Simple, peut-être, mais ça ne suffit pas à le résoudre ! L'Islam a une définition de l'association, du shirk pour reprendre le terme arabe, qui est plutôt arbitraire : on n'a pas le droit de prendre un intermédiaire pour s'adresser à Dieu, mais Dieu prend des intermédiaires, anges et prophètes, pour s'adresser à nous !Libremax a écrit : Ce qu'ils constatent et ce qu'ils déplorent, c'est que les chrétiens de l'époque du Coran adorent Jésus comme un Dieu, et, au moins dans les apparences, se comportent de même en ce qui concerne la vierge Marie.
Pour eux, il est ignoble d'adhorer-ou de vénérer, ou d'adresser ses prières à- qui que ce soit d'autre en plus de Dieu. C'est ce qu'ils appellent "associer".
Pour eux, Dieu, Allah, le Père (le Juste, le Tout-Miséricordieux, etc. je ne sais plus) est le seul et l'unique à qui on peut adresser sa dévotion.
Le problème est assez simple, en fait.
De quel droit prétendent-ils obliger le monde entier à court-circuiter les intermédiaires que Dieu a pu proposer aux uns ou aux autres ?
Pour donner un exemple trivial (enfin, relativement), il n'est pas convenable de s'adresser par lettre directement au Pape, on doit, question de protocole, s'adresser formellement à son secrétaire qui transmettra éventuellement. De quel droit prétendre interdire à Dieu de fonctionner ainsi ?
Plus généralement encore, à quoi sert-il de supposer un Dieu si on ne lui donne pas la parole quelque part ? Et comment lui donner la parole sans lui associer quelque chose du monde sensible, du passé ou du présent, personnage ou événement ou texte ou objet ? Dieu, si on part du principe qu'il existe, n'a pas jugé bon de nous donner d'autre moyen, et il doit être assez sage, bon et juste pour faire la part des choses. L'Islam, tout en insistant plus lourdement que quiconque sur cette sagesse, cette bonté et cette justice, semble en même temps les nier. C'est une monstrueuse incohérence !
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