Aliénation ? Ou quand la croyance n'est pas nuisible.

Sujet d'actualité Au Québec l'accommodement raisonnable, un sujet d'actualité.
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Aliénation ? Ou quand la croyance n'est pas nuisible.

Ecrit le 26 déc.25, 06:34

Message par J'm'interroge »

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Les formes d’aliénation par la croyance


La croyance peut structurer l’existence, mais elle risque aussi de limiter l’autonomie, la pensée critique et l’engagement concret, générant diverses formes d’aliénation individuelle et sociale :

1. Renonciation à l'autonomie intellectuelle :
La croyance peut encourager à accepter des vérités révélées sans exercer son esprit critique, limitant la liberté de questionnement.

2. Soumission à une autorité extérieure :
Elle peut impliquer une obéissance à des dogmes ou institutions religieuses, réduisant la capacité de décider par soi-même.

3. Report de la réalisation personnelle :
L'accent mis sur une vie après la mort ou une récompense divine peut détourner de l'engagement dans l'amélioration concrète des conditions terrestres.

4. Acceptation passive des inégalités :
Certaines croyances présentent les injustices sociales comme faisant partie d'un plan divin, décourageant la lutte pour un changement.

5. Culpabilisation et peur :
Des concepts comme le péché ou la punition éternelle peuvent générer une anxiété permanente et une dévalorisation de l'expérience humaine.

6. Dépossession du sens de la vie :
Le sens de l'existence est alors entièrement défini par une puissance transcendante, non par une construction personnelle ou collective.

7. Division entre le corps et l'esprit :
Certaines traditions religieuses dévalorisent le corps et les désirs naturels, créant un conflit intérieur et une négation de la dimension physique.

8. Dépendance affective :
La relation à Dieu peut remplacer ou entraver le développement de relations humaines équilibrées et de la responsabilité envers autrui.

9. Entrave au progrès scientifique et social :
Des croyances figées peuvent s'opposer à l'évolution des connaissances et des mœurs au nom d'une vérité absolue.

10. Confiscation de la morale :
La source du bien et du mal est externalisée (commandements divins), empêchant l'élaboration d'une éthique autonome basée sur la raison et l'empathie humaine.

11. Infantilisation du croyant :
La relation de dépendance à une figure paternelle toute-puissante (Dieu-Père) peut maintenir l'individu dans un état psychique de soumission et de besoin de protection.

12. Uniformisation de la pensée :
L'adhésion à une orthodoxie peut étouffer la diversité des opinions et des interprétations au sein d'une communauté, sanctionnant l'hétérodoxie.

13. Aliénation économique :
Certaines critiques (comme celle de Marx) soulignent que la religion peut justifier l'exploitation en promettant une récompense dans l'au-delà, désamorçant ainsi les revendications terrestres.

14. Instrumentalisation politique :
La croyance peut être utilisée par des pouvoirs pour légitimer leur autorité ("droit divin") et obtenir l'obéissance des fidèles, détournant l'action vers des objectifs non choisis.

15. Dénaturation des émotions :
Des sentiments comme l'amour, la peur ou la culpabilité peuvent être redirigés vers Dieu, au détriment de leurs expressions et de leurs résolutions dans les relations humaines concrètes.

16. Temporalité aliénée :
Le temps présent peut être vécu comme une simple épreuve ou un passage, lui ôtant sa valeur intrinsèque et son potentiel d'épanouissement immédiat.

17. Externalisation des solutions :
Face aux problèmes, la prière et l'attente d'une intervention divine peuvent supplanter l'organisation, l'effort collectif et la recherche de solutions humaines.

18. Fétichisme religieux :
La croyance peut conduire à attribuer un pouvoir magique à des objets, des rites ou des formules, vidant l'action de son sens pratique et de sa responsabilité.

19. Aliénation épistémologique :
Elle établit une double vérité (foi vs. raison), pouvant conduire à un rejet des connaissances établies si elles contredisent les textes sacrés, limitant l'accès à une compréhension rationnelle du monde.

20. Aliénation identitaire :
La croyance peut imposer une identité collective (croyant, membre d'une communauté) qui supplante ou étouffe les autres facettes de l'identité individuelle (genre, sexualité, aspirations personnelles).

21. Monopolisation de l'espérance :
Toute l'espérance et l'énergie utopique sont canalisées vers un salut transcendant, ce qui peut tarir la capacité à imaginer et à construire des avenirs radicaux mais immanents pour l'humanité.

22. Aliénation linguistique et symbolique :
Le langage et les symboles religieux deviennent l'unique médiateur autorisé pour exprimer des expériences profondes (amour, mort, mystère), appauvrissant le vocabulaire et l'imaginaire personnels.

23. Dépossession de la mort :
Le rite et l'interprétation religieuse de la mort peuvent confisquer ce moment intime, empêchant l'individu ou la collectivité de lui donner un sens strictement humain ou personnel.

24. Exploitation de la vulnérabilité :
La croyance peut être proposée ou imposée dans des moments de grande fragilité (deuil, maladie, détresse), captant l'assentiment à un moment où l'autonomie du jugement est affaiblie.

25. Aliénation écologique :
Une interprétation littérale de textes plaçant l'humain en "maître" de la nature peut légitimer une exploitation destructrice de l'environnement, empêchant une relation d'interdépendance et de respect.

26. Standardisation de l'expérience spirituelle :
Les états de conscience modifiés, la transcendance ou le "mystique" sont codifiés et interprétés par le dogme, réduisant la richesse et la singularité de ces expériences à un cadre prédéfini.

27. Capitalisation sur la culpabilité :
Le système de confession/pardon/rachat peut créer un cycle de dépendance où l'individu, culpabilisé, revient sans cesse vers l'institution pour obtenir son absolution, renforçant son emprise.

28. Neutralisation de la révolte :
L'injonction à la résignation ("Dieu donne les épreuves qu'on peut supporter", "Aimez vos ennemis") peut désarmer la juste colère nécessaire pour contester une oppression ou une injustice réelle.

29. Aliénation temporelle par la ritualisation :
Le calendrier religieux et les rites répétitifs peuvent structurer le temps vécu d'une manière mécanique, vidant les moments-clés de la vie de leur spontanéité et de leur sens unique.

30. Externalisation de la validation de soi :
La valeur personnelle devient conditionnelle à l'approbation divine (être "en grâce"), empêchant la construction d'une estime de soi stable et intrinsèque, indépendante d'un jugement externe.


Je vais m'arrêter là.
Il y a encore 249 points.

:)


Pour équilibrer un peu :


Dans quel cas est-il bénéfique de croire ?

1. Quand la connaissance est provisoirement inaccessible :
La croyance peut jouer un rôle transitoire, lorsque ni le savoir ni l’expérience ne sont encore disponibles, mais qu’une orientation est nécessaire pour agir.
Elle sert alors de pont, pas de destination.

2. Quand elle soutient l’action sans nier le réel :
Une croyance peut être positive si elle augmente la capacité d’agir sans exiger que le réel lui obéisse.
Exemple : croire en sa capacité à s’en sortir, sans nier les obstacles.
Elle fonctionne comme levier pragmatique, non comme description du monde.

3. Quand elle est explicitement reconnue comme symbolique :
Une croyance assumée comme mythe, récit, métaphore, et non comme vérité littérale, peut structurer du sens sans produire de dogme.
Elle est alors un outil symbolique, pas une ontologie déguisée.

4. Quand elle permet la traversée d’un effondrement :
Dans des situations extrêmes (deuil, survie, désespoir), la croyance peut être une béquille existentielle temporaire.
Sa valeur est fonctionnelle, non épistémique.

5. Quand elle n’est pas immunisée contre la remise en question :
Une croyance reste positive tant qu’elle accepte d’être révisable, contestable, abandonnable.
Le moment où elle se ferme devient précisément le moment où elle devient nocive.

6. Quand elle ne prétend pas fonder le réel :
La croyance cesse d’être dangereuse lorsqu’elle ne se prend pas pour un fondement :
- ni de la vérité,
- ni de la morale,
- ni de l’ordre du monde.

Conclusion :

La croyance n’est positive que :
- comme outil,
- comme transition,
- comme soutien,
- jamais comme fondement.
Dès qu’elle prétend dire ce qu’est le réel, elle cesse d’aider la Vie et commence à s’y substituer.


La croyance comme outil fonctionnel : une conception strictement instrumentale

Ci-dessus j'ai présenté les conditions sous lesquelles une croyance peut avoir une valeur pragmatique et non ontologique.

Principes fondamentaux d'une croyance non-aliénante :

1. Temporaire et transitoire : Elle est conçue comme une étape, un pont ou une béquille, jamais comme un état définitif.
2. Consciente de son statut : Elle sait qu'elle est une croyance (un outil narratif ou psychologique), non une connaissance.
3. Ouverte à la falsification : Elle accepte par principe d'être révisée ou abandonnée face à l'expérience ou à la raison.
4. Autonome : Elle est choisie et gérée par l'individu, non imposée ou contrôlée par une autorité externe.

Applications circonscrites et exemples :

1. Heuristique personnelle : "Je choisis de croire que mes efforts ont du sens" pour soutenir l'action, tout en ajustant constamment cette croyance aux résultats obtenus.
2. Récit intégrable : Adopter un mythe (comme celui de Sisyphe) comme métaphore pour donner une forme à son expérience, sans affirmer sa réalité littérale.
3. Placebo conscient : Utiliser délibérément un rituel ou une narration symbolique pour mobiliser des ressources psychosomatiques, en connaissant son mécanisme.
4. Hypothèse de travail existentielle : "Je vais agir comme si la vie avait un sens que je construis" – où le "comme si" est la clé qui empêche la réification.

Ligne rouge de la dérive aliénante :

La croyance cesse d'être un outil et devient aliénante au moment précis où elle franchit l'une de ces limites :
- La clôture dogmatique : "Ceci est vrai malgré toute preuve ou raison contraire."
- La prétention fondatrice : "Ceci est la base ultime de la réalité, de la morale ou de la connaissance."
- L'hétéronomie : "Une autorité extérieure (texte, institution, chef) détient le monopole de son interprétation et de son application."
- La substitution : "La croyance remplace l'engagement dans le réel (attente passive, prière comme seule action, report au-delà)."

Conclusion :

La croyance comme "technique de soi" vs "système de vérité"
La croyance peut être une technique de soi appartenant à l'arsenal de la vie intérieure – au même titre que la méditation, la visualisation ou le dialogue intérieur. Elle est alors un outil au service de l'autonomie.
Elle devient pathologique dès qu'elle prétend être un système de vérité expliquant le monde. Elle cesse alors d'être un outil que l'on utilise pour devenir un système qui nous utilise.
Cette approche rejoint certaines philosophies pragmatiques (William James) et existentialistes, pour lesquelles la valeur d'une idée réside dans ses conséquences pratiques sur la vie et l'action, et non dans une prétention abstraite à correspondre à une réalité absolue.
La frontière est donc toujours mouvante et intime : c'est au sujet de maintenir une vigilance constante pour s'assurer qu'il possède sa croyance, et non l'inverse.
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- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
- Nous ne savons pas ce que nous ne savons pas.
Humilité !
- Toute expérience vécue résulte de choix. Et tout choix produit son lot d'expériences vécues.
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Re: Aliénation ? Ou quand la croyance n'est pas nuisible.

Ecrit le 30 déc.25, 04:25

Message par J'm'interroge »

Suite :

31. Aliénation décisionnelle par la providence
Attribuer les événements à un "plan divin" ou à la "volonté de Dieu" peut annuler la réflexion sur les causes réelles et la responsabilité humaine, conduisant à une passivité face aux défis ou aux injustices ("c'était écrit").

32. Fragmentation communautaire
La croyance peut devenir le critère principal d'appartenance, divisant radicalement l'humanité entre "fidèles" et "autres", et rendant toute solidarité universelle ou laïque plus difficile à construire.

33. Appropriation des rites de passage
Les moments-clés de la vie (naissance, mariage, mort) sont souvent captés par des cadres religieux, privant les individus et les sociétés de la possibilité de créer des rituals purement humains, personnels ou civils.

34. Aliénation érotique et affective
Certaines croyances réglementent strictement la vie affective et sexuelle, pouvant induire une dissociation entre le désir, l'amour et le corps, et générer une culpabilité paralysante autour de dimensions fondamentales de l'existence.

35. Confiscation de l'émerveillement
L'étonnement face à la complexité du monde ou à la beauté de l'univers est immédiatement canalisé vers une interprétation théiste ("preuve de Dieu"), court-circuitant l'exploration scientifique, philosophique ou esthétique autonome.

36. Création d'une dépendance au salut
L'idée d'un salut extérieur (par la grâce, la rédemption) peut installer une relation de dépendance psychologique comparable à une addiction, où l'individu se sent perdu ou sans valeur sans cette perspective transcendante.

37. Neutralisation de la critique sociale
Des concepts comme "l'amour du prochain" ou "le pardon" peuvent, dans leur application dogmatique, être détournés pour désarmer la colère légitime contre des oppresseurs et décourager la lutte pour la justice sociale.

38. Aliénation éducative
L'éducation peut être orientée prioritairement vers la transmission dogmatique et la conformité religieuse, au détriment du développement de l'esprit critique, de la curiosité intellectuelle et de l'autonomie de jugement.

39. Homogénéisation culturelle sous prétexte de vérité
Les croyances universalistes peuvent mener à nier ou à mépriser les particularismes culturels, les traditions locales et les sagesses ancestrales non alignées, appauvrissant la diversité humaine.

40. Projection et aliénation de la puissance humaine
Les qualités humaines les plus élevées (l'amour, la justice, la créativité) sont projetées sur une divinité, appauvrissant l'humain qui se perçoit alors comme fondamentalement déficient et dépendant d'un apport extérieur pour les incarner.

41. Aliénation du rapport au corps et à la santé
La méfiance envers la médecine "profane", la préférence pour les guérisons miraculeuses ou la soumission à des interdits alimentaires non justifiés scientifiquement peuvent mettre en danger le bien-être physique et psychique.

42. Effacement de l'histoire humaine
L'histoire peut être lue uniquement comme le déroulement d'un dessein divin, minimisant ou occultant les causes socio-économiques, les hasards et les actions humaines concrètes qui la façonnent.

43. La croyance comme fin en soi
La pratique et l'assentiment deviennent des obligations autotéliques (valant pour elles-mêmes), vidant potentiellement la vie spirituelle de sa dimension de questionnement, de recherche et de transformation personnelle au profit d'une conformité ritualiste.

44. Aliénation de l’intime
La croyance peut instaurer un tiers permanent (Dieu, un précepte) dans la relation à soi-même, médiatisant et suspectant l’introspection autonome. Le sujet interprète ses émotions et désirs à travers un dogme, perdant l’accès direct à son expérience vécue.

45. Homogénéisation du deuil et de la souffrance
En prescrivant un sens unique à la perte ou à la douleur (épreuve divine, rachat), la croyance peut entraver l’élaboration personnelle et singulière du trauma, aliénant le processus psychique naturel.

46. Capture du langage émotionnel
Le vocabulaire de l’affect (amour, paix, espérance) est saturé de connotations religieuses, ce qui peut entraver l’expression d’expériences similaires en dehors de ce cadre et compliquer la communication interconvictionnelle.

47. Artificialisation de la communauté
Le lien social se fonde alors sur une adhésion à des croyances abstraites plutôt que sur des affinités ou des projets communs. La relation à l’autre est médiatisée par l’appartenance dogmatique, non par la reconnaissance mutuelle concrète.

48. Aliénation temporelle par la promesse
L’attente d’un accomplissement eschatologique (Parousie, salut collectif) peut vider le présent de sa potentialité transformatrice, reportant indéfiniment l’urgence d’agir pour améliorer le monde ici et maintenant.

49. Délégation de la responsabilité morale
La conscience morale est externalisée vers un système de commandements et de jugements divins, affaiblissant le développement d’une éthique personnelle fondée sur l’empathie, la réflexion et la responsabilité directe envers autrui.

50. Réduction de la complexité existentielle
Les questions profondes (mort, sens, hasard) reçoivent des réponses pré-formatées et closes. Cela stoppe le processus de questionnement et de tolérance à l’ambiguïté, pourtant essentiel à une vie intellectuelle et psychique riche.

51. Instrumentalisation politique de l’identité
La croyance religieuse devient un marqueur identitaire mobilisable pour des luttes de pouvoir, divisant le corps social et faisant de la foi un outil de distinction et d’exclusion politiques.

52. Aliénation esthétique
La création artistique et l’expérience du beau sont souvent subordonnées à une finalité religieuse (édification, glorification), limitant l’exploration libre et profane des formes, des émotions et des idées par l’art.

53. Naturalisation de l’ordre social
Un ordre social hiérarchique (patriarcat, castes) est présenté comme voulu par Dieu ou inscrit dans un ordre cosmique, rendant toute contestation de cet ordre non seulement subversive, mais sacrilège.

54. Confiscation de la révolte intérieure
Le doute, la colère ou la révolte légitime face à l’injustice ou à l’absurdité sont redirigés vers des canaux prévus (prière, soumission, attente), empêchant leur expression directe et leur transformation en force motrice de changement personnel ou social.

55. Aliénation sémantique
La capacité à donner du sens à sa vie et à ses actions est déléguée à un récit sacré et fixe. L’individu ne devient plus l’auteur ni l’interprète principal de sa propre existence, mais un acteur dans un scénario dont il n’est pas le dramaturge.

56. Disqualification de l’expérience immédiate
L’expérience directe du monde (sensorielle, émotionnelle, relationnelle) peut être considérée comme inférieure, trompeuse ou "mondaine" comparée à une vérité révélée, conduisant à une forme de déréalisation du vécu concret.

57. Production d’une schizophrénie éthique
L’individu peut être tiraillé entre une morale humaine intuitive (empathie, justice contextuelle) et une morale dogmatique imposée, créant un conflit interne paralysant où il doit nier sa propre boussole éthique au nom de la fidélité à la croyance.

58. Dissociation de la causalité naturelle
L'attribution systématique des événements à une volonté surnaturelle (providence, miracle, punition) entrave la compréhension des chaînes causales naturelles et sociales, fragilisant la pensée rationnelle et la capacité d'agir sur le monde par des moyens empiriques.

59. Stérilisation de l'imagination spéculative
Le monopole des réponses définitives sur l'origine, la fin et le but de l'existence peut atrophier la capacité à élaborer des hypothèses radicalement nouvelles, des utopies ou des métaphysiques personnelles, limitant l'exploration conceptuelle à l'intérieur des dogmes.

60. Conversion de l'ignorance en vertu
Dans certaines traditions, le doute et la quête de savoir autonome sont présentés comme des dangers spirituels, tandis que la foi "aveugle" ou l'acceptation humble de l'ignorance sont érigées en idéal. Cela sanctifie l'inculture et discrédite l'émancipation intellectuelle.

61. Neutralisation de la contingence
La vision d'un monde entièrement régi par un dessein intelligent nie la part fondamentale de hasard, d'accident et d'imprévisible dans l'existence. Cette négation peut conduire à une interprétation délirante des événements et à une incapacité à accepter l'absurdité de certains faits.

62. Économie spirituelle de la dette perpétuelle
Le croyant se perçoit comme éternellement redevable (pour le salut, la création, la grâce), établissant une relation de dette insolvable envers la divinité. Cette position induit une humilité permanente et une impossibilité de se considérer comme souverain et légitime dans son existence propre.

63. Fétichisation du texte et paralysie herméneutique
L'élévation d'un texte au statut de parole divine absolue peut figer l'interprétation, empêchant une lecture critique, historique, symbolique ou évolutive. La lettre prime alors sur l'esprit, et la tradition sur l'adaptation au présent.

64. Aliénation de la vulnérabilité partagée
La souffrance ou la finitude, qui pourraient être des bases pour une solidarité humaine universelle, sont privatisées dans un rapport vertical à Dieu (ma croix, mon salut). Cela peut nuire à la construction d'une compassion horizontale, fondée sur la reconnaissance mutuelle de la fragilité.

65. Colonisation de l'avenir
L'avenir est déjà scripté (prophéties, apocalypse, jugement dernier), volant aux générations présentes et futures le droit de le définir par leurs choix collectifs. L'horizon temporel est clôturé par des narratifs eschatologiques, limitant les imaginaires du futur.

66. Dénaturation des rites de passage
Les rites qui structurent la vie humaine (naissance, majorité, union, mort) sont confisqués par des cadres religieux rigides. Cela peut empêcher la création de rituels laïques, personnalisés ou communautaires qui donneraient un sens pleinement humain et immanent à ces transitions.

67. Séquestre de la transcendance subjective
Les expériences humaines de dépassement de soi, d'extase, de plénitude ou de communion avec le cosmos (dans l'art, l'amour, la nature, la méditation) sont automatiquement attribuées à une cause divine extérieure, niant leur caractère immanent et leur potentiel proprement humain.
- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
- Nous ne savons pas ce que nous ne savons pas.
Humilité !
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Re: Aliénation ? Ou quand la croyance n'est pas nuisible.

Ecrit le 30 déc.25, 05:25

Message par prisca »

Est ce que ce topic est un nouveau blog ? Ou alors les gens ont la possibilité de participer ? Merci pour les éclaircissements de l'auteur de ce sujet.
Jésus est D.IEU qui se rend visible venant parler aux humains pour les enseigner, et pour les sauver D.IEU met sur la Croix cette Image qu'il s'est créée.

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Re: Aliénation ? Ou quand la croyance n'est pas nuisible.

Ecrit le 30 déc.25, 10:38

Message par J'm'interroge »

prisca a écrit : 30 déc.25, 05:25 Est ce que ce topic est un nouveau blog ? Ou alors les gens ont la possibilité de participer ? Merci pour les éclaircissements de l'auteur de ce sujet.
Aucun de mes topics ne sont des blogues ou n'ont vocation à l'être.
- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
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Re: Aliénation ? Ou quand la croyance n'est pas nuisible.

Ecrit le 30 déc.25, 10:39

Message par indian »

Merci pour ce sujet très intéressant
Unir l'humanité. Un seul Dieu. Les grandes religions de Dieu. Femmes, hommes sont égaux. Tous les préjugés sont destructeurs et doivent être abandonnés. Chercher la vérité par nous-mêmes. La science et la religion en harmonie. Nos problèmes économiques sont liés à des problèmes spirituels. La famille et son unité sont très importantes.

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Re: Aliénation ? Ou quand la croyance n'est pas nuisible.

Ecrit le 30 déc.25, 23:06

Message par prisca »

J'm'interroge a écrit : 30 déc.25, 10:38 Aucun de mes topics ne sont des blogues ou n'ont vocation à l'être.
Il ne suffit pas de dire les choses, il faut le prouver.
Jésus est D.IEU qui se rend visible venant parler aux humains pour les enseigner, et pour les sauver D.IEU met sur la Croix cette Image qu'il s'est créée.

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