Suite à une conférence, Ahmed Deedat (Grand Savant Musulman) décide de poser des question au Révérend Van Hiten, qui accepte volontiers :
Il répondit :1) Quels sont les signes qui prouvent que c'est le Messie qu'il s'agit ?
On s'est entendu que la prophétie était une description d'évènements qui verront le jour dans le futur. Or cette prophétie se calque sur le Messie. Le mot le plus important de ce texte est "tel que toi", c'est-à-dire tel que Moïse.
Il répondit :2) Comment affirmer que Jésus est tel que Moïse ? Quelles ressemblances existent entre eux ? par "comme toi (tel que toi)"
Premièrement : Moïse était juif et Jésus l'était aussi.
Deuxièmement : Moïse était prophète et Jésus l'était de même. C'est ce que Dieu a dit à Moïse, "tel que toi" et Jésus est tel que Moïse. C'est la réalisation de cette prophétie.
Il répliqua :3) Est-ce les seules ressemblances entre Moïse et Jésus ?
Il ne me vient aucune autre ressemblance à l'esprit.
Le révérend n'avait eu aucune réponse4) Si telles sont les ressemblances qui ont fait que cette prophétie se prête à Jésus, qu'en est-il alors de ces autres prophètes venus après Moïse, tels : Salomon (fils et successeur de David), Isaïe, Ézéchiel, Daniel, Malachie, Jean Batiste, Osée, Joël ? Chacun d'entre eux était Juif et prophète. Ceci veut dire que la prophétie pourrait désigner chacun d'entre eux. Alors pourquoi choisir le Messie d'entre les autres ?
D'après le raisonnement, Jésus n'est pas comme Moïse pour les raisons suivantes :
Premièrement : Vous attestez que Jésus a une nature divine. Or Moïse n'est qu'un prophète. Est-ce exact ?
Le révérend répondit : C'est exact.
Alors Jésus n'est pas tel que Moïse.
Deuxièmement : Vous attestez que Jésus est mort pour libérer l'humanité de ses péchés. Or ce ne fut pas le cas pour Moïse. N'est-ce pas vrai ?
Le révérend répondit : Oui.
Alors Jésus n'est pas pareil à Moïse.
Troisièmement : Il est de votre croyance que Jésus est entré en enfer et y est resté trois jours. Cependant, Moïse n'entra point en enfer. Est-ce juste ?
Oui, répondit-il.
Alors Jésus n'est pas pareil à Moïse.
Cependant, ceci ne saurait être une preuve accablante, encore moins une réalité palpable d'autant que se sont des croyances qui ne font pas l'unanimité et où il n'est pas exclu que les gens se trompent (bien au contraire).
Moïse avait un père et une mère. Muhammed avait lui aussi un père et une mère. Or Jésus n'avait qu'une mère, étant né sans père. Est-ce vrai ?
Le révérend répliqua : Oui.
Conclusion : Donc Jésus n'est pas tel que Moïse, cependant Muhammed est comme Moïse.
D'ailleurs: Moïse et Muhammed sont nés de façon tout à fait normale, c'est à dire par le mariage consommé entre un homme et une femme, tandis que Jésus est né par un miracle du Très Haut. Nous lisons dans l'Évangile de Mathieu (1/18) :
Or la naissance de Jésus Christ arriva ainsi: sa mère, Marie, étant fiancée à Joseph, avant qu'ils fussent ensemble, se trouva enceinte par l'Esprit Saint. Joseph, son mari, étant juste, et ne voulant pas faire d'elle un exemple, se proposa de la répudier secrètement. Mais comme il méditait sur ces choses, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, disant: Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre auprès de toi Marie ta femme, car ce qui a été conçu en elle est de l'Esprit Saint...
N'est-ce pas vrai que la naissance de Jésus fut un miracle par rapport à celle de Moïse et de Muhammed ?
Le révérend répondit : Oui.
Donc, conclusion (encore une fois), Jésus n'est pas tel que Moïse or Muhammed est tel que Moïse.
Moïse et Muhammed se sont mariés et ont eu des enfants. Or Jésus ne s'est pas marié. Il est resté célibataire toute sa vie. N'est-ce pas vrai ?
Il répondit encore par : Oui.
Conclusion, Jésus n'était donc pas comme Moïse. Mohammed, lui, l'était.
Si vous voulez encore d'autres preuves, n'hésitez pas à me les demander tel que : "Jésus dénigré par son peuple", "Messager et rois", "Nouvelle lois divines", "L'abandon de la vie terrestre", "La place dans les cieux", des centaines de preuves phrases par phrases (auxquelles le révérend n'a pas su répondre) ....
Or la prophétie ne s'arrête pas à ce stade. Il y a d'autres phrases :
"Je leur susciterais d'entre leur frères un prophète, tel que toi"
La phrase qu'on va examiner maintenant est "d'entre leurs frères".
Dans ce texte, Dieu, qu'il soit glorifié, s'adresse à Moïse. Les juifs étant une même race, leurs frères ne peuvent êtres que les Arabes.
Nous lisons dans la Bible qu'Abraham avait deux femmes, Sarah et Agar. Agar lui a enfanté un fils. Ce fut le premier né d'Abraham. On retrouve dans la Genèse (16/15) :
"Agar enfanta un fils Abram. (Et Abram donna le nom d'Ismaël à l'enfant qu'Agar lui avait enfanté)."
et dans la Genèse (17/23) :
"Abraham pris Ismaël, son fils"
Un autre passage dans la Genèse :
"Et Ismaël, son fils, avait treize ans lorsqu'il avait été circoncis"
Et jusqu'à ses treize ans, Ismaël était le premier fils ou le fils unique d'Abraham. Lorsque l'alliance entre Dieu et Abraham fut établie, Dieu lui a donné un second fils Isaac, de son autre épouse Sarah. Naturellement Isaac était plus jeune qu'Ismaël.
Si Ismaël et Isaac étaient les fils d'Abraham, ils étaient donc frères. Et les enfants de chacun d'entre eux sont les frères des enfants de l'autre.
Les enfants d'Issac sont juifs. Les enfants d'Ismaël sont les Arabes. C'est ce que dit la Bible lorsqu'en parlant d'Isaac et de ses enfants, elle les désigne frères d'Ismaël. On lit dans le Genèse (16/12) :
"Et il (Ismaël) habitera à l'encontre de tous ses frères."
et ailleurs, dans la Genèse (25/18) :
"Il s'était établit à la face de tous ses frères."
Le prophète Muhammed est (effectivement) descendant d'Ismaël fils d'Abraham (puisque toute la tribu des Qoreish à laquelle appartenait le Prophète Muhammed est descendante d'Ismaël).
Pour en revenir à la prophétie : Elle identifie bien la généalogie du prophète attendu, et qui est tel que Moïse, qu'il serait "de parmi leurs frères."
La prophétie ne s'arrête pas à ce stade. elle poursuit en disant :
"Je mettrais mes paroles dans sa bouche."
Que pourrai bien vouloir dire la phrase "Je mettrai mes paroles dans sa bouche" ?
Supposez que maintenant je vous demande d'ouvrir la Bible sur le deutéronome (18/18) et que je vous demande de lire le paragraphe. Aurai-je de cette façon mis mes paroles dans votre bouche ?
Je suppose certainement que non
Supposez alors au contraire que je veuille vous apprendre une langue qui vous soit étrangère, comme la langue arabe par exemple, de laquelle vous ne connaissez rien, et que je vous demande de répéter après moi les mots que je vais prononce (en écrit).
"Qul huwa-llâhu ahad, allâhu-ssamad, lam yalid wa lam yûlad wa lam yakun lahû kufu'an ahad"
Aurais-je ainsi mis mes paroles dans votre bouche ?
Vous serriez d'accord, qu'avec cette façon je mettrai mes paroles dans votre bouche.
Bref, c'est de cette façon que le Coran fut révélé au Prophète Muhammed.
Les livres d'histoire et ceux relatant la vie du Prophète nous apportent que ce dernier se retirait dans une caverne située dans une montagne au voisinage de la Mecque. A la veille du 27ème jour du mois de Ramadan, alors que le Prophète avait quarante ans, l'archange Gabriel lui apparut et lui parla en lui disant : "Lis !" Le Prophète répondait : "Je ne sais pas lire." Puis l'archange lui réitéra l'ordre de lire. La troisième fois, l'archange lui dit : "Lis, au nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l'homme d'une adhérence. Lis! Ton Seigneur est le Très Noble, qui a enseigné par la plume, a enseigné à l'homme ce qu'il ne savait pas."
C'est-à-dire : "Lis au nom du Dieu créateur. Il forma l'homme en réussissant les sexes. Lis au nom du Dieu adorable. Il apprit à l'homme à se servir de la plume. Il mit dans son âme le rayon de la science."
Tels sont les cinq versets que Le Seigneur A Fait Descendre sur Son serviteur et ils figurent tel quel dans le chapitre AL-ALAQ (L'ADHÉRENCE) du Coran.
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Cette expérience qu'a connue le prophète Muhammed dans la caverne de Hirâ'(aujourd'hui connue sous le nom du mont de la lumière) et ses réponses aux ordres de lecture de l'archance Gabriel représente la réalisation d'une autre prophétie que l'on retrouve dans la Bible, dans le livre d'Isaïe (29/12) et qui énonce :
"On présente le livre à un homme qui ne sait pas lire (c à d un prophète illettré)"
Pareillement cité dans le Coran :
"Embrassez l'Islam. Suivez le prophète que n'éclaire point la science". (Coran VI, 158)
C'est absolument ce qui s'est passé dans la caverne de Hirâ' quand l'archange Gabriel ordonna au prophète Muhammed de lire en lui disant : "Lis !", et lui qui répondait : "Je ne sais pas lire", c'est à dire "Je suis illettré et ne connais point ni la lecture ni l'écriture."
Le texte de la prophétie, tel qu'énoncé dans le livre d'Isaïe (29/12) dit :
"On présente le livre à un homme qui ne sait pas lire, en lui disant : Lis donc cela ! Et lui dit : Je ne sais pas lire."
Il est important de se rappeler que ce dont nous sommes en train de parler a eu lieu au sixième siècle, au moment ou nulle traduction de la Bible en arabe n'existait, et qu'en plus le Prophète Muhammed était illettré et n'avait point reçu un quelconque enseignement. C'est Dieu qui a inspiré le savoir (comme pour Adam). C'est ainsi qu'il est dit dans le Coran :
"Il ne suit point ses propres lumières ; Tout ce qu'il dit est une inspiration divine. Celui qui possède la force (Gabriel) l'a instruit".
Voyez vous comment cette prophétie s'adapte à l'histoire du prophète comme un gant, sans avoir recours à aucune forme de manipulation dans l'explication des choses, et sans lui créer une interprétation loin d'en être un possible.
Donc le révérend Van Hiten répond à Ahmed Deedat par ceci :
"Tous ces propos et idées que vous avez émis semblent excellents ! Cependant, ils ne sont pas d'une grande importance pour nous chrétiens car nous avons une foi ferme en Jésus, le Dieu personnifié qui nous a libéré du joug du pêché."
Ahmed Deedat étonné lui dit :
"Vous dites : ce sont des choses sans importance ! Cependant, Dieu Ne les voit pas avec une pareille simplicité, et c'est parce qu'Il savait qu'il y aurait des gens, comme vous, a qui importent peu Ses paroles et qui se détournent d'elles, qu'Il Les a avertis dans la prophétie même. Dans le Deutéronome (18/19) nous lisons :"
"Et, si quelqu'un n'écoute pas les paroles qu'il dit en mon nom, c'est moi qui lui en demanderai compte."
Dans d'autre Bibles, le texte se termine par :
"Je serai moi le vengeur"
C'est à dire, c'est moi qui me vengerai de lui.
Il (Ahmed Deedat) reprit en lui disant : "Ne craignez-vous pas ce terrible avertissement de Dieu ?"
Nous, nous tremblons de peur pour peu que nous nous sentions menacé par autrui, et vous, vous ne craignez pas l'avertissement de Dieu !
La prophétie la plus étonnante est celle du Déteuronome (18/19) ou il est dit :
"Mes paroles qu'il dira en mon nom"
Au Nom de qui parle le prophète Muhammed ?
A ce moment, Ahmed Deedat ouvra une traduction du Coran, celle de cheikh Yûsuf`Alî (peut importe), sur la sourate CXIV. En haut de la sourate figurait la phrase "Au Nom De Dieu, Le Clément, Le Miséricordieux". De mêmes, toutes les sourates, exception faite de la sourate IX, commencent par "Au Nom De Dieu, Le Clément, Le Miséricordieux".
La prophétie dit bien : "mes paroles qu'il dira en mon nom". Mais au nom de qui parlait Muhammed ? Il parle "Au Nom De Dieu, Le Clément, Le Miséricordieux". Cette même phrase précède même les gestes et paroles de tous les musulmans, chose qui n'est pas le cas chez les chrétiens, par exemple, qui accompagnent généralement leurs actes ou leurs paroles par : "Au nom du père, du fils et du saint esprit"
En recherchant dans un Evangile enrichis de quelques explications, de notes et de commentaires, on retrouve un signet sur le mot "Prophète" dans la question "es-tu le prophète ?" On retrouve dans l'explication correspondante : "Il s'agit d'un prophète dépeint dans le Deutéronome (18/18) et qui est tel que Moïse" (l'annotateur des textes du Nouveau Testament de la Bible de Crampon fait la même remarque).
Nous avons prouvé par des preuves évidentes que ce prophète en question n'est autre que Muhammed et qu'il ne s'agit nullement du Messie.
Nous ne nions pas, nous autres musulmans, le caractère prophétique de Jésus, ni les milliers de prophéties qui annoncent la venue de Jésus. Cependant, ce que nous affirmons avec force, c'est que la prophétie du Deutéronome (18/18) ne fait guère allusion à Jésus et qu'elle désigne clairement Muhammed.
Le révérend mit fin à cette discussion avec beaucoup de correction et de considération en disant :
"Votre discussion nous a été très appréciée et nous souhaitons que vous veniez dans notre église pour faire une allocution sur ce sujet même."
Ahmed Deedat répondit :
"J'ai attendu vainement l'invitation pendant quinze ans !"
Il pense d'ailleurs que le révérend était sincère dans son intention de l'inviter, mais qu'il est très difficile de vaincre sa fierté et il n'existe pas de berger qui accepte de perdre quelques-unes de ses brebis.
L'examen catégorique :
Aux adeptes de la religion de Jésus, j'adresse cette parole :
Pourquoi ne pas appliquer l'examen catégorique que Jésus veut que vous appliquiez à toute personne qui se prétend être un prophète ? Ce test que nous retrouvons dans l'Evangile de Mathieu (7/15-20) :
"Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtement de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez."
Pourquoi craignez-vous d'appliquer ce test aux enseignements de Muhammed ?
Nous retrouvons dans le dernier testament, c'est à dire le Saint Coran, que Dieu à fait descendre, un message parfait complétant ce qui avait été révélé à Moïse et à Jésus, et qui donne au monde la paix et le bonheur tellement recherché. Ainsi constate Bernard Shaw (Georges-Bernard Shaw, écrivain irlandais, né à Dublin en 1856 et mort en 1950, prix Nobel en 1925 => Larousse) :
"Si un individu comme Muhammed avait pris le pouvoir absolu sur le monde, il aurait réussi à résoudre les problèmes dont souffre l'humanité, et lui aurait fourni la paix et le bonheur dont elle a tant besoin."