Bonjour,
Je souhaiterai discuter d'une question d'actualité, et qui est d'une difficulté incontestable ; l'euthanasie. Dans un contexte médiatique particulier, puisque nous avons connu en France la mort de Chantale Sébire, dépassionner les esprits me paraît nécéssaire à un débat serein et clair.
Lorsque d'un côté, j'admets n'avoir jamais été dans une situation où la question d'un suicide médicalement assisté se posait, on pourra me soupçonner de parler sans savoir, cependant vous m'accorderez que l'experience de l'euthanasie d'un proche ne permet pas non plus toujours de réfléchir clairement et sereinement. J'approuve, en tant qu'être humain, puisque la souffrance ne me laisse pas indifférent, la pratique de l'euthanasie dans les cas extrêmes que représentent, par exemple, Vincent Humbert ou encore Chantale Sébire, mais en tant que citoyen, c'est pour moi une toute autre question.
Comment, me direz-vous, les lois ne sont elles pas faites pour être le plus humaine possible?
C'est que le problème reste, que la politique, par essence, prétend appliquer ses décisions à un niveau global, et c'est là sa limite. En tant qu'homme politique désireux de changer les lois, il n'y a malheureusement que deux alternatives possibles ; soit on décide en fonction d'une vue intégrée, synthétique, de la société, qui tendra à arrondir les angles, avec le risque de ne pas prendre en compte les cas plus ou moins marginaux, soit on décide en fonction de cas extrêmes, avec le risque d'appliquer les lois en question de façon inappropriée ou injustifiée.
Il paraît évidemment possible, de légiférer pour la masse, tout en prenant en compte les cas exceptionnels, mais on se demandera alors à partir de quand on doit considérer un cas comme exceptionnel? On le voit bien, nous sommes une fois de plus obligés de considérer l'exception de façon conceptuelle, et donc générale, et d'un autre côté les cas plus communs. On pourrait y voir un progrès, car on aura obtenu un découpage conceptuel binaire (cas communs/cas exceptionnels), donc plus structuré, mais cela ne signifie pas que cela soit plus précis.
Il se pourrait que, dans chacune de ces deux catégories, selon l'endroit où on placerait la limite de l'exception, on cumulerait plus de cas où la loi serait inappropriée que si nous ne l'avions changée. En réalité, le problème est que nous mourrons tous pour la première fois, et chaque cas est donc singulier ; l'idéal irréalisable serait d'avoir une loi pour chaque personne.
De plus, il convient de rappeler également que personne ne souhaite mourrir ; ce que veulent vraiment les malades, c'est arrêter de souffrir. Dans un cas où aucune rémission n'est possible, une loi sur l'euthanasie pourrait se révéler adéquate, mais le statut d'exception ne pourra jamais être établi qu'en fonction d'une certaine réalité objective, alors que c'est plutôt la façon dont la maladie est vécue, qui est décisive. L'échelle de valeur qui permettrait de "classer" les cas ne peut donc être qu'absurde ; pour une même maladie mortelle incurable, on a vu des personnes pleines d'entrain, et d'autres totalement déprimées.
On pourra m'affirmer que nos vies nous appartiennent, que nous sommes maîtres de nos destinées, mais j'y ajouterai un serieux bémol. Certes, nous disposons de notre temps comme nous l'entendons, mais nous ne choisissons pas de disposer ou non d'un certain temps ; la mort, ou n'importe quel imprévu, peut bien sûr nous frapper à tout instant, sans compter que nous n'avons pas choisi de naître. La vie ne se possède pas, elle se constate. Elle est ou elle n'est pas.
Enfin, les personnes dans de telles situations extrêmes souffrent sans doute inutilement en tant qu'être humain, et c'est intolérable, mais elles ne souffrent pas inutilement en tant que citoyen, puisqu'elles souffrent à cause d'une loi qui elle même est utile.
C'est pourquoi, je me vois paradoxalement en position d'approuver, en tant qu'être humain, la pratique de l'euthanasie dans certains cas, mais je me prononce, en tant que citoyen, clairement contre une nouvelle législation ; nous touchons clairement aux limites de la politique.
Le problème de l'euthanasie
Le problème de l'euthanasie
Ecrit le 21 mars08, 15:33- Jonathan L
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Ecrit le 21 mars08, 19:51
Malheureusement non. C'est pour cela que les pays civilisé on adopté la chartes des droits de l'homme. Pour justement faire en sorte que l'état ne puisse empieter sur le droit humain avec ces lois.Comment, me direz-vous, les lois ne sont elles pas faites pour être le plus humaine possible?
- lechanteur
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euthanasie
Ecrit le 22 mars08, 00:36La vie c'est Dieu qui nous la donne et c'est Lui qui la reprends.
Aider un maximum les gens qui sont malades et qui souffent cela me paraît une évidence, les achever NON.
Marie
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Marie
- bernard1933
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Ecrit le 22 mars08, 02:35
Je vois la question très simplement. Il faut d'abord se débarrasser de la question religieuse, au moins pour ceux qui ne sont pas tourmentés par un au-delà problématique. Pour ceux qui croient à une vie post-mortem, il faut respecter scrupuleusement leurs desiderata et les prolonger "jusqu'à plus soif" si ce sont leurs volontés. L'euthanasie faite à l'insu de la personne est inacceptable. Par contre, si la personne a clairement exprimé son désir d'en terminer avec sa propre vie, ceci en pleine conscience de ses moyens psychiques, il faut accepter de lui donner une mort douce. C'est son droit et son ultime liberté, comme dit François de Closet. D'où l'importance du testament de vie, établi quand on est en pleine possession de ses moyens et avant même qu'on en sente la nécessité, testament qu'on peut modifier à loisir et à tout moment. Le mien ne quitte pas mon portefeuille et je le contresigne chaque année. Lors de mes deux séjours à l'hôpital, je l'ai signalé au chirurgien. J'ai vu mes père et mère demander la mort sans qu'on daigne les entendre, et terminer misérablement. Je ne suis pas près d'oublier! Bien sûr, il faut respecter la liberté de conscience du médecin, mais lui aussi doit être clair vis-à-vis de son patient et indiquer à celui-ci sa position éthique face à l'euthanasie. Le malade pourra s'adresser à un autre médecin pour qu'il le délivre de ses souffrances physiques ou morales. Souvenons-nous des épisodes sur la contraception ou l'IVG.La position de l'Ordre des médecins sur la contraception, en 1967, a été particulièrement risible. Ils en rient eux-mêmes maintenant. Très bien pour les soins palliatifs mais ils ne résolvent pas tout. L'argument d'affirmer qu'on va tuer "à-tout-va" est ridicule; regardez au-delà de nos frontières.
Dernier point: lorsque l'âge vient et que la porte de sortie se profile, on voit les choses différemment. On sait que l'issue est proche; elle ne fait pas peur; ce que l'on redoute, ce sont la douleur et la dégradation.
Au nom de quelle morale nous imposer de souffrir et d'assister à notre propre décomposition? Si la miséricorde, ce mot si souvent employé dans les religions, avait prévalu sur la rigidité des lois et d'une certaine déontologie, Madame Sébire serait partie sans subir le calvaire qui lui a été imposé.
Dernier point: lorsque l'âge vient et que la porte de sortie se profile, on voit les choses différemment. On sait que l'issue est proche; elle ne fait pas peur; ce que l'on redoute, ce sont la douleur et la dégradation.
Au nom de quelle morale nous imposer de souffrir et d'assister à notre propre décomposition? Si la miséricorde, ce mot si souvent employé dans les religions, avait prévalu sur la rigidité des lois et d'une certaine déontologie, Madame Sébire serait partie sans subir le calvaire qui lui a été imposé.
Ecrit le 22 mars08, 03:43
C'est un forum bidon celui que SamfaitMal essaye de faire sa publicite ici.
Il est Gratuit
et ca va disparaitre dans quelques jours.
venez visiter mon vrai site et forum
Je donne la liberte aux chretiens et aux musulmans la liberte totale d'expression pas comme ce moderateur qui sanctionne les musulamans.
http://www.deenwadounia.com/index.htm
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- Alisdair
- [ Incroyant ] [ Athée ]
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- Messages : 2029
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- Localisation : Hauts-de-Seine
Ecrit le 22 mars08, 04:16
Ton forum est surement libre mais complètemet partial !
Pas besoin de discute ravec les chréiens, si en une de site, ils sont déjà traités d'affabulistes et de manipulateurs....
Ne fais pas aux autres, ce que tu n'aime pas quon te fasse. Tu refais un forum sur le modèle d'ici ? ALors respecte toutes les opinions, John !
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Ne fais pas aux autres, ce que tu n'aime pas quon te fasse. Tu refais un forum sur le modèle d'ici ? ALors respecte toutes les opinions, John !
Ancien modérateur de la section enseignement christianisme.
Ecrit le 22 mars08, 04:22
Moi en etant que musulman je ferais ceci et si tu vois j'ai laisser la chance aux chretiens d'ecrire.Alisdair a écrit :Ton forum est surement libre mais complètemet partial !
Pas besoin de discute ravec les chréiens, si en une de site, ils sont déjà traités d'affabulistes et de manipulateurs....
Ne fais pas aux autres, ce que tu n'aime pas quon te fasse. Tu refais un forum sur le modèle d'ici ? ALors respecte toutes les opinions, John !
Si tu veux il ya des sections pour la bible, jesus, et autres je peux te les laisser dire ce que tu veux.
Alors ?
Ecrit le 22 mars08, 04:37
Merci bernard pour ce témoignage assez riche ; soyez assuré de toute ma considération à la souffrance qui a pu accabler votre famille. Cependant, vos propos ne seront pas les miens, même si je me prévaus d'un véritable athéisme.
Je persiste et signe lorsque j'avance qu'il est difficile de se prononcer à propos d'une mesure globalisante, même si on distinguerait les deux pôles, séparant les exceptions des cas habituels. Je ne prétends pas vraiment non plus que l'on tuerait "à tout va" si une mesure était légalisée, mais il est vrai qu'on pourrait traiter plus de cas de façon injuste que si on ne l'avait pas fait.
Je pense qu'il est tout aussi cruel de laisser mourrir une personne, par exemple dans un moment de déprime, que de refuser de donner la mort dans certain cas si particuliers dont nous parlons. Il est vrai qu'en apparence, la loi ne pose pas de problèmes dans les pays ayant légiféré, mais nous n'avons jamais entendu un mort se plaindre d'avoir subi un traitement injuste, sans compter qu'à l'approche de la mort, le mourrant n'est pas souvent préoccupé par la vie politique, et les proches sont d'avantage affairés à surmonter leur douleur qu'à militer.
Certaines études montrent également que l'enrichissement des soins palliatifs diminue de façon significative le nombre de demandes d'euthanasie. Il est également facile de regarder les mesures déjà mises en place, pour finalement rire des arguments de ceux qui furent contre, puisqu'étant rentrées dans les moeurs, il demeure toujours psychologiquement compréhensible de se gausser dans un sentiment d'orgueil sur la supériorité de notre modèle.
Je ne vous assenerais pas de nouveaux arguments, puisque le forum va fermer et que je ne veux pas donner l'impression malhonnête de vous avoir laissé sans voix. C'est dommage.
Je persiste et signe lorsque j'avance qu'il est difficile de se prononcer à propos d'une mesure globalisante, même si on distinguerait les deux pôles, séparant les exceptions des cas habituels. Je ne prétends pas vraiment non plus que l'on tuerait "à tout va" si une mesure était légalisée, mais il est vrai qu'on pourrait traiter plus de cas de façon injuste que si on ne l'avait pas fait.
Je pense qu'il est tout aussi cruel de laisser mourrir une personne, par exemple dans un moment de déprime, que de refuser de donner la mort dans certain cas si particuliers dont nous parlons. Il est vrai qu'en apparence, la loi ne pose pas de problèmes dans les pays ayant légiféré, mais nous n'avons jamais entendu un mort se plaindre d'avoir subi un traitement injuste, sans compter qu'à l'approche de la mort, le mourrant n'est pas souvent préoccupé par la vie politique, et les proches sont d'avantage affairés à surmonter leur douleur qu'à militer.
Certaines études montrent également que l'enrichissement des soins palliatifs diminue de façon significative le nombre de demandes d'euthanasie. Il est également facile de regarder les mesures déjà mises en place, pour finalement rire des arguments de ceux qui furent contre, puisqu'étant rentrées dans les moeurs, il demeure toujours psychologiquement compréhensible de se gausser dans un sentiment d'orgueil sur la supériorité de notre modèle.
Je ne vous assenerais pas de nouveaux arguments, puisque le forum va fermer et que je ne veux pas donner l'impression malhonnête de vous avoir laissé sans voix. C'est dommage.
Ecrit le 03 juil.08, 04:05
J’ai vu une araignée blessée, condamnée, se traîner sur le plancher , s’accrochant à la vie, malgré tout. C’était triste, pitoyable,poignant.
J’ai vu ma mère, atteinte d’Alzeimer mangeant dans l’assiette du voisin, faisant sous elle au restaurant, ne disant plus que “ On s ‘en va ?”, j’ai vu, à la maison de retraite ou j’ai été contraint de la placer, des vieillards, recroquevillés dans un coin geindre comme des nourrissons, des vieillards baveux, des femmes totalement flétries, pleurant sans fin, plus ou moins rudoyées par certaines soignantes sans âme.
J’ai vu mon père, ancien sportif, si fier de sa musculature, réduit à l’état de squelette ambulant par la fonte musculaire sénile,
J’ai vu........
Alors, je vous le dis, je ne crois pas en un Dieu barbu, ni en une sainte vierge, ni en un jeune homme divin, mais je crois en la grandeur de l’homme et dans cette grandeur, il y a le droit et le pouvoir de refuser la déchéance imposée par la nature et je considère avec la plus grande admiration et le plus grand respect ceux qui comme Hemingway, Jarry, Kœstler, se sont suicidés quand ils se sont vus déchoir, j’ai la plus grande admiration pour ces anciens, qui dit-on, quittaient leur tribu indienne pour aller mourir seuls dans la forêt.Me connaissant, je crains ne pas avoir le courage de me suicider quand je me verrai vraiment déchoir, alors qu’au moins on m’accorde le droit de mourir dignement, par une petite piqure de pentotal.
Et j’affirme qu’une telle demande est un acte de dignité, bien plus proche du divin que l’éternel gémissement de ceux qui attendent d’être sauvés par un hypothétique dieu. Ceux là parlent de sauver leur âme, mais c’est le divin jeune homme qui l’a dit “ Ceux qui veulent sauver leur âme la perdront”. Si je me trompe et qu’il n’a pas dit cela, et bien, c’est moi qui le dit.
En vérité, je vous le dis, c’est aussi un acte d’amour et de compassion que d’administrer la piqure.
Certes, dans l’état actuel de la société, ce pourrait être parfois, un acte d’intérêt sordide, mais c’est parce que cette société marchande vous maintient dans un état infantile, parce qu’elle secrètre la peur et l’égoïsme, parce qu’elle donne en apparence une importance démesurée aux individus alors qu’en fait elle les traite comme des marchandises, parce qu’elle tend à vous réduire à l’état de zombie que nous donnons tant d’importance à la vie individuelle, dusse-t-elle ressembler à celle d’une araignée blessée.
Réveillez-vous, révoltez-vous, risquez votre vie, et qu’importe votre mort, si vous aimez et si on vous aime ?
J’ai vu ma mère, atteinte d’Alzeimer mangeant dans l’assiette du voisin, faisant sous elle au restaurant, ne disant plus que “ On s ‘en va ?”, j’ai vu, à la maison de retraite ou j’ai été contraint de la placer, des vieillards, recroquevillés dans un coin geindre comme des nourrissons, des vieillards baveux, des femmes totalement flétries, pleurant sans fin, plus ou moins rudoyées par certaines soignantes sans âme.
J’ai vu mon père, ancien sportif, si fier de sa musculature, réduit à l’état de squelette ambulant par la fonte musculaire sénile,
J’ai vu........
Alors, je vous le dis, je ne crois pas en un Dieu barbu, ni en une sainte vierge, ni en un jeune homme divin, mais je crois en la grandeur de l’homme et dans cette grandeur, il y a le droit et le pouvoir de refuser la déchéance imposée par la nature et je considère avec la plus grande admiration et le plus grand respect ceux qui comme Hemingway, Jarry, Kœstler, se sont suicidés quand ils se sont vus déchoir, j’ai la plus grande admiration pour ces anciens, qui dit-on, quittaient leur tribu indienne pour aller mourir seuls dans la forêt.Me connaissant, je crains ne pas avoir le courage de me suicider quand je me verrai vraiment déchoir, alors qu’au moins on m’accorde le droit de mourir dignement, par une petite piqure de pentotal.
Et j’affirme qu’une telle demande est un acte de dignité, bien plus proche du divin que l’éternel gémissement de ceux qui attendent d’être sauvés par un hypothétique dieu. Ceux là parlent de sauver leur âme, mais c’est le divin jeune homme qui l’a dit “ Ceux qui veulent sauver leur âme la perdront”. Si je me trompe et qu’il n’a pas dit cela, et bien, c’est moi qui le dit.
En vérité, je vous le dis, c’est aussi un acte d’amour et de compassion que d’administrer la piqure.
Certes, dans l’état actuel de la société, ce pourrait être parfois, un acte d’intérêt sordide, mais c’est parce que cette société marchande vous maintient dans un état infantile, parce qu’elle secrètre la peur et l’égoïsme, parce qu’elle donne en apparence une importance démesurée aux individus alors qu’en fait elle les traite comme des marchandises, parce qu’elle tend à vous réduire à l’état de zombie que nous donnons tant d’importance à la vie individuelle, dusse-t-elle ressembler à celle d’une araignée blessée.
Réveillez-vous, révoltez-vous, risquez votre vie, et qu’importe votre mort, si vous aimez et si on vous aime ?
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