Pourquoi les spécialistes ont-ils intérêt à dénigrer la Bible ?

La science et la religion ne sont plus incompatibles. The Daily Telegraph, Londres, 26 mai 1999.
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Eliaqim

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Pourquoi les spécialistes ont-ils intérêt à dénigrer la Bible ?

Ecrit le 04 janv.26, 14:47

Message par Eliaqim »

Approche scientifique d'une chronologie absolue

Par Gerard GERTOUX.

Les revues bibliques actuelles utilisent la compétence d’experts et d’universitaires qui généralement dénigrent la Bible. Ce phénomène est devenu particulièrement évident à partir des années 80 avec la crise des sciences humaines. Avant cette date la majorité des spécialistes des sciences bibliques et orientales (histoire, archéologie, langues anciennes) travaillaient pour des instituts religieux et écrivaient pour un public traditionnellement croyant. Depuis lors deux éléments ont complètement changé la donne :
  1. La majorité du public est devenu incroyant (y compris les spécialistes), selon Le monde des religions de septembre-octobre 2011 (page 20), 34 % des Français se disent athées et 30 % agnostiques (64 % d’incroyants). L’hégémonie culturelle des croyants (catholiques) a donc été remplacée par l’hégémonie culturelle des incroyants (ex-catholiques).
  2. La crise a exacerbé la concurrence dans le domaine de l’édition engendrant une course effrénée à l’audimat. Ainsi, les revues de vulgarisation ont cherché à conserver leur lectorat pour des raisons commerciales et les revues universitaires ont réagi de même auprès des comités de lecture, surtout pour des raisons de prestige.
Cette course à l’audience a engendré une dégradation considérable de la qualité et du sérieux des articles. Les grands médias sont un bon exemple de cette débauche de moyens (au sens littéral) pour satisfaire un large public friand de révélations toujours plus scandaleuses. Cette situation touche aussi le monde universitaire comme j’ai malheureusement pu le constater.

L'exemple du numéro 206 du Monde de la Bible

Le numéro 206 de septembre-octobre-novembre 2013 est particulièrement révélateur de cette démolition en règle de la Bible. Pour diffuser plus efficacement sa propagande, Le Monde de la Bible s’est associé au 16e Rendez-vous de l’histoire de Blois. Le thème retenu : Le Dieu de la Bible est-il un dieu guerrier ? sert de fil conducteur pour éclairer la question suivante :
Le Monde de la Bible a écrit :Le Dieu de l’Ancien Testament peut apparaître cruel, despotique et guerrier. Un Dieu qui pousse à la conquête d’un territoire déjà habité par d’autres ou qui n’hésite pas à éliminer les premiers-nés des Égyptiens avant l’Exode et à noyer les armées de Pharaons dans les eaux de la mer Rouge... Un Dieu opposé au Dieu d’amour proposé dans le Nouveau Testament. Comment relire ces passages litigieux à la lumière des dernières recherches exégétiques et historiques ?

Source : mondedelabible.com
L’opposition supposée entre un Dieu cruel de l’Ancien Testament et un Dieu d’amour du Nouveau Testament constitue une attaque frontale contre la Bible formulée par Marcion, un gnostique chrétien, dès le début du christianisme.

Une triple imposture
  1. Le court débat proposé à la fin du colloque est une première imposture puisque les questions retenues sont soigneusement filtrées pour s’accorder avec les propos des intervenants.
  2. Les intervenants sont choisis en fonction de leur notoriété et non en fonction de leurs compétences. Il n’y a aucun historien du Moyen-Orient biblique.
  3. Les intervenants supposent tous que la Bible véhicule les mythes fondateurs du judaïsme. Par principe l’aspect historique de la Bible est niée.
Comme la dernière imposture met en cause la probité des intervenants je vais citer ces “arguments” trompeurs ou mensongers et les confronter aux faits historiques vérifiables.

Analyse des arguments et confrontations aux faits
  1. Le dossier : Vraies et fausses guerres dans la Bible (page 17) est présenté par la journaliste Estelle Villeneuve. Dès le début on sait à quoi s’en tenir:
    Estelle Villeneuve a écrit :Pourtant, l’archéologie et l’exégèse historico-critique ont montré que, les rédacteurs bibliques en avaient un peu rajouté et que la guerre, dans la Bible, relevait parfois plus du discours que des faits. Tel est le paradoxe que nous avons souhaité éclairer ici.
    Après ces premiers roulements de tambour, le lecteur est pressé d’en découdre avec le texte biblique (les journalistes aiment propager les rumeurs calomnieuses car cela fait vendre).
  2. Le premier sujet : Récits de guerre dans la Bible hébraïque de Thomas Römer (pages 19-23) traite plusieurs thèmes bibliques.
    1. Le 1er thème “Guerre et propagande” concerne en fait la stèle du pharaon Mérenptah. Bien qu’il reconnaisse que ce texte officiel est de la haute propagande puisque Israël n’a pas été anéantie, mais au contraire va entrer dans l’histoire profane, il en tire cependant un éclairage biblique: le mot «semence» associé à Israël évoque la masculinité. On peut donc dire qu’Israël apparaît comme «homme» (semence) et «Syrie» comme «femme», sans oublier que la destruction de la semence peut aussi évoquer la coutume égyptienne de couper les pénis des vaincus. L’auteur aime citer la psychanalyse pour éclairer le texte biblique, visiblement il n’a pas lu “Le livre noir de la psychanalyse”.
    2. Le 2e thème “Saül, David et l’art de la guerre” prétend que: L’art de la guerre est une des compétences nécessaires du roi. Dans la Bible, les récits sur la royauté en Israël insistent sur le exploits guerriers des futurs rois. Cette affirmation est fausse (l’auteur a judicieusement oublié le roi Salomon “Pacifique” et pour cause) puisque Saül a été choisi par Dieu lorsqu’il était insignifiant et méprisé par certains (1Samuel 9:15-21; 10:25-27), de même David a été choisi par Dieu lorsqu’il était insignifiant à cause de son jeune âge (1Samuel 16:1-13). Römer affirme ensuite que la victoire de David contre Goliath est “fortement légendaire” car il aurait été abattu par Elhanan (2Samuel 21:19), sans remarquer que le texte de 1Chroniques 20:5 précise qu’en fait Elhanan a abattu Lahmi le frère de Goliath.
    3. Le 3e thème “Une guerre, deux récits divergents” prétend que: dans la Bible, la défaite évidente de Juda a été transformée en victoire éclatante. Cette affirmation est fausse puisque, selon Sennachérib «Quand à lui [Ezéchias], je l’enfermai dans Jérusalem sa ville royale comme un oiseau en cage» et selon 2Rois 19:35-36 «il advint que l’ange de Yahvé sortit et frappa dans le camps des Assyriens 185000 hommes. Le matin quand on se leva, il n’y avait en tout que des cadavres, de morts! Sennachérib, roi d’Assyrie, décampa; il s’en retourna à Ninive où il resta». Il n’y a pas de contradiction, au contraire, puisque le récit biblique décrit un cuisant échec providentiel, ce qui est confirmé par l’historien Hérodote (Enquête II:141) et aussi par le fait que Sennachérib n’a pas réussi à prendre Jérusalem malgré son écrasante supériorité militaire (il avait précédemment écrasé les royaumes syriens sans difficulté).
    4. Le 4e thème “Yahvé, dieu de la guerre” prétend que: Ce lien étroit entre le dieu biblique et la guerre se reflète aussi dans le nom «Yahvé sebâ’ôt» signifiant «Yahvé (dieu) des armées», mais il précise un peu plus loin: La plupart des textes suggèrent cependant des armées célestes sous les ordres de Yahvé.
    5. Le 5e thème “La conquête de Canaan, une guerre littéraire” prétend que: la première partie du livre de Josué ne reflètent pas une réalité historique — la naissance d’Israël est le résultat est le résultat d’un processus de sédentarisation long et complexe. Il s’agit d’une invention littéraire des scribes judéens du VIIe siècle av.J.C. Cette accusation répétée ad nauseum par les archéologues est évidemment complètement aberrante, voir le dossier intitulé Dating the Birth of Israel: ca. 1500 or 1200 BCE ? sur academia.edu.
    6. Le 6e thème “L’utopie de la fin de la guerre” suppose que la fin de la guerre est une utopie alors que les textes bibliques disent explicitement le contraire: Il essuiera toute larme de leurs yeux: de mort, il n’y en aura plus; de pleur, de cri et de peine, il n’y en aura plus (Apocalypse 21:4).
  3. Le deuxième sujet Yahvé dieu des armées d’André Lemaire (pages 25-27) prétend que ce dieu des armées est un héritage culturel cananéen, un ersatz du Ba‘al, dieu de l’orage et du combat alors que Dieu n’est associé à l’orage que 2 fois dans toute la Bible (Isaïe 28:2, Ezéchiel 38:9). Il écrit: Tout en rejetant finalement le culte de Ba‘al lors du coup d’état de Jéhu en 841, la tradition israélite a pu reprendre certains aspects de ses caractéristiques divines en les intégrant dans la personnalité de la divinité nationale, Yahvé. Non seulement Lemaire utilise une chronologie biblique erronée (la chronologie est l’œil de l’histoire), le coup d’état de Jéhu étant daté de 885 et non en 841, voir le dossier Dating the Biblical Chronology - academia.edu, mais il contredit aussi le texte biblique puisque les représentations matérielles de la divinité sont formellement interdites (Exode 20:4-5), les statues religieuses étant des chimères (Isaïe 44:9-20). De plus, pour se démarquer complètement du dieu Baal, mot signifiant “(seul) Maître”, les Israélites, à partir de 725, n’ont même plus été autorisé à utiliser ce nom pour désigner Dieu (Osée 2:18-19), qui est changé en boshet “honte” dans quelques noms propres (Ishbaal et Jerubbaal deviennent Ishboshet et Jerubbeshet). En fait, Lemaire rejette l’authenticité de la Bible, il écrit concernant le herem: leur caractère légendaire semble assez évident et dû à une rédaction deutéronomiste vers la fin du VIIe siècle.
  4. Le troisième sujet Contre les Séleucides: une vraie guerre deux discours de Katell Berthelot (pages 29-31) prétend qu’il y a deux récits différents au sein de la Bible, sauf que, comme le rappelle la Bible de Jérusalem, les deux livres des Maccabées ne font pas partie du canon biblique mais sont des apocryphes.
  5. Le quatrième sujet Lakish ou l’art de la guerre de Philippe Abrahami (pages 33-37) prétend que la ville de Lakish a été prise par Sennachérib en 701 av. J.C. alors que, selon la Bible cette ville a été prise en 712 av. J.C. lorsque Sennachérib était le corégent de Sargon (2Rois 18:13-17, 19:9; 2Chroniques 32:9; Isaïe 20:1,36:1, 37:9), voir le dossier Dating the Sennacherib’s Campaign to Judah - academia.edu. Sur la photo de la prise de Lakish (page 37) on voit nettement Sargon sur son trône avec en face de lui son corégent (identifiable grâce à sa ressemblance avec le roi et à ses deux rubans derrière la tête) dont le nom Sennachérib est écrit dans l’étiquette au dessus ainsi que son titre de corégent (MAN écrit avec 2 têtes de clou signifiant “second”) et non de roi (LUGAL).
  6. La conclusion du dossier par Benoît de Saragan (page 38) retient uniquement les parties erronées des quatre sujets précédents car il croit en la “fée Archéologie” (pages 46-47) qui est pourtant devenue, comme le dénonce Michel al-Maqdissi (Directeur du Service des fouilles et études archéologiques à la Direction générale des Antiquités et des Musées de Syrie): une «archéologie de la décadence» qui cède aux sirènes des pétrodollars faciles et accepte compromissions et censures. Tout cela qui montre que le but premier de cette revue est bien de discréditer la Bible. Ce n’est pas nouveau ces gens-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, qui se déguisent en apôtres du Christ. Et rien d’étonnant: Satan lui-même se déguise bien en ange de lumière. Rien donc de surprenant si ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice (2 Corinthiens 11:13-15, Bible de Jérusalem).

Note : Document rédigé par Gérard Gertoux (né à Lyon en 1955) et consulté en 2014. Il n’est plus accessible en ligne. J’en ai donc partagé une copie sur forum-religion.org et inter-religieux.org.

keinlezard

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Re: Pourquoi les spécialistes ont-ils intérêt à dénigrer la Bible ?

Ecrit le 05 janv.26, 01:24

Message par keinlezard »

Hello,

Le parti pris est ici évident.
Eliaqim a écrit : 04 janv.26, 14:47 Approche scientifique d'une chronologie absolue

Par Gerard GERTOUX.

Les revues bibliques actuelles utilisent la compétence d’experts et d’universitaires qui généralement dénigrent la Bible. Ce phénomène est devenu particulièrement évident à partir des années 80 avec la crise des sciences humaines. Avant cette date la majorité des spécialistes des sciences bibliques et orientales (histoire, archéologie, langues anciennes) travaillaient pour des instituts religieux et écrivaient pour un public traditionnellement croyant. Depuis lors deux éléments ont complètement changé la donne :
Il me semble ici qu'il y a une grosse confusion, comme toujours lorsqu'un croyant veut dénigrer la recherche académique.

La recherche académique ne parle de ce qu'elle connait et peut démontrer par des faits ( archéologie , histoire , écrit ) et des récits croisé. Elle n'invente pas sous prétexte que cela "froisserait" certain.

Ce n'est pas pour autant que ceux qui pratiquent cette recherche ne sont pas eux même fruit de l'histoire de leur époque.

Ainsi autant, à une époque ou peu était connu était il facile et acceptable de parler de "déluge" ou de "création" autant , une fois la science , les faits , les récits connu devient il compliqué de défendre comme vrai et non comme "mythe" les récits de "déluge" ou de "création" comme ceux de la Bible.

Eliaqim a écrit : 04 janv.26, 14:47
  1. La majorité du public est devenu incroyant (y compris les spécialistes), selon Le monde des religions de septembre-octobre 2011 (page 20), 34 % des Français se disent athées et 30 % agnostiques (64 % d’incroyants). L’hégémonie culturelle des croyants (catholiques) a donc été remplacée par l’hégémonie culturelle des incroyants (ex-catholiques).
  2. La crise a exacerbé la concurrence dans le domaine de l’édition engendrant une course effrénée à l’audimat. Ainsi, les revues de vulgarisation ont cherché à conserver leur lectorat pour des raisons commerciales et les revues universitaires ont réagi de même auprès des comités de lecture, surtout pour des raisons de prestige.


Cela n'a que faire ... je veux bien croire que "certain" visent le sensationnalisme et le tirage à tout prix, cependant une recherche sérieuse ne se fait qu'au prix de preuve, de fait et de publication à referee et publication contradictoire. Que tartanpion soit athée ou agnostique n'a ici rien à faire.

Celui qui ferait le contraire ne peut être qu'un imposteur. Et en tout état de cause ne peut être le fait de la majorité, mais bien d'une minorité.


Eliaqim a écrit : 04 janv.26, 14:47 Cette course à l’audience a engendré une dégradation considérable de la qualité et du sérieux des articles. Les grands médias sont un bon exemple de cette débauche de moyens (au sens littéral) pour satisfaire un large public friand de révélations toujours plus scandaleuses. Cette situation touche aussi le monde universitaire comme j’ai malheureusement pu le constater.
Ceci est une porte ouverte qui est défoncée :) ... c'est une évidence .... ce que j'aborde ci dessus lorsque je parle de sensationnalisme .. mais les faits montrent que tot ou tard ceux ci sont oublié ou contredit ... encore faut il exercer son sens critique et ne pas prendre pour argent content ce que les médias racontent...

La seule chose qui doit faire foi , ( c'est le cas de le dire ) doivent être les faits , les preuves , les écrits ... c'est sur que sur CNews le suaire de turin ou les anges sont une réalité tangible et prouvée ... mais il s'agit la d'une opinion que veut se faire passer pour une information sourcée.

Eliaqim a écrit : 04 janv.26, 14:47 L'exemple du numéro 206 du Monde de la Bible

Le numéro 206 de septembre-octobre-novembre 2013 est particulièrement révélateur de cette démolition en règle de la Bible. Pour diffuser plus efficacement sa propagande, Le Monde de la Bible s’est associé au 16e Rendez-vous de l’histoire de Blois. Le thème retenu : Le Dieu de la Bible est-il un dieu guerrier ? sert de fil conducteur pour éclairer la question suivante :
En quoi serait ce un exemple de la tirade si dessus ... si les gens qui l'abordent le fond sérieusement ... parce que cela va à l'encontre de ta conception
"divine" de la Bible ???

Le souci est que personne n'a jamais prouvé cette prémisse. Ce ne sont des déclaration venant que des croyants pour qui la Bible aurait une origine divine.
Or si l'on fait un travail sérieux ( que l'on soit ou non croyant ) et qu'il y a impossibilité factuelle de démontrer par des faits , des preuves , des récoupages la déclaration d' "origine divine" pour un écrit ... il convient d'éliminer l'hypothèse et donc d'en tirer les conclusions qui s'imposent de fait.

Cela ne t'empêche pas de croire ... mais alors c'est de la foi et non un fait !


Eliaqim a écrit : 04 janv.26, 14:47 L’opposition supposée entre un Dieu cruel de l’Ancien Testament et un Dieu d’amour du Nouveau Testament constitue une attaque frontale contre la Bible formulée par Marcion, un gnostique chrétien, dès le début du christianisme.

Une triple imposture
  1. Le court débat proposé à la fin du colloque est une première imposture puisque les questions retenues sont soigneusement filtrées pour s’accorder avec les propos des intervenants.
  2. Les intervenants sont choisis en fonction de leur notoriété et non en fonction de leurs compétences. Il n’y a aucun historien du Moyen-Orient biblique.
  3. Les intervenants supposent tous que la Bible véhicule les mythes fondateurs du judaïsme. Par principe l’aspect historique de la Bible est niée.
Comme la dernière imposture met en cause la probité des intervenants je vais citer ces “arguments” trompeurs ou mensongers et les confronter aux faits historiques vérifiables.

Analyse des arguments et confrontations aux faits
  1. Le dossier : Vraies et fausses guerres dans la Bible (page 17) est présenté par la journaliste Estelle Villeneuve. Dès le début on sait à quoi s’en tenir:
C'est un fait ... Il y a quelque années medico ou agecanonix vantaient "la Bible dévoilée" de Finkelstein ... sauf que Finkelstein établi que si la plupart des peuples cités dans la Bible ont bien existé, il démontre aussi qu'historiquement , ces peuples n'ont pas été contemporain ... et que donc la Bible est fausse sur ces points.


LA Bible parle de L'égypte ravagé pendant 40 ans , ou de la destruction de Tyr à l'instar de Sodome ... et à nouveau rien de tout cela ne c'est jamais produit.

Ce sont des fait ... donc, l'évidente conclusion est bien que des "faits" biblique sont faux ... même si rien ne t'empêche de les croire vrai ... mais c'est ton problème d'y croire ...

Eliaqim a écrit : 04 janv.26, 14:47 Après ces premiers roulements de tambour, le lecteur est pressé d’en découdre avec le texte biblique (les journalistes aiment propager les rumeurs calomnieuses car cela fait vendre).

[*]Le premier sujet : Récits de guerre dans la Bible hébraïque de Thomas Römer (pages 19-23) traite plusieurs thèmes bibliques.
  1. Le 1er thème “Guerre et propagande” concerne en fait la stèle du pharaon Mérenptah. Bien qu’il reconnaisse que ce texte officiel est de la haute propagande puisque Israël n’a pas été anéantie, mais au contraire va entrer dans l’histoire profane, il en tire cependant un éclairage biblique: le mot «semence» associé à Israël évoque la masculinité. On peut donc dire qu’Israël apparaît comme «homme» (semence) et «Syrie» comme «femme», sans oublier que la destruction de la semence peut aussi évoquer la coutume égyptienne de couper les pénis des vaincus. L’auteur aime citer la psychanalyse pour éclairer le texte biblique, visiblement il n’a pas lu “Le livre noir de la psychanalyse”.
  2. Le 2e thème “Saül, David et l’art de la guerre” prétend que: L’art de la guerre est une des compétences nécessaires du roi. Dans la Bible, les récits sur la royauté en Israël insistent sur le exploits guerriers des futurs rois. Cette affirmation est fausse (l’auteur a judicieusement oublié le roi Salomon “Pacifique” et pour cause) puisque Saül a été choisi par Dieu lorsqu’il était insignifiant et méprisé par certains (1Samuel 9:15-21; 10:25-27), de même David a été choisi par Dieu lorsqu’il était insignifiant à cause de son jeune âge (1Samuel 16:1-13). Römer affirme ensuite que la victoire de David contre Goliath est “fortement légendaire” car il aurait été abattu par Elhanan (2Samuel 21:19), sans remarquer que le texte de 1Chroniques 20:5 précise qu’en fait Elhanan a abattu Lahmi le frère de Goliath.
  3. Le 3e thème “Une guerre, deux récits divergents” prétend que: dans la Bible, la défaite évidente de Juda a été transformée en victoire éclatante. Cette affirmation est fausse puisque, selon Sennachérib «Quand à lui [Ezéchias], je l’enfermai dans Jérusalem sa ville royale comme un oiseau en cage» et selon 2Rois 19:35-36 «il advint que l’ange de Yahvé sortit et frappa dans le camps des Assyriens 185000 hommes. Le matin quand on se leva, il n’y avait en tout que des cadavres, de morts! Sennachérib, roi d’Assyrie, décampa; il s’en retourna à Ninive où il resta». Il n’y a pas de contradiction, au contraire, puisque le récit biblique décrit un cuisant échec providentiel, ce qui est confirmé par l’historien Hérodote (Enquête II:141) et aussi par le fait que Sennachérib n’a pas réussi à prendre Jérusalem malgré son écrasante supériorité militaire (il avait précédemment écrasé les royaumes syriens sans difficulté).
  4. Le 4e thème “Yahvé, dieu de la guerre” prétend que: Ce lien étroit entre le dieu biblique et la guerre se reflète aussi dans le nom «Yahvé sebâ’ôt» signifiant «Yahvé (dieu) des armées», mais il précise un peu plus loin: La plupart des textes suggèrent cependant des armées célestes sous les ordres de Yahvé.
  5. Le 5e thème “La conquête de Canaan, une guerre littéraire” prétend que: la première partie du livre de Josué ne reflètent pas une réalité historique — la naissance d’Israël est le résultat est le résultat d’un processus de sédentarisation long et complexe. Il s’agit d’une invention littéraire des scribes judéens du VIIe siècle av.J.C. Cette accusation répétée ad nauseum par les archéologues est évidemment complètement aberrante, voir le dossier intitulé Dating the Birth of Israel: ca. 1500 or 1200 BCE ? sur academia.edu.
  6. Le 6e thème “L’utopie de la fin de la guerre” suppose que la fin de la guerre est une utopie alors que les textes bibliques disent explicitement le contraire: Il essuiera toute larme de leurs yeux: de mort, il n’y en aura plus; de pleur, de cri et de peine, il n’y en aura plus (Apocalypse 21:4).
Thomas Römer n'est pas un journaliste c'est un Bibliste confirmé et Théologien ce qu'il dit , il le source correctement ... faire passé Romer pour un journaleux en mal de sensation pour faire de l'argent est mensonger , aujourd'hui à 70 ans , Romer n'a plus grand chose à prouver.


Eliaqim a écrit : 04 janv.26, 14:47 [*]Le deuxième sujet Yahvé dieu des armées d’André Lemaire (pages 25-27) prétend que ce dieu des armées est un héritage culturel cananéen, un ersatz du Ba‘al, dieu de l’orage et du combat alors que Dieu n’est associé à l’orage que 2 fois dans toute la Bible (Isaïe 28:2, Ezéchiel 38:9). Il écrit: Tout en rejetant finalement le culte de Ba‘al lors du coup d’état de Jéhu en 841, la tradition israélite a pu reprendre certains aspects de ses caractéristiques divines en les intégrant dans la personnalité de la divinité nationale, Yahvé. Non seulement Lemaire utilise une chronologie biblique erronée (la chronologie est l’œil de l’histoire), le coup d’état de Jéhu étant daté de 885 et non en 841, voir le dossier Dating the Biblical Chronology - academia.edu, mais il contredit aussi le texte biblique puisque les représentations matérielles de la divinité sont formellement interdites (Exode 20:4-5), les statues religieuses étant des chimères (Isaïe 44:9-20). De plus, pour se démarquer complètement du dieu Baal, mot signifiant “(seul) Maître”, les Israélites, à partir de 725, n’ont même plus été autorisé à utiliser ce nom pour désigner Dieu (Osée 2:18-19), qui est changé en boshet “honte” dans quelques noms propres (Ishbaal et Jerubbaal deviennent Ishboshet et Jerubbeshet). En fait, Lemaire rejette l’authenticité de la Bible, il écrit concernant le herem: leur caractère légendaire semble assez évident et dû à une rédaction deutéronomiste vers la fin du VIIe siècle.

[*]Le troisième sujet Contre les Séleucides: une vraie guerre deux discours de Katell Berthelot (pages 29-31) prétend qu’il y a deux récits différents au sein de la Bible, sauf que, comme le rappelle la Bible de Jérusalem, les deux livres des Maccabées ne font pas partie du canon biblique mais sont des apocryphes.

[*]Le quatrième sujet Lakish ou l’art de la guerre de Philippe Abrahami (pages 33-37) prétend que la ville de Lakish a été prise par Sennachérib en 701 av. J.C. alors que, selon la Bible cette ville a été prise en 712 av. J.C. lorsque Sennachérib était le corégent de Sargon (2Rois 18:13-17, 19:9; 2Chroniques 32:9; Isaïe 20:1,36:1, 37:9), voir le dossier Dating the Sennacherib’s Campaign to Judah - academia.edu. Sur la photo de la prise de Lakish (page 37) on voit nettement Sargon sur son trône avec en face de lui son corégent (identifiable grâce à sa ressemblance avec le roi et à ses deux rubans derrière la tête) dont le nom Sennachérib est écrit dans l’étiquette au dessus ainsi que son titre de corégent (MAN écrit avec 2 têtes de clou signifiant “second”) et non de roi (LUGAL).

[*]La conclusion du dossier par Benoît de Saragan (page 38) retient uniquement les parties erronées des quatre sujets précédents car il croit en la “fée Archéologie” (pages 46-47) qui est pourtant devenue, comme le dénonce Michel al-Maqdissi (Directeur du Service des fouilles et études archéologiques à la Direction générale des Antiquités et des Musées de Syrie): une «archéologie de la décadence» qui cède aux sirènes des pétrodollars faciles et accepte compromissions et censures. Tout cela qui montre que le but premier de cette revue est bien de discréditer la Bible. Ce n’est pas nouveau ces gens-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, qui se déguisent en apôtres du Christ. Et rien d’étonnant: Satan lui-même se déguise bien en ange de lumière. Rien donc de surprenant si ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice (2 Corinthiens 11:13-15, Bible de Jérusalem).
[/list]

Note : Document rédigé par Gérard Gertoux (né à Lyon en 1955) et consulté en 2014. Il n’est plus accessible en ligne. J’en ai donc partagé une copie sur forum-religion.org et inter-religieux.org.
Lemaire quant à lui est épigraphiste, historien, philologue et prêtre catholique ... qui lui non plus à 84 n'a plus grand chose à prouver

Gérard Gertoux enfin , bien que diplomé en science ,
dispose que quelques article sur ResearchGate ( 13 ) et est référencé comme thésard ( PhD candidatePhD Student at Université Lumière Lyon 2 )
qu'il reconnait n'avoir jamais présenté !!! (https://gerardgertoux.academia.edu/)- je ne juge pas ici son sérieux je note qu'il n'est pas allé jusqu'au bout de son doctorat autrement dit , toute chose restant égales par ailleurs, il n'est pas chercheur et ne rend aucun compte à ses pairs de ses déclarations et article ...

Ce que confortent , les références qu'il indique sur son site ... aucune publications réelles dans un journal à réferré.

En résumé, tu relaies une information qui place une personne qui n'est pas "habilité" , qui n'a pas achevé son cycle universitaire en contradicteur de personnalité qui sont plus que légitime et qui rendent des comptes à leurs collègues ...

Cordialement
Adopter les règles de Crocker autorise vos interlocuteurs à optimiser leur message pour le transfert d'informations sans se préoccuper d'amabilités. Elles imposent que vous acceptiez l'entière responsabilité du fonctionnement de votre esprit – si on vous offense, c'est de votre faute.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Lee_Daniel_Crocker

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Re: Pourquoi les spécialistes ont-ils intérêt à dénigrer la Bible ?

Ecrit le 05 janv.26, 04:10

Message par Eliaqim »

Bonjour keinlezard,

Ton message est une parfaite illustration de l'ironie. Tu prêches pour la « recherche académique » fondée sur « des faits, des preuves », mais ta réponse ne contient aucun fait et aucune contre-preuve. Au lieu d'analyser les données techniques que Gérard Gertoux prend la peine d'exposer, tu consacres l'intégralité de ton argumentation à attaquer la personne de l'auteur et à comparer des CV. C'est ce qu'on appelle un sophisme d'autorité, et c'est tout le contraire d'une démarche scientifique.

Si ces éléments sont faux, un « chercheur habilité » devrait pouvoir les démonter facilement avec des arguments techniques. Or, tu choisis de les ignorer. Ce silence est révélateur : tu refuses le débat de fond parce que les faits présentés dérangent le consensus auquel tu te ranges par confort. Disqualifier une démonstration sous prétexte que son auteur « n'est pas allé jusqu'au bout de son doctorat » est une fuite en avant. La vérité d'une lecture épigraphique ou d'un calcul de date ne dépend pas du titre universitaire de celui qui l'énonce, mais de son exactitude.

En esquivant les preuves matérielles pour te réfugier derrière l'argument « Römer n'a plus grand-chose à prouver », tu ne défends pas la science : tu défends un dogme.

:slightly-smiling-face:

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