Islam , paix

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Le dialogue interreligieux est une forme organisée de dialogue entre des religions ou spiritualités différentes. Ultérieurement, la religion a considéré l'autre comme n'étant pas la vérité révélée. C'est ainsi que les premiers contacts entre l'islam et le christianisme furent souvent difficiles, et donnèrent lieu à des guerres impitoyables comme les croisades.
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karamez

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Islam , paix

Ecrit le 22 mai08, 22:44

Message par karamez »

Selon le Coran, la guerre constitue une "obligation non désirée" qui doit être absolument menée dans le respect des valeurs morales humaines, et à laquelle il ne faut recourir qu'en dernière instance.

Dans un verset, il est rapporté que ceux qui commencent les guerres, que Dieu désapprouve, sont les incroyants:

… Toutes les fois qu'ils allument un feu pour la guerre, Allah l'éteint. Et ils s'efforcent de semer le désordre sur la terre, alors qu'Allah n'aime pas les semeurs de désordre. (Le Coran, sourate al-Ma'ida, verset 64)

Un examen attentif de la vie du Prophète Muhammad montre que la guerre est un moyen de défense employé seulement dans des situations inéluctables.

La révélation du Coran à notre Prophète s'est faite en 23 années. Pendant les 13 premières années de cette période, les musulmans, alors minoritaires, ont vécu à la Mecque sous une autorité païenne. Ils firent face à de nombreuses oppressions. Nombre d'entre eux ont été harcelés, maltraités, torturés, et même assassinés, leurs maisons et leurs biens pillés. En dépit de cela, les musulmans ont mené leurs vies sans recourir à la violence et ont toujours appelé les païens à la paix.

Quand l'oppression devint insupportable, les musulmans durent émigrer à Yathrib, rebaptisée plus tard Médine, où ils purent établir dans un environnement plus paisible et libre, leur propre ordre. L'établissement de leur propre système ne les a d'ailleurs jamais incités à prendre les armes contre les païens agressifs de la Mecque. C'est seulement après la révélation suivante que le Prophète a commandé à son peuple de se préparer à la guerre:

Autorisation est donnée à ceux qui sont attaqués (de se défendre) - parce que vraiment ils sont lésés; et Allah est certes Capable de les secourir - ceux qui ont été expulsés de leurs demeures, contre toute justice, simplement parce qu'ils disaient: "Allah est notre Seigneur". (Le Coran, sourate al-Hajj, versets 39-40)

Ainsi, il a été permis aux musulmans de faire la guerre seulement parce qu'ils étaient opprimés et soumis à la violence. Autrement dit, Dieu a accordé la permission de faire la guerre uniquement à des fins défensives. Dans d'autres versets, les musulmans sont mis en garde contre le recours inutile à la provocation ou à la violence:

Combattez dans le sentier d'Allah ceux qui vous combattent, et ne transgressez pas. Certes. Allah n'aime pas les transgresseurs! (Le Coran, sourate al-Baqara, verset 190)

Après les révélations de ces versets, des guerres ont eu lieu entre les musulmans et les Arabes païens. Jamais, cependant, les musulmans ne provoquèrent eux-mêmes ces conflits. Notons que notre Prophète a établi un environnement social paisible pour les musulmans en signant un accord de paix (la trêve de Hudaybiya) avec les païens dont il accepta la plupart des requêtes. Pourtant, les païens violèrent l'accord, provoquant ainsi une nouvelle guerre. Néanmoins, les conversions à l'islam se multipliant rapidement, les armées islamiques devinrent très puissantes. Notre Prophète conquit alors la Mecque sans violence et dans un esprit de tolérance. S'il avait voulu, notre Prophète aurait pu se venger des leaders païens de la Mecque. Il n'en fit cependant rien. Il ne leur fit aucun mal, leur pardonna et les traita avec grande tolérance. Les païens, qui se convertiront plus tard à l'islam par leur propre volonté, ne purent qu'admirer le caractère noble du Prophète.

Les principes islamiques proclamés par Dieu dans le Coran expliquent cette politique paisible et empreinte de tempérance du Prophète Muhammad. Dans le Coran, Dieu commande aux croyants de traiter d'une manière juste et amène même ceux qui ne sont pas musulmans:

Allah ne vous défend pas d'être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Car Allah aime les équitables. Allah vous défend seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus pour la religion, chassés de vos demeures et ont aidé à votre expulsion. (Le Coran, sourate al-Mumtahana, versets 8-9)

Les versets ci-dessus indiquent l'attitude d'un musulman à l'égard des non-musulmans. Il doit traiter gentiment tous les non-musulmans et s'abstenir de se lier d'amitié avec seulement ceux qui montrent une attitude hostile envers l'islam. Au cas où cette hostilité causerait des attaques violentes menaçant l'existence des musulmans, à savoir une guerre contre eux, alors les musulmans doivent répondre justement en considérant les dimensions humaines de la situation. L'islam interdit toutes les formes de barbarisme, d'actes de violence gratuite et d'agressions injustes. Dans un autre verset, Dieu avertit les musulmans et rappelle que la rage éprouvée à l'égard des ennemis ne doit pas les amener à l'injustice:

Ô les croyants! Soyez stricts (dans vos devoirs) envers Allah et (soyez) des témoins équitables. Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injuste. Pratiquez l'équité: cela est plus proche de la piété. Et craignez Allah. Car Allah est certes Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. (Le Coran, sourate al-Ma'ida, verset 8)



La signification de la notion de "djihad"

Le concept de "djihad" mérite d'être clarifié, eu égard au thème de cet article.

La signification exacte de "djihad" est "l'effort". Autrement dit, en Islam, "accomplir le djihad" veut dire "faire des efforts, lutter". Notre Prophète a expliqué que le plus grand djihad est celui "qu'une personne effectue contre soi-même". Ce que l'on entend ici par "soi-même" ce sont les désirs et les ambitions égoïstes de chacun. Lutter intellectuellement contre des vues antireligieuses et athées est également une forme de djihad, au sens fort du terme.

Hormis ces significations idéologiques et spirituelles, la lutte dans le sens technique - la lutte armée - est également considérée comme un "djihad". Cependant, comme nous l'avons vu précédemment, cette lutte ne doit être menée qu'à des fins défensives. L'utilisation du concept de "djihad" pour des actes d'agression contre des innocents, en somme la terreur, est une grande déformation et une injustice.



La miséricorde, la tolérance et l'humanisme selon l'islam

La "doctrine politique islamique" (c'est-à-dire, les principes et décrets islamiques sur des sujets politiques) est au plus haut point pacifique et modérée. Nombre d'historiens et de théologiens non-musulmans le confirment. L'historienne britannique, Karen Armstrong, ancienne nonne et célèbre experte en l'histoire d'Orient, fait le commentaire suivant, dans son livre Holy War (La guerre sainte), qui traite de l'histoire des trois grandes religions:

... Le mot l'islam vient de la même racine arabe que le mot la paix et le Coran réprouve la guerre comme un événement anormal contraire à la volonté de Dieu: "Toutes les fois qu'ils allument un feu pour la guerre, Allah l'éteint. Et ils s'efforcent de semer le désordre sur la terre, alors qu'Allah n'aime pas les semeurs de désordre." (Le Coran, sourate al-Ma'ida, verset 64) L'islam ne justifie pas la guerre ou l'extermination agressives, comme la Torah fait dans les cinq premiers livres de la Bible. Religion plus réaliste que le christianisme, l'islam déclare que la guerre est inévitable et parfois une obligation positive pour mettre fin aux oppressions et à la souffrance. Le Coran enseigne que la guerre doit être limitée et conduite de la façon la plus humaine possible. Mohammed a dû combattre non seulement les habitants de la Mecque mais également les tribus juives de la région et des tribus chrétiennes en Syrie qui alliées aux juifs planifiaient une attaque contre lui. Pourtant ceci n'a pas poussé Mohammed à dénoncer les gens du livre. Ses musulmans ont été forcés de se défendre mais ils n'ont pas livré une guerre sainte contre la religion de leurs ennemis. Quand Mohammed a envoyé Zaid contre les chrétiens à la tête d'une armée musulmane, il leur a dit de combattre pour la cause de Dieu bravement mais d'une manière humaine. Ils ne devaient pas molester les prêtres, ni les moines, ni les nonnes, ni les personnes faibles et impuissantes qui ne pouvaient pas combattre. Il ne devait y avoir aucun massacre des civils. Les musulmans ne devaient abattre aucun arbre ni démolir un seul bâtiment. C'était très différent des guerres de Josué.(1)

Après la mort de notre Prophète, les musulmans ont continué à traiter les adeptes des autres religions avec tolérance et respect. Les Etats islamiques sont devenus la maison sûre et libre des juifs et des chrétiens. Après la conquête de Jérusalem, Omar soulagea les chrétiens qui craignaient d'être massacrés en leur expliquant qu'ils étaient en sûreté. Il visita même leurs églises et déclara qu'ils pourraient continuer à pratiquer leur culte librement.

En 1099, quatre siècles après la conquête de Jérusalem par les musulmans, la ville fut envahie par les Croisés, qui passèrent tous les habitants musulmans au fil de l'épée. Pourtant, allant à l'encontre de ce que craignaient les chrétiens, Saladin, le général musulman qui s'empara de Jérusalem en 1187, ne fit de mal à aucun civil et défendit à ses soldats le pillage. D'ailleurs, il permit aux citoyens chrétiens de prendre tous leurs biens et de quitter la ville en sécurité.



Les périodes du règne des Turcs Seljukides et de l'Empire ottoman ont été également marquées par la tolérance et la justice de l'islam. Comme chacun le sait, les juifs, expulsés de l'Espagne catholique, trouvèrent la paix qu'ils ont recherchée sur les terres de l'Empire ottoman, où ils se sont réfugiés en 1492. Sultan Mehmed, le conquérant d'Istanbul, a également donné aux juifs et aux chrétiens leur liberté religieuse. Concernant les pratiques tolérantes et justes des musulmans, l'historien A. Miquel dit:

Les chrétiens ont été gouvernés par un Etat très bien géré, qui était quelque chose qui n'existait pas dans l'empire byzantin ou dans la souveraineté latine. Ils n'ont jamais été soumis à une oppression systématisée. Au contraire, l'empire, et tout d'abord Istanbul, est devenu un refuge pour les juifs espagnols torturés. Ils n'ont jamais été forcés à accepter l'islam.(2)

John L. Esposito, professeur de religion et de politique internationale à l'Université de Georgetown, fait un commentaire similaire:

Pour plusieurs populations non-musulmanes dans les territoires byzantins et persans déjà soumises aux gouverneurs étrangers, le règne islamique a signifié un changement de gouverneurs, les nouveaux étant souvent plus souples et plus tolérants, plutôt qu'une perte de l'indépendance. Plusieurs de ces populations ont même joui d'une plus grande autonomie locale et ont souvent payé des impôts inférieurs... En ce qui concerne la religion, l'islam s'est montré plus tolérant, accordant une plus grande liberté religieuse aux juifs et aux chrétiens indigènes.(3)

Tel qu'il est ainsi clairement noté, l'Histoire n'a jamais témoigné contre les musulmans "faiseurs de turpitude". Au contraire, ces derniers ont apporté la sécurité et la paix aux gens de toutes les nations, de toutes les croyances, vivant dans le grand territoire sur lequel ils ont régné.

En bref, la compassion, la paix et la tolérance constituent les valeurs morales principales du Coran et l'islam vise à supprimer la turpitude de la surface de la terre. Les commandements du Coran et les pratiques des musulmans à travers l'Histoire sont très clairs, et ne laissent de fait planer aucun doute.

Harun Yahya

TanhauseR

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Le Pacte d’Omar

Ecrit le 23 mai08, 15:32

Message par TanhauseR »

Bonjour et Salam,

J'aimerais rajouter cet élément de l'histoire, je vous laisse découvrir:

Abou Oubayda a fait parvenir aux patriarches d’Aelia (Jérusalem) et ses habitants un message dans lequel il les avertissait mais en vain(87).
Au Cinquième jour, Yazid Ben Abi Soufiyane, accompagné d’un traducteur, a avancé vers le mur, pour leur proposer de choisir entre l’adhésion à l’islam, l’impôt ou la guerre. Ils choisirent de combattre.
La bataille commença. Les musulmans poursuivaient leur siège de la ville sacrée jusqu’à ce que les habitants d’Aelia se rendirent et demandèrent un accord à l’amiable. Ils formulèrent le souhait qu’il soit conclu avec Omar Ibn Al Khattab lui-même qui fut informé par Oubayda. Omar tient alors un Conseil de la choura qui donna son accord pour que le calife se rende à Bayt Al Maqdis. La clef de la cité fut ainsi remise aux musulmans(88).
Le calife fait rédiger un pacte ou assurance de la sécurité accordée aux habitants d’Aelia, à leurs vies, leurs biens, leurs églises. Le pacte prévoit également la liberté du culte, en échange de l’impôt, de même qu’il garantit qu’aucun juif ne vivra avec eux à Bayt Al Maqdis, à la demande du Patriarche Sofronius qui interdisait aux Juifs d’habiter la ville sacrée(89).
Le Pacte d’Omar

Au nom de Dieu le Clément, le Miséricordieux
"Ceci est l'Assurance de la sécurité (aman) que le serviteur d'Allah, [le deuxième calife] Omar Ibn Al-Khattab, commandeur des croyants, a accordée aux habitants d'Aelia. Il leur a accordé la sécurité pour leurs vies et leurs biens ; leurs églises et leurs croix; le malade et le sain de la ville ; et pour le reste de leur communauté religieuse. Leurs églises ne seront ni habitées ni détruites. Ni eux, ni la terre sur laquelle ils se tiennent, ni leur croix, ni leurs biens ne seront confisqués. Ils ne seront pas forcés à se convertir. Personne d'entre eux ne sera lésé. Aucun juif ne vivra avec eux à Aelia.
Le peuple d'Aelia doit payer l'impôt local comme les personnes [des autres villes], et il doit expulser les Byzantins et les voleurs. Quant à ceux qui quitteront [la ville], leurs vies et leurs biens seront sauvegardés jusqu'à ce qu'ils atteignent l'endroit de la sécurité.
Quant à ceux qui restent, ils seront sûrs. Ils devront payer l'impôt local comme les habitants d'Aelia. Ceux parmi le peuple d'Aelia qui voudrait partir avec les Byzantins, prendre leurs biens, et abandonner leurs églises et leurs croix, seront sécurisés jusqu'à ce qu'ils atteignent l'endroit de la sécurité. Ces villageois (ahlal-Ard) qui étaient en Aelia peuvent rester dans la ville s'ils le souhaitent, mais ils doivent payer l'impôt local comme le peuple d'Aelia. Ceux qui souhaitent partir avec les Byzantins, et ceux qui souhaitent retourner à leurs familles, rien ne sera saisi d'eux jusqu'à ce que leur moisson ait été récoltée. Les contenus de cette Assurance sont sous l'engagement d'Allah et la responsabilité de Son Prophète, du Calife et des fidèles, si [le peuple d'Aelia] paye l'impôt selon leurs engagements(90).
Les personnes qui ont certifié l’Assurance sont Khalid Ibn Al Walid, Amr Ibn Al Ass, Abderrahmane Ibn Awf et Mouâawiyah Ibn Abi Soufyane qui a rédigé ce pacte"(91).


http://www.isesco.org.ma/francais/publi ... ne/p11.php

Pour plus d'infos:
http://www.etudes-francaises.net/jerusalem/histoire.htm[/url]
Modifié en dernier par TanhauseR le 24 mai08, 10:49, modifié 1 fois.

paul H.

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Ecrit le 23 mai08, 22:24

Message par paul H. »

Oui, comme les croisades qui étaient une oeuvre pacifique : libérer la ville sainte de la colonisation musulmane afin que la liberté de circulation, donc du pélerinage soit rétabli ! La première croisade était tellement pacifique qu'ils étaient partis sans armes... Comme aucun n'est revenu, ils ont changé de tactique et ont adopté les méthodes pacifiques musulmanes !

medico

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Ecrit le 24 mai08, 01:39

Message par medico »

histoire dit aussi que les premiers croisés on été tués par des chrétiens surtout une croisade qui est parti d'ALLEMAGNE comme quoi il est bien de regardé sa poutre dans son oeil.
Modifié en dernier par medico le 24 mai08, 06:39, modifié 1 fois.
(Isaïe 30:15) Votre force résidera en ceci : dans le fait de rester calmes et [aussi] dans la confiance . AM - JW - Les Témoins de Jéhovah

paul H.

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Ecrit le 24 mai08, 03:18

Message par paul H. »

Mon intervention sur les croisades était ironique :wink: : je ne cherche absolument pas à les justifier tout comme il est ridicule de justifier les invasions islamiques !

karamez

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Ecrit le 24 mai08, 04:08

Message par karamez »

[quote="paul H."]Mon intervention sur les croisades était ironique :wink: : je ne cherche absolument pas à les justifier tout comme il est ridicule de justifier les invasions islamiques ![/quote]

"Ne rien trouver ridicule est le signe de l'intelligence complète."
[Valéry Larbaud] Extrait de A.O. Barnabooth

Il n’y a pas beaucoup de vérités mais une seule, chacun la voit à ça façon, celui qui la détient, sait qu’il la détient, les autres sont dans le doute, ça serait bien si’ ils se taisent, or c’est dur ou impossible de rester dans le doute, alors on commence à penser de part et d’autre, de trouver des idées qui semblent expliquer les choses, elles expliquent les choses, mais elles ne les décrivent pas forcement, c’est différent, ce sont des solutions provisoires qu’on s y attache pour tenir une pensée globale logique.
Or cette pensé est un enchaînement logique à partir d’une pure croyance initiale, Je peux vous ramener toutes mes preuves que dieu existe, et vous resterez sur votre position si vous n'en croyez pas et vice versa, puis on s’arrange donner à cette croyance raison, Le facteur de l’héritage culturel intervient aussi pour nous dévier vers telle ou telle croyance, Ceci rend le recul encore plus difficile, un recul indispensable pour retrouver des jugements objectifs.

Si ont vit dans un environnement qui développe une image « négative » sur une personne en se basant sur des interprétations de certains faits, on finit par se forger une idée, si encore cette personne prétend apporter une religion qui semble contredire la notre, dans ce cas c’est le refus catégorique.

Personne n’aimerait suivre un imposteur, si les musulmans croient que Mohammed est un prophète, ils ont leurs raisons, ils ne sont pas dupes, ils n’ont pas négligé les faits qui vous semblent contredire l’honnêteté de son message, mais ils l’ont interprété différemment que vous.
Nous étions des peuples trempés dans l'ignorance, adorant des idoles, jusqu'a ce que Dieu nous ait envoyé un messager dont l’intégrité est connue à nous. Il nous a appelés à Dieu, que nous devrions témoigner à son unité et l'adorer et renoncer à ce que nous et nos pères avaient adoré de la manière des pierres et des idoles ; Et il nous a commandés de parler vraiment, d'accomplir nos promesses, de respecter les cravates de la parenté et les droits de nos voisins, et de s'abstenir aux crimes et au carnage… Ainsi nous adorons Dieu.

paul H.

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Ecrit le 25 mai08, 00:29

Message par paul H. »

Attention il ne s'agit pas ici du rôle civilisateur qu'à eu Mahomet en Arabie même ; il a fédéré un ensemble de tribus arabes en Etat, bravo : c'est vraiment le Père de la Nation Arabe... Mais il s'agit ici de ce que ses successeurs ont fait de son oeuvre ! C'est donc du problème de la colonisation dont il s'agit, de n'importe quelle colonisation, qu'elle ait "réussi" ou pas : éthiquement était-il juste que les romains colonisent la Gaulle, puis que les germains la colonisent à nouveau ? De même était-il juste que les arabes colonisent l'Egypte, la Syrie, l'Iran ou les terres berbères ? Que les français ou les anglais colonisent l'Amérique ou l'Afrique etc, etc...

Le problème n'est pas de s'en glorifier, et surtout de ne pas "sanctifier" les politiques coloniales [c'était pour apporter la Vraie Religion ou pour apporter les Lumières de la civilisation etc] mais de constater les rapports de force politiques et culturels qu'elles ont laissés et d'en tenir compte pour un dialogue plus respectueux avec l'Autre !

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Ecrit le 25 mai08, 21:32

Message par CHAHIDA »

paul H. a écrit :Attention il ne s'agit pas ici du rôle civilisateur qu'à eu Mahomet en Arabie même ; il a fédéré un ensemble de tribus arabes en Etat, bravo : c'est vraiment le Père de la Nation Arabe... Mais il s'agit ici de ce que ses successeurs ont fait de son oeuvre ! C'est donc du problème de la colonisation dont il s'agit, de n'importe quelle colonisation, qu'elle ait "réussi" ou pas : éthiquement était-il juste que les romains colonisent la Gaulle, puis que les germains la colonisent à nouveau ? De même était-il juste que les arabes colonisent l'Egypte, la Syrie, l'Iran ou les terres berbères ? Que les français ou les anglais colonisent l'Amérique ou l'Afrique etc, etc...

Le problème n'est pas de s'en glorifier, et surtout de ne pas "sanctifier" les politiques coloniales [c'était pour apporter la Vraie Religion ou pour apporter les Lumières de la civilisation etc] mais de constater les rapports de force politiques et culturels qu'elles ont laissés et d'en tenir compte pour un dialogue plus respectueux avec l'Autre !
Bonjour Paul,

Je suis berbère et d'origine Algérienne, l'Algerie comme tu le sais a été colonise par bcp de pays, elle le pays ou la communauté a qui je remercie cette arabisation et islamisation est L'ARABIE, sans elle je ne serai pas ce que je suis, et tous mes amis et je sais également que tous les maghrébins du maroc de tunisie, ou l'Eagypte ou la syrie ou le liban ou autres sont reconnaissant a dieu ALLAH de nous avoir transmit le message, si le continent afraicain ou indonésien ou autre etc... n'avait pas été islamise que serions nous des KEFFARS, alors je remercie ALLAH de ça oui...
En plus que grâce au coran et Mohammed la communauté arbo musulman était l'une des plus évolué du monde a cet époque!!!!! la plus riche également!!! elle a apporté science medecine etc....

Wa salam

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Ecrit le 25 mai08, 21:46

Message par caius »

LES CROISADES DANS LEUR CONTEXTE

Dr Paul Stenhouse © 2007 Chevalier Press.


Selon une certaine propagande « Cinq siècles de coexistence pacifique s’écoulèrent avant que des événements politiques et l’intervention d’un pape impérialiste ne viennent initier plusieurs siècles de prétendues guerres saintes opposant la Chrétienté à l’Islam qui laissèrent un climat de malentendu et de méfiance perdurant jusqu’à nos jours. » [John Esposito, Islam: the Straight Path, 3rd ed. OUP, 1998, p.58]

Le journaliste Amin Maalouf (auteur de « Les Croisades vues par les arabes ») pousse encore plus loin le bouchon quand il écrit que la prise de Jérusalem par les croisés en 1099 représente « le point de départ de l’hostilité millénaire entre l’Islam et l’Occident »

Mahomet est mort à Médine le 8 juin 632. L’appel à la première des huit Croisades en vue libérer les Lieux Saints de Palestine de l’occupation musulmane et d’ouvrir un itinéraire sûr pour les pèlerins chrétiens voulant se rendre en Terre Sainte ne fut lancé qu’en 1095. Au risqué de paraître pédant, la période en question n’est pas de “cinq siècles” mais de quatre-cent soixante-trois années et ces années, nous le prouverons, ne furent pas caractérisées par la « coexistence pacifique. »

L’offensive de l’Islam contre la Chrétienté

Pour les états chrétiens du pourtour de la méditerranée, ce furent quatre-cent soixante-trois années d’agressions sanglantes et délibérées sur terre comme en mer des forces musulmanes composées principalement d’arabes et de Berbères. Ils attaquaient depuis leurs bases de la Méditerranée et de l’Adriatique pour le butin (or, argent, pierres précieuses et esclaves) que leur rapportait la destruction des églises, des couvents et des tombes des « infidèles » et pour l’expansion politico-religieuse de l’islam en Europe.

A la mort de Mahomet, il existait en Arabie et dans les principaux centres de l’empire perse de florissantes communautés Chrétiennes et Juives.

L’ensemble du monde méditerranéen, que ce soit sur les rives européennes, africaines ou asiatiques était majoritairement chrétien.

Il ne fallut que quelques années aux tribus musulmanes d’Arabie, inspirées par les révélations et l’exemple de Mahomet, pour envahir l’Empire romain d’Orient ou Empire byzantin dont les empereurs consacraient plus de temps aux controverses religieuses qu’à la défense de leur empire. En 633 la Mésopotamie tomba. En quelques années l’Empire perse tout entier passa entre les mains des tribus arabes qui repoussèrent le jeune empereur perse Yazdagird jusqu’aux extrêmes limites de son empire, en Sogdiane [Ouzbékistan], où il fut finalement assassiné par ses propres gardes Tartares.

Damas tomba en 635 et Jérusalem dut capituler cinq ans après la mort de Mahomet, en février 638.

La chute d’Alexandrie en 643 sonna le glas de plus de mille ans de civilisation Hellénistique, civilisation qui avait enrichi l’ensemble du Proche Orient de sa science et de sa culture. Henri Daniel-Rops affirme que du point de vue de l’histoire de la civilisation, la chute d’Alexandrie est aussi cruciale que la chute de Constantinople aux mains des Turcs huit-cents ans plus tard.

Chypre tomba en 648-9 et Rhodes en 653. En 698, toute l’Afrique du Nord était perdue.

L’Espagne envahie

Moins de quatre-vingt ans après la mort de Mahomet, en 711, les musulmans de Tanger traversaient le détroit de Gibraltar large de 13 km et passaient en Espagne. Dès 721, avec la chute de Saragosse, les hordes arabo-berbères avaient renversé les souverains Visigoths et se préparaient à se ruer sur le sud de la France.

En 720 Narbonne tombait. Au début du printemps 732 Bordeaux était pillée et ses églises incendiées par Abd al-Rahman ibn Abdullah al-Ghafiqi. Alors qu’il venait de raser une basilique devant les murs de Poitiers, Abd al-Rahman se dirigeât vers Tours qui abritait le tombeau de Saint Martin [mort en 397] père de l’église et saint patron des Francs.

Il fut vaincu et tué en chemin par Charles Martel et son armée franque en octobre 732, cent ans après la mort de Mahomet, sur la route allant de Poitiers à Tours, une défaite acclamée par Gibbon et tant d’autres historiens comme décisive dans le refoulement du raz-de-marée musulman hors d’Europe.

Les attaques sur la France se poursuivirent quand même et en 734 Avignon était capturée par les forces arabes. Lyon fut mise à sac en 743. Il fallut attendre 759 pour que les Arabes soient chassés de Narbonne. Ils pillèrent encore Marseille en 838.

En Italie les aggressions musulmanes devinrent habituelles dès 800 quand les îles de Ponza [au large de Gaeta] et Ischia [au large de Naples] furent pillées puis, dès 813, Civitavecchia, le port de Rome qui avait été construit par Trajan, était saccagée par les Arabes.

En 826 la Crête tomba aux mains des forces musulmanes qui s’en servirent de base jusqu’en 961. A partir de 827, ils commencèrent à grignoter la Sicile. En 842, avec la capture de Messine, ils prirent le contrôle du Détroit du même nom et en 859, après la chute d’Enna, toute l’île était occupée.

En 836, les Napolitains eurent l’aveuglement d’inviter les forces musulmanes à les aider contre les Lombards et ouvrirent la voie à plus d’un siècle de raids musulmans le long de l’Adriatique, entraînant la destruction d’Ancône et des incursions musulmanes jusqu’aux bouches du Pô. Les visiteurs de la côte napolitaine peuvent toujours observer au sud of Naples les « Tours Sarrasines », construites à partir du neuvième siècle pour alerter les habitants de l’approche des flottes arabes venant de Sicile et d’Afrique.

Bari, qui abrite maintenant les reliques de St Nicolas de Myra, le modèle du « Père Noël », tomba en 840 aux mains de Khalfun, un chef Berbère, à la suite d’une trahison. De 853 à 871 le fameux brigand musulman al- Mufarraj bin Sallam et son successeur, un autre Berbère nommé Sawdan, contrôlèrent toute la côte de Bari à Reggio di Calabria et terrorisèrent le sud de l’Italie. Ils pillèrent même l’Abbaye St Michel sur le mont Gargano. Ils prirent le titre d’Emir et se proclamèrent indépendants de l’Emir de Palerme.

Le sac de Saint Pierre

Naples elle-même put repousser une attaque musulmane en 837. Mais en 846, Rome n’eut pas cette chance. Le 23 août 846, une armée arabe débarqua à Ostie à l’embouchure du Tibre. Il y avait 73 navires. Les forces sarrasines s’élevaient à 11.000 guerriers avec 500 chevaux.
L’endroit le plus saint de la Chrétienté après la Terre Sainte, les tombeaux de Saint Pierre et Saint Paul furent profanés et leurs basiliques saccagées de même que la Basilique de Latran et bien d’autres églises et édifices publics.

Le grand autel construit au-dessus de la tombe de saint Pierre fut mis en pièces et les ornements d’argent des portes de la Basilique Saint Pierre furent arrachés. Les Romains étaient dans la désolation et la Chrétienté fut choquée de la barbarie des forces musulmanes.

Trois ans plus tard, le Pape Léon IV [847-855] avait formé une alliance avec Naples, Amalfi et Gaeta, et quand une nouvelle flotte Sarrasine se présenta devant les bouches du Tibre en 849, la flotte Papale joignit ses forces à celles de ses alliés et ils repoussèrent les navires musulmans qui firent demi-tour et s’enfuirent dans une violente tempête qui les détruisit.
Les survivants furent ramenés à Rome et mis au travail sur le chantier de construction de la Muraille Léonine autour du Vatican. Douze pieds de large, presque quarante pieds de haut et défendue par quarante-quatre tours, la plus grande partie de cette muraille et deux des tours circulaires peuvent encore être vue par les visiteurs du Vatican. Ce rempart défensif fut achevé et béni par le Pape Léon IV en 852.

Tarente en Apulie fut conquise par les forces arabes en 846. Ils la conservèrent jusque 880.

En 870 Malte fut conquise par les musulmans. En 871 Bari, la capitale des Sarrasins en Italie, fut reprise aux musulmans par l’Empereur Louis II qui vainquit en 872 une flotte sarrasine au large de Capoue.

223 ans avant la Première Croisade

A ce stade de notre examen de la « coexistence pacifique » nous sommes encore à deux-cent vingt-trois ans de l’appel à la première Croisade. Les lecteurs comprennent maintenant peut-être mieux pourquoi l’Empereur Louis II, petit-fils de Charlemagne était absolument convaincu, au neuvième siècle, de la nécessité d’une Croisade. 'Il était convaincu que l’Islam devait être repoussé hors d’ Europe.' Mais il n’y avait toujours pas d’appel à la Croisade.

Je n’ai pas encore évoqué les attaques musulmanes contre l’Empire Byzantin alors qu’elles jouèrent un rôle important dans la décision de lancer les croisades.

Constantinople avait été attaquée dés 673 et pendant les cinq années qui suivirent les armées et les flottes arabes tentèrent sans succès de percer les défenses de la ville. Le 'Feu Grégeois,' cette mystérieuse substance qui brûlait sur l’eau détruisit la flotte musulmane et donna la victoire aux défenseurs.

En 717, les musulmans repassèrent à l’attaque, enhardis par leurs succès en Espagne.

Le destin s’en mêla, et comme Charles Martel et ses Francs à Poitiers en 732, l’empereur Léon l’Isaurien [717-740] repoussa le raz-de-marée musulman. Constantinople était sauvée, pour un temps. Malheureusement, malgré toutes ses compétences militaires, Léon était un usurpateur et un iconoclaste. Bien qu’il ait vaincu les musulmans, sa politique contribua à affaiblir l’empire romain à l’Est comme à l’Ouest.

En 870, quand Bernard le Sage de Bretagne voulut visiter la Palestine il dut obtenir un laissez-passer des autorités musulmanes à Bari, sur la côte de l’Adriatique.

En 873 les forces musulmanes dévastèrent la Calabre, dans le sud de l’Italie, au point que (selon le mot d’un chroniqueur) elle fut mise dans l’état « dans lequel le Grand Déluge l’aurait laissée » et les Sarrasins exprimèrent leur intention de détruire Rome, la cité de 'Petrulus senex,' 'le vieil homme impuissant, Pierre'.

En 874, le Pape Jean VIII fit tout ce qu’il put pour dissuader Amalfi, Naples, Bénévent, Capoue, Salerne et Spolète de former une alliance de circonstance avec les Sarrasins. Seules Amalfi, Capoue et Salerne écoutèrent son plaidoyer en faveur de la solidarité Chrétienne.

Vers 876, le Pape Jean VIII commença à envoyer des lettres dans toutes les directions pour obtenir de l’aide contre les envahisseurs arabes qui dévastaient le sud de l’Italie et menaçaient même Rome. Il demanda en vain l’aide de Boson Duc de Milan dont l’Empereur Charles le Chauve avait fait son légat pour l’Italie du Nord. Il écrivit à Alfonso III, Roi de Galice en Espagne pour qu’il lui envoie des chevaux pour la cavalerie et aux Byzantins pour leur demander des vaisseaux de guerre et de 876 à mai 877 il envoya de nombreuses lettres à l’Empereur Franc, l’implorant de venir au secours des catholiques d’Italie.

L’Empereur s’avéra d’un faible soutien et à sa mort en 879, le Duc de Spolète lança son armée contre le Pape. Jean VIII, incapable de lutter en même temps contre les Sarrasins et Spolète dut payer un tribut annuel de 25.000 de mancuses d’argent aux Arabes. Un mancus d’argent valait grosso-modo 25 dollars australiens. Cette situation dura deux ans.

En 881, les musulmans alliés aux Napolitains capturèrent la forteresse sur le Garigliano [l’antique Liris] à 14 km à l’est de Gaète près d’Anzio, au nord de Naples et pendant quarante années ils pillèrent impunément le pays environnant.

Revenant d’un synode à Ravenne [février 882] le Pape Jean VIII commenta, pour reprendre ses termes, que “les Sarrasins sont plus chez eux à Fundi [près de Rome, dans le Latium] et Terracina' [80 km au SE de Rome] qu’en Afrique. 'Bien que gravement souffrant,' écrivit le Pape, nous allâmes à la bataille avec nos forces, capturâmes dix-huit des navires ennemis et abattîmes un grand nombre de leurs hommes. Six cents captifs des Sarrasins furent libérés.

Syracuse fut investie par les musulmans en 878 après un siège de neuf mois, peu d’habitants échappèrent à la mort. La cite byzantine fut pillée et détruite. Sa chute laissait les mains libres aux nombreuses bandes de brigands musulmans pour harceler les villages et les cités italiennes.
880 vit la victoire des Byzantins sur les Sarrasins à Naples et aussi l’arrivée dans les eaux de Rome de vaisseaux de guerre envoyés par l’Empereur Basile pour donner au Pape les moyens de défendre 'le territoire de Saint Pierre'.

Pendant ce temps, les sarrasins avaient de nouveau tourné leur attention vers le sud de la France et le nord de l’Italie. Ils avaient pris Avignon en 734 et Marseille en 838 et ravageaient la Provence et le nord de l’Italie depuis leurs bases des Alpes. Les plus importantes de ces bases étaient Fraxinet et Frejus, pas loin de Toulon, qu’ils avaient occupé en 889.

Ils furent temporairement expulsés de leurs bases en 942 par Hughes d’Arles qui était soutenu par une flotte byzantine pendant qu’il les attaquait sur terre. Horace Mann commente qu’il est symptomatique des dirigeants opportunistes qui à l’époque tenaient le destin de l’Europe entre leurs mains qu’au lieu de chasser les sanguinaires envahisseurs musulmans, Hughes leur ait permis de rester à condition qu’ils fassent tout pour empêcher Bérenger Marquis d’Ivrea son rival pour le titre de « Roi d’Italie», de retourner en Italie.

En 945, ce dernier réussit à retourner en Italie en passant par l’Allemagne, et les musulmans ne furent pas complètement expulsés de leur repaire avant 972 – presque cent ans après la capture de Fréjus – par une ligue de princes Italiens et Provençaux.

En même temps, ils infestaient les cols des Alpes, volant et assassinant les pèlerins sur le chemin de Rome. En 921 un important groupe d’Anglais, se rendant en pèlerinage sur les tombes des Apôtres à Rome, fut écrasé sous les rochers que leur précipitaient les Sarrasins du haut des cols des Alpes.

174 ans avant la Première Croisade

A ce stade de la prétendue coexistence pacifique entre les musulmans et les chrétiens , nous sommes encore à cent septante-quatre ans de l’appel à la Première Croisade pour libérer les Lieux Saints.

Pendant ce temps, en 902 les flottes musulmanes saccageaient et détruisaient Demetrias en Thessalie, au centre de la Grèce et en 904, Thessalonique la seconde ville de l’Empire Byzantin tomba entre leurs mains. En 887, les armées musulmanes s’emparèrent de Hysela en Carsiana et d’Amasia, la ville métropolitaine du Pont en Asie Mineure.
Malecenus, l’évêque d’Amasia voulait payer une rançon pour libérer ses compatriotes réduits en esclavage mais il savait que l’Empereur Byzantin Léon VI ne pourrait pas l’aider ; il s’adressa donc au Pape Benoît IV à Rome.
Le Pape le réconforta et lui confia une encyclique adressée à tous les évêque, Abbés, Comtes et Juges et à tous les professeurs de théologie pour les prier de traiter Malacenus avec tous les égards et de lui porter assistance durant ses déplacements d’une cité à l’autre pour lever des fonds.

En 905 le Pape Sergius III dut aider l’évêque Hildebrand de Silva Candida à restaurer certains des dégâts causes dans son évêché par des Sarrasins qui venaient de dévaster l’église de Silva Candida près de Rome.

En 915, le Pape Jean X réussit à créer une ligue chrétienne avec l’aide de la flotte de l’Amiral byzantin Picingli. Même les querelleurs princes de l'Italie méridionale se joignirent à la coalition contre les Sarrasins avec le Roi Bérenger et ses armées du nord de l’Italie. L’ennemi fut acculé dans sa forteresse sur le Garigliano près de Gaeta, au nord de Naples. Au bout de trois mois de siège, ils tentèrent une sortie et furent complètement écrasés par les forces chrétiennes victorieuses.

En 934, l’imam fatimide al-Ka'im lança une audacieuse invasion de la Ligurie menée par Ya'kub bin Ishaq. Cette même année ce dernier attaqua Gêne et la pilla en 935.

En 976, le Calife Fatimide d’ Egypte envoya de nouvelles expéditions musulmanes en Italie du Sud. Au début, l’Empereur germanique Othon II, qui avait établi son quartier général à Rome, combattit victorieusement ces forces Sarrasines, mais en juillet 982 il fut attiré dans un guet-apens et son armée fut presque taillée en pièce.

En 977, Sergius, Archevêque de Damas, fut expulsé de son Siège par les Musulmans. Le Pape Benoît VII lui confia la charge de l’église St Alexius sur le mont Aventin à Rome, il y fonda un monastère qu’il plaça sous la règle Bénédictine et dont il fut le premier abbé.

Le pontificat du Pape Jean XVIII [1003-1009] fut endeuillé par la famine, la peste et les bandes de pirates Sarrasins qui pillaient la côte italienne de Pise à Rome depuis des bases en Sardaigne.

En 1010 ils avaient pris Cosenza en Italie du Sud. Puis en 1015, la Sardaigne tomba entre les mains des Arabes menés par un certain Abu Hosein Mogehid [selon les Chroniques Latines]. Je pense qu’il doit s’agir de Mujahid bin 'Abd Allah que les sources arabes créditent de l’invasion. Pendant les années qui suivirent, les forces musulmanes basées en Sardaigne incendièrent Pise, s’emparèrent de Luna dans le nord de la Toscane et ravagèrent le pays. Le Pape Benoît VIII réussit finalement à rassembler une flotte et défia le chef Sarrasin qui s’enfuit et retourna en Sardaigne, laissant sa flotte à la merci des forces papales qui furent victorieuses.

Mujahid bin 'Abd Allah envoya alors au Pape un sac de noix accompagné du message qu’il viendrait l’été prochain avec autant de soldats qu’il y avait de noix dans le sac. Benoît accepta les noix et renvoya un sac de riz : « Si ton maître », dit-il au messager stupéfait, « n’est pas satisfait du mal qu’il a fait au domaine de l’Apôtre, qu’il revienne et il trouvera un guerrier en arme pour chaque grain de riz. »

Le Pape n’attendit pas la réponse mais porta la guerre sur le territoire de l’ennemi. En 1017 Il réunit les flottes de Pise et de Gêne qui voguèrent vers la Sardaigne où Mujahid passait le temps en faisant crucifier les chrétiens de l’île. Le chef musulman s’enfuit en Afrique et la Sardaigne fut libérée par les Pisans. Mujahid tenta de reconquérir la Sardaigne jusqu’en 1050, date de sa capture par les Pisans à qui le Pape confia l’île.

Les musulmans d’Espagne attaquèrent Antibes en 1003. Ils mirent Narbonne à sac en 1020.

Vers 1025, le Pape Jean XIX accorda le pallium [le plus haut rang du ministère sacerdotal] à l’Archevêque Pierre de Gerona dans le nord-est de l’Espagne, à la condition qu’il rachète les chrétiens captifs des musulmans, ainsi qu’il l’avait promis au Pape lors de sa visite « ad limina ».

Ce qui fit de la Première Croisade une réalité

Les quatre cent soixante-trois années qui s’écoulèrent entre la mort de Mahomet en 632 et l’appel à la Croisade pour libérer la Terre-Sainte en 1095 ne furent pas une période de « co-existence pacifique » entre les Musulmans et les Européens ou les Chrétiens byzantins. Ce ne fut pas non plus le cas pour les Chrétiens vivant dans les territoires occupés par les musulmans. Ils ne jouirent de la paix” qu’en faisant le profil le plus bas possible, en payant la jizya ou capitation et en acceptant un statut d’inférieurs dans des pays qui étaient chrétiens avant l’arrivée des envahisseurs musulmans.

Le passage au nouveau millénaire vit leur situation empirer. En 1009 le Calife Fatimide de l’Egypte, abu-'Ali Mansur al-Hakim, ordonna la destruction du Saint Sépulcre à Jérusalem. Les Musulmans détruisirent le Tombeau de Jésus, le dôme et la partie supérieure de l’église jusqu’à ce qu’ils soient obligés d’interrompre leurs travaux de démolition à cause des énormes tas de gravats qui s’étaient accumulés dans ce qui restait du sanctuaire. Pendant onze années il fut interdit aux chrétiens de s’approcher des ruines et à fortiori d’y prier. En tout Al-Hakim aura fait détruire 30 000 églises chrétiennes en Égypte et en Terre Sainte.

Choqué par la destruction du sanctuaire le plus sacré de la Chrétienté, le Pape Sergius IV avait adressé une lettre au clergé et aux princes pour les engager à secourir la Palestine et la le reconstruire. Son appel fut ignoré.

Au début du cinquième siècle, deux cents ans avant que Mahomet apparaisse, il y avait sept cents évêques catholiques en Afrique. Deux cents d'entre eux participèrent au Concile de Carthage en 535. Vers le milieu des années 900, il en restait quarante. En 1050, en raison de la « coexistence pacifique », il n’en restait que cinq. En 1076, ils n’étaient plus que deux. Nous le lisons dans une lettre que le Pape Gregoire VII, 'Hildebrand,' écrivit à Cyriacus, archevêque de Carthage en juin 1076. Trois évêques étant nécessaire pour consacrer valablement un autre évêque, Grégoire lui demanda d’envoyer à Rome un prêtre qui puisse être consacré évêque de sorte que lui [Cyriacus], Servandus, évêque de Buzea en Mauritanie, et le nouvel évêque puissent consacrer d’autres évêques pour les Catholiques Africains.

Grégoire VII, sur son lit de mort en 1085, rêvait de former une ligue chrétienne contre l’Islam et disait : « Je préfèrerais risquer ma vie pour délivrer les Lieux saints que gouverner l’Univers. »

Il semble que ce soit la prise de Jérusalem en 1076 par les turcs Seldjoukides qui ait finalement fait déborder le vase, épuisé la patience des Chrétiens européens et permit l’accomplissement du souhait de Grégoire. Le pèlerinage aux Lieux Saints était devenu encore plus pénible, une taxe était imposée à chaque visiteur. Ceux qui osaient voyager jusque là étaient harcelés, dépouillés et même réduits en esclavage.

En 1065, Gunther, évêque de Bamberg, Siegfried, archevêque de Metz, Guillaume, archevêque d’Utrecht, Otto, archevêque de Ratisbonne et 12.000 pèlerins arrivés en Terre sainte, se font agresser par les musulmans près de Césarée. Des milliers de pèlerins sont massacrés durant trois jours (du Vendredi Saint à Pâques).

Au Concile de Piacenza, appelé par le pape Urbain II en mars 1095, les délégués byzantins soulignèrent le danger de l'expansion musulmane pour la chrétienté et les difficultés auxquelles les chrétiens orientaux feraient face tant que l’infidèle ne serait pas repoussé. Ils répétèrent l’appel lancé par l’Empereur Alexius à Robert de Flandre, lui demandant de retourner en Orient avec quelques chevaliers pour aider les Byzantins dans leur lutte contre les musulmans.

Vers la fin de cette même année, Urbain II, lors d’un autre Concile a Clermont en France, reprit la suggestion et appela les Chrétiens d’Europe à “ sans tarder, se porter au secours de vos frères qui habitent les pays d'Orient et qui déjà bien souvent ont réclamé votre aide. » L’Assemblée se leva et scanda “Dieu le veut”.

Mahomet était mort le 8 juin 632. Il avait fallu quatre cent soixante-trois ans aux Chrétiens européens pour rassembler leurs forces et se lever pour défendre leur Liberté et leur Foi.

karamez

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Ecrit le 25 mai08, 21:55

Message par karamez »

paul H. a écrit :Attention il ne s'agit pas ici du rôle civilisateur qu'à eu Mahomet en Arabie même ; il a fédéré un ensemble de tribus arabes en Etat, bravo : c'est vraiment le Père de la Nation Arabe... Mais il s'agit ici de ce que ses successeurs ont fait de son oeuvre ! C'est donc du problème de la colonisation dont il s'agit, de n'importe quelle colonisation, qu'elle ait "réussi" ou pas : éthiquement était-il juste que les romains colonisent la Gaulle, puis que les germains la colonisent à nouveau ? De même était-il juste que les arabes colonisent l'Egypte, la Syrie, l'Iran ou les terres berbères ? Que les français ou les anglais colonisent l'Amérique ou l'Afrique etc, etc...

Le problème n'est pas de s'en glorifier, et surtout de ne pas "sanctifier" les politiques coloniales [c'était pour apporter la Vraie Religion ou pour apporter les Lumières de la civilisation etc] mais de constater les rapports de force politiques et culturels qu'elles ont laissés et d'en tenir compte pour un dialogue plus respectueux avec l'Autre !
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Pour Ne pas entrer dans une discussion historique ou chacun apportera des faits contradictoires difficiles à vérifier, je me contente de vous répondre en se basant sur ce que je vois dans mon pays qui est aussi une ancienne région berbère.

D’abord en suivant votre analyse je peux mettre en cause aussi tout le système occidental en vous disant que les dernières colonisations sont les vôtres, par quel droit vous vous donner raison pour coloniser les autres nations sois disant que vous leur apporter le développement, c’est un développement dans votre sens que vous n’avez le droit d’imposer aux autres.

Pour revenir au sujet je vous réponds que les berbères ont très bien accueillit les musulmans, c’était un islam pacifique, d’ailleurs est c’est très simple, vous prouver utiliser toute l’armé du monde pour changer la croyance d’un être humain et vous ne pourrais pas le faire, on peut changer nos dires sous la menace de la force, mais jamais changer notre foi par cette force, or les berbères adoptent encore la religion de l’islam avec foi, et plus encore, ils l’adoptent mieux que les arabes,

CHAHIDA

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Ecrit le 25 mai08, 23:57

Message par CHAHIDA »

caius a écrit :LES CROISADES DANS LEUR CONTEXTE

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Selon une certaine propagande « Cinq siècles de coexistence pacifique s’écoulèrent avant que des événements politiques et l’intervention d’un pape impérialiste ne viennent initier plusieurs siècles de prétendues guerres saintes opposant la Chrétienté à l’Islam qui laissèrent un climat de malentendu et de méfiance perdurant jusqu’à nos jours. » [John Esposito, Islam: the Straight Path, 3rd ed. OUP, 1998, p.58]

Le journaliste Amin Maalouf (auteur de « Les Croisades vues par les arabes ») pousse encore plus loin le bouchon quand il écrit que la prise de Jérusalem par les croisés en 1099 représente « le point de départ de l’hostilité millénaire entre l’Islam et l’Occident »

Mahomet est mort à Médine le 8 juin 632. L’appel à la première des huit Croisades en vue libérer les Lieux Saints de Palestine de l’occupation musulmane et d’ouvrir un itinéraire sûr pour les pèlerins chrétiens voulant se rendre en Terre Sainte ne fut lancé qu’en 1095. Au risqué de paraître pédant, la période en question n’est pas de “cinq siècles” mais de quatre-cent soixante-trois années et ces années, nous le prouverons, ne furent pas caractérisées par la « coexistence pacifique. »

L’offensive de l’Islam contre la Chrétienté

Pour les états chrétiens du pourtour de la méditerranée, ce furent quatre-cent soixante-trois années d’agressions sanglantes et délibérées sur terre comme en mer des forces musulmanes composées principalement d’arabes et de Berbères. Ils attaquaient depuis leurs bases de la Méditerranée et de l’Adriatique pour le butin (or, argent, pierres précieuses et esclaves) que leur rapportait la destruction des églises, des couvents et des tombes des « infidèles » et pour l’expansion politico-religieuse de l’islam en Europe.

A la mort de Mahomet, il existait en Arabie et dans les principaux centres de l’empire perse de florissantes communautés Chrétiennes et Juives.

L’ensemble du monde méditerranéen, que ce soit sur les rives européennes, africaines ou asiatiques était majoritairement chrétien.

Il ne fallut que quelques années aux tribus musulmanes d’Arabie, inspirées par les révélations et l’exemple de Mahomet, pour envahir l’Empire romain d’Orient ou Empire byzantin dont les empereurs consacraient plus de temps aux controverses religieuses qu’à la défense de leur empire. En 633 la Mésopotamie tomba. En quelques années l’Empire perse tout entier passa entre les mains des tribus arabes qui repoussèrent le jeune empereur perse Yazdagird jusqu’aux extrêmes limites de son empire, en Sogdiane [Ouzbékistan], où il fut finalement assassiné par ses propres gardes Tartares.

Damas tomba en 635 et Jérusalem dut capituler cinq ans après la mort de Mahomet, en février 638.

La chute d’Alexandrie en 643 sonna le glas de plus de mille ans de civilisation Hellénistique, civilisation qui avait enrichi l’ensemble du Proche Orient de sa science et de sa culture. Henri Daniel-Rops affirme que du point de vue de l’histoire de la civilisation, la chute d’Alexandrie est aussi cruciale que la chute de Constantinople aux mains des Turcs huit-cents ans plus tard.

Chypre tomba en 648-9 et Rhodes en 653. En 698, toute l’Afrique du Nord était perdue.

L’Espagne envahie

Moins de quatre-vingt ans après la mort de Mahomet, en 711, les musulmans de Tanger traversaient le détroit de Gibraltar large de 13 km et passaient en Espagne. Dès 721, avec la chute de Saragosse, les hordes arabo-berbères avaient renversé les souverains Visigoths et se préparaient à se ruer sur le sud de la France.

En 720 Narbonne tombait. Au début du printemps 732 Bordeaux était pillée et ses églises incendiées par Abd al-Rahman ibn Abdullah al-Ghafiqi. Alors qu’il venait de raser une basilique devant les murs de Poitiers, Abd al-Rahman se dirigeât vers Tours qui abritait le tombeau de Saint Martin [mort en 397] père de l’église et saint patron des Francs.

Il fut vaincu et tué en chemin par Charles Martel et son armée franque en octobre 732, cent ans après la mort de Mahomet, sur la route allant de Poitiers à Tours, une défaite acclamée par Gibbon et tant d’autres historiens comme décisive dans le refoulement du raz-de-marée musulman hors d’Europe.

Les attaques sur la France se poursuivirent quand même et en 734 Avignon était capturée par les forces arabes. Lyon fut mise à sac en 743. Il fallut attendre 759 pour que les Arabes soient chassés de Narbonne. Ils pillèrent encore Marseille en 838.

En Italie les aggressions musulmanes devinrent habituelles dès 800 quand les îles de Ponza [au large de Gaeta] et Ischia [au large de Naples] furent pillées puis, dès 813, Civitavecchia, le port de Rome qui avait été construit par Trajan, était saccagée par les Arabes.

En 826 la Crête tomba aux mains des forces musulmanes qui s’en servirent de base jusqu’en 961. A partir de 827, ils commencèrent à grignoter la Sicile. En 842, avec la capture de Messine, ils prirent le contrôle du Détroit du même nom et en 859, après la chute d’Enna, toute l’île était occupée.

En 836, les Napolitains eurent l’aveuglement d’inviter les forces musulmanes à les aider contre les Lombards et ouvrirent la voie à plus d’un siècle de raids musulmans le long de l’Adriatique, entraînant la destruction d’Ancône et des incursions musulmanes jusqu’aux bouches du Pô. Les visiteurs de la côte napolitaine peuvent toujours observer au sud of Naples les « Tours Sarrasines », construites à partir du neuvième siècle pour alerter les habitants de l’approche des flottes arabes venant de Sicile et d’Afrique.

Bari, qui abrite maintenant les reliques de St Nicolas de Myra, le modèle du « Père Noël », tomba en 840 aux mains de Khalfun, un chef Berbère, à la suite d’une trahison. De 853 à 871 le fameux brigand musulman al- Mufarraj bin Sallam et son successeur, un autre Berbère nommé Sawdan, contrôlèrent toute la côte de Bari à Reggio di Calabria et terrorisèrent le sud de l’Italie. Ils pillèrent même l’Abbaye St Michel sur le mont Gargano. Ils prirent le titre d’Emir et se proclamèrent indépendants de l’Emir de Palerme.

Le sac de Saint Pierre

Naples elle-même put repousser une attaque musulmane en 837. Mais en 846, Rome n’eut pas cette chance. Le 23 août 846, une armée arabe débarqua à Ostie à l’embouchure du Tibre. Il y avait 73 navires. Les forces sarrasines s’élevaient à 11.000 guerriers avec 500 chevaux.
L’endroit le plus saint de la Chrétienté après la Terre Sainte, les tombeaux de Saint Pierre et Saint Paul furent profanés et leurs basiliques saccagées de même que la Basilique de Latran et bien d’autres églises et édifices publics.

Le grand autel construit au-dessus de la tombe de saint Pierre fut mis en pièces et les ornements d’argent des portes de la Basilique Saint Pierre furent arrachés. Les Romains étaient dans la désolation et la Chrétienté fut choquée de la barbarie des forces musulmanes.

Trois ans plus tard, le Pape Léon IV [847-855] avait formé une alliance avec Naples, Amalfi et Gaeta, et quand une nouvelle flotte Sarrasine se présenta devant les bouches du Tibre en 849, la flotte Papale joignit ses forces à celles de ses alliés et ils repoussèrent les navires musulmans qui firent demi-tour et s’enfuirent dans une violente tempête qui les détruisit.
Les survivants furent ramenés à Rome et mis au travail sur le chantier de construction de la Muraille Léonine autour du Vatican. Douze pieds de large, presque quarante pieds de haut et défendue par quarante-quatre tours, la plus grande partie de cette muraille et deux des tours circulaires peuvent encore être vue par les visiteurs du Vatican. Ce rempart défensif fut achevé et béni par le Pape Léon IV en 852.

Tarente en Apulie fut conquise par les forces arabes en 846. Ils la conservèrent jusque 880.

En 870 Malte fut conquise par les musulmans. En 871 Bari, la capitale des Sarrasins en Italie, fut reprise aux musulmans par l’Empereur Louis II qui vainquit en 872 une flotte sarrasine au large de Capoue.

223 ans avant la Première Croisade

A ce stade de notre examen de la « coexistence pacifique » nous sommes encore à deux-cent vingt-trois ans de l’appel à la première Croisade. Les lecteurs comprennent maintenant peut-être mieux pourquoi l’Empereur Louis II, petit-fils de Charlemagne était absolument convaincu, au neuvième siècle, de la nécessité d’une Croisade. 'Il était convaincu que l’Islam devait être repoussé hors d’ Europe.' Mais il n’y avait toujours pas d’appel à la Croisade.

Je n’ai pas encore évoqué les attaques musulmanes contre l’Empire Byzantin alors qu’elles jouèrent un rôle important dans la décision de lancer les croisades.

Constantinople avait été attaquée dés 673 et pendant les cinq années qui suivirent les armées et les flottes arabes tentèrent sans succès de percer les défenses de la ville. Le 'Feu Grégeois,' cette mystérieuse substance qui brûlait sur l’eau détruisit la flotte musulmane et donna la victoire aux défenseurs.

En 717, les musulmans repassèrent à l’attaque, enhardis par leurs succès en Espagne.

Le destin s’en mêla, et comme Charles Martel et ses Francs à Poitiers en 732, l’empereur Léon l’Isaurien [717-740] repoussa le raz-de-marée musulman. Constantinople était sauvée, pour un temps. Malheureusement, malgré toutes ses compétences militaires, Léon était un usurpateur et un iconoclaste. Bien qu’il ait vaincu les musulmans, sa politique contribua à affaiblir l’empire romain à l’Est comme à l’Ouest.

En 870, quand Bernard le Sage de Bretagne voulut visiter la Palestine il dut obtenir un laissez-passer des autorités musulmanes à Bari, sur la côte de l’Adriatique.

En 873 les forces musulmanes dévastèrent la Calabre, dans le sud de l’Italie, au point que (selon le mot d’un chroniqueur) elle fut mise dans l’état « dans lequel le Grand Déluge l’aurait laissée » et les Sarrasins exprimèrent leur intention de détruire Rome, la cité de 'Petrulus senex,' 'le vieil homme impuissant, Pierre'.

En 874, le Pape Jean VIII fit tout ce qu’il put pour dissuader Amalfi, Naples, Bénévent, Capoue, Salerne et Spolète de former une alliance de circonstance avec les Sarrasins. Seules Amalfi, Capoue et Salerne écoutèrent son plaidoyer en faveur de la solidarité Chrétienne.

Vers 876, le Pape Jean VIII commença à envoyer des lettres dans toutes les directions pour obtenir de l’aide contre les envahisseurs arabes qui dévastaient le sud de l’Italie et menaçaient même Rome. Il demanda en vain l’aide de Boson Duc de Milan dont l’Empereur Charles le Chauve avait fait son légat pour l’Italie du Nord. Il écrivit à Alfonso III, Roi de Galice en Espagne pour qu’il lui envoie des chevaux pour la cavalerie et aux Byzantins pour leur demander des vaisseaux de guerre et de 876 à mai 877 il envoya de nombreuses lettres à l’Empereur Franc, l’implorant de venir au secours des catholiques d’Italie.

L’Empereur s’avéra d’un faible soutien et à sa mort en 879, le Duc de Spolète lança son armée contre le Pape. Jean VIII, incapable de lutter en même temps contre les Sarrasins et Spolète dut payer un tribut annuel de 25.000 de mancuses d’argent aux Arabes. Un mancus d’argent valait grosso-modo 25 dollars australiens. Cette situation dura deux ans.

En 881, les musulmans alliés aux Napolitains capturèrent la forteresse sur le Garigliano [l’antique Liris] à 14 km à l’est de Gaète près d’Anzio, au nord de Naples et pendant quarante années ils pillèrent impunément le pays environnant.

Revenant d’un synode à Ravenne [février 882] le Pape Jean VIII commenta, pour reprendre ses termes, que “les Sarrasins sont plus chez eux à Fundi [près de Rome, dans le Latium] et Terracina' [80 km au SE de Rome] qu’en Afrique. 'Bien que gravement souffrant,' écrivit le Pape, nous allâmes à la bataille avec nos forces, capturâmes dix-huit des navires ennemis et abattîmes un grand nombre de leurs hommes. Six cents captifs des Sarrasins furent libérés.

Syracuse fut investie par les musulmans en 878 après un siège de neuf mois, peu d’habitants échappèrent à la mort. La cite byzantine fut pillée et détruite. Sa chute laissait les mains libres aux nombreuses bandes de brigands musulmans pour harceler les villages et les cités italiennes.
880 vit la victoire des Byzantins sur les Sarrasins à Naples et aussi l’arrivée dans les eaux de Rome de vaisseaux de guerre envoyés par l’Empereur Basile pour donner au Pape les moyens de défendre 'le territoire de Saint Pierre'.

Pendant ce temps, les sarrasins avaient de nouveau tourné leur attention vers le sud de la France et le nord de l’Italie. Ils avaient pris Avignon en 734 et Marseille en 838 et ravageaient la Provence et le nord de l’Italie depuis leurs bases des Alpes. Les plus importantes de ces bases étaient Fraxinet et Frejus, pas loin de Toulon, qu’ils avaient occupé en 889.

Ils furent temporairement expulsés de leurs bases en 942 par Hughes d’Arles qui était soutenu par une flotte byzantine pendant qu’il les attaquait sur terre. Horace Mann commente qu’il est symptomatique des dirigeants opportunistes qui à l’époque tenaient le destin de l’Europe entre leurs mains qu’au lieu de chasser les sanguinaires envahisseurs musulmans, Hughes leur ait permis de rester à condition qu’ils fassent tout pour empêcher Bérenger Marquis d’Ivrea son rival pour le titre de « Roi d’Italie», de retourner en Italie.

En 945, ce dernier réussit à retourner en Italie en passant par l’Allemagne, et les musulmans ne furent pas complètement expulsés de leur repaire avant 972 – presque cent ans après la capture de Fréjus – par une ligue de princes Italiens et Provençaux.

En même temps, ils infestaient les cols des Alpes, volant et assassinant les pèlerins sur le chemin de Rome. En 921 un important groupe d’Anglais, se rendant en pèlerinage sur les tombes des Apôtres à Rome, fut écrasé sous les rochers que leur précipitaient les Sarrasins du haut des cols des Alpes.

174 ans avant la Première Croisade

A ce stade de la prétendue coexistence pacifique entre les musulmans et les chrétiens , nous sommes encore à cent septante-quatre ans de l’appel à la Première Croisade pour libérer les Lieux Saints.

Pendant ce temps, en 902 les flottes musulmanes saccageaient et détruisaient Demetrias en Thessalie, au centre de la Grèce et en 904, Thessalonique la seconde ville de l’Empire Byzantin tomba entre leurs mains. En 887, les armées musulmanes s’emparèrent de Hysela en Carsiana et d’Amasia, la ville métropolitaine du Pont en Asie Mineure.
Malecenus, l’évêque d’Amasia voulait payer une rançon pour libérer ses compatriotes réduits en esclavage mais il savait que l’Empereur Byzantin Léon VI ne pourrait pas l’aider ; il s’adressa donc au Pape Benoît IV à Rome.
Le Pape le réconforta et lui confia une encyclique adressée à tous les évêque, Abbés, Comtes et Juges et à tous les professeurs de théologie pour les prier de traiter Malacenus avec tous les égards et de lui porter assistance durant ses déplacements d’une cité à l’autre pour lever des fonds.

En 905 le Pape Sergius III dut aider l’évêque Hildebrand de Silva Candida à restaurer certains des dégâts causes dans son évêché par des Sarrasins qui venaient de dévaster l’église de Silva Candida près de Rome.

En 915, le Pape Jean X réussit à créer une ligue chrétienne avec l’aide de la flotte de l’Amiral byzantin Picingli. Même les querelleurs princes de l'Italie méridionale se joignirent à la coalition contre les Sarrasins avec le Roi Bérenger et ses armées du nord de l’Italie. L’ennemi fut acculé dans sa forteresse sur le Garigliano près de Gaeta, au nord de Naples. Au bout de trois mois de siège, ils tentèrent une sortie et furent complètement écrasés par les forces chrétiennes victorieuses.

En 934, l’imam fatimide al-Ka'im lança une audacieuse invasion de la Ligurie menée par Ya'kub bin Ishaq. Cette même année ce dernier attaqua Gêne et la pilla en 935.

En 976, le Calife Fatimide d’ Egypte envoya de nouvelles expéditions musulmanes en Italie du Sud. Au début, l’Empereur germanique Othon II, qui avait établi son quartier général à Rome, combattit victorieusement ces forces Sarrasines, mais en juillet 982 il fut attiré dans un guet-apens et son armée fut presque taillée en pièce.

En 977, Sergius, Archevêque de Damas, fut expulsé de son Siège par les Musulmans. Le Pape Benoît VII lui confia la charge de l’église St Alexius sur le mont Aventin à Rome, il y fonda un monastère qu’il plaça sous la règle Bénédictine et dont il fut le premier abbé.

Le pontificat du Pape Jean XVIII [1003-1009] fut endeuillé par la famine, la peste et les bandes de pirates Sarrasins qui pillaient la côte italienne de Pise à Rome depuis des bases en Sardaigne.

En 1010 ils avaient pris Cosenza en Italie du Sud. Puis en 1015, la Sardaigne tomba entre les mains des Arabes menés par un certain Abu Hosein Mogehid [selon les Chroniques Latines]. Je pense qu’il doit s’agir de Mujahid bin 'Abd Allah que les sources arabes créditent de l’invasion. Pendant les années qui suivirent, les forces musulmanes basées en Sardaigne incendièrent Pise, s’emparèrent de Luna dans le nord de la Toscane et ravagèrent le pays. Le Pape Benoît VIII réussit finalement à rassembler une flotte et défia le chef Sarrasin qui s’enfuit et retourna en Sardaigne, laissant sa flotte à la merci des forces papales qui furent victorieuses.

Mujahid bin 'Abd Allah envoya alors au Pape un sac de noix accompagné du message qu’il viendrait l’été prochain avec autant de soldats qu’il y avait de noix dans le sac. Benoît accepta les noix et renvoya un sac de riz : « Si ton maître », dit-il au messager stupéfait, « n’est pas satisfait du mal qu’il a fait au domaine de l’Apôtre, qu’il revienne et il trouvera un guerrier en arme pour chaque grain de riz. »

Le Pape n’attendit pas la réponse mais porta la guerre sur le territoire de l’ennemi. En 1017 Il réunit les flottes de Pise et de Gêne qui voguèrent vers la Sardaigne où Mujahid passait le temps en faisant crucifier les chrétiens de l’île. Le chef musulman s’enfuit en Afrique et la Sardaigne fut libérée par les Pisans. Mujahid tenta de reconquérir la Sardaigne jusqu’en 1050, date de sa capture par les Pisans à qui le Pape confia l’île.

Les musulmans d’Espagne attaquèrent Antibes en 1003. Ils mirent Narbonne à sac en 1020.

Vers 1025, le Pape Jean XIX accorda le pallium [le plus haut rang du ministère sacerdotal] à l’Archevêque Pierre de Gerona dans le nord-est de l’Espagne, à la condition qu’il rachète les chrétiens captifs des musulmans, ainsi qu’il l’avait promis au Pape lors de sa visite « ad limina ».

Ce qui fit de la Première Croisade une réalité

Les quatre cent soixante-trois années qui s’écoulèrent entre la mort de Mahomet en 632 et l’appel à la Croisade pour libérer la Terre-Sainte en 1095 ne furent pas une période de « co-existence pacifique » entre les Musulmans et les Européens ou les Chrétiens byzantins. Ce ne fut pas non plus le cas pour les Chrétiens vivant dans les territoires occupés par les musulmans. Ils ne jouirent de la paix” qu’en faisant le profil le plus bas possible, en payant la jizya ou capitation et en acceptant un statut d’inférieurs dans des pays qui étaient chrétiens avant l’arrivée des envahisseurs musulmans.

Le passage au nouveau millénaire vit leur situation empirer. En 1009 le Calife Fatimide de l’Egypte, abu-'Ali Mansur al-Hakim, ordonna la destruction du Saint Sépulcre à Jérusalem. Les Musulmans détruisirent le Tombeau de Jésus, le dôme et la partie supérieure de l’église jusqu’à ce qu’ils soient obligés d’interrompre leurs travaux de démolition à cause des énormes tas de gravats qui s’étaient accumulés dans ce qui restait du sanctuaire. Pendant onze années il fut interdit aux chrétiens de s’approcher des ruines et à fortiori d’y prier. En tout Al-Hakim aura fait détruire 30 000 églises chrétiennes en Égypte et en Terre Sainte.

Choqué par la destruction du sanctuaire le plus sacré de la Chrétienté, le Pape Sergius IV avait adressé une lettre au clergé et aux princes pour les engager à secourir la Palestine et la le reconstruire. Son appel fut ignoré.

Au début du cinquième siècle, deux cents ans avant que Mahomet apparaisse, il y avait sept cents évêques catholiques en Afrique. Deux cents d'entre eux participèrent au Concile de Carthage en 535. Vers le milieu des années 900, il en restait quarante. En 1050, en raison de la « coexistence pacifique », il n’en restait que cinq. En 1076, ils n’étaient plus que deux. Nous le lisons dans une lettre que le Pape Gregoire VII, 'Hildebrand,' écrivit à Cyriacus, archevêque de Carthage en juin 1076. Trois évêques étant nécessaire pour consacrer valablement un autre évêque, Grégoire lui demanda d’envoyer à Rome un prêtre qui puisse être consacré évêque de sorte que lui [Cyriacus], Servandus, évêque de Buzea en Mauritanie, et le nouvel évêque puissent consacrer d’autres évêques pour les Catholiques Africains.

Grégoire VII, sur son lit de mort en 1085, rêvait de former une ligue chrétienne contre l’Islam et disait : « Je préfèrerais risquer ma vie pour délivrer les Lieux saints que gouverner l’Univers. »

Il semble que ce soit la prise de Jérusalem en 1076 par les turcs Seldjoukides qui ait finalement fait déborder le vase, épuisé la patience des Chrétiens européens et permit l’accomplissement du souhait de Grégoire. Le pèlerinage aux Lieux Saints était devenu encore plus pénible, une taxe était imposée à chaque visiteur. Ceux qui osaient voyager jusque là étaient harcelés, dépouillés et même réduits en esclavage.

En 1065, Gunther, évêque de Bamberg, Siegfried, archevêque de Metz, Guillaume, archevêque d’Utrecht, Otto, archevêque de Ratisbonne et 12.000 pèlerins arrivés en Terre sainte, se font agresser par les musulmans près de Césarée. Des milliers de pèlerins sont massacrés durant trois jours (du Vendredi Saint à Pâques).

Au Concile de Piacenza, appelé par le pape Urbain II en mars 1095, les délégués byzantins soulignèrent le danger de l'expansion musulmane pour la chrétienté et les difficultés auxquelles les chrétiens orientaux feraient face tant que l’infidèle ne serait pas repoussé. Ils répétèrent l’appel lancé par l’Empereur Alexius à Robert de Flandre, lui demandant de retourner en Orient avec quelques chevaliers pour aider les Byzantins dans leur lutte contre les musulmans.

Vers la fin de cette même année, Urbain II, lors d’un autre Concile a Clermont en France, reprit la suggestion et appela les Chrétiens d’Europe à “ sans tarder, se porter au secours de vos frères qui habitent les pays d'Orient et qui déjà bien souvent ont réclamé votre aide. » L’Assemblée se leva et scanda “Dieu le veut”.

Mahomet était mort le 8 juin 632. Il avait fallu quatre cent soixante-trois ans aux Chrétiens européens pour rassembler leurs forces et se lever pour défendre leur Liberté et leur Foi.
Bonjour,

Tiens ceci est pour toi, toi qui a tendance a faire du copier coller, lis ceci :

et avant de dire autres choses.... Souvent il faut regarder ce qu'il y a devant sa porte et pas devant celle des autres, et surtout si tu es mieux placé pour en parler, car crois l'aglise chrétienne n'est pas blanche comme neige :

Dans son ouvrage intitulé Attack Upon Christendom, le philosophe moderne Sören Kierkegaard écrit :

« Le christianisme du Nouveau Testament n’existe tout simplement pas. A travers les siècles, des millions de gens ont, petit à petit, escamoté Dieu du christianisme, et sont parvenus à faire du christianisme l’exact opposé de ce qu’il est dans le Nouveau Testament » (page 32. Sauf mention contraire, c’est nous qui traduisons tout au long de cette brochure).

Pourquoi cet auteur dit-il cela ? Une partie de la réponse réside dans le fait que les guerres les plus grandes et les plus sanglantes de toute l’histoire humaine se sont déroulées en Europe – au cœur de la civilisation « chrétienne » occidentale. Chacun sait que, durant le Moyen Age, l’Eglise dite « chrétienne », avait directement encouragé une série de « guerres saintes », connues sous le nom de croisades. Lisez ci-après l’une des supposées bénédictions à laquelle les « chrétiens » avaient droit lorsqu’ils participaient aux actions meurtrières et sanguinaires des croisés : « Le chevalier qui participait à la croisade pouvait donc permettre au côté belliqueux de son talent de s’exercer – sous l’égide et sur commande de l’Eglise ; ce qui satisfaisait son ardent désir de spiritualité – et d’obtenir le salut absolu et la rémission de ses péchés. Il pouvait massacrer toute la journée jusqu’à marcher dans le sang jusqu’aux chevilles, puis s’agenouiller à la tombée de la nuit et pleurer de joie devant le sépulcre – car n’était-il pas couvert du sang qui sortait du pressoir du Seigneur ? » (“Croisades”, Encyclopaedia Britannica, 11ème édition).

Peut-on dire que ces hommes étaient des véritables disciples de l’humble charpentier de Nazareth qui a dit : « Aimez vos ennemis » ?

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Ecrit le 26 mai08, 00:00

Message par CHAHIDA »

karamez a écrit :[/size


Pour Ne pas entrer dans une discussion historique ou chacun apportera des faits contradictoires difficiles à vérifier, je me contente de vous répondre en se basant sur ce que je vois dans mon pays qui est aussi une ancienne région berbère.

D’abord en suivant votre analyse je peux mettre en cause aussi tout le système occidental en vous disant que les dernières colonisations sont les vôtres, par quel droit vous vous donner raison pour coloniser les autres nations sois disant que vous leur apporter le développement, c’est un développement dans votre sens que vous n’avez le droit d’imposer aux autres.

Pour revenir au sujet je vous réponds que les berbères ont très bien accueillit les musulmans, c’était un islam pacifique, d’ailleurs est c’est très simple, vous prouver utiliser toute l’armé du monde pour changer la croyance d’un être humain et vous ne pourrais pas le faire, on peut changer nos dires sous la menace de la force, mais jamais changer notre foi par cette force, or les berbères adoptent encore la religion de l’islam avec foi, et plus encore, ils l’adoptent mieux que les arabes,


Salam Aleykoum mon frère,

absolument, et je confirme tes dires, étant moi meme berbere, je loue ALLAHA de nous avoir guide dans le droit chemin.

Baraka allah ou fik pour tes excellent posts.

Wa salam

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Ecrit le 26 mai08, 03:31

Message par caius »

Les musulmans, comme l’ont montré les travaux de Bernard Lewis [historien renommé internationalement], sont pratiquement les seuls conquérants de l’Histoire qui n’aient pas été gagnés par leurs conquêtes, car, imbus de leur supériorité religieuse, ils ne professaient qu’indifférence et mépris pour le reste du monde, leur très modeste culture bédouine fût-elle à l’évidence surclassée par la civilisation des peuples vaincus.

On prête au conquérant musulman de l’Égypte la décision de brûler la bibliothèque d’Alexandrie parce que tous les trésors de l’héritage intellectuel antique qui s’y trouvaient étaient soit conformes au Coran, donc inutiles, soit contraires à lui, donc dangereux. Si rien n’atteste l’authenticité de l’anecdote, il n’en est pas moins révélateur qu’elle ait paru vraisemblable ; s’il est des civilisations qui remplissent les bibliothèques, il en est d’autres qui les brûlent.

Aujourd’hui encore, ce refus absolu [de la part des musulmans] de se mettre sérieusement à l’école de l’Occident, perçu comme inférieur et pervers [car non musulman], est une des principales raisons de l’incapacité du monde arabe à sortir de ses problèmes. Le Moyen-Orient islamique attendra sans doute encore longtemps son ère du “Meiji” [nom donné au règne de l’empereur du Japon Mutsu Hito (1867-1912) qui a vu la modernisation du Japon sur le modèle occidental]. »

J.-P. VALOGNES, Vie et mort des Chrétiens d’Orient, p.11.

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Ecrit le 26 mai08, 03:58

Message par caius »

Bonté-d'ALLAH a écrit :

Je suis berbère et d'origine Algérienne, l'Algerie comme tu le sais a été colonise par bcp de pays, elle le pays ou la communauté a qui je remercie cette arabisation et islamisation est L'ARABIE, sans elle je ne serai pas ce que je suis, et tous mes amis et je sais également que tous les maghrébins du maroc de tunisie, ou l'Eagypte ou la syrie ou le liban ou autres sont reconnaissant a dieu ALLAH de nous avoir transmit le message, si le continent afraicain ou indonésien ou autre etc... n'avait pas été islamise que serions nous des KEFFARS, alors je remercie ALLAH de ça oui...
En plus que grâce au coran et Mohammed la communauté arbo musulman était l'une des plus évolué du monde a cet époque!!!!! la plus riche également!!! elle a apporté science medecine etc....

Wa salam
À propos de l’invasion de la Tunisie par les Arabo-musulmans au VIIe siècle, nous possédons le récit d’un célèbre historien musulman du Moyen Âge, Ibn Al-Athîr (1160-1233), qui nous relate cette conquête dans toute sa cruauté :

« Pendant deux mois et huit jours, Abou Yezid [chef de guerre musulman] demeura dans les tentes de Meysour [un général non-musulman qu’il avait vaincu], envoyant dans toutes les directions des colonnes [de guerriers] qui rapportaient du butin.

L’une d’elles fut dirigée contre Sousse, qui fut emportée l’épée à la main : les hommes furent massacrés, les femmes réduites en captivité et la ville incendiée. Les envahisseurs fendaient les parties génitales des femmes, les éventraient, si bien que l’Ifrikiyya [Tunisie] ne présenta bientôt plus ni un champ cultivé ni un toit debout. Les habitants [non-musulmans] se réfugièrent à Kerouan nu-pieds et sans vêtements, et ceux qui ne devenaient pas esclaves périssaient de faim et de soif
. »
Cité dans Hassan AL-TOURABI, Islam avenir du monde (Entretiens avec Alain Chevalérias), Éditions Jean-Claude Lattès, France, 1997, p.250.

Voilà avec quelle barbarie les musulmans ont répandu leur religion, l’islam.

Abdel_du_Un

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Ecrit le 26 mai08, 04:12

Message par Abdel_du_Un »

caius a écrit : À propos de l’invasion de la Tunisie par les Arabo-musulmans au VIIe siècle, nous possédons le récit d’un célèbre historien musulman du Moyen Âge, Ibn Al-Athîr (1160-1233), qui nous relate cette conquête dans toute sa cruauté :

« Pendant deux mois et huit jours, Abou Yezid [chef de guerre musulman] demeura dans les tentes de Meysour [un général non-musulman qu’il avait vaincu], envoyant dans toutes les directions des colonnes [de guerriers] qui rapportaient du butin.

L’une d’elles fut dirigée contre Sousse, qui fut emportée l’épée à la main : les hommes furent massacrés, les femmes réduites en captivité et la ville incendiée. Les envahisseurs fendaient les parties génitales des femmes, les éventraient, si bien que l’Ifrikiyya [Tunisie] ne présenta bientôt plus ni un champ cultivé ni un toit debout. Les habitants [non-musulmans] se réfugièrent à Kerouan nu-pieds et sans vêtements, et ceux qui ne devenaient pas esclaves périssaient de faim et de soif
. »
Cité dans Hassan AL-TOURABI, Islam avenir du monde (Entretiens avec Alain Chevalérias), Éditions Jean-Claude Lattès, France, 1997, p.250.

Voilà avec quelle barbarie les musulmans ont répandu leur religion, l’islam.
comment Ibn Al-Athîr (1160-1233)peut-il relater un évènement datant du 7 °siécle, vous ne vous êtes pas poser la question?

c'est curiaux qu'on puisse gober de telles énormité:
Les envahisseurs fendaient les parties génitales des femmes, les éventraient...

décidemment:
le mal entre par la porte de la diffamation:

logiquement,on se demande pour qui devait travailler cet historien
"musulman"...
à moins qu'il s'agisse d'un conte des milles et une nuit.

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