Arguments contre l'homosexualité : Contribuez !
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Ecrit le 10 sept.07, 08:29
"Là encore, l'éventuelle souffrance serait inhérente à la cause de l'homosexualité.
De plus, il faudrait décoder toutes les causes d'attirances hétéro, pour envisager les causes d'attirances homo."
La souffrance inhérente à l'homosexualité serait celle qui proviendrait du manque d'accomplissement de notre potentiel : devenir pleinement l’homme ou pleinement la femme que nous avons en germe à la naissance .
Nous avons tous en nous un coté féminin et un coté masculin mais nous sommes quand même sexués (polarisés) homme ou femme .Les homosexuels miment ces 2 aspects :selon l'origine de leur homosexualité ils sont passifs (efféminés ) ou actifs (virils) donc quand même " homme" ou "femme" indépendamment de leur sexe biologique .D'ailleurs chez les peuples qui pratiquaient la pédérastie il était mal vu d'être efféminé donc passif car cela était considéré comme un signe de faiblesse .
Etre en inadéquation avec son sexe biologique provoquerait une souffrance qui produit des symptômes , psychique (stress , etc ) ou physique (maladie : allergies ,ulcères , cancer etc ).
Havelock Ellis, un contemporain de Freud et de Krafft-Ebing, sera le premier à tenter de démystifier l'homosexualité. Il montrera notamment qu'elle n'est pas congénitale, mais toujours acquise : c'est-à-dire qu'on ne naît pas homosexuel, mais on le devient ! Ainsi, contre Krafft-Ebing et la plupart de ses disciples, Havelock Ellis affirmera le caractère PSYCHIQUE de l'homosexualité.
Il ne faut pas confondre sexualité et rapports physiques .Nous sommes tous sexués donc avec tous une sexualité qui peut être exempte de rapports physiques .Les sœurs et les moines ont une sexualité , qui ne s’exprime pas par le corps .Dès qu’on échange des informations , des émotions avec le sexe opposé on a des échanges sexuels donc une sexualité .Dans le langage courant on a tendance à confondre sexualité et rapports physiques.
Il peut exister une homosexualité latente chez des personnes qui n’ont pas de vie sexuelle physique :je connais des femmes vierges qui ont une meilleure amie , avec qui elle font tout :elles se voient pratiquement tous les soirs , partent en vacances ensembles .Elle ne se disent pas homosexuelles mais vivent une relation très forte non amoureuse avec une femme .
J’ai résumé ci-dessous à partir de plusieurs articles l’apport de la psychanalyse dans la connaissance de l’homosexualité :
La psychanalyse n'est pas une éthique , elle ne se réfère pas une morale Elle est neutre et ne vise pas à définir ce qu'est le bien de l'homme. Elle a pour objectif la mise en lumière des mécanismes psychiques en l'être humain et en particulier de ceux qui sont du domaine inconscient. En psychanalyse, l'homosexualité est considérée comme un symptôme : elle est une construction inconsciente de la personne homosexuelle. Elle résulte d'un choix INCONSCIENT de sa part, pour vivre sa sexualité.
Dans la perspective freudienne
Les sexualités sont plus ou moins liées à deux pôles psychiques : le pôle narcissique, qu'on peut définir par la dose d'amour que le sujet doit capitaliser pour lui-même, et le pôle oedipien qui met en jeu le don d'amour à un autre que soi-même.
Une sexualité évoluant de manière privilégiée sur le mode oedipien aboutit à une constitution bisexuelle de l'individu.
La composante hétérosexuelle est normalement consciente, vécue et source de satisfaction.
La composante homosexuelle, elle, est en partie refoulée et en partie sublimée ; elle est alors source des liens sociaux.
Le déséquilibre de ces deux composantes homo et hétéro peut faire que l'homosexualité dite latente devienne manifeste dans le comportement, mais elle est toujours vécue avec culpabilité ; c'est l'un des tableaux cliniques de la névrose.
Ailleurs, la sexualité du sujet peut avoir pour vocation, outre la satisfaction, de soutenir le fantasme d'unité narcissique de celui-ci. Cette économie narcissique qui doit servir la sexualité conduit le sujet à se satisfaire de manière quasi exclusive avec un autre qui tient toujours du double.
• Dans le cas de l'homosexualité liée à un déséquilibre dans le fonctionnement oedipien, la psychanalyse redistribue généralement les cartes du désir vers l'hétérosexualité et l'atténuation de la culpabilité ;
• Dans le cas de l'homosexualité liée à des blessures affectives concernant l'image du sujet, la psychanalyse travaille l'écart du sujet avec ses idéaux, les idéaux de la société et l'idéal de complétude amoureuse qu'il recherche ; entreprise au bout de laquelle il rencontre souvent l'effondrement dépressif. La psychanalyse, dans ce cas, remanie extrêmement rarement le choix sexuel du sujet - et d'ailleurs ce n'est pas son but, qui reste le rétablissement d'un équilibre entre les satisfactions sexuelles et le besoin d'aimer l'autre comme son double.
Dans la perspective lacanienne
Jacques Lacan a beaucoup apporté à la compréhension de l'homosexualité et du fonctionnement narcissique en échafaudant la théorie du "stade du miroir comme formateur du Je" et la problématique phallique.
Le phallus est avant tout un objet imaginaire de l'enfant, suffisamment "voilé" pour se révéler sous des aspects divers, mais dont le point commun est de manquer à la mère. Du rapport qu'entretiendra l'enfant, garçon et fille, à cet objet supposé "manquer" à sa mère, dépendra l'identité sexuelle.
De la place accordée à la parole du père par le couple mère-enfant, celle-la imprimera plus ou moins sa marque sur le phallus imaginaire l'attribuant plus ou moins au père. Le rapport de la constellation familiale à l'attribution phallique est l'opérateur principal de l'identité sexuelle. Pour plus de détails se reporter à la lecture du Séminaire V de J. Lacan "Les formations de l'Inconscient" Ed. du Seuil p . 161 à 213. Il est essentiel que la parole du père jouisse d'une certaine considération dans les échanges entre la mère et l'enfant. Accordant une certaine valeur à ce père, la petite fille va chercher de son côté ce qui plus tard avec un homme pourra lui procurer de la jouissance sexuelle, quant au petit garçon il cherchera à s'identifier à celui qui peut donner aux femmes jouissance, enfants…
Donc Freud a donné une première approche de l'homosexualité. Selon lui :
- Pour la fille, l'homosexualité résulte d'une fixation infantile à la mère et d'une déception à l'égard du père.
- Pour le garçon, l'homosexualité survient après la puberté, quand s'est instauré durant l'enfance un lien intense entre le fils et sa mère. Au lieu de renoncer à elle, celui-ci s'identifie à elle, se transforme en elle et cherche un homme qui puisse le représenter et qu'il puisse aimer comme il a été aimé par sa mère.
Freud considérait que l'homosexualité était un arrêt du développement sexuel. Un peu plus tard, Lacan et d'autres ont affiné les observations et théories de Freud. A présent, on ne parle plus d'homosexualité mais des homosexualités. En effet, l'homosexualité peut résulter de différents mécanismes inconscients.
Différents modes d'homosexualité :
1er mode de formation de l'homosexualité (à partir de l'Oedipe) :
Un préalable : Il y a deux modes de relation à l'autre :
- l'amour (je désire l'autre)
- l'identification à l'autre (j'aime ce que l'autre aime)
C'est soit l'amour, soit l'identification, mais jamais l'un et l'autre en même temps. Celui qu'on aime, à celui-là on ne s'identifie pas.
Le complexe d'Oedipe (vers 3 à 6 ans) :
Dans le développement normal d'un enfant, garçon ou fille, au tout début, il y a une identification première au père, l'objet d'amour étant la mère. L'enfant aime la mère du même type d'amour que celui du père pour la mère : il la désire et veut être aimé d'elle comme elle aime le père.
Pour le garçon, lors du complexe d'Oedipe, il entre en rivalité avec le père pour aimer la mère. C'est l'identification secondaire au père. Mais, par peur de la castration, il finit par renoncer à cette rivalité et accepte de diriger son amour vers quelqu'un d'autre, de sexe féminin, appartenant à sa génération.
Pour la fille, l'amour premier pour la mère se transforme en haine pour elle : la mère ne lui a pas donné de pénis. Elle l'a faite manquante. Alors, elle s'identifie à sa mère et se met à aimer le père qui, lui, a un pénis ; elle veut obtenir de lui un "pénis de substitution" (= un enfant). Mais le père refusant d'épouser sa fille, la fille sort du complexe d'Oedipe en acceptant de diriger son amour vers un homme de sa génération.
Dans le 1er mode de formation de l'homosexualité :
Il n'y a pas de passage par le complexe d'Oedipe mais il y a un complexe d'Oedipe inversé :
- Pour le garçon, l'identification primaire au père se transforme en amour pour le père (il y a donc identification à la mère, c'est-à-dire qu'on est dans le même type d'amour pour le père que celui de la mère pour le père). Le garçon cherche à se faire aimer du père comme la mère est aimée du père.
- Pour la fille, l'identification primaire au père se maintient. Il y a donc un mode d'amour pour la mère qui est semblable au mode d'amour du père par rapport à la mère. L'identification secondaire est donc aussi sur le père.
Que ce soit pour l'Oedipe ou pour l'Oedipe inversé, la sortie du complexe dépendra de la façon dont le père jouera ou non un rôle de séparateur. S'il ne joue pas ce rôle, le sujet, garçon ou fille, n'aura pas à se "déplacer".
2ème mode d'homosexualité :
Lorsque l'enfant prend conscience de la différence des sexes, dans ce type d'homosexualité, il n'arrive pas à admettre l'absence de sexe masculin chez la mère. Il est dans le déni par rapport à cela : il refuse d'admettre cette réalité. En conséquence, le sujet masculin devenu adulte choisira par exemple d'avoir des relations sexuelles avec un autre homme, mais un homme qui sera porteur de l'image maternelle; lui-même aura un comportement sexuel sur un mode féminin. Ce deuxième mode peut conduire au transsexualisme.
3ème mode d'homosexualité :
L'homosexuel cherche, dans l'amour donné à un homme plus jeune que lui, le prototype de l'amour qui lui a été donné ou refusé par sa propre mère quand il était garçon. Il aime ses partenaires comme sa mère l'a aimé, lui ; d'où le choix de partenaires plus jeunes, ce qui peut conduire à la pédophilie.
Conclusions :
En psychanalyse, on considère donc que l'homosexualité est un choix du sujet (choix inconscient, mais choix tout de même, par rapport à son désir). Freud se basant sur ses observations cliniques, refusa d'en faire une disposition innée ou naturelle (donc biologique) ou une culture.
Lacan et d'autres le suivirent dans cette pensée d'un choix inconscient.
Dans la résolution normale du complexe d'Oedipe, l'enfant doit renoncer à ses désirs incestueux (et non pas les refouler), désirs le plus souvent inconscients. S'il ne le fait pas, cela apparaîtra dans le type de conjoint choisi, se manifestera à travers certains problèmes de couple ou à travers les névroses. C'est un positionnement qu'il a à prendre. Il en est de même de l'Oedipe inversé et des autres modes d'homosexualité : au départ, il y a un choix inconscient, une position que l'individu prend pour la gestion de son désir.
L'homosexualité peut-elle être "soignée"? Ce ne sera jamais l'objet d'une psychanalyse. Précisons que la psychanalyse s'adresse non pas à la question de la volonté mais à celle du désir ( le désir est pour la plupart du temps inconscient. Ce n'est pas le souhait, qui, lui, est conscient).
La psychanalyse aidera le sujet à prendre conscience de son désir, désir qui le fait agir à son insu. Par cette prise de conscience, il pourra alors choisir de se positionner autrement (tout comme pourrait le faire un hétérosexuel qui, se rendant compte qu'il n'a pas renoncé à ses désirs incestueux lui causant névrose ou problèmes de couple, pourra s'il le souhaite renoncer à la réalisation de ces désirs devenus conscients).
La psychanalyse n'est donc pas "la solution" à l'homosexualité ; mais elle peut être une aide par la mise en lumière des mécanismes et choix inconscients qui se jouent dans le sujet.
De plus, il faudrait décoder toutes les causes d'attirances hétéro, pour envisager les causes d'attirances homo."
La souffrance inhérente à l'homosexualité serait celle qui proviendrait du manque d'accomplissement de notre potentiel : devenir pleinement l’homme ou pleinement la femme que nous avons en germe à la naissance .
Nous avons tous en nous un coté féminin et un coté masculin mais nous sommes quand même sexués (polarisés) homme ou femme .Les homosexuels miment ces 2 aspects :selon l'origine de leur homosexualité ils sont passifs (efféminés ) ou actifs (virils) donc quand même " homme" ou "femme" indépendamment de leur sexe biologique .D'ailleurs chez les peuples qui pratiquaient la pédérastie il était mal vu d'être efféminé donc passif car cela était considéré comme un signe de faiblesse .
Etre en inadéquation avec son sexe biologique provoquerait une souffrance qui produit des symptômes , psychique (stress , etc ) ou physique (maladie : allergies ,ulcères , cancer etc ).
Havelock Ellis, un contemporain de Freud et de Krafft-Ebing, sera le premier à tenter de démystifier l'homosexualité. Il montrera notamment qu'elle n'est pas congénitale, mais toujours acquise : c'est-à-dire qu'on ne naît pas homosexuel, mais on le devient ! Ainsi, contre Krafft-Ebing et la plupart de ses disciples, Havelock Ellis affirmera le caractère PSYCHIQUE de l'homosexualité.
Il ne faut pas confondre sexualité et rapports physiques .Nous sommes tous sexués donc avec tous une sexualité qui peut être exempte de rapports physiques .Les sœurs et les moines ont une sexualité , qui ne s’exprime pas par le corps .Dès qu’on échange des informations , des émotions avec le sexe opposé on a des échanges sexuels donc une sexualité .Dans le langage courant on a tendance à confondre sexualité et rapports physiques.
Il peut exister une homosexualité latente chez des personnes qui n’ont pas de vie sexuelle physique :je connais des femmes vierges qui ont une meilleure amie , avec qui elle font tout :elles se voient pratiquement tous les soirs , partent en vacances ensembles .Elle ne se disent pas homosexuelles mais vivent une relation très forte non amoureuse avec une femme .
J’ai résumé ci-dessous à partir de plusieurs articles l’apport de la psychanalyse dans la connaissance de l’homosexualité :
La psychanalyse n'est pas une éthique , elle ne se réfère pas une morale Elle est neutre et ne vise pas à définir ce qu'est le bien de l'homme. Elle a pour objectif la mise en lumière des mécanismes psychiques en l'être humain et en particulier de ceux qui sont du domaine inconscient. En psychanalyse, l'homosexualité est considérée comme un symptôme : elle est une construction inconsciente de la personne homosexuelle. Elle résulte d'un choix INCONSCIENT de sa part, pour vivre sa sexualité.
Dans la perspective freudienne
Les sexualités sont plus ou moins liées à deux pôles psychiques : le pôle narcissique, qu'on peut définir par la dose d'amour que le sujet doit capitaliser pour lui-même, et le pôle oedipien qui met en jeu le don d'amour à un autre que soi-même.
Une sexualité évoluant de manière privilégiée sur le mode oedipien aboutit à une constitution bisexuelle de l'individu.
La composante hétérosexuelle est normalement consciente, vécue et source de satisfaction.
La composante homosexuelle, elle, est en partie refoulée et en partie sublimée ; elle est alors source des liens sociaux.
Le déséquilibre de ces deux composantes homo et hétéro peut faire que l'homosexualité dite latente devienne manifeste dans le comportement, mais elle est toujours vécue avec culpabilité ; c'est l'un des tableaux cliniques de la névrose.
Ailleurs, la sexualité du sujet peut avoir pour vocation, outre la satisfaction, de soutenir le fantasme d'unité narcissique de celui-ci. Cette économie narcissique qui doit servir la sexualité conduit le sujet à se satisfaire de manière quasi exclusive avec un autre qui tient toujours du double.
• Dans le cas de l'homosexualité liée à un déséquilibre dans le fonctionnement oedipien, la psychanalyse redistribue généralement les cartes du désir vers l'hétérosexualité et l'atténuation de la culpabilité ;
• Dans le cas de l'homosexualité liée à des blessures affectives concernant l'image du sujet, la psychanalyse travaille l'écart du sujet avec ses idéaux, les idéaux de la société et l'idéal de complétude amoureuse qu'il recherche ; entreprise au bout de laquelle il rencontre souvent l'effondrement dépressif. La psychanalyse, dans ce cas, remanie extrêmement rarement le choix sexuel du sujet - et d'ailleurs ce n'est pas son but, qui reste le rétablissement d'un équilibre entre les satisfactions sexuelles et le besoin d'aimer l'autre comme son double.
Dans la perspective lacanienne
Jacques Lacan a beaucoup apporté à la compréhension de l'homosexualité et du fonctionnement narcissique en échafaudant la théorie du "stade du miroir comme formateur du Je" et la problématique phallique.
Le phallus est avant tout un objet imaginaire de l'enfant, suffisamment "voilé" pour se révéler sous des aspects divers, mais dont le point commun est de manquer à la mère. Du rapport qu'entretiendra l'enfant, garçon et fille, à cet objet supposé "manquer" à sa mère, dépendra l'identité sexuelle.
De la place accordée à la parole du père par le couple mère-enfant, celle-la imprimera plus ou moins sa marque sur le phallus imaginaire l'attribuant plus ou moins au père. Le rapport de la constellation familiale à l'attribution phallique est l'opérateur principal de l'identité sexuelle. Pour plus de détails se reporter à la lecture du Séminaire V de J. Lacan "Les formations de l'Inconscient" Ed. du Seuil p . 161 à 213. Il est essentiel que la parole du père jouisse d'une certaine considération dans les échanges entre la mère et l'enfant. Accordant une certaine valeur à ce père, la petite fille va chercher de son côté ce qui plus tard avec un homme pourra lui procurer de la jouissance sexuelle, quant au petit garçon il cherchera à s'identifier à celui qui peut donner aux femmes jouissance, enfants…
Donc Freud a donné une première approche de l'homosexualité. Selon lui :
- Pour la fille, l'homosexualité résulte d'une fixation infantile à la mère et d'une déception à l'égard du père.
- Pour le garçon, l'homosexualité survient après la puberté, quand s'est instauré durant l'enfance un lien intense entre le fils et sa mère. Au lieu de renoncer à elle, celui-ci s'identifie à elle, se transforme en elle et cherche un homme qui puisse le représenter et qu'il puisse aimer comme il a été aimé par sa mère.
Freud considérait que l'homosexualité était un arrêt du développement sexuel. Un peu plus tard, Lacan et d'autres ont affiné les observations et théories de Freud. A présent, on ne parle plus d'homosexualité mais des homosexualités. En effet, l'homosexualité peut résulter de différents mécanismes inconscients.
Différents modes d'homosexualité :
1er mode de formation de l'homosexualité (à partir de l'Oedipe) :
Un préalable : Il y a deux modes de relation à l'autre :
- l'amour (je désire l'autre)
- l'identification à l'autre (j'aime ce que l'autre aime)
C'est soit l'amour, soit l'identification, mais jamais l'un et l'autre en même temps. Celui qu'on aime, à celui-là on ne s'identifie pas.
Le complexe d'Oedipe (vers 3 à 6 ans) :
Dans le développement normal d'un enfant, garçon ou fille, au tout début, il y a une identification première au père, l'objet d'amour étant la mère. L'enfant aime la mère du même type d'amour que celui du père pour la mère : il la désire et veut être aimé d'elle comme elle aime le père.
Pour le garçon, lors du complexe d'Oedipe, il entre en rivalité avec le père pour aimer la mère. C'est l'identification secondaire au père. Mais, par peur de la castration, il finit par renoncer à cette rivalité et accepte de diriger son amour vers quelqu'un d'autre, de sexe féminin, appartenant à sa génération.
Pour la fille, l'amour premier pour la mère se transforme en haine pour elle : la mère ne lui a pas donné de pénis. Elle l'a faite manquante. Alors, elle s'identifie à sa mère et se met à aimer le père qui, lui, a un pénis ; elle veut obtenir de lui un "pénis de substitution" (= un enfant). Mais le père refusant d'épouser sa fille, la fille sort du complexe d'Oedipe en acceptant de diriger son amour vers un homme de sa génération.
Dans le 1er mode de formation de l'homosexualité :
Il n'y a pas de passage par le complexe d'Oedipe mais il y a un complexe d'Oedipe inversé :
- Pour le garçon, l'identification primaire au père se transforme en amour pour le père (il y a donc identification à la mère, c'est-à-dire qu'on est dans le même type d'amour pour le père que celui de la mère pour le père). Le garçon cherche à se faire aimer du père comme la mère est aimée du père.
- Pour la fille, l'identification primaire au père se maintient. Il y a donc un mode d'amour pour la mère qui est semblable au mode d'amour du père par rapport à la mère. L'identification secondaire est donc aussi sur le père.
Que ce soit pour l'Oedipe ou pour l'Oedipe inversé, la sortie du complexe dépendra de la façon dont le père jouera ou non un rôle de séparateur. S'il ne joue pas ce rôle, le sujet, garçon ou fille, n'aura pas à se "déplacer".
2ème mode d'homosexualité :
Lorsque l'enfant prend conscience de la différence des sexes, dans ce type d'homosexualité, il n'arrive pas à admettre l'absence de sexe masculin chez la mère. Il est dans le déni par rapport à cela : il refuse d'admettre cette réalité. En conséquence, le sujet masculin devenu adulte choisira par exemple d'avoir des relations sexuelles avec un autre homme, mais un homme qui sera porteur de l'image maternelle; lui-même aura un comportement sexuel sur un mode féminin. Ce deuxième mode peut conduire au transsexualisme.
3ème mode d'homosexualité :
L'homosexuel cherche, dans l'amour donné à un homme plus jeune que lui, le prototype de l'amour qui lui a été donné ou refusé par sa propre mère quand il était garçon. Il aime ses partenaires comme sa mère l'a aimé, lui ; d'où le choix de partenaires plus jeunes, ce qui peut conduire à la pédophilie.
Conclusions :
En psychanalyse, on considère donc que l'homosexualité est un choix du sujet (choix inconscient, mais choix tout de même, par rapport à son désir). Freud se basant sur ses observations cliniques, refusa d'en faire une disposition innée ou naturelle (donc biologique) ou une culture.
Lacan et d'autres le suivirent dans cette pensée d'un choix inconscient.
Dans la résolution normale du complexe d'Oedipe, l'enfant doit renoncer à ses désirs incestueux (et non pas les refouler), désirs le plus souvent inconscients. S'il ne le fait pas, cela apparaîtra dans le type de conjoint choisi, se manifestera à travers certains problèmes de couple ou à travers les névroses. C'est un positionnement qu'il a à prendre. Il en est de même de l'Oedipe inversé et des autres modes d'homosexualité : au départ, il y a un choix inconscient, une position que l'individu prend pour la gestion de son désir.
L'homosexualité peut-elle être "soignée"? Ce ne sera jamais l'objet d'une psychanalyse. Précisons que la psychanalyse s'adresse non pas à la question de la volonté mais à celle du désir ( le désir est pour la plupart du temps inconscient. Ce n'est pas le souhait, qui, lui, est conscient).
La psychanalyse aidera le sujet à prendre conscience de son désir, désir qui le fait agir à son insu. Par cette prise de conscience, il pourra alors choisir de se positionner autrement (tout comme pourrait le faire un hétérosexuel qui, se rendant compte qu'il n'a pas renoncé à ses désirs incestueux lui causant névrose ou problèmes de couple, pourra s'il le souhaite renoncer à la réalisation de ces désirs devenus conscients).
La psychanalyse n'est donc pas "la solution" à l'homosexualité ; mais elle peut être une aide par la mise en lumière des mécanismes et choix inconscients qui se jouent dans le sujet.
- franjuant
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Ecrit le 10 sept.07, 09:08
Quelqu'un a parlé d'homosexualité chez les animaux mais il n'y a pas eu de commentaire, voici un articlé détaillé
Calice, Cova Florian, Falenn que pensez vous : http://www.narth.com/docs/animalmyth-fr.html
Calice, Cova Florian, Falenn que pensez vous : http://www.narth.com/docs/animalmyth-fr.html
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Ecrit le 10 sept.07, 09:44
Le site est très orienté puisqu'il s'agit de "l'association nationale de recherches et de thérapies de l'homosexualité".franjuant a écrit :Quelqu'un a parlé d'homosexualité chez les animaux mais il n'y a pas eu de commentaire, voici un articlé détaillé
Calice, Cova Florian, Falenn que pensez vous : http://www.narth.com/docs/animalmyth-fr.html
Je l'ai déjà mentionné dans un autre topic : l'homosexualité est d'abord de l'homo-amourosité.
La comparaison faite avec d'autres espèces (les "animaux") ne concerne que la pratique sexuelle entre individu de même sexe sans aucune connotation affective et sentimentale.
Chez l'humain, ce type de comportements purement sexuel vient bien après les expériences amoureuses qui débutent dans l'enfance.
C'est Lost ... Bye.
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Ecrit le 10 sept.07, 10:46
pourquoi tu dis ça? Je vais finir par croire que ce forum n'est pas fait pour moiFalenn a écrit : C'est Lost ... Bye.[/color]
qu'un article soit orienté ou pas on peut en discuter si ce n'est pas tirer par les cheveaux non? --(dailleur nous sommes tous orientés
Pourtant Cova Florian dans son post semble mettre en commun le "psyche" l'homme et de l'animal pour expliquer "l'état homosexuel" or tu dis toi même
"l'homosexualité [chez l'homme] est d'abord de l'homo-amourosité"
Je te suis sur ce point, certainement tu sera d'accord avec ceci :
cette extrait est tiré de la "NARTH"Les êtres humains ont du sexe "à sens unique", alors que les animaux l'ont d'une autre façon. Le sexe humain est une question de préférence où on choisit la personne la plus attirante pour avoir le plaisir ["l'homo-amourosité"??]Ce n'est pas vrai avec des animaux. Pour eux, c'est une question de joindre et de reproduction....
Cesar Ades, éthologiste
Es-tu d'accord si on tirait la conclusion que l'homosexualité de l'homme et le comportement homosexuel de l'animal n'est pas comparable?
Si tu es ok ou mitigé qu'es-je perdu? p-etre il y a t'il des gens ok avec moi? ou encore qu'avec ta position et mon apport Cova Florian serait plus nuancé??
- Falenn
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Ecrit le 11 sept.07, 07:22
En effet, l'homosexualité humaine n'est pas comparable quand elle est la conséquence de la préférence amoureuse.franjuant a écrit :[Es-tu d'accord si on tirait la conclusion que l'homosexualité de l'homme et le comportement homosexuel de l'animal n'est pas comparable?
Par contre, certaines pratiques homosexuelles (ex : prisonniers) le sont, puisqu'il s'agit de pulsions dénuées d'érotisme très semblables au comportement instinctif des autres espèces.
PS : Lost est une série télé qui est diffusée en France le lundi soir vers 22H30.
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Ecrit le 11 sept.07, 07:25
Pour peser tout ce que tu dis là-dessus, il faudrait, je pense, en connaître un peu plus surtout ce qui est sentiment chez les animaux, etc...Falenn a écrit : En effet, l'homosexualité humaine n'est pas comparable quand elle est la conséquence de la préférence amoureuse.
Par contre, certaines pratiques homosexuelles (ex : prisonniers) le sont, puisqu'il s'agit de pulsions dénuées d'érotisme très semblables au comportement instinctif des autres espèces.
PS : Lost est une série télé qui est diffusée en France le lundi soir vers 22H30.
Et encore, qu'est-ce qu'un véritable sentiments chez l'être humain ?
Cela ne pourrait-il pas être l'impression donnée par les instincts : au même titre que les instincts des animaux ?
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Ecrit le 11 sept.07, 09:57
L'homosexualité sans sentiment est appelé "homosexualité opportuniste". Les élèphant de mer rejetté par les femelles, par example violent des bébés (qui survivent rarement)... Mais ils ne les violeraient pas, si les femelle ne les avaient pas rejetté.
Le cas un moins simple pour des bonobos, d'autres singes, des hermines et j'en passe...
L'homosexualité animal ne se résume pas à l'homosexualité opportuniste.
EDIT: me rends compte que la notion de sentiment est quand même aléatoire... Disons qu'il s'agit d'une homosexualité non exclusive (d'une bisexualité en somme), et que l'acte n'entre en aucune facon dans le mode de vie "permanent" de l'indhividu
Le cas un moins simple pour des bonobos, d'autres singes, des hermines et j'en passe...
L'homosexualité animal ne se résume pas à l'homosexualité opportuniste.
EDIT: me rends compte que la notion de sentiment est quand même aléatoire... Disons qu'il s'agit d'une homosexualité non exclusive (d'une bisexualité en somme), et que l'acte n'entre en aucune facon dans le mode de vie "permanent" de l'indhividu
Modifié en dernier par Ponce-Pilate le 11 sept.07, 10:01, modifié 1 fois.
- franjuant
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Ecrit le 11 sept.07, 09:58
Salut
Sentiment ou pas deux animaux copule juste pour la reproduction (instect ou horloge interne =rute,chaleure)
restons dans les sentiments amoureux
comment un homme peut tomber amoureux d'un homme (ou femme femme)?
Sentiment ou pas deux animaux copule juste pour la reproduction (instect ou horloge interne =rute,chaleure)
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comment un homme peut tomber amoureux d'un homme (ou femme femme)?
ps : Tu penses que l'episode de lundi dernier était la derniere de la saison?PS : Lost est une série télé qui est diffusée en France le lundi soir vers 22H30.
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Ecrit le 11 sept.07, 10:03
Tu es sûr que tout le règne animal se résume à ca? Les comportement des singes, des dauphins par example semble avoire un brin plus de complexité.franjuant a écrit : Sentiment ou pas deux animaux copule juste pour la reproduction (instect ou horloge interne =rute,chaleure)
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Ecrit le 12 sept.07, 05:24
En general ouiPonce-Pilate a écrit : Tu es sûr que tout le règne animal se résume à ca?.
D'une manière générale touts les makak (ou gorille) sont pareil (les dominants qui copule), tout les bonobos sont pareil (sex party tout le monde, comportement homo et pedo inclus), ainsi que les chien chats dauphin (territoire, arène).... leur sexualité c'est selon leur espèces,
les bonobos ont, en moyenne, des contacts sexuels toutes les 90 minutes peu importe l'age, la beauté, le sexe du partenaire du moment on ne peut vraisemblablement pas parler de sentiment (comme les dauphins mais moins fréquent quand même)
Chez les hommes possibilité de choisir ou d'etre en couple ou célibataire, si on est en couple on peut choisir d'etre fidèle ou pas, possible d'etre ou devenir homo.... parfois possible d'être zoophile (avec sentiment?) objetphile...rester vierge...
Imagine un male qui vient d'avoir un rapport homo, si tu lui presente de suite une femelle en chaleur.... dans 99.9% des cas il passe voir la femelle
on devrait mettre le comportement homo de l’animal de coté
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Ecrit le 12 sept.07, 06:10
Pas d'accord... Suis sûr en effet que l'homosexualité exclusive est un phénomène de notre société et propre à notre siècle, c'est d'ailleurs pourquoi j'ai écouté avec attention le discour de calice. J'ai la conviction que l'homosexualité antérieur était fréquemment de la bisexualité.
En outre quant une femelle bonobo se retourne pour fixer son partenaire afin de l'encourager, je trouve se comportement très proche du notre...
Donc je croit que mettre l'homosexualité animal de coté est anthropocentriste.
En outre quant une femelle bonobo se retourne pour fixer son partenaire afin de l'encourager, je trouve se comportement très proche du notre...
Donc je croit que mettre l'homosexualité animal de coté est anthropocentriste.
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