Bonjour,
Après avoir lu quelqu'uns de vos commentaires sur La Saka Gakkai et le Bouddhisme de Nichiren Daishonin ainsi que le President Mr Daisaku Ikeda, je souhaiterais vous apporter quelques lumières dont il semble que vous ayez besoin afin de mieux comprendre ce qu'il se passe pour vous.
C'est très simple en fait !
Je pratique ce bouddhisme depuis 20 ans, mais j'ai abandonné la pratique et les réunions de discussions pendant quelques années, déçue par les pratiquants ! Commençant à calomnier les pratiquants de la SGI et leur comportement que je trouvais parfois en dehors des enseignements. J'ai commencé à développer une forte colère , rejetant et critiquant les écrits bouddhiques. Mais avec le temps et les conséquences de mes actes, les rétributions, ça nul peut y échapper croyant ou pas, c'est la loi de la causalité et elle existe bien, j'ai engendré des catastrophes dans ma vie. Je me suis posée beaucoup de questions avec un esprit de recherche assidu. Voilà la suite : Après avoir repris et pratiqué pour la guérison de la maladie de mon mari, et demandé la victoire, il est mort ! J'ai alors craché sur le Butsudan, insulté l'univers et le Gohonzon !, je me suis dis que j'allais mettre fin à mes jours car sans lui la vie est impossible tant nous étions liés ! Un pratiquant m'a donné ce message : Alors je suis tombé sur ceci :
Les quatre démons
Le terme “démon”, selon la conception bouddhique, ne désigne pas un être surnaturel, mais tout ce qui a pour fonction de diminuer, saper ou détruire la vie. Pour un pratiquant bouddhiste, c’est ce qui anéantit sa foi et lui barre le chemin de la bouddhéité.
Le premier (on-ma) est l’entrave des cinq agrégats1, provoquée par les perturbations des fonctions physiques et mentales d’une personne.
Le deuxième (bonnô-ma) est l’entrave qui provient des désirs terrestres.
Le troisième (shi-ma) est l’entrave engendrée par la mort. En effet, celle-ci peut interrompre brusquement la progression d’un pratiquant ou bien troubler les autres et les faire douter.
Le quatrième (tenshi-ma) est l’entrave du “roi démon du sixième ciel”, le plus puissant et le plus redoutable. Ce “démon” personnifie l’appétit de pouvoir, la manipulation, le fait de se servir des autres à ses propres fins égoïstes. Il se manifeste chez ceux qui détiennent le pouvoir et l’utilise pour persécuter les pratiquants bouddhistes.
! J'ai fini par comprendre que la vraie victoire était la guérison de sa vie ! Il a complètement transformer son karma ! Puis, je me suis rendue compte qu'après la visite d'un hussier nous demandant de dégager de la maison pour cause aux fins de vent, nous avons trouvé un appartement dans les trois semaines, extrêmement difficile à trouver dans le quartier, à deux pas dans la même rue c'est ce que nous voulions. Ainsi lors du déménagement, cela à été bien plus facile face à la souffrance de vie causée par cette épreuve de la maladie à gérer et un soulagement pour lui, car il savait que je ne serais pas à la rue. J'ai compris ce bienfait par la suite. Et oui le Bouddhisme est difficile à sonder, il faut étudier, et pratiquer sinon vous ne comprendrez rien du tout et vous tournerez en rond. Dans l'attente, d'intégrer mon nouveau logement, je suis restée chez ma mère, pratiquante et conseillère bouddhique, elle m'a tiré vers le haut, et trouvé comme par "magie" tout les écrits répondant aux moindres de mes questions et les raisons de ma colère ainsi que la non compréhension de la Loi.
Lorsque l'on rencontre et accepte de réciter Nam Myo Ho renge Kyo, en récitant ce mandala, c'est déjà que l'on est en relation avec la Loi Merveilleuse du Sûtra du Lotus ! Il n'y a pas de hasard dans cette vie ! Vous le savez tous ! - Nichiren dit bien, ce Sûtra est resté longtemps secret, Nichiren nous l'a révélé. sachez que Le bouddhisme du mahayana définitif n'est pas chose facile à sonder ! Pour ce faire nous devons constamment aller chercher au fond de nous cette tour aux trésors et pratiquer afin de faire jaillir la lumière. Renforcer notre foi et avoir cette foi profonde, sinon voilà le résultat , les démons l'emporterons et vous entrainerons dans les mauvaises voies. N'attendez pas des autres, tout viens de nous ! Lorsque vous êtes confrontés à des personnes pratiquantes qui semblent mal se comporter, au lieu de les juger ou les calomnier, vous devriez priez pour elles. "Suivre la LOI et non la personne" Nichiren nous dit ceci et ce n'est pas pour rien la preuve. Vous parlez beaucoup des comportements, etc...Mais quel est le vôtre face à ceci ? Interrogez-vous sur votre mission en ce monde et pourquoi vous êtes là et pourquoi vous avez rencontrer la Loi ? Atteindre la Bouddhéïté n'est pas chose facile. Sinon on ne serait pas là. La vie est un combat auquel shakyamuni nous apporte des réponses. Nous sommes que des êtres humains avec nos travers nos défauts, mais nous possédons l'état de bouddha et la possibilité de transformer notre karma même immuable !
De nombreuses écoles bouddhiques ont enseigné que l’illumination n’est accessible qu’au terme d’un processus laborieux d’une durée inimaginable qui s’étend, en fait, sur plusieurs vies. Or, l’enseignement du Sûtra du Lotus, que l’on reconnaît comme l’enseignement suprême de Shakyamuni, est diamétralement opposé à cela. Il explique en effet que la bouddhéité est déjà présente dans toutes les formes de vie et qu’elle n’est pas un quelconque « ingrédient » mystique ou spirituel, mais bien la véritable entité de la vie elle-même. Le Sûtra du Lotus enseigne l’égalité de tous les êtres humains et affirme que même la vie d’une personne apparemment dominée par le mal contient le joyau brut de la nature de bouddha. Personne ne peut nous conférer l’illumination; chacun de nous doit la réaliser lui-même.
Une fois que nous avons pris conscience de l’existence de notre nature de bouddha, il nous reste à nous y éveiller, ou à la « polir ». Dans le bouddhisme de Nichiren, ce processus s’effectue par la dévotion à la « loi de la vie », contenue dans le Sûtra du Lotus. Cette loi de la vie est Nam Myoho Renge Kyo, l’essence du Sûtra du Lotus. La récitation de Nam Myoho Renge Kyo est la méthode par laquelle nous faisons se manifester la force vitale et la sagesse de la nature de bouddha en nous. Mais pour certaines personnes , il faut du temps dans la compréhension du processus... Parce que nous nous laissons balloter par les évènements extérieurs. Ne cherchons pas à changer les autres, c'est nous qui changeons car tout vient de nous !
Il vous faut lire les enseignements et pratiquer pour les comprendre mais surtout aller chercher au fond de nous cette état de bouddha !
Chers amis, ne vous laissez pas entraîner par les démons qui ferons tout pour vous saper! C'est normal que vous réagissiez ainsi, ils vous testent !
Les réponses aux questions, sont dans tous les livres de la SGI et de Nichiren ! C'est pour cela qu'il faut lire, étudier et pratiquer sans relâche ni jamais abandonner, comme on nous le dit : "sinon, les démons l'emporterons".
Je prie pour vous afin que vous retrouviez la lumière et la sagesse , et que vous fassiez jaillir votre état de bouddha et votre mission de bodhisattva sortie de la terre, vous n'êtes pas là pour rien ! S'il vous plaît, méditez là-dessus. En vous remerciant.
Prenez soins tous de vous !
Merci.
témoignage d'anciens adeptes de la secte sokka gakkaï
Règles du forum
Le courant bouddhisme mahāyāna, terme sanskrit signifiant « Grand Véhicule » apparaît vers le 1er siècle de notre ère dans le Nord de l’Inde. Actuellement le bouddhisme mahayana a une forte présence en Chine, au Tibet, au Japon au ve siècle, en Corée en 372, au Viêtnam, à Singapour et Taïwan. La tradition du Mahayana, met l’accent sur la pratique altruiste du bodhisattva comme moyen pour parvenir à l’éveil, à la fois pour soi-même et pour les autres.
Le courant bouddhisme mahāyāna, terme sanskrit signifiant « Grand Véhicule » apparaît vers le 1er siècle de notre ère dans le Nord de l’Inde. Actuellement le bouddhisme mahayana a une forte présence en Chine, au Tibet, au Japon au ve siècle, en Corée en 372, au Viêtnam, à Singapour et Taïwan. La tradition du Mahayana, met l’accent sur la pratique altruiste du bodhisattva comme moyen pour parvenir à l’éveil, à la fois pour soi-même et pour les autres.
Re: témoignage d'anciens adeptes de la secte sokka gakkaï
Ecrit le 15 mai22, 03:11Re: témoignage d'anciens adeptes de la secte sokka gakkaï
Ecrit le 18 mars23, 22:41Bonjour a toutes et a tous.
J'ai lu avec attention les messages des anciens pratiquants et je vous en remercie. C'est instructif et intéressant.
Pour ma part je pratique depuis 1986, j'ai quitté l'organisation mais je continue de faire 1 heure de pratique minimum tous les jours.
Je vais vous donner les grandes lignes de mon expérience de vie et de pratique.
J'ai commencé à pratiquer pour prouver qu'une phrase ne pourrait pas changer ma vie. Effectivement rien n'a vraiment changé mais je sentais que la pratique activé quelque chose a l'intérieur de moi et ça je ne pouvais pas le nier.
Ma première expérience significative est arrivé quand j'ai voulu créer ma société. Il s'agissait de faire sponsorisé des travaux d'aménagement forestiers pour éviter des incendies de forets.
Tout le monde me disait (pratiquants et non pratiquants) que c'était un super projet mais malgré tout mes efforts, après 2 années. je me suis retrouvé sans un sou, désespéré et bien sur le projet n'a jamais abouti. Je ne comprenais pas. Je pensais qu'il suffisait d’être sincère et déterminé pour réaliser ses buts. Puis j'ai rencontré un professeur en management qui m'a expliqué que certes le projet était intéressant mais j'avais échoué car je n'avais pas tenu compte de la réalité. Ce fut une bonne claque pour moi car le Bouddha ne dit-il pas que l'éveillé comprend les affaires de ce monde.
Ensuite j'ai décidé de me lancer dans un nouveau défi, celui d'avoir un diplôme universitaire alors que je n'avais aucun diplôme. J'ai été passer un examen d'admission difficile a la FAC de Nanterre et j'ai été reçu. Encore fallait-il trouver les 2400 euros de frais de scolarités alors que je vivais avec 20 euros par mois. J'ai expliqué ma situation au directeur de la FAC et il m'a répondu qu'a la FAC on ne fait pas la charité. J'ai donc pris un nouveau job dans la marketing et j'ai travaillé avec une pratiquante qui m'a dit que demain je pourrais retourner a la FAC suivre mes études. Je lui est dit que c’était impossible et que je ne pourrais jamais trouver les 2400 euros. Mais finalement le directeur m'a rappelé pour me proposer un deal en donnant des cours a des étudiants en informatique. Et 1 année après j'ai obtenu ma licence.
J'en profite pour remercier Marie et Stéphane, Jean-Marie et Christiane, Fadila, des pratiquants qui m'ont donné de la nourriture pendant toute cette année d'étude car je vivais toujours avec 20 euros par mois. Et également le curé du village qui m'a aidé a payer l'électricité.
Puis j'ai eu mon premier job après la licence et je suis passé de 20 euros a 3300 euros par mois.
En 2002 nous avons organisés une exposition King Ikeda Gandhi. Nous avons loué une grande salle a Boulogne-Billancourt et le responsable qui a loué la salle a donné pour motif 'l'anniversaire d'une copine japonaise' A l'époque j'étais en procès avec une société informatique qui n'avait accusé d'avoir insulté des clients dans le cadre mon travail. Pour organiser l'exposition nous étions environ 25 membres et lors d'une réunion de préparation, j'ai annoncé que je ne participerai jamais a une activité basée sur le mensonge. Et sur les 25 personnes présentes, seulement mon amie Conchita m'a suivi et nous avons quittés immédiatement l'activité. 2 semaines après on m'a rappelé pour me dire que c'était ok pour donner le vrai motif de la location. Comme c'est moi qui devait installé les photos dans la salle, je suis allé voir la dame qui nous avait louée la salle avec toutes les planches en compagnie du responsable qui avait menti. Elle a dit que ça avait rien a voir avec un anniversaire et chose étonnante, elle connaissait la famille du Général de la Villardière. Elle est venue le dimanche de l'exposition qui fut une grande réussite et nous a félicité pour notre travail.
Le lendemain, lundi, j'ai gagné mon procès avec la société informatique après 3 ans d'une bataille difficile et j'ai reçu un chèque de 18 000 euros. Bon le fisc et l'avocat en on pris la moitié, mais l'important c'était de gagner.
10 années après, j'ai eu un grave accident de moto. Une voiture a grillé le stop juste au moment ou j'arrivais. Bilan double fracture de rate, hémorragie interne, foie endommagé. J'ai été admis dans un premier hôpital mais il n'ont pas voulu me garder car les blessures étaient trop complexes. Donc je me suis retrouvé a la Salpêtrière. Normalement avec une fracture de rate ils enlèvent la rate, mais la je suis tombé sur un professeur qui a dit qu'on allait attendre pour voir comment ça allait évolué et finalement 1 année après, j'étais sur pied sans aucune séquelle. C'est la que je me suis dit que si ne n'étais pas mort, c'est que peut être comme les autres, j'avais une mission a accomplir. Ce qui est sur, c'est que je remercie le ciel et les divinités bouddhiques tous les jours, que moi et ma famille nous soyons entier et en bonne santé ce qui est pour moi le vrai cadeau de la vie.
Une autre chose me traquasse depuis longtemps, c'est que perd mes cheveux. Mais après 30 ans de combat, j'ai enfin trouvé le bon mélange huile de ricin et huile de coco et finalement mais cheveux ont repoussés ce qui normalement est impossible a mon age. Et c'est la ou je veux en venir c'est de rendre l'impossible possible. Tout dépend de nous et pas des responsables ou des autres. Les responsables qui disent ' c'est ton karma' sont des cons. N'ayons pas de regrets. Décidons et continuons a lutter pour ce que nous croyons bon pour nous et pour les autres.
Le damoiku pour moi c'est comme une pelle. On peut toujours continuer a creuser avec ses mains, mais ça fait plus mal et ça prend plus de temps.
Pour terminer 2 phrases d'encouragement parmi d'autres que vous pourrez trouver à l'adresse https://www.sokaglobal.org/resources/da ... ch-19.html
- Nous ne sommes pas vaincus par l'adversité mais par la perte de la volonté de lutter. Aussi dévasté que vous puissiez vous sentir, tant que vous avez la volonté de vous battre, vous pouvez sûrement triompher.
- La pire erreur que vous puissiez faire est de vous abandonner et d'arrêter de vous remettre en question par peur de l'échec. Continuez d'avancer en gardant un œil sur l'avenir, en vous disant : « Je commence à partir d'aujourd'hui ! "Je vais recommencer à zéro à partir de maintenant, à partir de ce moment même!"
J'ai lu avec attention les messages des anciens pratiquants et je vous en remercie. C'est instructif et intéressant.
Pour ma part je pratique depuis 1986, j'ai quitté l'organisation mais je continue de faire 1 heure de pratique minimum tous les jours.
Je vais vous donner les grandes lignes de mon expérience de vie et de pratique.
J'ai commencé à pratiquer pour prouver qu'une phrase ne pourrait pas changer ma vie. Effectivement rien n'a vraiment changé mais je sentais que la pratique activé quelque chose a l'intérieur de moi et ça je ne pouvais pas le nier.
Ma première expérience significative est arrivé quand j'ai voulu créer ma société. Il s'agissait de faire sponsorisé des travaux d'aménagement forestiers pour éviter des incendies de forets.
Tout le monde me disait (pratiquants et non pratiquants) que c'était un super projet mais malgré tout mes efforts, après 2 années. je me suis retrouvé sans un sou, désespéré et bien sur le projet n'a jamais abouti. Je ne comprenais pas. Je pensais qu'il suffisait d’être sincère et déterminé pour réaliser ses buts. Puis j'ai rencontré un professeur en management qui m'a expliqué que certes le projet était intéressant mais j'avais échoué car je n'avais pas tenu compte de la réalité. Ce fut une bonne claque pour moi car le Bouddha ne dit-il pas que l'éveillé comprend les affaires de ce monde.
Ensuite j'ai décidé de me lancer dans un nouveau défi, celui d'avoir un diplôme universitaire alors que je n'avais aucun diplôme. J'ai été passer un examen d'admission difficile a la FAC de Nanterre et j'ai été reçu. Encore fallait-il trouver les 2400 euros de frais de scolarités alors que je vivais avec 20 euros par mois. J'ai expliqué ma situation au directeur de la FAC et il m'a répondu qu'a la FAC on ne fait pas la charité. J'ai donc pris un nouveau job dans la marketing et j'ai travaillé avec une pratiquante qui m'a dit que demain je pourrais retourner a la FAC suivre mes études. Je lui est dit que c’était impossible et que je ne pourrais jamais trouver les 2400 euros. Mais finalement le directeur m'a rappelé pour me proposer un deal en donnant des cours a des étudiants en informatique. Et 1 année après j'ai obtenu ma licence.
J'en profite pour remercier Marie et Stéphane, Jean-Marie et Christiane, Fadila, des pratiquants qui m'ont donné de la nourriture pendant toute cette année d'étude car je vivais toujours avec 20 euros par mois. Et également le curé du village qui m'a aidé a payer l'électricité.
Puis j'ai eu mon premier job après la licence et je suis passé de 20 euros a 3300 euros par mois.
En 2002 nous avons organisés une exposition King Ikeda Gandhi. Nous avons loué une grande salle a Boulogne-Billancourt et le responsable qui a loué la salle a donné pour motif 'l'anniversaire d'une copine japonaise' A l'époque j'étais en procès avec une société informatique qui n'avait accusé d'avoir insulté des clients dans le cadre mon travail. Pour organiser l'exposition nous étions environ 25 membres et lors d'une réunion de préparation, j'ai annoncé que je ne participerai jamais a une activité basée sur le mensonge. Et sur les 25 personnes présentes, seulement mon amie Conchita m'a suivi et nous avons quittés immédiatement l'activité. 2 semaines après on m'a rappelé pour me dire que c'était ok pour donner le vrai motif de la location. Comme c'est moi qui devait installé les photos dans la salle, je suis allé voir la dame qui nous avait louée la salle avec toutes les planches en compagnie du responsable qui avait menti. Elle a dit que ça avait rien a voir avec un anniversaire et chose étonnante, elle connaissait la famille du Général de la Villardière. Elle est venue le dimanche de l'exposition qui fut une grande réussite et nous a félicité pour notre travail.
Le lendemain, lundi, j'ai gagné mon procès avec la société informatique après 3 ans d'une bataille difficile et j'ai reçu un chèque de 18 000 euros. Bon le fisc et l'avocat en on pris la moitié, mais l'important c'était de gagner.
10 années après, j'ai eu un grave accident de moto. Une voiture a grillé le stop juste au moment ou j'arrivais. Bilan double fracture de rate, hémorragie interne, foie endommagé. J'ai été admis dans un premier hôpital mais il n'ont pas voulu me garder car les blessures étaient trop complexes. Donc je me suis retrouvé a la Salpêtrière. Normalement avec une fracture de rate ils enlèvent la rate, mais la je suis tombé sur un professeur qui a dit qu'on allait attendre pour voir comment ça allait évolué et finalement 1 année après, j'étais sur pied sans aucune séquelle. C'est la que je me suis dit que si ne n'étais pas mort, c'est que peut être comme les autres, j'avais une mission a accomplir. Ce qui est sur, c'est que je remercie le ciel et les divinités bouddhiques tous les jours, que moi et ma famille nous soyons entier et en bonne santé ce qui est pour moi le vrai cadeau de la vie.
Une autre chose me traquasse depuis longtemps, c'est que perd mes cheveux. Mais après 30 ans de combat, j'ai enfin trouvé le bon mélange huile de ricin et huile de coco et finalement mais cheveux ont repoussés ce qui normalement est impossible a mon age. Et c'est la ou je veux en venir c'est de rendre l'impossible possible. Tout dépend de nous et pas des responsables ou des autres. Les responsables qui disent ' c'est ton karma' sont des cons. N'ayons pas de regrets. Décidons et continuons a lutter pour ce que nous croyons bon pour nous et pour les autres.
Le damoiku pour moi c'est comme une pelle. On peut toujours continuer a creuser avec ses mains, mais ça fait plus mal et ça prend plus de temps.
Pour terminer 2 phrases d'encouragement parmi d'autres que vous pourrez trouver à l'adresse https://www.sokaglobal.org/resources/da ... ch-19.html
- Nous ne sommes pas vaincus par l'adversité mais par la perte de la volonté de lutter. Aussi dévasté que vous puissiez vous sentir, tant que vous avez la volonté de vous battre, vous pouvez sûrement triompher.
- La pire erreur que vous puissiez faire est de vous abandonner et d'arrêter de vous remettre en question par peur de l'échec. Continuez d'avancer en gardant un œil sur l'avenir, en vous disant : « Je commence à partir d'aujourd'hui ! "Je vais recommencer à zéro à partir de maintenant, à partir de ce moment même!"
Re: témoignage d'anciens adeptes de la secte sokka gakkaï
Ecrit le 08 nov.23, 07:14Bonjour MélieMélie a écrit : 15 mai22, 03:11 Bonjour,
Après avoir lu quelqu'uns de vos commentaires sur La Saka Gakkai et le Bouddhisme de Nichiren Daishonin ainsi que le President Mr Daisaku Ikeda, je souhaiterais vous apporter quelques lumières dont il semble que vous ayez besoin afin de mieux comprendre ce qu'il se passe pour vous.
C'est très simple en fait !
Je pratique ce bouddhisme depuis 20 ans, mais j'ai abandonné la pratique et les réunions de discussions pendant quelques années, déçue par les pratiquants ! Commençant à calomnier les pratiquants de la SGI et leur comportement que je trouvais parfois en dehors des enseignements. J'ai commencé à développer une forte colère , rejetant et critiquant les écrits bouddhiques. Mais avec le temps et les conséquences de mes actes, les rétributions, ça nul peut y échapper croyant ou pas, c'est la loi de la causalité et elle existe bien, j'ai engendré des catastrophes dans ma vie. Je me suis posée beaucoup de questions avec un esprit de recherche assidu. Voilà la suite : Après avoir repris et pratiqué pour la guérison de la maladie de mon mari, et demandé la victoire, il est mort ! J'ai alors craché sur le Butsudan, insulté l'univers et le Gohonzon !, je me suis dis que j'allais mettre fin à mes jours car sans lui la vie est impossible tant nous étions liés ! Un pratiquant m'a donné ce message : Alors je suis tombé sur ceci :
Les quatre démons
Le terme “démon”, selon la conception bouddhique, ne désigne pas un être surnaturel, mais tout ce qui a pour fonction de diminuer, saper ou détruire la vie. Pour un pratiquant bouddhiste, c’est ce qui anéantit sa foi et lui barre le chemin de la bouddhéité.
Le premier (on-ma) est l’entrave des cinq agrégats1, provoquée par les perturbations des fonctions physiques et mentales d’une personne.
Le deuxième (bonnô-ma) est l’entrave qui provient des désirs terrestres.
Le troisième (shi-ma) est l’entrave engendrée par la mort. En effet, celle-ci peut interrompre brusquement la progression d’un pratiquant ou bien troubler les autres et les faire douter.
Le quatrième (tenshi-ma) est l’entrave du “roi démon du sixième ciel”, le plus puissant et le plus redoutable. Ce “démon” personnifie l’appétit de pouvoir, la manipulation, le fait de se servir des autres à ses propres fins égoïstes. Il se manifeste chez ceux qui détiennent le pouvoir et l’utilise pour persécuter les pratiquants bouddhistes.
! J'ai fini par comprendre que la vraie victoire était la guérison de sa vie ! Il a complètement transformer son karma ! Puis, je me suis rendue compte qu'après la visite d'un hussier nous demandant de dégager de la maison pour cause aux fins de vent, nous avons trouvé un appartement dans les trois semaines, extrêmement difficile à trouver dans le quartier, à deux pas dans la même rue c'est ce que nous voulions. Ainsi lors du déménagement, cela à été bien plus facile face à la souffrance de vie causée par cette épreuve de la maladie à gérer et un soulagement pour lui, car il savait que je ne serais pas à la rue. J'ai compris ce bienfait par la suite. Et oui le Bouddhisme est difficile à sonder, il faut étudier, et pratiquer sinon vous ne comprendrez rien du tout et vous tournerez en rond. Dans l'attente, d'intégrer mon nouveau logement, je suis restée chez ma mère, pratiquante et conseillère bouddhique, elle m'a tiré vers le haut, et trouvé comme par "magie" tout les écrits répondant aux moindres de mes questions et les raisons de ma colère ainsi que la non compréhension de la Loi.
Lorsque l'on rencontre et accepte de réciter Nam Myo Ho renge Kyo, en récitant ce mandala, c'est déjà que l'on est en relation avec la Loi Merveilleuse du Sûtra du Lotus ! Il n'y a pas de hasard dans cette vie ! Vous le savez tous ! - Nichiren dit bien, ce Sûtra est resté longtemps secret, Nichiren nous l'a révélé. sachez que Le bouddhisme du mahayana définitif n'est pas chose facile à sonder ! Pour ce faire nous devons constamment aller chercher au fond de nous cette tour aux trésors et pratiquer afin de faire jaillir la lumière. Renforcer notre foi et avoir cette foi profonde, sinon voilà le résultat , les démons l'emporterons et vous entrainerons dans les mauvaises voies. N'attendez pas des autres, tout viens de nous ! Lorsque vous êtes confrontés à des personnes pratiquantes qui semblent mal se comporter, au lieu de les juger ou les calomnier, vous devriez priez pour elles. "Suivre la LOI et non la personne" Nichiren nous dit ceci et ce n'est pas pour rien la preuve. Vous parlez beaucoup des comportements, etc...Mais quel est le vôtre face à ceci ? Interrogez-vous sur votre mission en ce monde et pourquoi vous êtes là et pourquoi vous avez rencontrer la Loi ? Atteindre la Bouddhéïté n'est pas chose facile. Sinon on ne serait pas là. La vie est un combat auquel shakyamuni nous apporte des réponses. Nous sommes que des êtres humains avec nos travers nos défauts, mais nous possédons l'état de bouddha et la possibilité de transformer notre karma même immuable !
De nombreuses écoles bouddhiques ont enseigné que l’illumination n’est accessible qu’au terme d’un processus laborieux d’une durée inimaginable qui s’étend, en fait, sur plusieurs vies. Or, l’enseignement du Sûtra du Lotus, que l’on reconnaît comme l’enseignement suprême de Shakyamuni, est diamétralement opposé à cela. Il explique en effet que la bouddhéité est déjà présente dans toutes les formes de vie et qu’elle n’est pas un quelconque « ingrédient » mystique ou spirituel, mais bien la véritable entité de la vie elle-même. Le Sûtra du Lotus enseigne l’égalité de tous les êtres humains et affirme que même la vie d’une personne apparemment dominée par le mal contient le joyau brut de la nature de bouddha. Personne ne peut nous conférer l’illumination; chacun de nous doit la réaliser lui-même.
Une fois que nous avons pris conscience de l’existence de notre nature de bouddha, il nous reste à nous y éveiller, ou à la « polir ». Dans le bouddhisme de Nichiren, ce processus s’effectue par la dévotion à la « loi de la vie », contenue dans le Sûtra du Lotus. Cette loi de la vie est Nam Myoho Renge Kyo, l’essence du Sûtra du Lotus. La récitation de Nam Myoho Renge Kyo est la méthode par laquelle nous faisons se manifester la force vitale et la sagesse de la nature de bouddha en nous. Mais pour certaines personnes , il faut du temps dans la compréhension du processus... Parce que nous nous laissons balloter par les évènements extérieurs. Ne cherchons pas à changer les autres, c'est nous qui changeons car tout vient de nous !
Il vous faut lire les enseignements et pratiquer pour les comprendre mais surtout aller chercher au fond de nous cette état de bouddha !
Chers amis, ne vous laissez pas entraîner par les démons qui ferons tout pour vous saper! C'est normal que vous réagissiez ainsi, ils vous testent !
Les réponses aux questions, sont dans tous les livres de la SGI et de Nichiren ! C'est pour cela qu'il faut lire, étudier et pratiquer sans relâche ni jamais abandonner, comme on nous le dit : "sinon, les démons l'emporterons".
Je prie pour vous afin que vous retrouviez la lumière et la sagesse , et que vous fassiez jaillir votre état de bouddha et votre mission de bodhisattva sortie de la terre, vous n'êtes pas là pour rien ! S'il vous plaît, méditez là-dessus. En vous remerciant.
Prenez soins tous de vous !
Merci.
je connais une personne qui a 40 ans de SGI, il pratique tous les jours pendant 1 heure minimum.
C'est une personne serviable mais très froide, n'aimant pas les animaux ni la compagnie des hommes.
malgré des années de pratique, il est très dépressif et se moque allègrement du physique des gens, sans parler du reste de son éducation déplorable en public !
Alors évidemment je ne vais pas faire d'un cas une généralité car chez de soi-disant chrétiens on a aussi de sacrés phénomènes ! Mais voila, la SGI ne fait pas plus de miracles que les autres religions.
Elle n'est pas meilleure qu'une autre c'est juste une question d'attirance.
Cependant j'apprécie beaucoup que le Bouddha annonce être le père de ce monde, cherchant en tout temps à guérir ses enfants à l'esprit égaré. Cela est tout à fait conforme avec le christianisme.
Puissions nous tous prier pour que les humains se comportent de façon agréable avec tous les êtres vivants.
Amen
- ananda de gaia
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- Enregistré le : 20 mars26, 19:06
Re: témoignage d'anciens adeptes de la secte sokka gakkaï
Ecrit le 20 mars26, 19:41bonjour, voici un témoignage original trouvé sur doctissimo
https://forum.doctissimo.fr/psychologie ... 3927_1.htm
Le déclin de la soka gakkai
Arrière plan biographique.
J’ai connu la soka gakkai entre l’âge de 12 et 36 ans. J’ai commencé à chanter le mantra (à réciter daïmoku) en pleine puberté. C’est une amie de ma mère qui me l’a fait connaître. Elles s’étaient connues à l’ashram de Sri Aurobindo à Pondichéry dont elles étaient élèves quelques années auparavant. Pour mes parents issus de lignées de lettrés et d’intellectuels libéraux liés aux élites culturelles indiennes et chinoises ma démarche était tout à fait naturelle. En Orient la tolérance et le syncrétisme sont traditionnels dans les classes sociales éduquées où se pratique avec sincérité une voie spirituelle. Dans la province française où nous vivions il n’y avait pas de réunions de la nichiren shoshu, seule cette dame et sa fille pratiquaient et avaient le gohonzon (mandala). Elles recevaient les publications officielles (la revue et des ronéotypés) par lesquelles on avait accès à des rudiments d’études bouddhiques assez élémentaires. Elles se rendaient souvent à Paris où elles assistaient à des réunions avec des japonais plus ou moins francophones, mais dont elles revenaient pleines d’enthousiasme et de détermination à propager la doctrine de la soka gakkai… sans grand succès. J’étais pour elle un enfant bodhisattva très précieux. Ma mère les assaillaient de questions avec toute l’énergie de son esprit critique nourri d’une vaste culture orientale. Et souvent elle leur trouvait des réponses que ses amies ne trouvaient nul part. Mon père était très amusé et disait que ma mère en savait bien plus sur le bouddhisme que ces disciples de Nichiren. L’ambiance était amicale, chaleureuse, animée et respectueuse. Les trois femmes s’aimaient beaucoup. Motivation. Mais pourquoi ai je commencé à chanter ce mantra ? Lorsque je l’ai entendu pour la première fois, ma peau et mes poils se sont hérissés, j’ai ressenti un frémissement agréable de paix et de force simultanées. Selon les deux femmes c’était un moyen pour réguler mon énergie vitale et mes pulsions d’adolescent et accéder à mon véritable Soi, à ma conscience éternelle pour épanouir toutes mes potentialités. Pour mes parents réciter un mantra était une formule simple ouvrant la voie à d’autres moyens et pratiques, c’était alors un choix offert par « le destin » et la conséquence de « mon karma ». Dans l’éducation que j’ai reçu, j’ai débuté à 12 ans un chemin d’individuation, donc fait des choix et des expériences. Franchement j’étais un enfant, pubère certes, mais je ne comprenais pas ce que ça signifiait. En en parlant avec mon père il a abordé la question des sentiments et du désir sexuel. Mes parents m’avaient déjà expliqué que j’entrais dans une phase de croissance où ma sexualité allait être exacerbée et mes sentiments amoureux soumis à maintes épreuves. Je leur avais dit que j’étais sentimentalement ému par certains garçons de mon âge ou un peu plus âgés. Ils m’avaient expliqué que c’était naturel, comme d’autres garçons étaient attirés par des filles. Donc j’étais soutenu et accompagné dans ma croissance sentimentale et érotique. Mes parents sont très amoureux et pratiquent des arts sexuels orientaux dont ils m’avaient expliqué les modalités, les tenants et les aboutissants. Donc j’étais parfaitement à l’aise avec l’émergence de mes désirs sexuels puisqu’ils pouvaient me guider. Aussi ils ont considéré le mantra comme une formule pour prendre en main mon destin, pas seulement érotique mais ontologique.
Cursus de jeunesse.
J’ai toujours été aimé d’un amour sincère par mes parents, mes frères et sœurs et toute ma famille. Enfants, adolescents et jeunes adultes, mes frères et sœurs et moi nous avons toujours été entendus et accompagnés dans le respect de nos natures innées. J’ai ainsi vécu et étudié jusqu’au BAC. Mon père pratique l’art du bâton dans la tradition du Tao, depuis l’âge de 5 ans je me suis entraîné avec lui et mes frères. Ainsi j’ai appris à réguler ma force vitale (qi) tout en « utilisant » ensuite le mantra comme moyen complémentaire et intégré à cet art énergétique. Si mon adolescence a été globalement heureuse, j’ai expérimenté les déceptions et tristesses amoureuse avec des garçons versatiles, pourtant, malgré quelques chagrins dévastateurs, je me suis dressé seul et ai développé mon estime de Soi. Le mantra y est pour beaucoup alors que je ne fréquentais pas « officiellement » la nichiren shoshu mais certains de ses pratiquants qui étaient apparus dans la région, je ne lisais pas ses publications doctrinales qui me semblaient insipides et trop puériles. Après le BAC obtenu à 15 ans, je suis allé étudier aux USA où j’ai été accueilli par une branche de ma famille avec des jeunes gens de ma génération. Là-bas j’ai fait connaissance de la nichiren shoshu américaine. Si j’y ai sympathisé avec des gars de mon âge, dont les parents pratiquaient mais pas eux, c’est que nous étions complices et partenaires pour nous amuser. Dans l’ensemble les pratiquants étaient peu instruits et n’avaient pas étudié la doctrine de Nichiren, quoiqu’ils étaient doctrinaires, matérialistes et très conformistes, pas du tout spirituel mais exaltés par la mission de la SGI et de son président Daïsaku Ikeda. Leur hygiène de vie était assez déplorable et ils ne comprenaient pas le lien entre soins de soi et pratique bouddhique. Ensuite je suis revenu, ma famille me manquait et la France aussi.
Expériences professionnelles et existentielles.
Grâce à mes diplômes et relations familiales j’ai intégré une multinationale opérant en Europe. J’ai alors testé la puissance du mantra dans la gestion de mes activité et relations socio-professionnelles. Je me suis installé à Paris tout en voyageant à travers l’Europe. J’ai rencontré un jeune chinois pratiquant de la nichiren shoshu. Nous sommes devenus amis et amants, avons partagé le même appartement. Sans que je devienne pratiquant officiel, nous lisions la revue et allions de temps à autre en réunion de discussion lorsque les dates concordaient avec mon emploi du temps, car pour deux jeunes hommes festifs et cultivés le climat et les propos tenus étaient ennuyeux. Je planais sur un nuage d’amour et d’érotisme et de culture spirituelle. Tous les deux nous avons clarifiés notre relation à l’organisation par rapport à nos aspirations individuelles. Nous avons conclu que notre identité orientale : notre éducation, le respect de nos ancêtres, notre dignité individuelle, nos responsabilités vis-à-vis de nos familles et de notre culture historique, étaient primordiales par rapport au culte quasi fétichiste de la soka gakkai et de son président Daïsaku Ikeda pratiqué dans la nichiren shoshu française. Simultanément nous affichions sans ostentation mais naturellement notre relation amoureuse, nous étions devenus frères jurés suivant la tradition chinoise lors d’une cérémonie mystique à Taïwan. Pourtant certains pratiquants considéraient notre amour homosexuel comme une déviance morale ou mentale. Ce que je ne comprenais pas du fait de mon éducation. Le début d’un conflit est né. L’homophobie de ces japonais et français parfois directe et verbale, parfois non dite mais évidente (regards, sous entendus) était impolie, inappropriée, vulgaire. Mon amoureux était à l’époque impulsif et s’était déjà violemment battu avec des homophobes qu’il avait neutralisé. En conséquence de quoi nous nous sommes éloignés de ces bouddhistes qui n’étaient absolument pas des bodhisattvas et qui étaient soutenus par leur « hiérarchie ». D’autant plus que dans mon milieu professionnel notre amour était accepté. J’étais amené à rencontrer des hauts fonctionnaires de l’état français, de la communauté économique européenne, des dirigeants d’entreprises, des universitaires pour qui l’amour entre deux hommes était naturel, et qui nous respectaient aussi du fait de notre jeune âge et de notre beauté. Mon ami était un orientaliste spécialiste de l’histoire des religions en Chine et en Inde, et dans son milieu familial et social il en était de même à l’égard de notre amitié amoureuse. Nous sommes toujours restés discrets sur nos professions avec les pratiquants de la nichiren shoshu. Nous avions saisi que le métier d’intellectuel de mon frère d’âme et ses savoirs étaient plus ou moins considérés erronés par les adeptes lambda de l’époque, et que mes fonctions pouvaient susciter autant de l’admiration que de la méfiance du fait de mes accointances avec les élites économiques européennes. Cependant nous avons fait connaissance avec deux jeunes hommes gays qui nous ont invités à fréquenter librement la réunion de discussion à laquelle ils participaient, et où il n’existait aucune ségrégation. Nous y avons rencontré des artistes et des intellectuels tous assez non conformistes et sincèrement affectueux. Dans le contexte de la vie ordinaire parisienne c’était une oasis culturelle et sentimentale merveilleuse. À cette époque les gens qui démarraient la pratique allaient dans le groupe de la personne qui leur avait transmis le mantra, il y avait une connivence et de l’amitié entre tous ces gens. Fin des années 1980 il y eu la régionalisation c’est à dire qu’on rejoignait une réunion proche de chez soi au lieu de faire parfois de longs trajets pour retrouver les amis qui nous avaient initié, c’était pratique et moins fatiguant. Les nouveaux groupes locaux étaient composés d’habitants du même quartier ou de la même zone géographique, ce qui pouvait favoriser des rapprochements amicaux. Mais pour moi et mon compagnon ce n’était plus la même ambiance festive et ouverte d’esprit. Alors nous avons reconstitué un groupe informel de copains et d’amis très joyeux et cultivés qui venaient chez nous pour des soirées animées avec des invités curieux de découvrir cet enseignement néo-bouddhique japonais. Mais cela n’a pas du tout plu aux responsables officiels de la soka gakkai qui ne voulaient pas de cette initiative, dissidente selon leurs critères bureaucratiques. D’autant plus que nous y accueillions des intellectuels et universitaires critiques et suffisamment savants pour argumenter clairement et posément, c’était passionnant, nous étions invité à nous remettre en question, comme à remettre en question certains points de la doctrine officielle. Les débats étaient vifs et respectueux, tous les participants étaient curieux de connaître les idées différentes des autres. Pour tous il était évident qu’une philosophie spirituelle et métaphysique doit s’adapter aux particularismes de chaque individu dans le contexte culturel de la société où il vit. La pensée et la pratique bouddhique nous paraissaient un moyen d’épanouissement individuel, d’édification holistique à condition de les adapter à notre nature innée et à nos orientation existentielles personnelles. La dissidence est devenue de plus en plus évidente, et la joie et les réussites concrètes de nos amis patentes. Jusqu’à ce qu’un responsable nous informe que nous ne pratiquions plus le bouddhisme de Nichiren et de la soka gakkai, et que nous devions choisir de continuer à nous égarer au risque de subir des rétributions karmiques négatives à cause de notre opposition aux dogmes (à la loi bouddhique - le dharma), ou choisir de rentrer dans le droit chemin pour pratiquer correctement dans la soka gakkai et suivre les directives du président Ikeda. Nous l’avons expulsé de notre domicile et de notre vie avec tous ses coreligionnaires bornés, sans aucun retour en arrière acceptable. Le choix avait déjà été fait : le bonheur et la liberté, l’originalité et la créativité.
Religion ou culture du Soi.
Au cours des années 1990/2000 le président Daïsaku Ikeda a écrit et insisté sur la nature religieuse et sociale de son organisation, et de ses orientations politiques au sens large dans la société japonaise depuis sa prise de pouvoir après le décès de Josei Toda son mentor second président de la soka gakkai au Japon dans les années 1950. Très orienté ingénierie sociale, entreprenariat économique, fondation culturelle, influenceur politique, ambassadeur honorifique culturel du Japon, il s’est imposé vis-à-vis de ses disciples comme la figure du bienfaiteur de l’humanité ou prophète partisan d’un nouvel ordre mondial humaniste. En fait il a été l’acteur et le metteur en scène de son projet mégalomaniaque et parfois mythomaniaque en phase, dans les coulisses, avec les objectifs d’agences de l’état profond des USA. Il a été soutenu discrètement par les affaires étrangères du gouvernement japonais lors de tous ses voyages en occident avec l’approbation et l’aide secrètes du département d’état américain dans certains cas. Cette facette s’est plus ou moins affichée officiellement dans les vidéos de ses discours et ses écrits, ou lors de ses rencontres avec les « princes » de ce monde et des personnalité de la société civile, comme via ses pléthores de médailles, titres et récompenses honorifiques accumulées année après année. Au culte des trois trésors bouddhiques : le bouddha (Nichiren), le dharma (le gohonzon et le daïmoku - mandala et mantra), le sangha (la communauté des croyants ou soka gakkai), a été adjoint celui du président de l’organisation laïque internationale. Progressivement cette société de création de valeurs s’est révélée similaire phénoménologiquement mais pas doctrinalement à la scientologie ou aux communautés dirigées par les lamas tibétains (entre autres). Si à quelques périodes de son mandat il a paru entériner une forme de culture du Soi (induite par les principes bouddhiques), progressivement il a laissé transparaître son goût pour le pouvoir autocratique et la domination politique (au sens générique), en élaborant une religion sociale dont il s’est proclamé le magister. C’est dans ce contexte et progressivement que son conflit avec le patriarche Niken Shonin de l’école du mont Fuji (nichiren shoshu) s’est développé et envenimé jusqu’à ce que ce dernier - corrompu, pervers et violent - l’excommunie avec toute la soka gakkai en 1991. La fin de vie de Daïsaku Ikeda atteint de démence sénile est l’expression de son tempérament, ses tendances et obsessions, son hygiène psychique et physiologique. Ce qui invite a réfléchir sur les causes des effets délétères sur sa santé qu’il a enduré durant ses dernières années de « maître spirituel » laïque.
Évolution et épanouissement holistique.
Au cours des années, en conséquence de ma pratique, mes études, mes relations et amitiés, ma vie amoureuse, ma culture familiale, j’ai évolué dans le respect de ma nature innée et de mon énergie vitale. Tout en chantant le mantra j’ai intégré la richesse des cultures spirituelles orientales à mon amour de la sagesse. Aussi j’ai pris conscience du décalage entre mon épanouissement holistique et l’état de vie psycho-somatique dégradé de la majorité des pratiquants de la soka gakkai ; aujourd’hui « association cultuelle soka du bouddhisme de Nichiren ». Lorsque je côtoyais des pratiquants de longue date je les entendais répéter les mêmes problèmes récurrents depuis des années et ils paraissaient tous atteints d’un mal-être, de troubles émotionnels et de confusion autant mentale qu’intellectuelle. Il est devenu atterrant de constater comme toutes ces belles jeunes femmes et ces beaux jeunes hommes des années 1980/90 sont devenus courant des années 2000 de vieilles personnes plus ou moins malades, mais souvent affaiblies et sans grande force vitale, marquées des stigmates des souffrances et blessures de leurs luttes et frustrations existentielles. Il semble que le bouddhisme de la soka gakkai ne leur ai pas fourni « le remède » pourtant annoncé. Ils ont combattu pour réussir socialement et économiquement, parfois sans succès, en reproduisant les modèles familiaux et sociaux conventionnels sans en tirer de joie de vivre. Ni la beauté, ni la bonté, ni le gain ne sont au rendez-vous de leurs années d’activités dans la soka gakkai. C’est une des raisons pour laquelle en 2006 j’ai pris mes distances avec cette religion. Mais aussi à cause de ses discours trompeurs ou manipulateurs, son culte du secret institutionnel, son système de gouvernance féodale et oligarchique, l’incompétence par absence de formation adaptée de ses responsables officiels à guider respectueusement, sainement, efficacement ses adeptes. Avec l’amoureux de ma vie nous sommes partis vivre à la campagne et depuis nous continuons chaque jour de nous cultiver holistiquement et de nous chérir l’un l’autre avec l’ardeur et l’allégresse de l’insouciance et du plaisir de vivre. Nous continuons à chanter le mantra et à développer les arts énergétiques et mystiques du Tao, tout en persévérant dans nos études spirituelles liées à la pensée orientale. Lors de notre emménagement à la campagne nos amis intimes qui pratiquaient sont venus nous voir et nous continuons à nous aimer et à nous soutenir, ils ont tous fuit cette organisation. Certains autres à Paris avec qui nous avions des contacts épisodiques en bons camarades - et qui admiraient notre relation amoureuse et notre réussite existentielle - ont repris contact avec nous, mais notre discours « hérétique » et notre syncrétisme oriental les a scandalisé ou effaré et ils ont coupé les ponts ; nous avons appris depuis que très peu pratiquent toujours.
L’avenir de la soka gakkai.
Après les mensonges et dissimulations sur la maladie et l’agonie de Daïsaku Ikeda, tout comme sur les défections des adeptes au Japon et dans le reste du monde… mais aussi avec tous ces discours et slogans universalistes, prosélytes, utopiques et néanmoins fallacieux, cette société créatrice de valeur est entrée dans l’ère du déclin, comme toute organisation dans l’histoire dont la durée de vie est limitée. Elle n’a pas atteint son but d’établir la paix mondiale, ni la sérénité chez chacun de ses affiliés. Elle n’est qu’une entreprise moraliste d'ingénierie sociale s’adressant à un public dépendant psychiquement d’un système apparemment communautaire mais dans les faits composé d’individus fondamentalement solipsistes, n’adhérant que partiellement à certains principes doctrinaux, plutôt hétérodoxes en leur âme et conscience, et parfois orthopraxiques seulement pour la galerie car mélangeant d’autres moyens et pratiques exotiques à ceux de Nichiren. Si le mantra peut être parfaitement efficient encore faut-il se libérer d’une multitude de croyances mentales personnelles, morales collectives, autant que vivre pleinement conscient de ses pensées, paroles et actes, donc de cultiver un authentique art de vivre individuel cohérent favorisant l’épanouissement complet de l’Être. Ce n’est pas ce que les disciples de la soka gakkai réalisent, s’ils en ont seulement conscience. Ils s’étiolent convaincus de la fatalité de l’entropie, dans le déni de leur misère ordinaire. Ou alors, ils s’enfuient de cette salle d’attente d’une clinique sans thérapeutes pour devenir leur propre maître et disciple. Fin des années 1990 j’avais estimé d’après des informations officielles qu’en France le gohonzon avait été distribué à environ 10 000 personnes chaque années depuis les années 1960. Donc ± 300 000 pratiquants. Aujourd’hui en 2026 il y a environ 7000 participants aux réunions de discussions mensuelles dans toute la France. Cette association n’aura été qu’une météorite dans le ciel religieux européen, comme tous les autres groupes spiritualistes orientaux en occident dans cette fin de kali yuga : l’ère de la dégénérescence du dharma.
https://forum.doctissimo.fr/psychologie ... 3927_1.htm
Le déclin de la soka gakkai
Arrière plan biographique.
J’ai connu la soka gakkai entre l’âge de 12 et 36 ans. J’ai commencé à chanter le mantra (à réciter daïmoku) en pleine puberté. C’est une amie de ma mère qui me l’a fait connaître. Elles s’étaient connues à l’ashram de Sri Aurobindo à Pondichéry dont elles étaient élèves quelques années auparavant. Pour mes parents issus de lignées de lettrés et d’intellectuels libéraux liés aux élites culturelles indiennes et chinoises ma démarche était tout à fait naturelle. En Orient la tolérance et le syncrétisme sont traditionnels dans les classes sociales éduquées où se pratique avec sincérité une voie spirituelle. Dans la province française où nous vivions il n’y avait pas de réunions de la nichiren shoshu, seule cette dame et sa fille pratiquaient et avaient le gohonzon (mandala). Elles recevaient les publications officielles (la revue et des ronéotypés) par lesquelles on avait accès à des rudiments d’études bouddhiques assez élémentaires. Elles se rendaient souvent à Paris où elles assistaient à des réunions avec des japonais plus ou moins francophones, mais dont elles revenaient pleines d’enthousiasme et de détermination à propager la doctrine de la soka gakkai… sans grand succès. J’étais pour elle un enfant bodhisattva très précieux. Ma mère les assaillaient de questions avec toute l’énergie de son esprit critique nourri d’une vaste culture orientale. Et souvent elle leur trouvait des réponses que ses amies ne trouvaient nul part. Mon père était très amusé et disait que ma mère en savait bien plus sur le bouddhisme que ces disciples de Nichiren. L’ambiance était amicale, chaleureuse, animée et respectueuse. Les trois femmes s’aimaient beaucoup. Motivation. Mais pourquoi ai je commencé à chanter ce mantra ? Lorsque je l’ai entendu pour la première fois, ma peau et mes poils se sont hérissés, j’ai ressenti un frémissement agréable de paix et de force simultanées. Selon les deux femmes c’était un moyen pour réguler mon énergie vitale et mes pulsions d’adolescent et accéder à mon véritable Soi, à ma conscience éternelle pour épanouir toutes mes potentialités. Pour mes parents réciter un mantra était une formule simple ouvrant la voie à d’autres moyens et pratiques, c’était alors un choix offert par « le destin » et la conséquence de « mon karma ». Dans l’éducation que j’ai reçu, j’ai débuté à 12 ans un chemin d’individuation, donc fait des choix et des expériences. Franchement j’étais un enfant, pubère certes, mais je ne comprenais pas ce que ça signifiait. En en parlant avec mon père il a abordé la question des sentiments et du désir sexuel. Mes parents m’avaient déjà expliqué que j’entrais dans une phase de croissance où ma sexualité allait être exacerbée et mes sentiments amoureux soumis à maintes épreuves. Je leur avais dit que j’étais sentimentalement ému par certains garçons de mon âge ou un peu plus âgés. Ils m’avaient expliqué que c’était naturel, comme d’autres garçons étaient attirés par des filles. Donc j’étais soutenu et accompagné dans ma croissance sentimentale et érotique. Mes parents sont très amoureux et pratiquent des arts sexuels orientaux dont ils m’avaient expliqué les modalités, les tenants et les aboutissants. Donc j’étais parfaitement à l’aise avec l’émergence de mes désirs sexuels puisqu’ils pouvaient me guider. Aussi ils ont considéré le mantra comme une formule pour prendre en main mon destin, pas seulement érotique mais ontologique.
Cursus de jeunesse.
J’ai toujours été aimé d’un amour sincère par mes parents, mes frères et sœurs et toute ma famille. Enfants, adolescents et jeunes adultes, mes frères et sœurs et moi nous avons toujours été entendus et accompagnés dans le respect de nos natures innées. J’ai ainsi vécu et étudié jusqu’au BAC. Mon père pratique l’art du bâton dans la tradition du Tao, depuis l’âge de 5 ans je me suis entraîné avec lui et mes frères. Ainsi j’ai appris à réguler ma force vitale (qi) tout en « utilisant » ensuite le mantra comme moyen complémentaire et intégré à cet art énergétique. Si mon adolescence a été globalement heureuse, j’ai expérimenté les déceptions et tristesses amoureuse avec des garçons versatiles, pourtant, malgré quelques chagrins dévastateurs, je me suis dressé seul et ai développé mon estime de Soi. Le mantra y est pour beaucoup alors que je ne fréquentais pas « officiellement » la nichiren shoshu mais certains de ses pratiquants qui étaient apparus dans la région, je ne lisais pas ses publications doctrinales qui me semblaient insipides et trop puériles. Après le BAC obtenu à 15 ans, je suis allé étudier aux USA où j’ai été accueilli par une branche de ma famille avec des jeunes gens de ma génération. Là-bas j’ai fait connaissance de la nichiren shoshu américaine. Si j’y ai sympathisé avec des gars de mon âge, dont les parents pratiquaient mais pas eux, c’est que nous étions complices et partenaires pour nous amuser. Dans l’ensemble les pratiquants étaient peu instruits et n’avaient pas étudié la doctrine de Nichiren, quoiqu’ils étaient doctrinaires, matérialistes et très conformistes, pas du tout spirituel mais exaltés par la mission de la SGI et de son président Daïsaku Ikeda. Leur hygiène de vie était assez déplorable et ils ne comprenaient pas le lien entre soins de soi et pratique bouddhique. Ensuite je suis revenu, ma famille me manquait et la France aussi.
Expériences professionnelles et existentielles.
Grâce à mes diplômes et relations familiales j’ai intégré une multinationale opérant en Europe. J’ai alors testé la puissance du mantra dans la gestion de mes activité et relations socio-professionnelles. Je me suis installé à Paris tout en voyageant à travers l’Europe. J’ai rencontré un jeune chinois pratiquant de la nichiren shoshu. Nous sommes devenus amis et amants, avons partagé le même appartement. Sans que je devienne pratiquant officiel, nous lisions la revue et allions de temps à autre en réunion de discussion lorsque les dates concordaient avec mon emploi du temps, car pour deux jeunes hommes festifs et cultivés le climat et les propos tenus étaient ennuyeux. Je planais sur un nuage d’amour et d’érotisme et de culture spirituelle. Tous les deux nous avons clarifiés notre relation à l’organisation par rapport à nos aspirations individuelles. Nous avons conclu que notre identité orientale : notre éducation, le respect de nos ancêtres, notre dignité individuelle, nos responsabilités vis-à-vis de nos familles et de notre culture historique, étaient primordiales par rapport au culte quasi fétichiste de la soka gakkai et de son président Daïsaku Ikeda pratiqué dans la nichiren shoshu française. Simultanément nous affichions sans ostentation mais naturellement notre relation amoureuse, nous étions devenus frères jurés suivant la tradition chinoise lors d’une cérémonie mystique à Taïwan. Pourtant certains pratiquants considéraient notre amour homosexuel comme une déviance morale ou mentale. Ce que je ne comprenais pas du fait de mon éducation. Le début d’un conflit est né. L’homophobie de ces japonais et français parfois directe et verbale, parfois non dite mais évidente (regards, sous entendus) était impolie, inappropriée, vulgaire. Mon amoureux était à l’époque impulsif et s’était déjà violemment battu avec des homophobes qu’il avait neutralisé. En conséquence de quoi nous nous sommes éloignés de ces bouddhistes qui n’étaient absolument pas des bodhisattvas et qui étaient soutenus par leur « hiérarchie ». D’autant plus que dans mon milieu professionnel notre amour était accepté. J’étais amené à rencontrer des hauts fonctionnaires de l’état français, de la communauté économique européenne, des dirigeants d’entreprises, des universitaires pour qui l’amour entre deux hommes était naturel, et qui nous respectaient aussi du fait de notre jeune âge et de notre beauté. Mon ami était un orientaliste spécialiste de l’histoire des religions en Chine et en Inde, et dans son milieu familial et social il en était de même à l’égard de notre amitié amoureuse. Nous sommes toujours restés discrets sur nos professions avec les pratiquants de la nichiren shoshu. Nous avions saisi que le métier d’intellectuel de mon frère d’âme et ses savoirs étaient plus ou moins considérés erronés par les adeptes lambda de l’époque, et que mes fonctions pouvaient susciter autant de l’admiration que de la méfiance du fait de mes accointances avec les élites économiques européennes. Cependant nous avons fait connaissance avec deux jeunes hommes gays qui nous ont invités à fréquenter librement la réunion de discussion à laquelle ils participaient, et où il n’existait aucune ségrégation. Nous y avons rencontré des artistes et des intellectuels tous assez non conformistes et sincèrement affectueux. Dans le contexte de la vie ordinaire parisienne c’était une oasis culturelle et sentimentale merveilleuse. À cette époque les gens qui démarraient la pratique allaient dans le groupe de la personne qui leur avait transmis le mantra, il y avait une connivence et de l’amitié entre tous ces gens. Fin des années 1980 il y eu la régionalisation c’est à dire qu’on rejoignait une réunion proche de chez soi au lieu de faire parfois de longs trajets pour retrouver les amis qui nous avaient initié, c’était pratique et moins fatiguant. Les nouveaux groupes locaux étaient composés d’habitants du même quartier ou de la même zone géographique, ce qui pouvait favoriser des rapprochements amicaux. Mais pour moi et mon compagnon ce n’était plus la même ambiance festive et ouverte d’esprit. Alors nous avons reconstitué un groupe informel de copains et d’amis très joyeux et cultivés qui venaient chez nous pour des soirées animées avec des invités curieux de découvrir cet enseignement néo-bouddhique japonais. Mais cela n’a pas du tout plu aux responsables officiels de la soka gakkai qui ne voulaient pas de cette initiative, dissidente selon leurs critères bureaucratiques. D’autant plus que nous y accueillions des intellectuels et universitaires critiques et suffisamment savants pour argumenter clairement et posément, c’était passionnant, nous étions invité à nous remettre en question, comme à remettre en question certains points de la doctrine officielle. Les débats étaient vifs et respectueux, tous les participants étaient curieux de connaître les idées différentes des autres. Pour tous il était évident qu’une philosophie spirituelle et métaphysique doit s’adapter aux particularismes de chaque individu dans le contexte culturel de la société où il vit. La pensée et la pratique bouddhique nous paraissaient un moyen d’épanouissement individuel, d’édification holistique à condition de les adapter à notre nature innée et à nos orientation existentielles personnelles. La dissidence est devenue de plus en plus évidente, et la joie et les réussites concrètes de nos amis patentes. Jusqu’à ce qu’un responsable nous informe que nous ne pratiquions plus le bouddhisme de Nichiren et de la soka gakkai, et que nous devions choisir de continuer à nous égarer au risque de subir des rétributions karmiques négatives à cause de notre opposition aux dogmes (à la loi bouddhique - le dharma), ou choisir de rentrer dans le droit chemin pour pratiquer correctement dans la soka gakkai et suivre les directives du président Ikeda. Nous l’avons expulsé de notre domicile et de notre vie avec tous ses coreligionnaires bornés, sans aucun retour en arrière acceptable. Le choix avait déjà été fait : le bonheur et la liberté, l’originalité et la créativité.
Religion ou culture du Soi.
Au cours des années 1990/2000 le président Daïsaku Ikeda a écrit et insisté sur la nature religieuse et sociale de son organisation, et de ses orientations politiques au sens large dans la société japonaise depuis sa prise de pouvoir après le décès de Josei Toda son mentor second président de la soka gakkai au Japon dans les années 1950. Très orienté ingénierie sociale, entreprenariat économique, fondation culturelle, influenceur politique, ambassadeur honorifique culturel du Japon, il s’est imposé vis-à-vis de ses disciples comme la figure du bienfaiteur de l’humanité ou prophète partisan d’un nouvel ordre mondial humaniste. En fait il a été l’acteur et le metteur en scène de son projet mégalomaniaque et parfois mythomaniaque en phase, dans les coulisses, avec les objectifs d’agences de l’état profond des USA. Il a été soutenu discrètement par les affaires étrangères du gouvernement japonais lors de tous ses voyages en occident avec l’approbation et l’aide secrètes du département d’état américain dans certains cas. Cette facette s’est plus ou moins affichée officiellement dans les vidéos de ses discours et ses écrits, ou lors de ses rencontres avec les « princes » de ce monde et des personnalité de la société civile, comme via ses pléthores de médailles, titres et récompenses honorifiques accumulées année après année. Au culte des trois trésors bouddhiques : le bouddha (Nichiren), le dharma (le gohonzon et le daïmoku - mandala et mantra), le sangha (la communauté des croyants ou soka gakkai), a été adjoint celui du président de l’organisation laïque internationale. Progressivement cette société de création de valeurs s’est révélée similaire phénoménologiquement mais pas doctrinalement à la scientologie ou aux communautés dirigées par les lamas tibétains (entre autres). Si à quelques périodes de son mandat il a paru entériner une forme de culture du Soi (induite par les principes bouddhiques), progressivement il a laissé transparaître son goût pour le pouvoir autocratique et la domination politique (au sens générique), en élaborant une religion sociale dont il s’est proclamé le magister. C’est dans ce contexte et progressivement que son conflit avec le patriarche Niken Shonin de l’école du mont Fuji (nichiren shoshu) s’est développé et envenimé jusqu’à ce que ce dernier - corrompu, pervers et violent - l’excommunie avec toute la soka gakkai en 1991. La fin de vie de Daïsaku Ikeda atteint de démence sénile est l’expression de son tempérament, ses tendances et obsessions, son hygiène psychique et physiologique. Ce qui invite a réfléchir sur les causes des effets délétères sur sa santé qu’il a enduré durant ses dernières années de « maître spirituel » laïque.
Évolution et épanouissement holistique.
Au cours des années, en conséquence de ma pratique, mes études, mes relations et amitiés, ma vie amoureuse, ma culture familiale, j’ai évolué dans le respect de ma nature innée et de mon énergie vitale. Tout en chantant le mantra j’ai intégré la richesse des cultures spirituelles orientales à mon amour de la sagesse. Aussi j’ai pris conscience du décalage entre mon épanouissement holistique et l’état de vie psycho-somatique dégradé de la majorité des pratiquants de la soka gakkai ; aujourd’hui « association cultuelle soka du bouddhisme de Nichiren ». Lorsque je côtoyais des pratiquants de longue date je les entendais répéter les mêmes problèmes récurrents depuis des années et ils paraissaient tous atteints d’un mal-être, de troubles émotionnels et de confusion autant mentale qu’intellectuelle. Il est devenu atterrant de constater comme toutes ces belles jeunes femmes et ces beaux jeunes hommes des années 1980/90 sont devenus courant des années 2000 de vieilles personnes plus ou moins malades, mais souvent affaiblies et sans grande force vitale, marquées des stigmates des souffrances et blessures de leurs luttes et frustrations existentielles. Il semble que le bouddhisme de la soka gakkai ne leur ai pas fourni « le remède » pourtant annoncé. Ils ont combattu pour réussir socialement et économiquement, parfois sans succès, en reproduisant les modèles familiaux et sociaux conventionnels sans en tirer de joie de vivre. Ni la beauté, ni la bonté, ni le gain ne sont au rendez-vous de leurs années d’activités dans la soka gakkai. C’est une des raisons pour laquelle en 2006 j’ai pris mes distances avec cette religion. Mais aussi à cause de ses discours trompeurs ou manipulateurs, son culte du secret institutionnel, son système de gouvernance féodale et oligarchique, l’incompétence par absence de formation adaptée de ses responsables officiels à guider respectueusement, sainement, efficacement ses adeptes. Avec l’amoureux de ma vie nous sommes partis vivre à la campagne et depuis nous continuons chaque jour de nous cultiver holistiquement et de nous chérir l’un l’autre avec l’ardeur et l’allégresse de l’insouciance et du plaisir de vivre. Nous continuons à chanter le mantra et à développer les arts énergétiques et mystiques du Tao, tout en persévérant dans nos études spirituelles liées à la pensée orientale. Lors de notre emménagement à la campagne nos amis intimes qui pratiquaient sont venus nous voir et nous continuons à nous aimer et à nous soutenir, ils ont tous fuit cette organisation. Certains autres à Paris avec qui nous avions des contacts épisodiques en bons camarades - et qui admiraient notre relation amoureuse et notre réussite existentielle - ont repris contact avec nous, mais notre discours « hérétique » et notre syncrétisme oriental les a scandalisé ou effaré et ils ont coupé les ponts ; nous avons appris depuis que très peu pratiquent toujours.
L’avenir de la soka gakkai.
Après les mensonges et dissimulations sur la maladie et l’agonie de Daïsaku Ikeda, tout comme sur les défections des adeptes au Japon et dans le reste du monde… mais aussi avec tous ces discours et slogans universalistes, prosélytes, utopiques et néanmoins fallacieux, cette société créatrice de valeur est entrée dans l’ère du déclin, comme toute organisation dans l’histoire dont la durée de vie est limitée. Elle n’a pas atteint son but d’établir la paix mondiale, ni la sérénité chez chacun de ses affiliés. Elle n’est qu’une entreprise moraliste d'ingénierie sociale s’adressant à un public dépendant psychiquement d’un système apparemment communautaire mais dans les faits composé d’individus fondamentalement solipsistes, n’adhérant que partiellement à certains principes doctrinaux, plutôt hétérodoxes en leur âme et conscience, et parfois orthopraxiques seulement pour la galerie car mélangeant d’autres moyens et pratiques exotiques à ceux de Nichiren. Si le mantra peut être parfaitement efficient encore faut-il se libérer d’une multitude de croyances mentales personnelles, morales collectives, autant que vivre pleinement conscient de ses pensées, paroles et actes, donc de cultiver un authentique art de vivre individuel cohérent favorisant l’épanouissement complet de l’Être. Ce n’est pas ce que les disciples de la soka gakkai réalisent, s’ils en ont seulement conscience. Ils s’étiolent convaincus de la fatalité de l’entropie, dans le déni de leur misère ordinaire. Ou alors, ils s’enfuient de cette salle d’attente d’une clinique sans thérapeutes pour devenir leur propre maître et disciple. Fin des années 1990 j’avais estimé d’après des informations officielles qu’en France le gohonzon avait été distribué à environ 10 000 personnes chaque années depuis les années 1960. Donc ± 300 000 pratiquants. Aujourd’hui en 2026 il y a environ 7000 participants aux réunions de discussions mensuelles dans toute la France. Cette association n’aura été qu’une météorite dans le ciel religieux européen, comme tous les autres groupes spiritualistes orientaux en occident dans cette fin de kali yuga : l’ère de la dégénérescence du dharma.
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