Absolument pas. Si Dieu se présente à moi tel qu'il se présente, je ne vois pas en quoi je franchirais une étape supplémentaire sauf dans la tête d'un incroyant.J'm'interroge a écrit : 02 juil.26, 09:11En revanche, lorsque tu nommes cette expérience « Dieu », tu franchis un pas supplémentaire.
Croyance vs Empirisme ou Science.
- Gérard C. Endrifel
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Re: Croyance vs Empirisme ou Science.
Ecrit le 02 juil.26, 09:22La première chose que fera un esclave après avoir quitté son maître, c'est s'en trouver un autre encore pire que le précédent. Et il n'y a pas pire maître que soi-même. - "Principe d’élévation - Réalité ou Illusionnisme pervers ?" G. C. Endrifel
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Re: Croyance vs Empirisme ou Science.
Ecrit le 02 juil.26, 09:51Ce n'est pas ce que je dis, mais moi aussi je constate, j'observe...J'm'interroge a écrit : 02 juil.26, 09:11
Il y a malentendu : tu continues à croire que la démarche que j'expose consiste à privilégier la rationalité, alors qu'elle consiste à décrire tout ce qui se présente, y compris les intuitions, les émotions, les raisonnements, les théories, etc, de manière complètement a-théorique.
Et votre laïus est on ne peut plus théorique et plein d'usage de votre mental...
Car pour distinguer, vous devez appliquer votre rationalité et les distinctions relèvent de catégories, d'une théorie...
Le mental ou la raison y vont à fond ici... Théorie...Je constate que ce qui se présente peut être montré, reconnu, identifié, et décrit et que le reste est postulé.
Peut-être postulé, mais pas nécessairement faux, ni forcément creux...
Faudrait au moins avoir l'honnêteté, l'humilité de le reconnaître...
Mais vous ne pouvez en juger par l'argument du creux sans certitude quant au sens, à l'interprétation, la compréhension ou autre...
Nous sommes assez loin ici de la suspension du jugement... Plutôt dans la spéculation, l'interprétation... Et vous pourriez avoir raison! Peut-être, peut-être pas...
Mais alors que peut-on en dire vraiment?
Et auriez-vous déjà oublié que plein de trucs nous échappent quand le propos ici doit être tout en nuance?
Pensée parfois élaborée au fil d’un dialogue réflexif...
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Re: Croyance vs Empirisme ou Science.
Ecrit le 02 juil.26, 11:58.
@ ronronladouceur,
Tu employe le mot « théorie » à tort et à travers.
Le fait de reconnaître une distinction n'est pas encore théoriser. Reconnaître une couleur, une forme, une émotion, un raisonnement ou une théorie n'est pas expliquer quoi que ce soit. C'est décrire ce qui se présente.
Lorsque je distingue une observation d'une interprétation, je ne postule rien sur le réel. Je constate simplement qu'un discours ajoute quelque chose qui n'est pas une descriptio : quelque chose qui est une interprétation, une conclusion ou un postulat.
Tu écris ensuite : « Peut-être postulé, mais pas nécessairement faux, ni forcément creux. »
Je n'ai jamais dit qu'un postulat était nécessairement faux. Une théorie portant sur ce qui se présente peut être vraie, fausse ou indécidable dans le cadre d'une logique classique, ou vraie elle est vérifiée expérimentalement ou sans statut de vérité dans le cadre d'une logique minimale appliquée à une épistémologie vérificationniste constructiviste minimale.
Dans le cadre de ma démarche, j'appelle « théorie creuse » une théorie qui postule des entités, des causes ou des principes qui ne correspondent à rien d'identifiable dans ce qui se présente et ne s'y vérifient pas. Le qualificatif « creux » ne porte donc pas sur sa vérité éventuelle, mais sur le statut empirique de ce qu'elle postule.
Tu m'invites ensuite à la suspension du jugement. C'est le monde à l'envers, car c'est précisément ce que je fais et que la démarche empiriste strict préconise. Je ne conclus ni que ces entités existent, ni qu'elles n'existent pas. Je constate seulement qu'elles ne sont ni identifiables ni vérifiables dans ce qui se présente. C'est pourquoi je ne leur accorde pas d'existence concrète.
Enfin, lorsque tu rappelles que beaucoup de choses nous échappent, je suis d'accord. Mais cela ne constitue pas un argument en faveur d'un postulat particulier. Reconnaître que telle entité postulée n'est pas identifiable dans ce qui se présente ou que telle théorie ne s'y vérifie pas, ou encore constater que ce qui est postulé ou théorisé n'est pas montré concrètement comme identifiable ou vérifiable dans ce qui se présente, ne conduit pas à combler par des entités, des causes ou des principes qui ne se présentent pas eux-mêmes.
Toute la démarche consiste précisément à distinguer ce qui se présente de ce qui est ajouté pour l'expliquer, sans préjuger de la vérité ou de la fausseté des explications proposées. Il s'agit de ne rien postuler qui ne soit vérifiable ou identifiable dans ce qui se présente.
___________
@ Gérard,
C'est précisément là que se situe notre désaccord.
Tu dis : « Si Dieu se présente à moi tel qu'il se présente... » Mais justement, comment Dieu se présente-t-il concrètement ? Que se présente-t-il exactement ? Une lumière ? Une voix ? Une présence ? Une émotion ? Une intuition ? Une certitude ? Une pensée ? Une représentation ?
Tout cela peut parfaitement se présenter et être décrit. En revanche, le fait qu'il s'agisse de Dieu est déjà une interprétation. C'est une conclusion interprétative. C'est précisément cela que je questionne et sur quoi je suspends mon jugement. C'est précisément ce pas interprétatif que je ne franchis pas.
Car qu'est-ce qui, dans ce qui se présente lui-même, permet de reconnaître qu'il s'agit de Dieu plutôt que d'autre chose ?
Je ne nie pas l'expérience. Je demande seulement ce qui, dans l'expérience elle-même, justifierait ce genre de conclusions ou postulats.
Si cette conclusion interprétative repose sur autre chose que ce qui se présente effectivement, par exemple une croyance religieuse invérifiable, un raisonnement ou une tradition, alors je la note et la situe parmi les déductions sur base de croyances et non parmi les déductions spéculatives sur base de données empiriques hors système de croyances. (Une distinction que je n'ai pas encore abordée ici, mais qui a son importance dans le cadre de ma démarche empiriste stricte qui est une démarche descriptive.)
Toute ma démarche consiste précisément à reconnaître ce genre de distinctions, entre ce qui se présente et les interprétations et conclusions que l'on en tire, et entre les interprétations et conclusions sur base de données empiriques hors système de croyances et les interprétations et conclusions dans le cadre d'un système de croyances.
C'est pourquoi je ne dis pas que ton expérience est fausse. Je demande simplement ce qui, dans ce qui se présente lui-même, permet d'y identifier Dieu plutôt qu'une autre interprétation possible et si ces conclusions interprétatives dépendent d'un système de croyances ou non.
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@ ronronladouceur,
Tu employe le mot « théorie » à tort et à travers.
Le fait de reconnaître une distinction n'est pas encore théoriser. Reconnaître une couleur, une forme, une émotion, un raisonnement ou une théorie n'est pas expliquer quoi que ce soit. C'est décrire ce qui se présente.
Lorsque je distingue une observation d'une interprétation, je ne postule rien sur le réel. Je constate simplement qu'un discours ajoute quelque chose qui n'est pas une descriptio : quelque chose qui est une interprétation, une conclusion ou un postulat.
Tu écris ensuite : « Peut-être postulé, mais pas nécessairement faux, ni forcément creux. »
Je n'ai jamais dit qu'un postulat était nécessairement faux. Une théorie portant sur ce qui se présente peut être vraie, fausse ou indécidable dans le cadre d'une logique classique, ou vraie elle est vérifiée expérimentalement ou sans statut de vérité dans le cadre d'une logique minimale appliquée à une épistémologie vérificationniste constructiviste minimale.
Dans le cadre de ma démarche, j'appelle « théorie creuse » une théorie qui postule des entités, des causes ou des principes qui ne correspondent à rien d'identifiable dans ce qui se présente et ne s'y vérifient pas. Le qualificatif « creux » ne porte donc pas sur sa vérité éventuelle, mais sur le statut empirique de ce qu'elle postule.
Tu m'invites ensuite à la suspension du jugement. C'est le monde à l'envers, car c'est précisément ce que je fais et que la démarche empiriste strict préconise. Je ne conclus ni que ces entités existent, ni qu'elles n'existent pas. Je constate seulement qu'elles ne sont ni identifiables ni vérifiables dans ce qui se présente. C'est pourquoi je ne leur accorde pas d'existence concrète.
Enfin, lorsque tu rappelles que beaucoup de choses nous échappent, je suis d'accord. Mais cela ne constitue pas un argument en faveur d'un postulat particulier. Reconnaître que telle entité postulée n'est pas identifiable dans ce qui se présente ou que telle théorie ne s'y vérifie pas, ou encore constater que ce qui est postulé ou théorisé n'est pas montré concrètement comme identifiable ou vérifiable dans ce qui se présente, ne conduit pas à combler par des entités, des causes ou des principes qui ne se présentent pas eux-mêmes.
Toute la démarche consiste précisément à distinguer ce qui se présente de ce qui est ajouté pour l'expliquer, sans préjuger de la vérité ou de la fausseté des explications proposées. Il s'agit de ne rien postuler qui ne soit vérifiable ou identifiable dans ce qui se présente.
___________
J'm'interroge a écrit : 02 juil.26, 09:11En revanche, lorsque tu nommes cette expérience « Dieu », tu franchis un pas supplémentaire.
Gérard C. Endrifel a écrit : 02 juil.26, 09:22 Absolument pas. Si Dieu se présente à moi tel qu'il se présente, je ne vois pas en quoi je franchirais une étape supplémentaire sauf dans la tête d'un incroyant.
@ Gérard,
C'est précisément là que se situe notre désaccord.
Tu dis : « Si Dieu se présente à moi tel qu'il se présente... » Mais justement, comment Dieu se présente-t-il concrètement ? Que se présente-t-il exactement ? Une lumière ? Une voix ? Une présence ? Une émotion ? Une intuition ? Une certitude ? Une pensée ? Une représentation ?
Tout cela peut parfaitement se présenter et être décrit. En revanche, le fait qu'il s'agisse de Dieu est déjà une interprétation. C'est une conclusion interprétative. C'est précisément cela que je questionne et sur quoi je suspends mon jugement. C'est précisément ce pas interprétatif que je ne franchis pas.
Car qu'est-ce qui, dans ce qui se présente lui-même, permet de reconnaître qu'il s'agit de Dieu plutôt que d'autre chose ?
Je ne nie pas l'expérience. Je demande seulement ce qui, dans l'expérience elle-même, justifierait ce genre de conclusions ou postulats.
Si cette conclusion interprétative repose sur autre chose que ce qui se présente effectivement, par exemple une croyance religieuse invérifiable, un raisonnement ou une tradition, alors je la note et la situe parmi les déductions sur base de croyances et non parmi les déductions spéculatives sur base de données empiriques hors système de croyances. (Une distinction que je n'ai pas encore abordée ici, mais qui a son importance dans le cadre de ma démarche empiriste stricte qui est une démarche descriptive.)
Toute ma démarche consiste précisément à reconnaître ce genre de distinctions, entre ce qui se présente et les interprétations et conclusions que l'on en tire, et entre les interprétations et conclusions sur base de données empiriques hors système de croyances et les interprétations et conclusions dans le cadre d'un système de croyances.
C'est pourquoi je ne dis pas que ton expérience est fausse. Je demande simplement ce qui, dans ce qui se présente lui-même, permet d'y identifier Dieu plutôt qu'une autre interprétation possible et si ces conclusions interprétatives dépendent d'un système de croyances ou non.
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1. S’en tenir au concret, c’est-à-dire à ce qui se présente, tel que cela se présente, sans ajout purement spéculatif.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.
2. Ne rien affirmer qui ne réfère à rien d’identifiable dans ce qui se présente.
3. Ne rien postuler qui ne puisse s’y vérifier.
4. Reconnaître toute construction théorique pour ce qu’elle est : une construction langagière.
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