dans Galates 4, par exemple).
Ne réponds pas à un homme stupide selon sa sottise, de peur que tu ne deviennes pareil à lui, toi aussi.
Réponds à un homme stupide selon sa sottise, de peur qu’il ne devienne un sage à ses yeux.
(Proverbes 26:4,5, TMN)

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