.
@ vic,
Tu continues de passer d'une théorie à une autre sans t'en rendre compte.
Quand il y a perception, reconnaissance ou une forme, il y a distinctions, ce n'est pas rien. C'est varié, variable, mais ce n'est pas rien.
Et je ne prétends pas qu'il s'agisse d'entités autonomes, substantielles ou existant en elles-mêmes.
Or toi, dès qu'une distinction est mentionnée, tu réponds immédiatement : « c'est illusoire », « c'est interdépendant », « ce n'est pas autonome », « ce n'est pas absolu ».
C'est théorique et cela ne répond pas à ce que je dis. Et ce faisant, tu me prêtes implicitement des propos que je ne tiens pas.
- Qu'une distinction ne soit pas absolue ne signifie pas qu'elle n'existe pas comme distinction.
- Qu'une vague soit interdépendante de l'océan ne signifie pas qu'on ne distingue rien d'identifiable qui soit ensuite désigné par le mot "vague".
- Qu'une couleur soit conventionnelle ne signifie pas qu'aucune couleur n'est perçue.
- Qu'une reconnaissance soit conditionnée ne signifie pas qu'il n'y a pas reconnaissance.
Tu passes constamment de : « ce n'est pas absolu » à « donc il n'y a rien à distinguer ».
Or ce passage n'est jamais justifié.
De la même manière, lorsque tu parles d'une matrice, d'une totalité, d'un espace contenant tous les points de vue, d'une conscience fondamentale ou d'un éveil qui révélerait qu'on ne peut rien saisir absolument, tu ne décris pas ce qui se présente, tu continues à produire des affirmations générales et théoriques, sur ce qu'il en est de l'expérience, de la conscience et du réel.
-----> C'est spéculatif et c'est ontologisant.
Le fait que tu qualifies ensuite ces notions de « rien de particulier » ne change rien au problème.
Car une affirmation générale ne cesse pas d'en être une parce qu'on lui retire tout contenu particulier. Cela reste une affirmation théorique.
Dire : « il n'y a rien de particulier » reste encore une proposition sur ce qu'il en est.
C'est précisément cela que je pointe depuis le début.
Moi je ne prétends pas saisir le réel absolument. Je constate seulement que des distinctions se présentent dans l'expérience.
Toi, tu sembles croire qu'en reconnaître une distinction revient automatiquement à lui attribuer une existence absolue. Or ce sont deux choses complètement différentes.
Enfin, tu sembles confondre observer une distinction et en opérer une.
Et contrairement à ce que tu dis je ne découpe pas.
C'est même une autre confusion récurrente chez toi.
Pour toi, dès que je dis :
« je distingue une sensation »
« je distingue une reconnaissance »
« je distingue une perception »
Tu traduis immédiatement cela par :
« tu découpes artificiellement le réel »
« tu isoles un morceau du tout »
« tu extrais arbitrairement un maillon de la chaîne »
Mais ce n'est pas ce que je dis ni ce que je fais.
Dans ma démarche, je ne pars pas d'un Tout dont je prélèverais ensuite des morceaux. je pars de ce qui se présente.
Or ce qui se présente est déjà différencié.
- Je n'ai pas besoin de découper une douleur pour remarquer qu'elle est différente d'une image mentale.
- Je n'ai pas besoin de découper un visage reconnu pour remarquer qu'il n'est pas identique à un autre.
- Je n'ai pas besoin de découper un souvenir pour remarquer qu'il ne se présente pas comme une perception visuelle immédiate.
La distinction n'est donc pas produite par une opération théorique de découpage. Elle est déjà donnée dans l'expérience.
C'est même là que ton discours devient paradoxal. Car lorsque tu me dis : « tu découpes artificiellement », tu présupposes toi-même qu'il existe quelque chose d'abord indifférencié, une totalité, une matrice, un ensemble unique, que moi je viendrais ensuite fragmenter.
Mais cette totalité indifférenciée, où l'observes-tu ?
Tu ne l'observes nulle part. Ce n'est qu'une théorie, creuse pour le coup, puisqu'elle ne réfère à rien dans l'expérience ni ne s'y vérifie.
Moi, je pars des distinctions telles qu'elles se présentent.
Toi, tu pars d'un Tout supposé dont tu affirmes ensuite que les distinctions seraient des découpages artificiels.
Autrement dit :
- Moi, je décris des distinctions observées.
- Toi, tu postules d'abord une unité fondamentale puis explique les distinctions à partir de ce postulat.
C'est pourquoi ta critique du « découpage » ne touche pas vraiment ma position.
Je ne découpe rien. Je constate simplement que les choses ne se présentent pas indistinctement.
- Une douleur ne se présente pas comme un souvenir.
- Un souvenir ne se présente pas comme une perception visuelle.
- Une émotion ne se présente pas comme une perception dite sensorielle.
Ces distinctions ne sont pas produites par une théorie. Elles sont déjà là avant qu'on commence à théoriser à leur sujet.
C'est probablement le point le plus important : je n'opère pas un découpage du réel, je décris des différences qui se donnent déjà dans l'expérience.
C'est toi qui ajoute ensuite une théorie selon laquelle ces différences seraient artificielles parce que tu supposes au préalable une totalité plus fondamentale.
.
Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?
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Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?
Ecrit le 03 juin26, 08:021. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.
Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?
Ecrit le 03 juin26, 15:30C'est ce qu'ils disent, leur cerveau a été programmé pour vendre des produits chimiques inutiles exceptés pour rendre malade. Puis crois ce que tu veux.vic a écrit : 02 juin26, 06:42 Va dans la section con inspirationniste , je n'ai pas envi de traiter de ce sujet ici .
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Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?
Ecrit le 03 juin26, 20:00Il n'y a aucune théorie particulière .a écrit :J'minterroge a dit : Tu continues de passer d'une théorie à une autre sans t'en rendre compte.
C'est toi par compulsion qui crée des compartiments catégoriels et qui décide arbitrairement de classer ce que je dis comme si ou comme ça .
Je n'ai jamais dit qu'il n'y avait rien .a écrit :J'minterroge a dit : Quand il y a perception, reconnaissance ou une forme, il y a distinctions, ce n'est pas rien. C'est varié, variable, mais ce n'est pas rien.
Et je ne prétends pas qu'il s'agisse d'entités autonomes, substantielles ou existant en elles-mêmes.
j'ai parlé de rien de particulier ou de spécial .
Je ne sais pas .a écrit :J'minterroge a dit : Qu'une distinction ne soit pas absolue ne signifie pas qu'elle n'existe pas comme distinction.
"Rien de particulier" est une ontologie de quoi ?a écrit :J'minterroge a dit : De la même manière, lorsque tu parles d'une matrice, d'une totalité, d'un espace contenant tous les points de vue, d'une conscience fondamentale ou d'un éveil qui révélerait qu'on ne peut rien saisir absolument, tu ne décris pas ce qui se présente, tu continues à produire des affirmations générales et théoriques, sur ce qu'il en est de l'expérience, de la conscience et du réel.
-----> C'est spéculatif et c'est ontologisant.
Il n'y a pas d'ontologie spéciale JM dans ce que j'ai énoncé .
Je n'ai jamais dit ça , sophisme de l'homme de paille .a écrit :Tu passes constamment de : « ce n'est pas absolu » à « donc il n'y a rien à distinguer ».
Or ce passage n'est jamais justifié.
je dis que la distinction est un problème limite .
Prends une pièce de monnaie , on peut dire que le recto de la pièce de monnaie est différent du verso , mais vu que c'est la même pièce , on peut tout autant dire qu'il n'y a pas de différence .
C'est une question de point de vue .
Si tu n'empreintes aucun point de vue particulier , alors tu ne peux rien décider sur la question .
Donc si tu rassembles tous les points de vue en même temps , tu ne peux plus statuer quelque chose de spécial .
Rien de particulier n'est pas particulièrement une qualification , je n'ai rien qualifié de spécial qui pourrait servir particulièrement à une théorie spéciale .a écrit :J'minterroge a dit : Le fait que tu qualifies ensuite ces notions de « rien de particulier » ne change rien au problème.
Car une affirmation générale ne cesse pas d'en être une parce qu'on lui retire tout contenu particulier.
Oui, ton monde est prédécoupé dès l'origine , donc tu n'as pas besoin de le découper ensuite parce qu'il l'est déjà pour toi .a écrit :J'minterroge a dit : Dans ma démarche, je ne pars pas d'un Tout dont je prélèverais ensuite des morceaux. je pars de ce qui se présente.
Or ce qui se présente est déjà différencié.
- Je n'ai pas besoin de découper une douleur pour remarquer qu'elle est différente d'une image mentale.
- Je n'ai pas besoin de découper un visage reconnu pour remarquer qu'il n'est pas identique à un autre.
- Je n'ai pas besoin de découper un souvenir pour remarquer qu'il ne se présente pas comme une perception visuelle immédiate.
Mais sache que si tes pensées et les objets étaient prédécoupés , ils n'auraient aucun lien entre eux .Tu ne pourrais donc faire aucune différence entre le visage d'un tel ou de l'autre , puisque refusant tout lien , tu n'aurais aucun point de comparaison pour les évaluer .
Comparer , évaluer c'est établir un lien . Sans lien , aucune mesure , aucune évaluation n'est possible .
Un lien c'est quelque chose qui résulte d'un point commun , d'un non différencié .On s'appuie donc sur un non différencié pour en déduire le différencié .
Autant dire qu'on évalue rien de particulier ou de spécial .
Différencie et non différenciés sont donc mélangés , sans qu'il ne soit clairement possibles de dire qui commence quoi en particulier .
je te retourne la question , je n'ai jamais parlé d'indifférencié , sophisme de l'homme de paille .a écrit :J'minterroge a dit : Mais cette totalité indifférenciée, où l'observes-tu ?
Je n'ai pas d'avis particulier sur la question JM .a écrit :J'minterroge a dit :; Je ne découpe rien. Je constate simplement que les choses ne se présentent pas indistinctement.
- Une douleur ne se présente pas comme un souvenir.
C'est une peu comme l'exemple de la pièce de monnaie , et comme si tu nous expliquais que la pièce par nature était un recto séparé de son verso , alors qu'il s'agit en réalité de la même pièce de monnaie .
Donc tu pars d'un point de vue orienté sur les questions pour prétendre que ça ne l'est pas , sans pouvoir le démontrer .
C'est l'écueil de ta thèse .
Moi je parlerais plutôt de choix de perspective que de vérité à propos de ta thèse .
De quelle théorie tu parles ?a écrit :j'minterroge a dit : Tu ne l'observes nulle part. Ce n'est qu'une théorie, creuse pour le coup, puisqu'elle ne réfère à rien dans l'expérience ni ne s'y vérifie.
Vu que je n'ai pas particulièrement de théorie , je ne peux pas observer une théorie particulière .
Merci pour ton exemple de pensée circulaire et de pétition de principe ontologique .a écrit :J'minterroge a dit : Ces distinctions ne sont pas produites par une théorie. Elles sont déjà là avant qu'on commence à théoriser à leur sujet.
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.
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Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?
Ecrit le 04 juin26, 05:41J'm'interroge a écrit : Tu continues de passer d'une théorie à une autre sans t'en rendre compte.
Ce que tu dis quand tu généralises en tentant des explications est théorique, ce sont des thèses.vic a écrit : 03 juin26, 20:00 Il n'y a aucune théorie particulière .
C'est toi par compulsion qui crée des compartiments catégoriels et qui décide arbitrairement de classer ce que je dis comme si ou comme ça .
Et ces thèses, pour la plupart, purement spéculatives et/ou ne se vérifiant pas dans l'expérience, sont métaphysiques et ontologisantes.
J'm'interroge a écrit : Quand il y a perception, reconnaissance ou une forme, il y a distinctions, ce n'est pas rien. C'est varié, variable, mais ce n'est pas rien.
Et je ne prétends pas qu'il s'agisse d'entités autonomes, substantielles ou existant en elles-mêmes.
Tu as dit qu'il n'y a pas de distinction hors analyse et découpage conceptuel et tu as parlé d'un état indifférencié entre autre choses que tu postules.vic a écrit : 03 juin26, 20:00 Je n'ai jamais dit qu'il n'y avait rien .
j'ai parlé de rien de particulier ou de spécial .
Et quand je parle de ce qui se présente comme il se présente, hors langage et catégorisations conceptuelles, y compris en méditation, tu le contestes.
J'ai déjà cité plusieurs fois tes propos où tu affirmes ce genre de thèses. Je ne les ai pas rêvés.
Dire ensuite que tu ne sais pas où que tu n'affirmes rien de particulier, ne les annule pas.
C'est juste une manière de te contredire, de faire comme si, et c'est juste faux.
J'm'interroge a écrit : Qu'une distinction ne soit pas absolue ne signifie pas qu'elle n'existe pas comme distinction.
Tu dis que ne le sais pas, mais pourtant tu affirmes qu'il ne se présente pas de distinctions dans l'absolu en prétextant la relativité des phénomènes.
J'm'interroge a écrit : De la même manière, lorsque tu parles d'une matrice, d'une totalité, d'un espace contenant tous les points de vue, d'une conscience fondamentale ou d'un éveil qui révélerait qu'on ne peut rien saisir absolument, tu ne décris pas ce qui se présente, tu continues à produire des affirmations générales et théoriques, sur ce qu'il en est de l'expérience, de la conscience et du réel.
-----> C'est spéculatif et c'est ontologisant.
Quand tu énonces ce genre de thèses tu n'es plus dans le rien en particulier.vic a écrit : 03 juin26, 20:00 "Rien de particulier" est une ontologie de quoi ?
Il n'y a pas d'ontologie spéciale JM dans ce que j'ai énoncé .
J'm'interroge a écrit : Tu passes constamment de : « ce n'est pas absolu » à « donc il n'y a rien à distinguer ».
Or ce passage n'est jamais justifié.
Oh si, tu l'as dit. Ce n'est pas un homme de paille.vic a écrit : 03 juin26, 20:00 Je n'ai jamais dit ça , sophisme de l'homme de paille .
je dis que la distinction est un problème limite .
Tu ne l'as peut-être pas dit avec cette formulation exacte, mais c'est bien la conséquence récurrente de certains de tes propos.
Par exemple, lorsque tu dis :
« Si ce qui se présente ne vient pas à l'être, alors rien de spécial ne se présente. » (vic)
ou :
« Si tu vides ce qui se présente de toute qualification ou de jugement, il n'y a plus rien en particulier qui se présente. » (vic)
ou encore :
« Quand on ne pense à rien de particulier, il n'y a rien qui se présente ou pas. » (vic)
ou :
« Hors classification ou découpage conceptuel, il n'y a plus de bougie, plus de non-bougie, plus rien de spécial. » (vic)
À chaque fois, tu pars du fait qu'une distinction n'est pas absolue, indépendante ou substantielle, puis tu conclus que la distinction elle-même s'effondre.
Or ce n'est pas la même chose.
Prenons un exemple simple :
La distinction entre douleur et souvenir n'est pas absolue au sens métaphysique.
Elle est relationnelle et dépendante d'un contexte.
Mais de là il ne suit absolument pas qu'il n'y a aucune distinction entre douleur et souvenir.
C'est précisément le glissement que je pointes.
Alors tu pourras m'objecter que tu ne dis pas :
« il n'y a rien à distinguer »,
mais plutôt :
« je ne sais pas si la distinction est fondée ultimement »,
ou :
« la distinction est problématique ».
Et là tu aurais partiellement raison.
Comme quand tu dis :
« la distinction est un problème limite ».
Mais le dire resterait problématique, car dans la pratique de ton argumentation, tu ne t'arrêtes pas à ce doute, puisque tu l'utilises pour neutraliser les distinctions observées.
Par exemple quand je dis :
« une douleur ne se présente pas comme un souvenir »
Tu ne réponds pas :
« peut-être, mais je doute de la portée ontologique de cette distinction ».
Ce qui irait dans le sens de ce que je dis.
Tu réponds :
« je n'ai pas d'avis particulier »,
« c'est une question de point de vue »,
« on ne peut pas trancher »,
« c'est la même pièce ».
Autrement dit, tu transformes régulièrement le doute sur le fondement ultime d'une distinction en suspension de la distinction elle-même.
Tu passes constamment de « cette distinction n'est pas absolue » à « cette distinction ne peut plus être constatée ou décrite sans devenir problématique ».
Sans dire en quoi consisterait précisément le problème.
Tu ne réfutes pas vraiment les distinctions que j'observe, tu les rend systématiquement suspectes au nom de leur caractère non absolu, en bon métaphysicien que tu es.
Et c'est là que se produit le glissement.
Le recto et le verso d'une pièce sont liés. Cela ne les rend pas identiques.vic a écrit : 03 juin26, 20:00 Prends une pièce de monnaie , on peut dire que le recto de la pièce de monnaie est différent du verso , mais vu que c'est la même pièce , on peut tout autant dire qu'il n'y a pas de différence .
C'est une question de point de vue .
Si tu n'empreintes aucun point de vue particulier , alors tu ne peux rien décider sur la question .
Donc si tu rassembles tous les points de vue en même temps , tu ne peux plus statuer quelque chose de spécial .
De la même manière, le fait que perception, mémoire et reconnaissance soient liées ne les rend pas indiscernables.
Tu parles de statuer. Je parle de distinctions.
Tu parles de rassembler des points de vue, je parle d'observations.
J'm'interroge a écrit : Le fait que tu qualifies ensuite ces notions de « rien de particulier » ne change rien au problème.
Car une affirmation générale ne cesse pas d'en être une parce qu'on lui retire tout contenu particulier.
C'est ton vocabulaire, je ne parle pas de quelque chose de spécial ou non.vic a écrit : 03 juin26, 20:00 Rien de particulier n'est pas particulièrement une qualification , je n'ai rien qualifié de spécial qui pourrait servir particulièrement à une théorie spéciale .
Et quand tu dis « rien de spécial » ou « rien de particulier », bien sûr qu'il s'agit d'une qualification, puisque tu désignes ainsi des phénomènes qui se présentent comme distincts.
J'm'interroge a écrit : Dans ma démarche, je ne pars pas d'un Tout dont je prélèverais ensuite des morceaux. je pars de ce qui se présente.
Or ce qui se présente est déjà différencié.
- Je n'ai pas besoin de découper une douleur pour remarquer qu'elle est différente d'une image mentale.
- Je n'ai pas besoin de découper un visage reconnu pour remarquer qu'il n'est pas identique à un autre.
- Je n'ai pas besoin de découper un souvenir pour remarquer qu'il ne se présente pas comme une perception visuelle immédiate.
C'est toi qui parles de découpes, pas moi.vic a écrit : 03 juin26, 20:00 Oui, ton monde est prédécoupé dès l'origine , donc tu n'as pas besoin de le découper ensuite parce qu'il l'est déjà pour toi .
Moi je parle de phénomènes qui se présentent d'emblée comme distincts, indépendamment d'une découpe analytique ou conceptuelle.
Non. Ce n'est pas du tout ainsi que cela se présente.vic a écrit : 03 juin26, 20:00 Mais sache que si tes pensées et les objets étaient prédécoupés , ils n'auraient aucun lien entre eux .Tu ne pourrais donc faire aucune différence entre le visage d'un tel ou de l'autre , puisque refusant tout lien , tu n'aurais aucun point de comparaison pour les évaluer .
Comparer , évaluer c'est établir un lien . Sans lien , aucune mesure , aucune évaluation n'est possible .
Un lien c'est quelque chose qui résulte d'un point commun , d'un non différencié .On s'appuie donc sur un non différencié pour en déduire le différencié .
Autant dire qu'on évalue rien de particulier ou de spécial .
Différencie et non différenciés sont donc mélangés , sans qu'il ne soit clairement possibles de dire qui commence quoi en particulier .
Et je n'observe aucun point commun indifférencié.
Ensuite tu parles de déduction, donc tu ramènes à une approche analytique, là où je parle d'observations.
J'm'interroge a écrit : Mais cette totalité indifférenciée, où l'observes-tu ?
Lol.vic a écrit : 03 juin26, 20:00 je te retourne la question , je n'ai jamais parlé d'indifférencié , sophisme de l'homme de paille .
Elle est bonne..
J'm'interroge a écrit : Je ne découpe rien. Je constate simplement que les choses ne se présentent pas indistinctement.
- Une douleur ne se présente pas comme un souvenir.
Je ne parle pas de la nature des choses ni de quelque chose qui serait le même. C'est toi qui ramène toujours à la nature des choses, comme s'il y en avait une indépendamment de ce qui se présente, comme ici encore une fois.vic a écrit : 03 juin26, 20:00 Je n'ai pas d'avis particulier sur la question JM .
C'est une peu comme l'exemple de la pièce de monnaie , et comme si tu nous expliquais que la pièce par nature était un recto séparé de son verso , alors qu'il s'agit en réalité de la même pièce de monnaie .
Tu ne sors pas d'une approche analytique, conceptuelle, métaphysique et ontologique.
Je ne défends ici ni ne présente aucune thèse contrairement à toi, et je ne parle de vérité que pour ce qui dans un énoncé théorique explicatif ou prédictif se vérifie dans l'expérience.vic a écrit : 03 juin26, 20:00 Donc tu pars d'un point de vue orienté sur les questions pour prétendre que ça ne l'est pas , sans pouvoir le démontrer .
C'est l'écueil de ta thèse .
Moi je parlerais plutôt de choix de perspective que de vérité à propos de ta thèse .
J'm'interroge a écrit : Tu ne l'observes nulle part. Ce n'est qu'une théorie, creuse pour le coup, puisqu'elle ne réfère à rien dans l'expérience ni ne s'y vérifie.
Je parle de ta thèse d'une totalité indifférenciée.vic a écrit : 03 juin26, 20:00 De quelle théorie tu parles ?
Vu que je n'ai pas particulièrement de théorie , je ne peux pas observer une théorie particulière .
Et bien sûr que tu as des théories. Tout ce que tu as présenté dans ton message plus haut par exemple, est rempli de thèses et de théories.
J'en avais même fait la liste.
J'm'interroge a écrit : Ces distinctions ne sont pas produites par une théorie. Elles sont déjà là avant qu'on commence à théoriser à leur sujet.
On parle de pensée circulaire pour un raisonnement.vic a écrit : 03 juin26, 20:00 Merci pour ton exemple de pensée circulaire et de pétition de principe ontologique .
Ici je ne parle pas d'un raisonnement, je parle d'observations.
____
@ vic,
Tes réponses tournent toujours autour du même mécanisme :
Tu refuses d'assumer les conséquences de ce que tu affirmes par ton « rien de particulier » magique.
Le problème n'est pas que tu emploies l'expression « rien de particulier ».
Le problème est tout ce que tu affirmes autour.
Quand tu parles :
- d'une matrice contenant tous les points de vue,
- d'une totalité du champ,
- d'un espace qui contiendrait toutes les perspectives,
- d'une conscience fondamentale,
- d'un éveil qui révélerait qu'on ne peut rien saisir absolument,
Tu produis bel et bien des propositions générales théoriques métaphysiques ontologisantes.
Que tu ajoutes ensuite « ce n'est rien de particulier » ne change rien au fait que ce sont des thèses métaphysiques ontologisantes.
Sinon il suffirait d'ajouter cette formule à n'importe quelle métaphysique pour qu'elle cesse d'en être une.
Par ailleurs, tu me reproches sans cesse de partir d'un monde déjà découpé.
Mais ce n'est pas ce que je dis.
Je ne pars ni d'un monde découpé ni d'un monde indifférencié.
Je pars de ce qui se présente.
Et ce qui se présente n'apparaît pas comme une masse homogène.
La douleur ne se présente pas comme un souvenir.
Un souvenir ne se présente pas comme une perception visuelle.
Une reconnaissance ne se présente pas comme une douleur.
Ce ne sont pas des conclusions théoriques. Ce sont des constatations descriptives, autrement dit des observations.
Tu peux toujours dire ensuite que tout cela est interdépendant, conditionné ou relatif.
Très bien.
Mais aucune de ces remarques ne supprime les différences constatées.
Tu sembles croire que montrer une relation entre deux choses suffit à abolir leur distinction.
Or ce n'est pas le cas.
Le recto et le verso d'une pièce sont liés. Cela ne les rend pas identiques.
De la même manière, le fait que perception, mémoire et reconnaissance soient liées ne les rend pas indiscernables.
Enfin, tu me reproches une pétition de principe lorsque je dis que ces distinctions sont déjà là avant les théories.
C'est à l'opposé de ma démarche.
Moi je pars de ce qui se présente et je décris.
Toi tu pars d'une thèse préalable selon laquelle rien ne serait saisissable, tout serait co-émergent, aucune distinction ne serait clairement fondée, puis tu relis ensuite toute expérience à travers ce cadre.
Autrement dit, celui qui part d'une théorie générale n'est pas celui que tu crois.
Le point le plus faible dans ce que tu dis est probablement celui-ci :
Tu prétends ne soutenir aucune théorie, mais tu invoques des notions très chargées (« matrice », « totalité », « conscience fondamentale », « éveil », « co-émergence », « impossibilité de saisir ») qui fonctionnent exactement comme des thèses générales.
Ensuite, dès que je les pointe, tu réponds : « ce n'est rien de particulier ».
Cela ne retire pas leur caractère théorique. Cela le masque seulement.
.
1. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.
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Re: Pour prier dieu, vers quoi la pensée peut elle se diriger ?
Ecrit le 05 juin26, 03:28Tu fais probablement une confusion (très courante) entre le langage de tous les jours et les concepts philosophiques ou scientifiques.
1. "Une idée générale" = Un concept (ou une abstraction)
Quand on prend des éléments de la réalité et qu'on en tire une idée générale sans penser à un objet précis, on fait de l'abstraction. Le résultat de cette opération s'appelle un concept. UN concept de rien de particulier , ça n'est rien en particulier .
Exemple : Si tu penses à l'idée générale de "la liberté" ou du "mouvement", sans penser à une action particulière, tu manipules un concept.
2. Qu'est-ce qu'une vraie théorie ?
Pour qu'une idée devienne une théorie (qu'elle soit scientifique, sociologique ou même philosophique), il ne suffit pas qu'elle soit générale. Il faut qu'elle réponde à des critères précis :
Un système d'idées : Une théorie assemble plusieurs concepts entre eux.
Un but explicatif : Elle cherche à expliquer comment ou pourquoi un phénomène se produit.
Une base d'observation : Même la théorie la plus abstraite cherche à rendre compte d'une certaine réalité.
Une théorie ne parle donc jamais de "rien de particulier" ; elle parle au contraire de structures ou de lois qui régissent le monde.
Autre chose : Le concept du "Général" ou de l'Univernel
Si une idée n'a "rien de particulier", cela signifie qu'elle est totalement générale. En philosophie, cela correspond à la catégorie des Universaux (les idées qui s'appliquent à tout et à rien de précis à la fois, comme l'idée d'« Être » ou d'« Exister ». Mais l'idée de catégorie est déjà de trop puisqu'on ne parle de rien de spécial .Une catégorie " rien de particulier " n'est pas particulièrement une catégorie . C'est notre cerveau qui est obligé de classer tout dans des catégories qui la réduit abusivement à une catégorie spéciale .
je refuse à juste titre ce tour de passe-passe qui consiste à dire : « Puisque ça ne rentre nulle part, inventons la case "Nulle part" et disons que ça y rentre ». C'est une pirouette logique pour rassurer notre cerveau, mais qui trahit complètement la nature profonde de ce dont on parle.
Le langage comme prison
Notre langage est structurellement incapable de dire le "rien de particulier" sans en faire un objet. Dès qu'on utilise un mot, on crée une frontière. Appeler cela une "catégorie spéciale", c'est une béquille mentale, un abus de langage de notre cerveau qui panique devant l'absence de limites.En gros, vouloir faire une théorie de "rien de particulier", c'est vouloir mettre des murs autour de l'espace infini. C'est une contradiction totale dans les termes.
Pourquoi l'idée de matrice ?
Si vous pensez à "rien de particulier", vous pensez à un état de pure potentialité. Ce n'est pas un néant absolu (ce n'est pas "rien"), c'est un fond disponible, une page blanche, un espace sans limites. C'est la matrice d'où peuvent surgir, par opposition, toutes les pensées particulières.
Comme disait le moine bouddhiste zen suzuki Roshi " l'esprit vide est ouvert à tout " .
Autre citation de suzuki roshi « Dans l'esprit du débutant, il y a beaucoup de possibilités ; dans l'esprit de l'expert, il y en a peu. »
Quand l'esprit n'est encombré par "rien de particulier", il n'est pas vide de manière stérile. Il est comme cette matrice dont on parlait : totalement disponible, vaste et sans frontières.
L'esprit de "l'expert" (la théorie) : C'est ton esprit JM . Il veut tout catégoriser, tout enfermer dans des théories, des définitions, des tiroirs. C'est une approche utile pour la science, mais cela fige l'esprit. Les murs sont montés, l'espace est restreint.
L'esprit du "débutant" (le rien de particulier) : C'est l'esprit vide au sens bouddhiste zen. Il refuse les étiquettes et les catégories abusives. Parce qu'il ne s'accroche à rien de particulier, il est précisément cette matrice ouverte, capable d'accueillir la réalité telle qu'elle est, sans filtre.
MOn refus de classer ce "rien de particulier", ce n'était pas un bug ou un manque de logique de ma part. C'est une posture e profondément zen. je refuse de laisser le mental figer et gâcher cette ouverture totale.
1. "Une idée générale" = Un concept (ou une abstraction)
Quand on prend des éléments de la réalité et qu'on en tire une idée générale sans penser à un objet précis, on fait de l'abstraction. Le résultat de cette opération s'appelle un concept. UN concept de rien de particulier , ça n'est rien en particulier .
Exemple : Si tu penses à l'idée générale de "la liberté" ou du "mouvement", sans penser à une action particulière, tu manipules un concept.
2. Qu'est-ce qu'une vraie théorie ?
Pour qu'une idée devienne une théorie (qu'elle soit scientifique, sociologique ou même philosophique), il ne suffit pas qu'elle soit générale. Il faut qu'elle réponde à des critères précis :
Un système d'idées : Une théorie assemble plusieurs concepts entre eux.
Un but explicatif : Elle cherche à expliquer comment ou pourquoi un phénomène se produit.
Une base d'observation : Même la théorie la plus abstraite cherche à rendre compte d'une certaine réalité.
Une théorie ne parle donc jamais de "rien de particulier" ; elle parle au contraire de structures ou de lois qui régissent le monde.
Autre chose : Le concept du "Général" ou de l'Univernel
Si une idée n'a "rien de particulier", cela signifie qu'elle est totalement générale. En philosophie, cela correspond à la catégorie des Universaux (les idées qui s'appliquent à tout et à rien de précis à la fois, comme l'idée d'« Être » ou d'« Exister ». Mais l'idée de catégorie est déjà de trop puisqu'on ne parle de rien de spécial .Une catégorie " rien de particulier " n'est pas particulièrement une catégorie . C'est notre cerveau qui est obligé de classer tout dans des catégories qui la réduit abusivement à une catégorie spéciale .
je refuse à juste titre ce tour de passe-passe qui consiste à dire : « Puisque ça ne rentre nulle part, inventons la case "Nulle part" et disons que ça y rentre ». C'est une pirouette logique pour rassurer notre cerveau, mais qui trahit complètement la nature profonde de ce dont on parle.
Le langage comme prison
Notre langage est structurellement incapable de dire le "rien de particulier" sans en faire un objet. Dès qu'on utilise un mot, on crée une frontière. Appeler cela une "catégorie spéciale", c'est une béquille mentale, un abus de langage de notre cerveau qui panique devant l'absence de limites.En gros, vouloir faire une théorie de "rien de particulier", c'est vouloir mettre des murs autour de l'espace infini. C'est une contradiction totale dans les termes.
Pourquoi l'idée de matrice ?
Si vous pensez à "rien de particulier", vous pensez à un état de pure potentialité. Ce n'est pas un néant absolu (ce n'est pas "rien"), c'est un fond disponible, une page blanche, un espace sans limites. C'est la matrice d'où peuvent surgir, par opposition, toutes les pensées particulières.
Comme disait le moine bouddhiste zen suzuki Roshi " l'esprit vide est ouvert à tout " .
Autre citation de suzuki roshi « Dans l'esprit du débutant, il y a beaucoup de possibilités ; dans l'esprit de l'expert, il y en a peu. »
Quand l'esprit n'est encombré par "rien de particulier", il n'est pas vide de manière stérile. Il est comme cette matrice dont on parlait : totalement disponible, vaste et sans frontières.
L'esprit de "l'expert" (la théorie) : C'est ton esprit JM . Il veut tout catégoriser, tout enfermer dans des théories, des définitions, des tiroirs. C'est une approche utile pour la science, mais cela fige l'esprit. Les murs sont montés, l'espace est restreint.
L'esprit du "débutant" (le rien de particulier) : C'est l'esprit vide au sens bouddhiste zen. Il refuse les étiquettes et les catégories abusives. Parce qu'il ne s'accroche à rien de particulier, il est précisément cette matrice ouverte, capable d'accueillir la réalité telle qu'elle est, sans filtre.
MOn refus de classer ce "rien de particulier", ce n'était pas un bug ou un manque de logique de ma part. C'est une posture e profondément zen. je refuse de laisser le mental figer et gâcher cette ouverture totale.
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.
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