J'm'interroge a écrit : 02 avr.26, 02:01
Tu déformes encore mon propos.
Personne ne dit que “la logique = uniquement la logique formelle”. Ce qui est dit, c’est que la validité logique — au sens strict — est définie par des règles explicites, qu’on retrouve justement dans les systèmes formels (classique, floue, paraconsistante, etc.).
vic a écrit : 02 avr.26, 02:12
Oh là attention !
Définir la validité logique uniquement comme respect de règles formelles ne suffit pas à garantir la validité au sens strict, c’est-à-dire la capacité à prouver ou valider quelque chose dans la réalité. Cette validité stricte dépend toujours d’un sujet capable d’interprétation et de vécu.
Il n'existe pas de validité au sens strict dans la logique formelle , tu utilises une formule trompeuse
Tu redéfinis les termes au lieu de répondre au point.
La “validité au sens strict” en logique ne signifie pas “capacité à prouver quelque chose dans la réalité”. Elle signifie : une conclusion suit nécessairement de prémisses selon des règles d’inférence.
Ce que tu ajoutes — interprétation, vécu, rapport au réel — relève d’un autre niveau : celui de la vérité des prémisses, pas de la validité de l’inférence.
Dire qu’il n’existe pas de validité en logique formelle est donc simplement faux : c’est précisément là qu’elle est définie de manière rigoureuse. Ce que tu refuses, ce n’est pas la validité, c’est la définition logique du terme.
Encore une fois, tu mélanges :
- validité (relation formelle entre énoncés),
- vérité (rapport au réel),
- et compréhension (activité d’un sujet).
Et en les confondant, tu rends le concept de validité inutilisable.
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@ ronronladouceur,
Tu affirmes distinguer les cadres, mais dans ce que tu dis, ils sont constamment mélangés.
Quand tu dis que “la preuve est dans l’accompli”, tu prends un résultat réussi comme critère. Or un résultat peut être atteint par essai, habitude ou ajustement sans qu’aucune inférence valide n’ait été formulée. Le succès ne prouve pas la validité logique, il montre seulement une efficacité.
Ensuite, dire que “les critères sont en arrière-plan” ne résout rien : sans explicitation, tu ne peux ni les identifier, ni les tester, ni montrer qu’ils sont respectés. Tu supposes leur existence à partir du résultat — c’est circulaire.
Tu reproches aussi qu’on “ne prouve pas”, mais en logique formelle, justement, la preuve ne dépend pas du résultat observé : elle repose sur des règles explicites qui permettent de vérifier une inférence indépendamment du contexte. Ce n’est pas “après coup” au sens empirique, c’est vérifiable à chaque étape.
Enfin, invoquer une “logique naturelle” ne suffit pas à définir un critère. Tu décris un mode de fonctionnement réel (intuition, ajustement, réussite), mais tu ne fournis toujours aucun moyen de distinguer rigoureusement un raisonnement correct d’un raisonnement erroné. Tant que ce point manque, tu ne proposes pas une logique au sens strict, mais une description du comportement.
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@ d6p7,
Tu empiles ici plusieurs confusions et accusations sans les distinguer.
D’abord, dire que “la logique n’est rien sans l’expérience” est faux au sens strict. La logique ne dépend pas de l’expérience pour exister comme système de règles : elle dépend de l’expérience seulement pour savoir si les prémisses sont vraies.
> Tu confonds donc validité (structure) et vérité (rapport au réel).
Ensuite, affirmer que “le cadre est propre à chacun” détruit toute possibilité de discussion rationnelle. Si chacun a “sa logique”, alors plus rien ne permet de trancher entre deux raisonnements contradictoires. Dans ce cas, tout se vaut, y compris l’erreur.
Dire aussi que “la logique sert à dire le vrai” est encore une confusion : la logique ne dit pas ce qui est vrai, elle dit si une conclusion suit correctement de prémisses. Si tu utilises des prémisses issues de l’expérience, alors oui, la conclusion peut concerner le réel, mais ce n’est pas la logique qui garantit cela.
Enfin, l’accusation de “dogmatisme” repose sur une inversion : ce n’est pas imposer un dogme que de demander des critères explicites. Le vrai dogmatisme, c’est justement de se reposer sur “ce qui est vécu” ou “ce qui paraît vrai” sans pouvoir le justifier ni le discuter.
Tu décris un usage de la logique dans l’expérience, mais tu refuses les conditions qui permettent de vérifier si cet usage est correct. Sans ces conditions, il ne reste plus qu’un point de vue, pas une évaluation rationnelle.
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- La réalité est toujours beaucoup plus riche et complexe que ce que l'on peut percevoir, se représenter, concevoir, croire ou comprendre.
- Nous ne savons pas ce que nous ne savons pas.
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- Toute expérience vécue résulte de choix. Et tout choix produit son lot d'expériences vécues.
Sagesse !