ronronladouceur a écrit : 27 oct.26, 06:14
Quelle exploration!
On pourrait même dire que Mystère, Dieu, Réalité, etc. sont des mots interchangeables...
Chacun son truc...
Oui, mais justement , tenter de mettre un mot à la place de mystère pour remplacer le mystère ne fait pas avancer le schmilblick .
La question c'est plutôt en quoi le mystère fait il si peur ?
Parce qu'on ne sait pas entrer en relation avec cette idée .
Impossible de dire que le mystère serait bon ou mauvais , puisqu'il est mystérieux .
C'est quand on essait de casser le mystère qu'on entrevoit le mystère comme bon ou mauvais , parce qu'en réalité on ne parle déjà plus du mystère , mais d'un projection sur l'idée .
Le mystère , c'est par définition quelque chose qu'on ne peut pas interpréter .
Donc il ne rassure pas , mais il ne fait pas peur , puisque pencher pour l'un ou l'autre serait déjà une interprétation du dit mystère et pas le mystère dont il est question .
Voici comment on peut schématiser mon idée :
Le piège de la projection : Dès que nous qualifions le mystère (en disant qu'il est effrayant, bienveillant, menaçant ou fascinant), nous cessons de faire face au mystère pour regarder notre propre création mentale. Nous le traduisons dans un langage compréhensible pour ne pas avoir à supporter le vertige de l'ininterprétable.
L'impossibilité de la relation : Entrer en relation suppose un sujet et un objet définis. Or, face au pur mystère, il n'y a plus d'objet saisissable ; la relation elle-même se dissout.
L'équivocité de la peur : Dire que le mystère "fait peur" est un abus de langage. Ce qui terrifie, ce n'est pas le mystère en soi, c'est la disparition des repères et l'impossibilité d'appliquer nos grilles de lecture habituelles (le bien, le mal, le vrai, le faux).