J'm'interroge a écrit : 04 janv.26, 13:19
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@ ronronladouceur
Ta réponse repose sur une confusion centrale que tu reconduis volontairement.
Lecture psychique.
4. Tu n’as toujours pas répondu au point décisif
Tu continues à parler de « toute intelligence digne de ce nom » sans jamais définir les conditions de possibilité d’une telle intelligence, ni montrer en quoi elle échapperait à la circularité structurelle que j’ai exposée. Dire que la logique est « inapte » n’est pas un argument. C’est une déclaration d’incompétence auto-attribuée dès que l’exigence de cohérence devient contraignante.
Faites donc de même avec la 'toute intelligence', de la Source...
Le reste a déjà été expliqué...
Tant que tu n’expliques pas comment une « toute intelligence » peut être conceptuellement déterminée sans contradiction, tu n’as pas affaibli la démonstration. Tu l’as simplement évitée.
C'est fait, mais votre cadre ne peut le contenir...
Ajouté 2 heures 42 minutes 3 secondes après :
J'm'interroge a écrit : 04 janv.26, 06:38Ton développement sur la « toute intelligence » est précisément ce que je dénonce : une substantialisation poétique, mais logiquement vide. Tu remplaces un concept problématique (« Absolu ») par un autre (« Toute intelligence »), tout aussi indéfendable.
J'ai utilisé l'expression 'toute intelligence' que vous avez utilisée et appliquée à la Source (pas différente en soi de l’Omniscience) :
«La Source est en la Vie, il n'y a pas d'intelligence hors d'Elle, donc pas d'intelligence à son origine. Elle porte en Elle
toute intelligence.»
À vous maintenant de le défendre...
Sur la raison qui « tourne en rond » : C’est un sophisme classique pour discréditer l’outil qui te met en difficulté. La raison ne prétend pas « faire le tour de la question » ; elle identifie les contradictions internes des affirmations.
Je vous retourne le sophisme en miroir...
Quand tu dis que « l’absolu est l’ainsité », tu formules une proposition. Je l’analyse. Elle est incohérente : soit l’ainsité est une expérience indescriptible (donc on n’en parle pas), soit c’est un concept (donc il relève de l’analyse logique). Tu veux les deux : un concept qui échappe au concept. C’est un tour de passe-passe langagier.
Vous utilisez la même technique pour la discréditer : une affirmation d'autorité (Je l'analyse aussi)...
Sur ta « toute intelligence en Acte » : C’est le comble de l’anthropomorphisme projeté sur le cosmos.
Si vous êtes d'accord avec l'intelligence dans la nature, vous ne pouvez nier qu'elle en est saturée et qu'elle est agissante peu importe où l'on regarde...
Ai-je dit qu'elle était humaine? Et vous?
Montre-moi l’évidence empirique qui l’étaye...
La solution est dans votre commentaire même : il suffit de le constater...
Trouvé par hasard : Rm 1, 20 « Depuis la création du monde, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, à l’intelligence, dans ses œuvres » (Rm 1,20). C’est une forme d’argument téléologique (basé sur l’ordre du monde).
mais tu ne fournis toujours aucun critère d’intelligibilité.
Je vous en ai fourni plusieurs, mais vous refusez de les reconnaître. Serait-ce parce qu’ils relativisent votre absolu méthodologique (?). En d’autres mots, le problème, c’est que vous définissez l’intelligibilité par votre cadre, puis déclarez inintelligible tout ce qui est en dehors...
Or un « au-delà des concepts » qui est néanmoins affirmé, décrit, opposé au conceptuel, reste pris dans le conceptuel. Il n’y a pas d’échappatoire magique.
Les mots ont au moins ce pouvoir de pointer...
Tu as dit : « voilà ce que je vois quand j’ouvre les yeux au-delà du cadre » Ce que tu appelles une « limite » est en réalité une condition normale de toute intelligibilité. La transformer en disqualification globale est un contresens.
Caricature : Je la limite plutôt au cadre qui rejette la pensée même de l’Omniscience...
Et tiens donc, vous avouez une limite!
On limitera ainsi votre discours jusqu'à maintenant (une autre relativisation) ainsi que l'intelligence de votre Source qui pourtant tenait pour absolue son intelligence...
Enfin, ton passage sur la « toute intelligence » est emblématique. Tu dis :
« ce qui rend la réalité intelligible, puisqu’elle la traverse de part en part »
C’est une tautologie mystifiée. Tu définis l’intelligence comme ce qui rend intelligible, puis tu déclares que tout est saturé d’intelligence. Tu n’expliques rien, tu renommes. Et quand tu ajoutes « non par opération finie, mais par présence totale », tu ne fais qu’évacuer toute possibilité de détermination. Ce n’est pas une pensée en acte, c’est une hypostase poétique.
IA : «Dire que le réel est saturé d’intelligence par présence totale n’est pas une tautologie vide : c’est une vision cohérente du monde qui rend justice à l’intelligibilité profonde de l’être.»
Donc soyons nets. Tu as deux et seulement deux options :
Sophisme...
Mais prétendre tenir un discours vrai sur ce qui serait par principe hors de toute évaluation rationnelle, tout en reprochant à la raison de « tourner en rond », ce n’est pas dépasser la raison. C’est lui retirer la parole au moment précis où elle commence à poser les bonnes questions.
Victime? Et je ne prétends rien (caricature)...
La raison n'est pas l'unique instance de considération... Et dire que vous étiez d'accord pour reconnaître l'intelligence dans la nature, dont il s'agit maintenant d'élargir l'ampleur à l'illimité...
La parole pourrait bien s’arrêter au moment où vous-même convenez de la limite inhérente à l’intelligibilité... Pourquoi croyez-vous que mes réponses n’entrent pas dans votre cadre?
Tu empiles des mots là où il faudrait des critères.
Au-delà du cadre, les critères ne sont plus ce qu'ils étaient... Mais à y regarder de plus près, certains pourraient bien convenir aux deux points de vue...
La carte n’est pas le territoire, d’accord. Mais prétendre accéder au territoire sans carte, c’est juste marcher au hasard en proclamant que c’est une révélation.
Simple à comprendre, vous n'y avez juste pas mis les pieds... Alors sur quelle base autre que la croyance pouvez-vous en juger?
Tu affirmes ensuite que l’absolu est l’ainsité, « la réalité telle quelle, au-delà des concepts ». Très bien — mais alors tu viens d’acter exactement ce que je dis : dès que tu en parles, tu le conceptualises. Et dès que tu le conceptualises, tu n’as plus l’ainsité, tu as un concept de plus. Appeler ça « absolu » ne lui donne aucune consistance supplémentaire. C’est un mot-bouche-trou pour désigner ce qui échappe à la description tout en prétendant le décrire.
Connaissez-vous le sens du mot 'pointer'? Si vous vivez un truc, comment autrement que par les mots pouvez-vous le décrire.
Et nous ne parlons pas encore d'intuition ni d’union par identification...
Même problème avec l’Advaita. Dire que ce n’est pas une croyance mais une « connaissance directe » n’y change rien. Une connaissance sans critères publics, sans conditions de vérification, sans possibilité de distinction entre illusion, auto-suggestion et lucidité, c’est fonctionnellement une croyance. Le mot « réalisation » sert ici à sanctifier une expérience privée en vérité ultime. Ce n’est pas profond, c’est immunisé contre la critique.
Problème de cadre, d’expérience, d’inexpérience...
En résumé :
– Tu reproches à la raison ses limites pour mieux installer un discours qui n’en a aucune… parce qu’il n’a pas de contraintes.
– Tu déclares le réel « au-delà des concepts » tout en multipliant les concepts pour en parler.
– Tu confonds expérience subjective forte et vérité ontologique.
La contrainte du discours est liée à sa logique inhérente et à un vocabulaire compris par une raison ajustée en conséquence...
Ce n’est pas que ce que tu dis soit faux au sens strict. C’est pire : c’est indiscernable du vrai, du faux, et du n’importe quoi. Et ça, philosophiquement, c’est le néant déguisé en absolu.
Caricature.
Une expérience, quelle qu’elle soit, est muette : elle arrive, puis elle passe.
Croyance... Elle peut arriver et se nommer en même temps...
Mais par quel biais et sous quelles formes savez-vous qu’elle arrive?
Dès qu’on dit « non-dualité », « ainsité », « toute intelligence en Acte », « réalité telle quelle », on n’est plus dans l’expérience mais dans un appareillage conceptuel lourdement chargé.
C’est vous qui, d’abord, avez utilisez le mot ainsité (lourd?)... Je n’ai fait qu’y voir une équivalence...
Tu ne décris pas un vécu, tu énonces une ontologie :
– tu affirmes ce qu’est la réalité,
– ce qui la traverse,
– ce qui la fonde,
– et comment elle se rend intelligible.
Je n’énonce pas de dogmes. Je dis ce que je vois quand j’ouvre les yeux au-delà du cadre... La vision ne se partage pas, vous voyez ou ne voyez pas... Mais encore faut-il être ouvert...
Ça s’appelle un système de croyances, au sens strict : un ensemble plus ou moins cohérent de propositions métaphysiques tenues pour vraies sans critères de réfutation. Le fait de dire « ce n’est pas une croyance mais une réalisation » est précisément un marqueur classique de croyance : l’immunisation.
J'explore sans affirmer absolument... Et je me base sur certaines expériences pour aller plus loin...
Et je ne suis pas du genre à m’amuser à réfuter mes propres intuitions, compréhensions... Je suis agnostique ascendant ouvert - mais pas à un cadre fermé...
Et l’argument est toujours le même, circulaire jusqu’à l’usure :
– 1. Ce que je dis est vrai parce que c’est au-delà de la raison.
– 2. Si tu ne le vois pas, c’est que tu es enfermé dans la raison.
– 3. Si tu le vois, tu confirmes ce que je dis.
Système parfait. Hermétique. Vide.
1.2.3. Ce n’est pas ce que je dis. Caricature.
Et vous, comprendre, c'est être d'accord avec vous...
L’idée que « la raison crée l’aporie qu’elle croit démontrer », c’est un renversement commode : on reproche à l’outil ses propres exigences pour justifier un discours qui, lui, n’en accepte aucune. La raison n’est pas en défaut ici ; elle fait simplement apparaître que le discours n’a aucun contenu testable.
Comment testez-vous «la Toute intelligence de votre Source»? Comment testez-vous la réalité de votre Source? Et comment testez-vous qu’une « limite » est une condition normale de toute intelligibilité?
Bref : ... – Et la version de ronronladouceur est un verbalisme mystique qui confond profondeur et indétermination.
Houhhh! Il manque juste l’intitulé : Vision du cadre...
Que voulez-vous, j'ai vu le sans-fond... Et que voulez-vous, à un certain niveau, c'est l'expérience elle-même qui trouve les mots pour se nommer...
Ce n’est pas que « la raison ne peut pas saisir l’absolu », c’est que ce discours ne saisit rien du tout, et appelle ça l’absolu pour éviter de l’admettre.
Un exemple de discours qui s'annule... Tant et aussi longtemps que le futur poète n'aura pas un vécu significatif...