Quand je dis que j'ai toujours raison..

Sujet d'actualité Au Québec l'accommodement raisonnable, un sujet d'actualité.
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vic

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Re: Quand je dis que j'ai toujours raison..

Ecrit le 01 juil.26, 19:43

Message par vic »

J'm'interroge a écrit : 29 juin26, 06:04 Comme dans l'autre topic, tu utilises la même diversion pour ne pas répondre.

Mais je sais très bien que tu n'as rien de concret à présenter pour défendre tes théories et postulats métaphysiques.

Tu es coincé vic.
.
Tu parles de "théories métaphysiques", mais restons justement dans le très concret. Si tu refuses d'admettre qu'il existe un espace en toi qui est "rien de particulier" (neutre, sans préjugé, sans opinion), cela signifie deux choses :

Soit tu es incapable de faire table rase et tu es programmé par tes préjugés en permanence.
Soit, pour toi, la conscience est un objet physique qu'on peut toucher.

Si c'est le cas, montre-moi la forme, la couleur ou le poids d'une de tes pensées ou de ta conscience. Tu ne peux pas. Donc, selon tes propres critères, tes pensées n'ont "rien de concret à présenter". Tu vois bien que ta définition du réel est trop étroite.

Dire que la conscience est "rien de particulier" n'est pas un postulat métaphysique, c'est l'expérience directe de quiconque sait faire silence en soi. Si pour toi la réalité s'arrête strictement aux mots du dictionnaire et aux objets palpables, nous ne parlons tout simplement pas de la même chose. Je ne cherche pas à te convaincre, je décris une limite du langage que tu confonds avec une limite de l'esprit.
a écrit :J'minterroge a dit : Je ne dis pas qu'il faut qu'il y ait quelque chose.

- Je dis simplement que lorsqu'il se présente une sensation, une pensée, un affect ou une représentation, je peux les décrire.
Je ne le pense pas , on ne peux pas décrire tout ce qui est de l'ordre de la sensation , et c'est même là tout le problème .
On est souvent très limité pour en parler .
Ta prémisse déjà n'est pas réaliste .
Le langage est limité pour décrire .
C'est pour cette raison qu'il existe tant de malentendus entre les humains .
Ton principe , c'est accorder une toute puissance au langage et rejeter toute sensation qui ne peut pas être mise en mots .
Le réductionnisme linguistique. Tu souffres d'un biais très occidental et rationaliste qui consiste à croire que « ce qui ne se décrit pas n'existe pas » ou n'a pas de valeur.

L'incommensurabilité du vécu : Le langage est un système des étiquettes générales. Comment décris-tu exactement l'odeur de la pluie, la texture d'un chagrin d'amour, ou la nuance précise d'une douleur physique ? On utilise des métaphores, mais on ne décrit pas la sensation pure. La sensation est immédiate, le mot est une médiation appauvrie.

Les limites du dictionnaire : C'est précisément parce que le langage est limité qu'il existe tant de malentendus entre les humains. Si tout était si facilement descriptible, la poésie, l'art, ou même la thérapie n'auraient pas lieu d'être. Nous passons notre vie à essayer de traduire ce que nous ressentons, souvent avec beaucoup de frustration.

Le piège de ta logique : En exigeant qu'une chose soit descriptible pour être "identifiée", tu confonds la réalité d'une expérience (la sensation, la conscience) avec sa traduction verbale.

Quand je dis que la conscience ou la source de la table rase n'est "rien de particulier", ce n'est pas une absence de description par paresse, c'est le constat honnête de la limite des mots face à ce qui est premier. La conscience est ce qui permet de ressentir, elle ne se laisse pas enfermer dans une description
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.
Celui qui dépose les armes s'aperçoit que la forteresse qu'il défendait n'avait pas de murs. En abandonnant toute position, le combattant s'efface, et avec lui, le combat lui-même.

J'm'interroge

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Re: Quand je dis que j'ai toujours raison..

Ecrit le 01 juil.26, 22:16

Message par J'm'interroge »

@ vic,


Tu écris :
« Si tu refuses d'admettre qu'il existe un espace en toi qui est "rien de particulier"... »

Je ne refuse rien. Je constate simplement qu'il ne se présente rien de tel. C'est toi qui affirmes qu'il existerait un tel espace. C'est donc à toi de montrer à quoi il correspond concrètement dans ce qui se présente.

__

Tu écris ensuite :
« Soit tu es incapable de faire table rase... soit la conscience est un objet physique... »

Faux dilemme. Je n'ai jamais soutenu ni l'une ni l'autre de ces positions. Tu fabriques encore deux possibilités qui sont les tiennes pour me demander ensuite d'en choisir une.

Je n'entre pas dans ce jeu.

__

Tu me demandes ensuite :
« Montre-moi la forme, la couleur ou le poids d'une pensée. »

Je n'ai jamais défini le concret comme ce qui serait matériel, pesable ou nécessaire coloré. Encore une fois, tu réponds à une position qui n'est pas la mienne.

Quand je parle de concret, je parle de ce qui est effectivement identifiable dans ce qui se présente. Une douleur est concrète. Une image mentale est concrète. Un souvenir est concret. Une émotion est concrète. Ils ne sont pas matériels pour autant.

Tu continues donc à discuter une position que je n'ai jamais défendue.

__

Tu écris ensuite :
« Dire que la conscience est "rien de particulier", c'est l'expérience directe. »

Non. C'est déjà ton interprétation d'une expérience.

Les mots « conscience », « sujet pur », « espace neutre » ou « lumière », sont tes catégories.

__

Puis tu écris :
« Le langage est limité. »

Je suis entièrement d'accord.

Je ne soutiens nulle part que le langage épuiserait l'expérience. Je n'ai jamais écrit cela.

Tu continues donc à combattre une position imaginaire.

__

Tu écris encore :
« Tu crois que ce qui ne se décrit pas n'existe pas. »

Je n'ai jamais dit cela dans le sens ontologique que tu y injectes. Je dis une chose beaucoup plus simple : si ce n' est pas identifiable dans ce qui se présente, cela n'existe pas concrètement, c'est théorique. Et j'ajoute que si ce n'est pas vérifiable dans ce qui ce présente, c'est non seulement théorique mais creux, c'est un postulat creux.

Lorsque tu introduis un terme, le terme « conscience » par exemple, et que je te demande ce qu'il désigne, répondre « rien de particulier » ne permet pas d'identifier son référent. C'est comme répondre « rien » tout court.

C'est tout.

__

Enfin, tu termines par :
« La conscience est ce qui permet de ressentir. »

Voilà encore une théorie.

Tu ne décris plus une expérience. Tu proposes un principe explicatif. Tu attribues une fonction à une entité appelée « conscience ».

C'est précisément ce que je distingue depuis le début de la simple description.

Et c'est d'ailleurs assez révélateur.

Depuis plusieurs pages, tu prétends ne défendre aucune théorie. Pourtant, chacun de tes messages est rempli d'affirmations comme :
- « la conscience est... »
- « la conscience permet... »
- « il faut un observateur... »
- « sans centre rien n'apparaît... »
- « les phénomènes n'ont pas d'existence propre... »

Autrement dit, tu fais exactement ce que tu me reproches : tu construis un cadre théorique, puis tu le présentes comme s'il allait de soi.

Sauf que moi, contrairement à toi, je ne fais pas du tout cela.
.
1. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.

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Re: Quand je dis que j'ai toujours raison..

Ecrit le 01 juil.26, 23:21

Message par vic »

a écrit :J'minterroge a dit : Je n'ai jamais défini le concret comme ce qui serait matériel, pesable ou nécessaire coloré. Encore une fois, tu réponds à une position qui n'est pas la mienne.
Ben non , là tu parles d'une abstraction , pas du concret , c'est tout le contraire .
Une abstraction c'est flou .
C'est pourquoi je t'ai volontairement amené là où je voulais te mener .
A la base , tu te bases sur de l'abstrait pour prétendre que c'est du concret .
Dans l'abstraction , les frontières ne sont que conceptuelles , pas naturelles .
C'est comme décider des frontières des couleurs de l'arc en ciel .
Tu ne fais appel qu'a des concepts à toi , flous , mais que tu prétends clairs, concrets et identifiables .
a écrit :J'minterroge a dit : Quand je parle de concret, je parle de ce qui est effectivement identifiable dans ce qui se présente. Une douleur est concrète. Une image mentale est concrète. Un souvenir est concret. Une émotion est concrète. Ils ne sont pas matériels pour autant.
je ne suis pas d'accord , ce sont des abstractions en partie et les frontières sont floues justement .
Des sados masos prendront du plaisir dans le souffrance .
Une émotion n'est pas concrète , mais abstraite .
Un souvenir est abstrait , c'est une émotions téléchargée dans la mémoire , émotions sur quelque chose qui n'est déjà plus là .
C'est intéressant parce que je t'ai vraiment amené là où je voulais .
Il y a toujours une part d'abstraction dans ce que tu appelles super concret , et cette part rend les distinctions floues .
En plus les choses qu'on pense observer n'existent pas par elles mêmes , elles n'existent que relativement à autre chose qu'elle et uniquement de part relation . Une relation n'a pas d'intérieur ou d'extérieur .
Trancher une émotions d'une autre , c'est comme imaginer virtuellement une frontière , un intérieur et un extérieur dans les relations .

Si le concret est ce qui est identifiable, comment fais-tu pour identifier précisément la frontière d'une émotion sans utiliser un concept abstrait (le langage) pour la nommer ?

Tu es victime de ce que les philosophes et les sciences cognitives appellent « l'illusion de l'accès direct » ou le « réalisme naïf ». Tu as l'impression que ton esprit est une vitre propre à travers laquelle le monde (y compris ton monde intérieur) se donne à voir tel qu'il est.
a écrit :j'minterroge dit à vic :Tu écris ensuite :
« Soit tu es incapable de faire table rase... soit la conscience est un objet physique... »

Faux dilemme. Je n'ai jamais soutenu ni l'une ni l'autre de ces positions. Tu fabriques encore deux possibilités qui sont les tiennes pour me demander ensuite d'en choisir une.

Je n'entre pas dans ce jeu.
Non dans une table rase il n'y a pas forcément dilemme , on comprend que tu ne comprends pas ce dont il est question par ta réponse .
Dans la table rase , il n'y a aucune opinion particulière .

La confusion sur la "table rase" : Faire table rase, ce n'est pas une "position" philosophique ou une opinion, c'est une méthode (comme chez Descartes). C'est suspendre son jugement et vider son esprit des préjugés pour repartir à zéro.

Le faux procès en dilemme : En disant "Soit tu es incapable de faire table rase (méthode), soit...", je pose une condition logique, pas un choix entre deux croyances. Si tu refusse la table rase, tu gardes tes présupposés (ce qui bloque la discussion).

Tu confonds la méthode et l'opinion. Faire "table rase" n'est pas une position doctrinale, c'est une démarche logique qui consiste à suspendre temporairement ses certitudes pour examiner un problème à la racine.

Ce n'est pas un faux dilemme : soit on accepte de remettre ses présupposés à zéro pour avancer (table rase), soit on aborde la question de la conscience avec des idées préconçues. Ce n'est pas un "jeu", c'est la base de toute discussion philosophique rigoureuse.

Non ça n'est pas un faux dilemme , ça cherche à tester si tu préfères surfer sur une base de préjugés comme prémisse d'origine ou si tu acceptes la rigueur .

Il n'y a aucun piège ni faux dilemme ici. La "table rase" n'est pas une opinion que je t'impose, c'est l'absence même d'opinion préconçue. C'est repartir d'une page blanche.

. Ma formulation soulignait simplement cette nécessité logique, sans chercher à te coincer dans une case.

a écrit :j'minterroge a dit : Je n'ai jamais dit cela dans le sens ontologique que tu y injectes. Je dis une chose beaucoup plus simple : si ce n' est pas identifiable dans ce qui se présente, cela n'existe pas concrètement, c'est théorique.
C'est justement le problème , l'identification contient déjà une fabrication mentale possible qui la rend théorique .
L'acte même d'identifier implique déjà une interprétation, une structure mentale. Ce qui se "présente" à nous n'est pas brut : c'est toujours capté et traduit par la pensée. Tu oublies que ton "concret" est déjà une construction théorique de ton esprit.

Justement : comment identifies-tu que quelque chose "se présente" sans utiliser de concepts préalables ? L'identification est une opération de l'esprit. Dès que tu nommes ou reconnais un objet, tu injectes de la théorie. La frontière que tu traces entre le concret identifié et le théorique est donc artificielle : l'un ne va pas sans l'autre.
a écrit :J'minterroge a dit : Depuis plusieurs pages, tu prétends ne défendre aucune théorie. Pourtant, chacun de tes messages est rempli d'affirmations comme :
- « la conscience est... »
- « la conscience permet... »
- « il faut un observateur... »
- « sans centre rien n'apparaît... »
- « les phénomènes n'ont pas d'existence propre... »
J'ai déjà répondu à cette question .
je n'ai pas d'opinion sur le fait qu'il y ait apparaitre ou non, toi oui, c'est donc ta théorie , pas la mienne .
J'ai répondu dans les conditions que tu poses que si tu parlais d'apparaitre , cela impliquait un observateur .
Mais moi je ne parle pas d'apparaitre ou pas puisque ça n'est pas mon opinion de trancher sur cette question .
Dans les conditions où tu poses un apparaitre , cela impose un centre , un observateur .
Et les apparaitres n'ont pas d'existence propres , puisque déjà il sont liés à l'observateur .

Toutes les phrases que tu cites ("il faut un observateur", "sans centre rien n'apparaît") ne sont pas mes croyances, ce sont des nécessités logiques dans le cadre que tu as posé.

C'est toi qui affirmes qu'il y a du concret qui "se présente". Or, pour que quelque chose se présente, il faut structurellement un repère ou un observateur. Ce n'est pas mon opinion, c'est de la grammaire philosophique. Si tu parles d'un paysage, tu impliques un point de vue. Je ne fais que te mettre face aux implications de tes propres mots.

Pour la conscience , j'ai clairement dit qu'elle n'était rien de particulier , c'est l'inverse d'une théorie sur quelque chose puisque ça ne dit rien de spécial.
je ne lui attribue aucune substance, aucune nature spéciale , aucun dogme particulier . Ne pas définir particulièrement , ce n'est pas théoriser. C'est toi qui cherches absolument à plaquer une étiquette théorique sur mon refus d'en mettre une.

Si tu me reposes la même question ( ça fait 3 fois) je remettrais ce même copié collé , je le garde en réserve . Marre de répondre à des questions et que tu utilises gpt poir répondre sans même avoir lu mes réponses .
a écrit :J'minterroge a dit : Dire que la conscience est "rien de particulier", c'est l'expérience directe. »

Non. C'est déjà ton interprétation d'une expérience.

Les mots « conscience », « sujet pur », « espace neutre » ou « lumière », sont tes catégories
Ce sont des métaphores . Quand le sage montre la lune , l'idiot regarde le doigt .
j'ai toujours été clair sur le fait que la conscience n'était rien de particulier .
A partir du moment où tout est clair et que les point ont été mis sur le i du i à maintes reprises , ne pas comprendre que j'utilise ensuite des métaphores c'est l'idiot qui regarde le doigt .Et tu le fais bien .
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.
Celui qui dépose les armes s'aperçoit que la forteresse qu'il défendait n'avait pas de murs. En abandonnant toute position, le combattant s'efface, et avec lui, le combat lui-même.

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Re: Quand je dis que j'ai toujours raison..

Ecrit le 02 juil.26, 04:09

Message par J'm'interroge »

.
@ vic,


Tu mélanges beaucoup de choses (épistémologique, phénoménologique, ontologique, linguistique) et tu glisses constamment de l'un à l'autre sans le remarquer.

C'est précisément ce qui rend tes objections confuses.

__

Tu écris :
« Le concret, c'est le contraire de l'abstrait. Une abstraction c'est flou. »

Non.

Tu confonds abstrait et imprécis. Une abstraction n'est pas forcément quelque chose de flou. Le concept de nombre est abstrait. Les ensembles sont abstraits. Les lois logiques sont abstraites. Et pourtant tout cela peut être parfaitement précis.

Inversement, quelque chose peut être extrêmement concret tout en ayant des frontières imprécises. Un nuage est concret. Une flamme est concrète. Une douleur est concrète. Leurs limites ne sont pourtant pas toujours parfaitement nettes.

Tu confonds donc deux distinctions totalement différentes : d'une part, concret / abstrait et d'autre part, précis / imprécis ou net / flou.

Ce n'est pas la même chose.

__

Tu écris ensuite :
« Une douleur est abstraite. Une émotion est abstraite. Un souvenir est abstrait. »

Là encore tu confonds le phénomène avec son concept.

Le mot « douleur » est un concept. La douleur qui se présente n'est pas un concept. Lorsqu'il y a une sensation de brûlure, cette douleur n'est pas une abstraction. C'est précisément ce qui se présente.

Que son concept soit abstrait est une autre question.

__

Tu écris ensuite :
« Les frontières sont floues. »

Et alors ?

Pourquoi une frontière floue empêcherait-elle qu'il y ait quelque chose qui se présente ?

Les couleurs du ciel passent progressivement du bleu au rouge. Cela ne signifie pas qu'il n'y ait pas de ciel. Quant aux espèces biologiques, elles évoluent progressivement. Cela ne signifie pas que les animaux soient des abstractions.

Le flou d'une frontière n'implique absolument pas l'inexistence de ce qui se présente.

C'est encore une confusion.

__

Tu écris ensuite :
« Les phénomènes n'existent que relativement. »

Très bien.

Mais c'est encore une théorie. Où observes-tu cette relativité ? Où observes-tu concrètement cette dépendance ontologique ?

Tu l'affirmes. Tu ne la montres jamais.

__

Tu écris ensuite :
« Comment identifies-tu une émotion sans utiliser un concept ? »

Encore une confusion.

Tu ne distingues pas les mots qui sont des désignations concrètes et ceux qui réfèrent à des concepts.

Lorsque je reconnais une douleur, je ne conceptualise pas. Je ne fais pas une théorie sur la douleur ni ne postule une entité métaphysique "douleur".

Une douleur c'est concret vic.

Je reconnais simplement quelque chose qui se présente et le distingue.

Tu confonds constamment : reconnaître et expliquer. Ce sont deux opérations complètement distinctes.

__

Tu écris ensuite :
« L'identification est déjà une fabrication mentale. »

Tu l'affirmes. Mais où le montres-tu ?

Tu introduis encore un mécanisme caché : une fabrication, un traitement, une reconstruction, une opération mentale.

Où ou comment tout cela se présente-t-il ?

Tu fais exactement ce que je décris depuis le début : tu ajoutes derrière ce qui se présente une machine théorique explicative invisible.

__

Tu écris ensuite :
« L'identification est déjà théorique. »

Là encore non. Tu confonds théorie et reconnaissance.

Lorsque je reconnais mon propre prénom, je ne formule aucune théorie. Lorsque je reconnais une douleur, aucune théorie n'apparaît. Lorsque je reconnais une voix familière, c'est indépendamment d'une théorie, aucune théorie n'apparaît.

Reconnaître n'est pas expliquer.

__

Tu écris ensuite :
« Soit on fait table rase, soit on garde ses préjugés. »

C'est un faux dilemme.

Parce que tu supposes sans démonstration que ma démarche repose nécessairement sur des préjugés si elle ne passe pas par ta méthode ou tes catégories conceptuelles.

Tu exclus toutes les autres possibilités.

C'est exactement la définition d'un faux dilemme.

__

Tu écris ensuite :
« Je n'ai pas d'opinion sur l'apparaître. »

Et pourtant tu écris depuis des dizaines de pages :

- qu'il faut un observateur,
- qu'il faut un centre,
- que sans centre rien n'apparaît,
- que le silence suspend l'observateur,
- que l'apparaître implique une structure,
- que l'observateur est le verso de l'apparaître,
Etc.

Ce ne sont pas les conséquences de mon discours. Ce sont tes affirmations.

Tu ne peux pas dire ensuite que tu n'as aucune opinion.

__

Tu écris ensuite :
« Si tu parles d'apparaître, cela implique un observateur. »

Non.

Cela en implique uniquement un si tu définis toi-même apparaître ainsi, comme dépendant d'un observateur.

Moi, je ne définis jamais l'apparaître comme une relation entre un objet et un sujet. Je parle simplement de ce qui se présente et je n'observe rien de tel que cet observateur que tu ajoutes.

L'observateur est ton ajout. Penser que l'apparaître implique un observateur est une croyance que tu poses arbitrairement en évidence.

__

Tu écris :
« C'est de la grammaire philosophique. »

Non.

La grammaire du mot « apparaître » n'implique aucune métaphysique.

Dire : « une douleur apparaît », n'implique nullement : « il existe un sujet substantiel qui la reçoit ».

Tu ajoutes une théorie derrière un verbe.

__

Enfin tu reviens encore sur la conscience.

Tu écris :
« Je dis seulement qu'elle n'est rien de particulier. »

Mais cela ne résout toujours rien.

Dire que la conscience n'est « rien de particulier » ce n'est pas définir ou designer la conscience, c'est parler de « rien de particulier ».

Dire qu'une chose est « rien de particulier » ne permet toujours pas d'identifier ce dont tu parles.

- Une douleur n'est pas « rien de particulier ».
- Une pensée n'est pas « rien de particulier ».
- Un souvenir n'est pas « rien de particulier ».
- Une émotion n'est pas « rien de particulier ».
- Une sensation diffuse n'est pas « rien de particulier ».
- Même le silence n'est pas « rien de particulier ».

Autrement dit, ton expression ne désigne rien. Elle ne décrit rien.

Elle fonctionne simplement comme une formule creuse destinée à éviter d'avoir à préciser ce que tu entends par conscience.

Et c'est précisément pour cela que je parle ici d'un postulat et d'un terme creux.

__

Depuis le début, nous avons en réalité deux démarches très différentes.

La mienne consiste à partir de ce qui est effectivement identifiable dans ce qui se présente, sans ajouter immédiatement une théorie destinée à expliquer pourquoi cela se présente.

La tienne consiste presque toujours à passer directement, sans justification autres que de fausses évidences, du phénomène à une structure cachée censée le rendre possible : conscience, observateur, centre, contenant, espace, miroir, liberté pure, interdépendance, etc.

C'est exactement cette différence méthodologique que j'essaie de mettre en évidence depuis le début de cette discussion.

Et tu t'enfonces à chaque fois.
.
1. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.

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Re: Quand je dis que j'ai toujours raison..

Ecrit le 02 juil.26, 04:25

Message par vic »

OK, donc dans le sujet que tu as instauré , tu as toujours raison , et donc tu essais de faire du contorsionnisme intellectuel pour rester sur le podium .
Normal , puisque c'est ta volonté .
Cette puissante illusion de se sentir le centre de tout l'univers , cet enivrement de puissance .

Je n'ai pas de savoir , de vérité , d'opinion .
Je suis juste un nouveau né, juste un éternel ignorant .
Juste un éternel débutant .

Est ce cette peur de perdre ta place qui t'a mis dans un tel état ?
Qui voudrait prendre ta place ?

Si quelque part une philosophie même la plus rigoriste de vie mène à un tel enchainement, à t'elle vraiment une valeur enviable ?
Je t'ai posé la question maintes de fois de l'intêret de ton fameux mantra et je n'en ai vu que combat , lutte pour un territoire .

Quel territoire défends tu ?
Quelle est ta lutte ?

Moi je n'ai pas d'opinion , je n'ai rien à défendre , je reste les mains vides .
Il y a longtemps que j'ai cessé de lutter .

Le combattant , celui qui lutte, c'est celui qui a besoin de défendre une position.

L'effort de lutte trahit toujours la peur de perdre un territoire qui, pourtant, n'est fait que de vent. Dès qu'il y a une position (une idée, une identité, une certitude), il y a séparation, et donc création d'un ennemi imaginaire à combattre.
Modifié en dernier par vic le 02 juil.26, 04:45, modifié 2 fois.
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.
Celui qui dépose les armes s'aperçoit que la forteresse qu'il défendait n'avait pas de murs. En abandonnant toute position, le combattant s'efface, et avec lui, le combat lui-même.

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Re: Quand je dis que j'ai toujours raison..

Ecrit le 02 juil.26, 04:44

Message par J'm'interroge »

vic a écrit : 02 juil.26, 04:25 OK, donc dans le sujet que tu as instauré , tu as toujours raison , et donc tu essais de faire du contorsionnisme intellectuel pour rester sur le podium .
Normal , puisque c'est ta volonté .
Cette puissante illusion de se sentir le centre de tout l'univers , cet enivrement de puissance .
Je n'ai pas de savoir , de vérité , d'opinion .
Je suis juste un nouveau né, juste un éternel ignorant .
Juste un éternel débutant .

Est ce cette peur de perdre ta place qui t'a mis dans un tel état ?
Qui voudrais prendre ta place ?

Si quelque part une philosophie même la plus rigoriste de vie mène à un tel enchainement, à t'elle vraiment une valeur enviable ?

Ta réponse est essentiellement psychologisante. Tu ne réponds plus aux objections et attribues à ma démarche des intentions, des états psychologiques et des motivations.

__

Tu remarqueras que tu ne réponds plus à aucune des questions de fond.

Tu me prêtes maintenant une psychologie :

- une volonté de rester sur un podium,
- un besoin d'avoir raison,
- une peur de perdre ma place,
- un sentiment de toute-puissance,
- un état intérieur particulier.

Mais tout cela est encore une fois de l'interprétation.

Tu ne réponds toujours pas à ce que je te demande depuis des dizaines de pages : montrer à quoi renvoient concrètement les entités que tu invoques.

À la place, tu te mets à commenter ma personne.

C'est généralement ce qui arrive lorsqu'on ne parvient plus à défendre une position sur le fond.

Tu écris ensuite que tu n'as « ni savoir, ni vérité, ni opinion ».

Pourtant, quelques messages plus haut, ou dans l'autre topic, tu affirmais encore :

- qu'il faut un observateur pour qu'il y ait apparaître,
- que la conscience est un espace,
- qu'elle est lumière,
- qu'elle vide les opinions,
- que rien n'apparaît sans centre,
- que rien ne naît ni ne disparaît,
- que tous les phénomènes sont interdépendants.

Ce ne sont pas des silences. Ce sont des affirmations.

Tu ne peux pas, selon les besoins de la discussion, passer alternativement du statut de maître zen qui affirme énormément de choses à celui d'éternel ignorant qui n'aurait jamais soutenu aucune thèse.

Ces deux positions sont incompatibles.

Quant au reste, il est assez révélateur :

Lorsque les arguments ne tiennent plus, tu remplaces la discussion par une petite psychanalyse de ton interlocuteur.

Ce n'est pas une réfutation. C'est simplement une manière d'éviter de revenir au sujet.

vic a écrit : 02 juil.26, 04:25 Je t'ai posé la question maintes de fois de l'intêret de ton fameux mantra et je n'en ai vu que combat , lutte pour un territoire .

Quel territoire défends tu ?

Tu continues à psychologiser la discussion.

Tu ne réponds toujours pas à ce que j'écris, tu inventes des intentions :

- « combat »,
- « lutte »,
- « territoire »,
- « défendre une place ».

Mais tout cela est interprétatif et imaginaire, ce n'est pas dans mon discours.

Je t'ai pourtant déjà répondu à plusieurs reprises sur l'intérêt de ma démarche.

Son intérêt est précisément de distinguer ce qui est effectivement descriptible de ce qui relève du postulat, de l'interprétation ou de la théorie.

Cette discussion en est d'ailleurs une excellente illustration.

Depuis le début, tu ajoutes derrière les phénomènes une conscience-espace, un observateur, un centre, une lumière, une vacuité, une interdépendance, un non-naître, un non-disparaître...

Ma démarche permet simplement de montrer que tout cela dépasse ce qui est effectivement montrable.

Tu peux bien ne pas trouver cela intéressant. Mais cela répond à ta question.

En revanche, je pourrais te retourner la tienne.

Quel territoire défends-tu exactement lorsque tu tiens tellement à sauver ton observateur, ton centre, ta conscience-espace et toutes les entités que tu postules ?

Depuis des dizaines de pages, chaque fois que je montre qu'elles ne se présentent nulle part, tu en introduis de nouvelles.

À mes yeux, celui qui défend un territoire, ce n'est pas celui qui retire les postulats.

C'est celui qui ne cesse de les protéger.
.
1. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.

vic

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Re: Quand je dis que j'ai toujours raison..

Ecrit le 02 juil.26, 04:46

Message par vic »

Celui qui dépose les armes s'aperçoit que la forteresse qu'il défendait n'avait pas de murs. En abandonnant toute position, le combattant s'efface, et avec lui, le combat lui-même.
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.
Celui qui dépose les armes s'aperçoit que la forteresse qu'il défendait n'avait pas de murs. En abandonnant toute position, le combattant s'efface, et avec lui, le combat lui-même.

J'm'interroge

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Re: Quand je dis que j'ai toujours raison..

Ecrit le 02 juil.26, 04:51

Message par J'm'interroge »

vic a écrit : 02 juil.26, 04:46 Celui qui dépose les armes s'aperçoit que la forteresse qu'il défendait n'avait pas de murs. En abandonnant toute position, le combattant s'efface, et avec lui, le combat lui-même.
Je sais bien que tu n'as rien de concret à opposer à ce que je dis...

Je le constate.

:)
.
1. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.

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Re: Quand je dis que j'ai toujours raison..

Ecrit le 02 juil.26, 06:09

Message par vic »

Le véritable triomphe n'est pas de dominer les autres, mais de remporter la bataille contre ses propres faiblesses intérieures et fonctions destructrices.
Seul le présent est “réel”, précisément parce qu’il ne peut être saisi, ni retenu.
Celui qui dépose les armes s'aperçoit que la forteresse qu'il défendait n'avait pas de murs. En abandonnant toute position, le combattant s'efface, et avec lui, le combat lui-même.

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