Pauline.px a écrit :Au même titre que je distingue le Créé et l’Incréé je considère qu’il y a le Connaissable et l’Inconnaissable. Je pense que fondamentalement D.ieu, béni soit-Il, est inconnaissable et qu’Il Se donne les moyens d’être perçu dans le format restrictif de la perception et de la connaissance humaines. D’où nos impressions humaines qu’il y a une pensée divine ou une parole divine ou une lumière incréée alors qu’il ne s’agit que de manifestations de la sollicitude divine S’efforçant de Se mettre à notre portée.
Bonjour Pauline.px,
Merci pour votre réponse. Nous lisons qu’il existe une lumière dans Timothée 6:16.
S'agit-il d'une manifestation ou d'une lumière incréée, inconnaissable ?
L’homme étant fait à son image, jusqu’à quel point pourrons-nous le connaître ?
Pauline.px a écrit :Néanmoins, je n’imagine pas que lorsque D.ieu, béni soit-Il, suscite et entretienne ces impressions celles-ci puissent n’avoir aucun rapport avec Sa personnalité. Je ne crois pas que D.ieu, béni soit-Il, fasse preuve de duplicité quand Il Se révèle.
C'est un peu comme quand un mathématicien représente sur une feuille de papier un objet qu'il imagine en dimension 4... ce n'est pas facile à suivre…
Vous avez parfaitement raison, il ne nous montre pas du "faux".
Pauline.px a écrit :D.ieu, béni soit-Il, est simultanément contemporain de tous les instants de Sa création mais j’ignore qu’elles autres dimensions temporelles Il peut encore maîtriser. Dans « Il n’a pas toujours… » je ne vois pas quel sens donner à la négation d'un "toujours".
Sortez un DVD de sa pochette et vous êtes simultanément contemporain de tous les instants du film. Sous vos yeux et dans vos mains, tous ces instants sont immédiatement présents à vous, ce sont les restrictions de vos sens qui vous voilent cette simultanéité.
J’avoue avoir du mal à voir les choses de cette manière.
Mon DVD n’est pas entier et l’écriture est en cours.
Je disais que de nouvelles idées pouvaient lui venir à l’esprit, surtout en voyant une création libre.
Je fais une distinction importante entre sa pensée et sa réalisation avec sa création. Il est Père de ce Fils lorsque la création en dispose.
Si le premier genre humain n'est pas devenu parfait ou manque le but, il a fallu attendre ce Fils de l'homme. C'est lui le Fils en son sein : Jésus-Christ.
Oui, ses dimenssions ne sont pas évidentes et nous nous éloignons peut-être du fil du sujet.
Pauline.px a écrit :
Coemgen a écrit :D ieu ne se dépouille pas de l’incréé pour se transformer en un humain ou en un âne qui parle.
D.ieu, béni soit-Il, ne Se transforme pas, il prend forme.
Et son Fils Jésus-Christ ne peut pas prendre lui-même une forme avant d’exister.
Pauline.px a écrit :Coemgen a écrit :… lors de l’apparition de ce Fils unique, l’homme engendré de D.ieu. Il y a eu une intéraction.
J’imagine une interaction avec la Toute Sainte Vierge Marie, c’est notamment en ce sens que l’humain Jésus est l’unique engendré de D.ieu, béni soit-Il.
Selon moi, Jean le considère comme "unique engendré" en faisant référence à sa vie en général, sans nécessairement penser à une interaction avec Marie.
Il pourrait être pleinement le Fils de Dieu tout en ayant un père biologique. L'histoire de sa conception est intéressante pour introduire le message, comme vous dites.
Pauline.px a écrit :Si l’Incarnation commence inutilement si tôt c’est pour délivrer un message.
Personnellement je crois que cette procédure qui s’initie avec la conception miraculeuse révèle le lien profond qui unit D.ieu, béni soit-Il, et Son Logos : Entre le Père et le Logos le lien est absolument unique, cet engendrement éternel est singulier.
Et la double filiation n'est pas un pur stratagème narratif. Ainsi il est clair pour moi que le Fils de l’homme et le Fils du Père interagissent intimement.
Le lien entre le parler et Dieu était déjà présenté au verset 1. J’y vois cette fois-ci, ici, un lien profond entre D ieu et l’homme de chair qui peut s’approprier le parler.
Pauline.px a écrit :L’évangéliste a contemplé la gloire de la Parole sous l’apparence de la gloire d’un fils unique du Père.
Ce "comme" introduit un hiatus mais aussi une comparaison qui nous enseigne que le lien entre Père et Dabar n’est ni fonctionnel ni allégorique mais intime, réel, personnel.
Je n’ai effectivement pas la même lecture. Comme je l'ai dit ci-dessus, j’y vois la gloire de l’homme (avec la parole) comme la gloire du Fils unique.
Pauline.px a écrit :Je ne crois pas qu’Il n’ait jamais dit cela.
Il annonce que les disciples doivent être Un comme le Père et le Fils sont UN. Il ne S'inclut jamais avec les disciples.
Concernant Jean 17, je pense que ce verset introduit un processus : d'abord le Père et le Fils, puis l’union avec les disciples dans le verset suivant.
C'est comme lorsque le maître dit : " que tu les aimes comme tu m'as aimé. " Il s'inclura finalement avec les disciples.
Pauline.px a écrit :L’enjeu, selon moi, est que les disciples soient UN pour reconstituer l’Adam initial.
L’unité du Père est du Fils n’est pas partagée par les disciples.
Néanmoins, le Père uni au Fils désire ardemment faire Sa demeure en nous.
Je comprends que le Fils et les disciples sont Un : le nouveau adam, Jésus-Christ. Vous êtes dans le corps du Christ (1Co 12:27).
Pauline.px a écrit :Je crois que c’est plus que cela : Le Dabar est UN avec l’humain Jésus-Christ.
Concernant 2 Corinthiens 5:19, vous apportez une précision par rapport au texte de base. Si précision nous devons faire, l'homme n’est pas seulement Un avec le dabar. Je préfère garder cette vue générale que nous présente le texte : "Dieu était en Christ ".
Pauline.px a écrit :C’est respectable de songer que Dabar et Rouach ne sont que des émanations.
Mais ce n’est pas suffisant à mes yeux, il manque l’altérité, l’autonomie, le dialogue. + la métaphore
Le parler est pour moi l’expression de D ieu, il peut être apprivoiser par l’homme. C'est comme cette sagesse divine qui court dans les rues, cherchant sa demeure.
Je n'y vois pas un personnage incréé. Nous sommes libres, appelons cette sagesse divine et ce dabar de D ieu.
Pauline.px a écrit :Défendre D.ieu ? béni soit-Il !
Que risque-t-Il ? Rien, mais ses enfants ne doivent-ils pas défendre son message dans le monde ?
Je suis d’accord pour cette précision.
Pauline.px a écrit :Quel sens donner à ce mot "semence" ?
En effet, je lis l’analogie avec le grain.
D’abord enterré puis élevé jusqu’au ciel.
Mais de quel fils est-il question ici ? le fils de D.ieu, béni soit-Il, ou le fils de l’homme, ou les deux ?Notre vocation est la vie éternelle, il faut planter des semences de résurrection…
L'esprit de D ieu et la parole.
Le Fils de l’homme en devenir à être le Fils de Dieu : le Fils de l’homme sur les nuées du ciel. Il peut porter certaines propriétés du D ieu.
Pauline.px a écrit :Qu’est-ce que la Vérité ?
Non pas celle qu’on cherche mais celle qui nous appelle.
Que notre doux Seigneur et Sauveur Jésus-Christ vous comble de Sa tendresse.
Votre sœur pauline
Nous sommes bien d'accord sur ceux qui font partie de l'assemblée des saints.
La vérité, c'est cette connaissance de D ieu, béni soit-il.
En écrivant, je pense à deux versets, la question de Pilate avant la crucifixion et Jean 17:3.
La vérité, c'est de connaître ce Créateur merveilleux et son Fils, véritable humain, notre seigneur et sauveur et grand frère.
N'est-ce pas là le chemin, la vérité et la vie (Jean 14:6) ?
Paix sur vous Pauline.px.
Que l'Eternel nous guide.
Ajouté 11 minutes 29 secondes après :
prisca a écrit : 04 févr.26, 00:37
Même si les Évangiles peuvent laisser entendre, à demi-mots, que Dieu se révèle comme Père à travers Jésus au moment des évangiles et nous parlerions plutôt cependant de manifestation et non pas de survenance de ce fait — car la Bible affirme une forme de préexistence du Christ lorsqu’il déclare exister avant Abraham, ce qui peut donner l’impression d’un être céleste descendu sur terre pour y accomplir une mission — cette lecture se heurte néanmoins à une limite décisive : l’impossibilité qu’existe
un second Dieu véritable.
Shalom Prisca,
Tout à fait Prisca sur ce qui est souligné. Pareil avec "un dieu avec dieu" en Jean 1:1.
Maintenant; je vais vous dire que Jésus le Fils de Dieu, c'est l’homme véritable uni à Dieu ; il n’a absolument aucune préexistence.
Dans Jean 8:58, nous pourrions lire aussi :"avant qu’Abraham fût, c’est moi".
Dans le sens où Jésus est bien plus grand qu’Abraham, qui avait vu son jour. Il répond à une question.
Il en va de même pour Jean-Baptiste qui est né avant Jésus. Jésus était pourtant avant lui, dans le sens d'une prééminence, sans préexistence en tant que personne :
il est la résurrection.
Bien à vous.