Elehu a écrit :y'aura t'il un jugement dernier( a la resurection), où Dieu jugera chaque personne, ceux qui ont fait le bien pour le paradis et ce qui ont fait le mal pour l'opprobre?
Et bien cela dépend seulement de votre conscience à vous !
En effet, si la Bible met en oeuvre des personnages différents décrivant la situation d'une humanité générale et collective, RIEN n'empêche de la considérer aussi comme la description de tous les aspects conscients possibles qui constituent un seul être individuel tout au long de son parcours.
Pourquoi cela ? Parce qu'une vérité métaphysique s'applique comme une loi mathématique ou physique à un système. Si les conditions sont réunies sur le système qu'on étudie, alors la vérité mathématique s'applique. Que le système soit l'univers entier, notre système solaire, notre terre, l'humanité sur notre terre, une communauté (nation, congrégation, groupe divers) ou un seul individu, la Bible s'applique comme une loi universelle.
Ainsi, Jésus, les apôtres, les disciples, les pharisiens, les Sopherims, etc ... ne sont que des aspects possibles de notre complexité individuelle.
Le religion étant la relation de notre conscience individuelle, limitée et contingente, à notre conscience universelle, seule réalité de notre être réel, elle se déroule donc individuellement d'abord. Par extension, elle peut se dérouler dans un groupe, et par extension encore, on peut la généraliser à l'ensemble de l'humanité.
Votre devenir individuel obéit donc à l'enseignement biblique qui vous propose deux destins : soit le jugement, soit le non-jugement. C'est selon votre conscience à vous, que votre destin se tracera. Si vous croyez et entretenez l'idée que vous êtes soumis au jugement, alors c'est que vous n'avez pas totalement abandonné ce principe de la dualité qui a forgé la faute originelle. Si par contre, vous êtes confiant en Jésus, et que vous recherchez la mort du coupable en vous, et que, durant votre vie présente, vous le mettez à mort vraiment, ne laissant ressusciter que l'innocent, nul doute que cette adhérence vous évite le jugement.
En réalité, en chacun de nous, des aspects vont mourir et d'autres seront sauvés. La voie chrétienne consiste à déclarer innocents le maximum de nos aspects coupables, et cela par la pratique de la croyance forte que ces aspects sont totalement blanchis et que nous n'en sommes pas coupables.
Alors que se passe-t-il au jugement dernier ? Et bien, le jugement dernier est celui de la fin de tout cycle temporel. Un être humain vit un certain nombre d'années, et lors de sa mort physique, il se trouve dans un certain état, plus ou moins innocent ou plus ou moins coupable. Je pourrais même dire, que cet être est plus ou moins non-dualiste ou plus ou moins dualisé. Ainsi, dans la logique de la faute originelle, qui sépare le bien et le mal, la culpabilité est liée au fait qu'aucun d'entre nous ne peut se trouver foncièrement innocent ! Dans la logique du "Ni Bien ni Mal", qui est l'inversion de la faute originelle, l'innocence résulte de l'absence de toute culpabilité possible, puisque le Mal ne peut s'opposer au Bien, ni le Bien s'opposer au Mal. Le non-jugement produit l'innocence, même l'innocence de ce que le jugement ancien avait déclaré coupable. C'est la voie du repentir. La culpabilité est la chute, et l'innocence la remontée de pente.
C'est Jésus qui introduit cette notion invraisemblable (n'est-ce pas ?) dans un discours religieux, dans Jean 8, l'épisode de la femme adultère.
Jean 8:7 Ils demeurent à le questionner. Il se redresse et leur dit: «Celui d’entre vous qui est sans faute, qu’il jette le premier une pierre sur elle!»
Les pharisiens et les scribes sont l'image de la dualité de la Loi de Moïse et ils se réclament d'elle, lorsqu'elle dit qu'il faut lapider la femme adultère. Mais Jésus leur rappelle qu'ils sont alors coupables eux-mêmes. Cela veut dire que lorsqu'on juge le mal ou le bien, on se place soit-même dans un état coupable, puisque cela résulte de la distinction du bien et du mal, qui constitue dans la Bible la faute originelle. Bien sûr les pharisiens et les scribes ne sont que des aspects de notre conscience.
Jean 8:9 Eux entendent et sortent, un à un, à commencer par les plus vieux. Iéshoua‘ demeure seul, et la femme est au milieu.
Et oui, tous les aspects coupables en nous, seront exclus mais ils le seront par eux-mêmes, étant leur propre jugement dont le verdict est assurément "coupable". Les plus vieux sont les aspects que nous avons reçus en premier à l'âge de raison (symbolisé par Moïse dans l'AT), car cet âge est celui où l'enfant doit distinguer entre le bien et le mal. Toute sa vie, il va devoir obéir à la loi, et il va devoir juger chaque chose et chacun, y compris en lui-même.
Jean 8:10 Iéshoua‘ se redresse et lui dit: «Femme, où sont–ils? Personne ne t’a condamnée?»
Ayant éloigné les coupables (éloigné les raisons de la culpabilité), vient le constat : "Tiens ! Pas de condamnation ?" Et bien non ! Plus de condamnation, plus de culpabilité.
Jean 8:11 Elle dit: «Pas un, Adôn!» Alors Iéshoua‘ lui dit: «Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne faute plus!»
Ce verset est capital dans le christianisme. Il est une inversion stricte et formelle de la Loi de Moïse. Il est sublime entre tous, car il montre l'Innocent en l'homme : "Je ne condamne pas". Mais il dit clairement ne faute plus, ne pêche plus, car ici, le péché n'est pas l'adultère, mais seulement la façon dont l'adultère a été vu comme mal par un jugement coupable. Ce qui dérange l'innocent Jésus, c'est le péché coupable, et non pas ce sur quoi portait le jugement coupable. "Ne faute plus", cela veut dire "ne te considères plus coupable, ne te juges pas, ne te condamnes pas ! Moi-même je ne te juge pas !"
Evidemment, cette lecture est trop éloignée des enseignements du monde, y compris de ceux des congrégations chrétiennes. C'est un fait que le monde n'est pas celui du même prince (principe). Mais cela est cependant écrit malgré tout. Le jugement est seulement pharisien et pour les pharisiens. Ceux-là, en nous, sont déjà jugés et condamnés. Mais notre conversion en conscience vers l'innocence peut aussi les innocenter à leur tour. Bien entendu, il faut éviter de les reproduire et faire le choix du non-jugement.
Vous allez me dire ; Et Dieu dans tout cela ? Et je vous répondrais inlassablement : il est immuable ! N'étant ni pharisien, ni non-pharisien, il est au-delà de toute distinction possible. Cela mérite un autre thème que je vais peut-être préparer.