connaissez vous l'histoire du filioque?
- myriam2
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connaissez vous l'histoire du filioque?
Ecrit le 29 nov.08, 02:17Le "Symbole de la foi" rédigé en 325 par le premier Concile de Nicée - le "Credo" de l'Eglise indivise - dit en particulier d'une part, que "le Fils est né du Père" et, d'autre part, que "l'Esprit-Saint procède du Père", qu'il en émane.
Tel est sur ce point, la profession de foi du chrétien orthodoxe qui récite le Credo dans sa rédaction d'origine où se retrouvent les paroles du Seigneur : "Je vous enverrai de la part du Père l'Esprit de vérité qui procède du Père" (Jean 15, 26). De cette vision théologique, il découle que dans la Trinité, le Fils et l'Esprit sont considérés sur le même plan par rapport au Père dont ils émanent directement l'un et l'autre. C'est ainsi, selon l'expression imagée de Saint Irénée, que l'Eglise indivise voit dans le Fils (le Verbe) et l'Esprit les deux mains du Père agissant à égalité dans la connaissance de Dieu et dans le monde, le Verbe (l'intelligence) et l'Esprit (le souffle de l'inspiration) s'échinant et se complétant l'un l'autre, et ne pouvant agir l'un sans l'autre.
http://orthodoxie.free.fr/probleme_du_filioque.htm
Tel est sur ce point, la profession de foi du chrétien orthodoxe qui récite le Credo dans sa rédaction d'origine où se retrouvent les paroles du Seigneur : "Je vous enverrai de la part du Père l'Esprit de vérité qui procède du Père" (Jean 15, 26). De cette vision théologique, il découle que dans la Trinité, le Fils et l'Esprit sont considérés sur le même plan par rapport au Père dont ils émanent directement l'un et l'autre. C'est ainsi, selon l'expression imagée de Saint Irénée, que l'Eglise indivise voit dans le Fils (le Verbe) et l'Esprit les deux mains du Père agissant à égalité dans la connaissance de Dieu et dans le monde, le Verbe (l'intelligence) et l'Esprit (le souffle de l'inspiration) s'échinant et se complétant l'un l'autre, et ne pouvant agir l'un sans l'autre.
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Ecrit le 29 nov.08, 03:35
La querelle autour de cette nouvelle formulation reflète deux conceptions différentes du dogme de la Trinité :
pour les orthodoxes, l'Esprit est issu du Père par le Fils, c'est le Père qui est premier par rapport au Saint-Esprit : Monopatrisme.
pour les catholiques, le Filioque exprime la communion consubstantielle entre le Père et le Fils : Filioquisme.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Filioque
pour les orthodoxes, l'Esprit est issu du Père par le Fils, c'est le Père qui est premier par rapport au Saint-Esprit : Monopatrisme.
pour les catholiques, le Filioque exprime la communion consubstantielle entre le Père et le Fils : Filioquisme.
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Ecrit le 03 déc.08, 22:15
’une de ces controverses théologiques a eu trait au symbole de Nicée, qui favorisa l’élaboration de la doctrine non biblique de la Trinité. Forgé par les trois premiers conciles généraux tenus par l’Église (Nicée en 325 de n. è., Constantinople en 381, Éphèse en 431), le credo parlait de “l’Esprit Saint (...) qui procède du Père”. Or, cette phrase fut modifiée par l’Église d’Occident au VIe siècle, lors d’un concile, et se lut alors: “L’Esprit Saint (...) qui procède du Père et du Fils.” La question du filioque (terme latin pour “et du fils”) fut et demeure une pomme de discorde entre les deux Églises-sœurs prétendument chrétiennes.
La désunion devint encore plus flagrante après la chute de l’Empire d’Occident, en 476 de notre ère, chute qui marqua le début de l’âge des ténèbres. Du point de vue du christianisme, cet âge des ténèbres fut bel et bien une ère d’obscurité et d’ignorance intellectuelles. La lumière de l’Évangile du christianisme fut, pendant toute cette période, couverte par les ténèbres de la chrétienté.
Les ténèbres religieuses ne favorisent pas l’unité. “Les diverses fractions du monde chrétien, dit Herbert Waddams, ancien chanoine de Cantorbéry, étaient constamment en quête d’une unité qu’elles n’ont jamais réalisée.” Il dit encore: “Il ne s’agissait pas d’une harmonie parfaite qui aurait été brisée ultérieurement”, et il ajoute: “L’idée que la chrétienté fut un jour une grande Église unie est un pur produit de l’imagination.”
La désunion devint encore plus flagrante après la chute de l’Empire d’Occident, en 476 de notre ère, chute qui marqua le début de l’âge des ténèbres. Du point de vue du christianisme, cet âge des ténèbres fut bel et bien une ère d’obscurité et d’ignorance intellectuelles. La lumière de l’Évangile du christianisme fut, pendant toute cette période, couverte par les ténèbres de la chrétienté.
Les ténèbres religieuses ne favorisent pas l’unité. “Les diverses fractions du monde chrétien, dit Herbert Waddams, ancien chanoine de Cantorbéry, étaient constamment en quête d’une unité qu’elles n’ont jamais réalisée.” Il dit encore: “Il ne s’agissait pas d’une harmonie parfaite qui aurait été brisée ultérieurement”, et il ajoute: “L’idée que la chrétienté fut un jour une grande Église unie est un pur produit de l’imagination.”
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Ecrit le 04 déc.08, 04:50
La querelle porte précisément sur la procession du Saint-Esprit, c'est-à-dire le rapport entre le Saint-Esprit d'une part, le Père (Dieu) et le Fils (Jésus-Christ) d'autre part. Le symbole du Ier concile de Constantinople (381) affirme :
« Nous croyons dans l'Esprit Saint, qui est seigneur et qui donne la vie. Il procède du Père. »
À partir du VIIIe siècle, en certains lieux, la liturgie latine a augmenté la formule initiale : « Il procède du Père » est devenu « Il procède du Père et du Fils » (en latin Filioque : ex Patre Filióque procedit). L'introduction du Filioque dans le credo occidental fut proposé sous le règne de Charlemagne, empereur d'Occident, et finalement inséré dans le Credo romain au XIe siècle. Il était déjà employé notamment en Espagne, afin de réfuter l'arianisme. La source de cette introduction proviendrait donc soit de contacts avec les Goths de Germanie, soit de contacts avec les Wisigoths d'Ibérie. Cet écart par rapport à la formule du concile œcuménique se fit unilatéralement, sans l'avis des Églises orthodoxes d'Orient. Cette adjonction fut considérée ultérieurement comme le signe d'une rupture.
En Occident, on trouva une justification théologique à la nouvelle formulation, la rattachant à une tradition alexandrine et latine, professée par exemple par le pape Léon Ier en 447, soit avant la réception par l'Église romaine du symbole de Nicée-Constantinople au concile œcuménique de Chalcédoine (451). Les orientaux ont toujours refusé l'adjonction du Filioque au Credo, s'en tenant à sa formulation originale, et affirmant la « monarchie » du Père.
Le concept, introduit par Tertullien, Hilaire, Ambroise et Augustin notamment, sera repris par Léon Ier en 461, dans le cadre du synode espagnol et du Concile de Tolède en 589[1]. Utilisé sous le pape Martin Ier, en 649-653, le terme a été contesté en Orient, bien avant la rupture de 1054. Un Maxime le Confesseur (580-662), quant à lui, a cherché au contraire à montrer que le Filioque latin traduisait le « par le Fils » grec.
La querelle autour de cette nouvelle formulation reflète deux conceptions différentes du dogme de la Trinité :
· pour les orthodoxes, l'Esprit est issu du Père par le Fils, c'est le Père qui est premier par rapport au Saint-Esprit (Monopatrisme).
· pour les catholiques, le Filioque exprime la communion consubstantielle entre le Père et le Fils (Filioquisme).
Certains théologiens ont également considéré qu'un certain lien existait entre cette querelle du Filioque et une querelle antérieure sur la grâce (entre augustinisme et semi-pélagianisme).
Outre les diversités de traditions théologiques et culturelles entre l'Occident latin et l'Orient grec, il semble que les difficultés de traduction aient joué un certain rôle, les termes grecs et latins n'étant pas parfaitement équivalents (vocabulaire latin ou grec pour processio et ecporèse, sens des prépositions ab et ek, différence entre principium et archè par exemple).
http://fr.wikikto.eu/index.php/Filioque
« Nous croyons dans l'Esprit Saint, qui est seigneur et qui donne la vie. Il procède du Père. »
À partir du VIIIe siècle, en certains lieux, la liturgie latine a augmenté la formule initiale : « Il procède du Père » est devenu « Il procède du Père et du Fils » (en latin Filioque : ex Patre Filióque procedit). L'introduction du Filioque dans le credo occidental fut proposé sous le règne de Charlemagne, empereur d'Occident, et finalement inséré dans le Credo romain au XIe siècle. Il était déjà employé notamment en Espagne, afin de réfuter l'arianisme. La source de cette introduction proviendrait donc soit de contacts avec les Goths de Germanie, soit de contacts avec les Wisigoths d'Ibérie. Cet écart par rapport à la formule du concile œcuménique se fit unilatéralement, sans l'avis des Églises orthodoxes d'Orient. Cette adjonction fut considérée ultérieurement comme le signe d'une rupture.
En Occident, on trouva une justification théologique à la nouvelle formulation, la rattachant à une tradition alexandrine et latine, professée par exemple par le pape Léon Ier en 447, soit avant la réception par l'Église romaine du symbole de Nicée-Constantinople au concile œcuménique de Chalcédoine (451). Les orientaux ont toujours refusé l'adjonction du Filioque au Credo, s'en tenant à sa formulation originale, et affirmant la « monarchie » du Père.
Le concept, introduit par Tertullien, Hilaire, Ambroise et Augustin notamment, sera repris par Léon Ier en 461, dans le cadre du synode espagnol et du Concile de Tolède en 589[1]. Utilisé sous le pape Martin Ier, en 649-653, le terme a été contesté en Orient, bien avant la rupture de 1054. Un Maxime le Confesseur (580-662), quant à lui, a cherché au contraire à montrer que le Filioque latin traduisait le « par le Fils » grec.
La querelle autour de cette nouvelle formulation reflète deux conceptions différentes du dogme de la Trinité :
· pour les orthodoxes, l'Esprit est issu du Père par le Fils, c'est le Père qui est premier par rapport au Saint-Esprit (Monopatrisme).
· pour les catholiques, le Filioque exprime la communion consubstantielle entre le Père et le Fils (Filioquisme).
Certains théologiens ont également considéré qu'un certain lien existait entre cette querelle du Filioque et une querelle antérieure sur la grâce (entre augustinisme et semi-pélagianisme).
Outre les diversités de traditions théologiques et culturelles entre l'Occident latin et l'Orient grec, il semble que les difficultés de traduction aient joué un certain rôle, les termes grecs et latins n'étant pas parfaitement équivalents (vocabulaire latin ou grec pour processio et ecporèse, sens des prépositions ab et ek, différence entre principium et archè par exemple).
http://fr.wikikto.eu/index.php/Filioque
(Isaïe 30:15) Votre force résidera en ceci : dans le fait de rester calmes et [aussi] dans la confiance . AM - JW - Les Témoins de Jéhovah
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Ecrit le 16 déc.08, 02:46

ici il est montré que CHARLEMAGNE est intervenu spécialement dans cette querelle.
le quid 2000.
(Isaïe 30:15) Votre force résidera en ceci : dans le fait de rester calmes et [aussi] dans la confiance . AM - JW - Les Témoins de Jéhovah
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