la guerre,la violence et la torture....

Sujet d'actualité Au Québec l'accommodement raisonnable, un sujet d'actualité.
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fifilleland

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Re: la guerre,la violence et la torture....

Ecrit le 18 oct.09, 00:28

Message par fifilleland »

La violence, les violences
1/9 Les faits : violences évidentes

Analyse de différents faits de violences collectives ou individuelles, légales ou illégales, acceptées ou refusées...
Analyses sur : meurtres, viols, tortures, guerres, génocides, terrorisme, destruction de la nature, purification ethnique...
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1 Les faits
Introduction

Pour les dictionnaires, la définition de "violence" est : "contraindre par la force". La force peut être de différentes natures et les contraintes, directes ou indirectes, "acceptées" ou refusées...

Dans ce chapitre il ne s’agit pas d’être à tout prix exhaustif mais de montrer les différents visages de la violence : monstrueux ou angélique, énorme ou "insignifiant", individuel ou collectif, légal ou illégal, consensuel ou dérangeant... Ce pour bien montrer l’ampleur du phénomène en parlant des aspects qui ne sont pas comptés d’habitude.

La plupart du temps, je ne citerai pas de faits précis, chacun trouvera des exemples abondants dans sa vie, dans l’actualité présente ou passée...

Dans les deux premiers paragraphes (1-1 et 1-2), je ne ferai pas de distinction entre ce qui est considéré comme légal ou illégal. Je noterai simplement tout ce qui m’apparaît comme étant des violences, au regard des principes de respect de la vie, de l’intégrité et de la liberté des personnes.

1.1 Violences évidentes

1.1.1 Individuelles

Ce sont les violences commises par un individu contre un autre, contre un groupe ou contre la nature.
Bien sûr, la distinction entre action individuelle et collective est souvent difficile à maintenir, les deux étant liées. Pour ce problème, voir chapitre 1-4.

- Meurtres

Un individu se donne le droit d’ôter la vie à un autre être humain. Il existe évidemment de multiples cas de figure, avec des motivations variées :

* Les crimes passionnels : où amour, haine, jalousie, possessivité, dépendance... peuvent donner un cocktail explosif.
* L’intérêt : pour avoir un héritage, éliminer un concurrent de manière radicale, protéger sa maison ou son tiroir caisse.
* Les vengeances : pour cause d’humiliation, de mauvais traitements...
* "La folie" : le type sans histoire qui exécute un jour dix personnes dans la rue, l’adolescent qui tue toute sa famille.
* Les idéaux (politiques, religieux...) : ce qui peut donner des attentats ciblés contre des "ennemis du peuple", des présidents... Il y aurait aussi les attentats à la bombe, aveugles, mais eux visent le collectif, la "société".
* En temps de guerre : même s’il s’agit de violences collectives, il y a bien toujours un individu qui en tue un autre, surtout dans les guerres civiles et l’épuration ethnique, où les combats sont plus rapprochés qu’avec la guerre “propre” des missiles téléguidés.

Les motivations pour tuer ne manquent pas et les moyens de le faire non plus. J’ajoute que ces différentes catégories sont valables aussi bien pour les organisations criminelles que pour les citoyens ordinaires et la guerre économique.
Tous ces meurtres, bien évidemment, peuvent être accompagnés de tortures préalables (voir la suite) pour faire durer le plaisir en prolongeant l’agonie.

- Viols

Pendant longtemps cette pratique était à peu près tolérée, les femmes étant considérées comme une sous-humanité, des objets sexuels faits pour assouvir toutes les pulsions viriles, des ventres destinés à mettre bas le plus possible de mâles.
Maintenant, c’est interdit : on s’est aperçu que la femme était aussi un être humain. Bien qu’elle soit toujours moins payée et avec des postes moins prestigieux.

Enumérons rapidement quelques catégories et motivations :

* Les viols conjugaux, feutrés.
* Les viols collectifs, où un troupeau de mâles fait la fête.
* Les viols à but de torture (dans ce cas des hommes peuvent aussi les subir), ou pour pratiquer une épuration ethnique en ensemençant les femelles avec les bons gènes (pratique qui fut à l’honneur en Bosnie), ou les deux à la fois.
* Les viols pratiqués par des gens plus ou moins détraqués, plus ou moins conscients de leurs actes.

Les moeurs sont très variables suivant les pays. Chez les islamistes fanatiques, les femmes sont des quasi-esclaves et on peut les violer et les tuer si elles refusent le mariage, et les égorger si elles ont été violées ou si elles ont un amant.

Les viols sur des hommes adultes semblent plus rares, sauf peut-être dans certains couples, dans certains commissariats ou en temps de guerre (à défaut de femelles). Par contre les enfants (filles ou garçons) en sont souvent victimes ; il faut dire qu’ils ont moins de force pour se défendre.

- Tortures

Souvent les tortures sont pratiquées à plusieurs et sont couvertes par des hiérarchies. Il n’empêche qu’il s’agit d’actes individuels responsables.

Dans les pays dits démocratiques, il y en a moins qu’ailleurs pour les gens ordinaires, même si de temps en temps un immigré décède dans un avion ou un commissariat.
Mais la torture est utilisée partout couramment, en temps de paix, sur des terroristes ou des criminels, des contestataires ou des homosexuels... Ce peut être simplement pour le plaisir ou pour extorquer de force des renseignements. Il peut s’agir aussi d’humilier, de briser des gens dérangeants ou tout simplement différents. La prison, en tout cas telle qu’elle existe, est aussi un centre de torture en lui-même. Il existe aussi des justifications farfelues : du genre forcer la conversion à une religion ou faire avancer la médecine.
Dans une dictature, on torture les défenseurs des Droits de l’Homme, tandis que dans les "démocraties" on torture les fanatiques et les terroristes.
Par contre, en tant de guerre, tout le monde est d’accord. "Démocraties" et dictatures ne se gênent pas et emploient tous les moyens, de manière plus ou moins discrète et systématique, pour apporter la victoire à la patrie. Ce qui fait qu’on torture et exécute au nom de la démocratie, de la liberté, de Dieu même. Il s’agit de défendre la nation civilisée contre les barbares. "Nous sommes obligés d’utiliser les mêmes moyens qu’eux..." disent-ils.

L’ingéniosité "humaine" a inventé des tas de manières de torturer, adaptées à chaque cas de figure, avec des coutumes locales, des spécialités tenues secrètes... Les médecins sont souvent là pour apporter leur science, ou pour éviter que le patient ne meurt prématurément. Les limites de la résistance humaine sont toujours repoussées et les raffinements toujours renouvelés.

La torture peut se classer en trois catégories : les drogues chimiques, les agressions physiques, les violences psychologiques. Je ne vous ferai pas la liste de toutes les pratiques, ça serait trop long et il serait dommage de vomir sur votre clavier ou vos papiers.

Dernier point

Ajoutons encore toutes les bagarres, rixes, duels qui ne vont pas jusqu’à mort d’homme, même si les participants crient avec fureur : "on va tous les tuer" ou "à mort l’arbitre".

1.1.2 Collectives

Si les actes collectifs ne viennent pas tout seuls et sont le fait d’une somme d’individus (voir 1-4), il y a bien une sorte d’enchaînement (dans les deux sens du terme) collectif.

a. Guerres

Depuis les origines de l’homme, la guerre est toujours présente, sous toutes les formes et avec toutes les justifications possibles. Seuls les moyens techniques pour la faire ont évolué : songez qu’on est passé de la hache de pierre à la bombe à neutrons ! Quel merveilleux progrès !

Avant c’étaient surtout les soldats et les mercenaires qui s’entretuaient (la population civile était seulement pillée), maintenant les civils sont largement mis à contribution grâce aux moyens de destruction massive. Là encore, quel progrès fantastique, signe d’une époque humaniste pleine de Lumières ! (Je veux parler des flashs d’explosions des bombes)

Avant, il suffisait de dégager les cadavres et les objets contondants pour pouvoir réoccuper un champ de bataille. Maintenant il faut des dizaines d’années et des frais considérables pour enlever les mines éparpillées dans tout le pays, décontaminer un sol radioactif, boucher les trous d’obus, enlever les obus non explosés... Sans compter tous les civils mutilés par une mine dans le champ qu’ils avaient le malheur de vouloir cultiver. Ici encore, saluons le génie humain, si prompt à inventer les techniques les plus pernicieuses pour se faire le plus de mal possible, et sur plusieurs générations tant qu’à faire.

A présent, la planète est partagée entre des Etats souverains. Chaque millimètre carré de terrain appartient à un pays.
Les Etats se sont formés par la violence : une région en a annexé d’autres pour s’agrandir, elle-même s’est faite phagocyter par l’Etat voisin qui, lui, convoite tel autre royaume... Des territoires très différents se sont retrouvés amalgamés de force, sous un même drapeau et avec le même hymne patriotique. Leurs populations ont dû le plus souvent renoncer, par la contrainte (larvée ou militaire), à leurs particularités régionales (langue, traditions, culture, architecture, métiers...) pour se fondre dans le troupeau dominant et bêler avec les autres les mêmes inepties.

Les Etats, issus de la guerre, ne sont pas restés en paix pour autant, les combats continuent.

On peut distinguer deux sortes de guerres :

A l’intérieur d’un Etat
Différentes factions et sous-factions veulent le pouvoir pour elles seules (ex-Zaïre). Ou bien une région précise réclame l’indépendance, ou simplement plus d’autonomie (Kosovo). Ou des rebelles veulent déloger un dictateur... C’est un peu le mouvement inverse de la constitution des Etats. Tout ça donne des guerres plus ou moins larvées, qui peuvent durer des dizaines d’années (Irlande du Nord, Palestine, Kurdes, Amérique du sud, Pays Basque, Corse...).

Entre Etats
Il y a toujours des Etats qui ont besoin de s’agrandir, de nouvelles matières premières, ou de faire partager leur culture supérieure. Ils trouvent toujours un bout de territoire qui leur revient de droit depuis des millénaires. Parfois c’est Dieu qui leur ordonne de détruire un Etat voisin !
Bref, les Etats se font la guerre, c’est dans leur nature. Les deux camps trouvent toujours une bonne raison de s’agresser. L’Etat attaqué est bien obligé de se défendre. Il s’agit de préserver cette chère identité patriotique, forgée sur les décombres des différentes régions assemblées de force.
Il arrive que tout dégénère en guerre mondiale quand plusieurs Etats s’associent. Heureusement, ça n’arrive pas tous les jours, trop de destructions feraient du mal aux fragiles marchés financiers.

b. Génocides et autres purification ethniques

Avec ou sans état de guerre, il est toujours tentant d’éradiquer des catégories sociales ou des peuples entiers.
On peut distinguer plusieurs “sortes” de génocides :

International
L’élimination est de grande ampleur, à l’échelle d’un continent. Comme par exemple la colonisation de l’Amérique du Sud et du Nord, où la guerre, l’esclavage et les maladies ont laissé le champ libre aux Européens.
Il y a aussi l’holocauste des juifs, tziganes et homosexuels perpétré dans toute l’Europe par les nazis et leurs complices. Dans ce cas, les motifs étaient idéologiques et racistes, mais sûrement aussi financiers (pour les juifs).

Un Etat contre une région
Il s’agit souvent de colonialisme radical. En effet, si la majeure partie de la population initiale est massacrée, les risques de rébellion sont limités et les colons peuvent s’installer sans risques. Et si la main d’oeuvre manque, on peut toujours importer des esclaves d’autres régions. Citons par exemple le cas de la France, à Madagascar.

A l’intérieur d’un Etat
La frontière entre guerre et génocide peut être floue, les deux coexistant souvent.
Un Etat a besoin de cohésion nationale pour tenir son rang. Il ne veut ni contestataires, ni indépendantistes, ni autonomistes sur son sol. Il a peur de l’éclatement et préfère le rouleau compresseur qui permet de faire rentrer tout le monde dans le même moule. Seulement, les Etats ayant amalgamé de force des ethnies très diverses, il est logique qu’un jour où l’autre certaines de ces ethnies se réveillent et réclament le droit de vivre selon leur culture.
Si on ajoute les oppositions idéologiques, on trouve la source de beaucoup de conflits.
Et certains n’hésitent pas à éliminer systématiquement des minorités (ou majorités d’ailleurs) encombrantes pour être sûrs de leur suprématie.
Hommes, femmes, enfants, vieillards, tous sont massacrés pour faire place nette à une idéologie ou à un peuple (Rwanda, Bosnie, Arménie, Cambodge...).

N’oublions pas que les victimes de génocides peuvent être (ou avoir été) aussi barbares, et que les indépendantistes veulent constituer un Etat par nature aussi violent que les autres.

c. Les catastrophes naturelles

En plus d’être “victimes” d’eux-mêmes et des autres, les hommes sont souvent à la merci de la nature déchaînée.
Dans ce cas, on serait tenté de plaindre ces innocents frappés par un “sort” injuste et aveugle. Tempêtes, ouragans, tremblements de terre, épidémies et inondations frapperaient au hasard et sans raisons. “Mon Dieu, pourquoi as-tu fait la nature si cruelle ?” peut-on entendre.
Si la nature n’est pas toujours tendre, on peut aussi se dire que les gens sont responsables de ce qui leur arrive, collectivement et/ou individuellement selon les cas. Ce serait quand même trop vache si les gens morts dans les catastrophes dites naturelles n’avaient aucune responsabilité dans leur sort.

On peut déjà remarquer que les hommes, collectivement, préparent le terrain aux cataclysmes, qu’ils les cherchent, ou qu’ils créent des conditions aggravantes. On peut relever notamment :

* La déforestation massive, avec les risques d’inondations (ou de sécheresse), de coulées de boue, d’avalanches... Une action qui doit certainement modifier le climat.
* Les gaz à effet de serre : risque de changement de climat... Les barrages géants : modification du climat, risque de tremblements de terre.
* Les constructions en zone inondable.
* Les bâtiments en zones à risque connu pour les séismes, qui n’y sont pas adaptés.
* Les habitations trop près de volcans.
* Des équipements pas assez résistants en cas d’intempéries (manque de prévoyance, économies).

Les modifications de climats et/ou “d’équilibres écologiques” peuvent créer ou aggraver des catastrophes naturelles. Ajoutons que la pauvreté, la course au profit, la guerre... n’arrangent jamais les choses, quand elles ne créent pas de toutes pièces le drame.

Mais ces éléments n’expliquent pas tout. Aux errances collectives il faudrait ajouter les “déviances” individuelles. Pour cet aspect, voir chapitre 3.

d. Les accidents

On peut opérer le même raisonnement que pour les catastrophes naturelles. Aux imprudences et mauvais entretiens, il faut ajouter les responsabilités individuelles.
Les accidents, pas plus que les suicides, n’arrivent par hasard, malgré leur côté spectaculaire et imprévisible. Les conséquences et causes matérielles ne font que relayer et refléter les choix existentiels des individus, au niveau collectif et/ou individuel.

e. Le Terrorisme

Tout le monde est d’accord pour condamner le terrorisme, surtout quand les bombes frappent des civils dans la rue. On considère que c’est un crime épouvantable, à éradiquer par tous les moyens.
Le terrorisme est moche, comme toutes les violences, et doit effectivement être rejeté. Des justifications du type “combat pour la liberté ou pour un idéal” ne peuvent l’excuser. Et quelles que soient les violences exercées par un Etat ou une multinationale, répondre par la violence n’est jamais une solution. On ne peut pas, par définition, bâtir un monde nouveau à l’aide de crimes, même si les personnes visées par les attentats (genre PDG, général...) ne sont que des cloportes sans âmes qui “mériteraient” 100 fois la mort.
L’Etat à intérêt à diaboliser et à éliminer le terroriste. Car même si ce dernier choisit une voie sans issue et condamnable, c’est parfois une des rares personnes qui critiquent radicalement la “société”.

L’hypocrisie, dans cette affaire, consiste à exacerber la haine du terroriste et à focaliser la vindicte populaire sur quelques individus ou groupuscules qui ne font “que” quelques victimes par an. Tandis que les millions de morts et de blessés dus à la compétition économique et à l’exploitation des pauvres par les riches ne génèrent pas la même colère.
Il faut dire qu’il est plus facile de s’acharner sur quelques terroristes (qui renvoient, en fait, la violence de “la société”) plutôt que de critiquer et de changer un système (dont chacun fait partie) universel et incrusté partout.
Il est plus facile de désigner les crimes de quelques-uns plutôt que les massacres de masse commis par un système dont on est complice plus ou moins actif.
Il est plus facile de beugler “à la chaise le terroriste” avec le troupeau plutôt que de reconnaître que : “nous sommes responsables des destructions, famines, bidonvilles, guerres en tous genres qui infectent le moindre recoin du globe.”

f. Destruction de la nature

La pollution, la chasse, l’urbanisation... causent de gros vides sur la planète. Des espèces, des forêts, des vallées... sont rayées de la carte par les prédateurs humains. Seul compte le profit à court terme, qu’importe ces bestioles bizarres éradiquées, seul compte l’HOMME, de préférence blanc, riche et de sexe mâle. Parfois, par peur et/ou par intérêt, quelques espaces sont préservés du rouleau compresseur, mais quelles gouttes d’eau insignifiantes !

Les riches exploitent les pauvres et la nature, et les miséreux saignent à blanc leur environnement pour survivre. Les complexes pétrochimiques et autres centrales nucléaires défigurent complètement le paysage, quand ils ne polluent pas à outrance.
C’est normal, ça fait partie du progrès. Alors on se tape les kilomètres de bouchons sur l’autoroute qui traverse une vallée, jadis verte, pour accéder à l’air pur des montagnes vierges parsemées de pylones de remonte pentes et de résidences temporaires. Pour fuir l’urbanisation étouffante, urbanisons les accès aux reliques de paysages plus harmonieux !
http://www.mutations-radicales.org/La-v ... s,115.html

Ma croyance:Créateur du ciel et de la terre,et en son Fils.
Croyez en Dieu, et croyez en moi.Jean 14:1




La Bible Louis Segond 1910 http://www.info-bible.org/lsg/INDEX.html
http://www.lelivredevie.com/index.php
http://www.thebookoflife.eu/

fifilleland

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Re: la guerre,la violence et la torture....

Ecrit le 18 oct.09, 00:30

Message par fifilleland »

La violence, les violences
2/9 Violences moins évidentes

Pour combattre les violences quotidiennes, banales et plus ou moins admises. Pour combattre la violence exercée contre soi-même, contre les jeunes, contres les animaux..., les violences familiales structurelles...
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1.2 Moins évidentes
Cette catégorie est plus intéressante : si les meurtres ne passent pas inaperçus, si les bombes atomiques laissent quelques traces, des tas d’autres éléments quotidiens, permanents et universels par contre...

1.2.1 Individuelles

a. Entre êtres humains

- Le harcèlement sexuel

Où quelqu’un abuse de son pouvoir pour obtenir des faveurs, que ce soit en entreprise ou en famille. C’est une sorte de viol, les menaces psychologiques, le chantage au licenciement remplaçant la force physique. Les employé(e)s subalternes peuvent aussi donner d’autres choses que leur corps (services...).

- Les violences familiales

Tout le monde sait que la majorité des cas de maltraitance d’enfants (viols, coups, abandon...) sont le fait des parents directs. Ajoutons les femmes battues, humiliées et celles qui ne disposent pas de liberté. C’est le mari qui tient la bourse et surveille les sorties. Ajoutons encore les mariages arrangés (que ce soit chez les riches ou les pauvres), les assassinats de filles (Inde), l’excision, les contrôles de virginité (certaines filles, n’étant plus vierges, se font “recoudre” pour avoir droit à un mari)...
Il y a aussi les pressions indirectes, plus ou moins impératives. La plupart du temps, les parents imposent une orientation professionnelle à leurs enfants, sans se soucier de leurs aptitudes réelles. Les enfants sont poussés très jeunes à la compétition, qu’elle soit scolaire ou sportive. Si ces pratiques sont bonnes quand on veut s’intégrer à fond et gagner un max, elles ne sont pas du tout idéales pour devenir un être humain libre, autonome, respectueux des autres... Sans compter les vieux parents qui accaparent leurs enfants, les enfants qui abandonnent leurs parents dans les hospices, les jalousies diverses...
Il existe des formes de violences plus soft. Aux USA, des enfants, dès l’âge de deux ans, sont gavés de psychotropes et anxiolytiques. Ces médicaments, habituellement réservés aux malades mentaux, sont prescrits sans complexe par des médecins soumis à la pression des parents et enseignants qui veulent avoir la paix. Dès qu’un enfant est agité, on le bourre de drogues pour qu’il reste le brave légume qu’il doit devenir. Ils devraient essayer la lobotomie, c’est encore plus efficace.
Sur ce vaste sujet qu’est la famille, je veux insister sur le fait que, indépendamment du type d’organisation (tribale, matriarcale...), la violence est la même. Il s’agit toujours d’imposer aux individus, à partir de leur naissance, un ensemble de contraintes sociales et de normes qui sont bonnes pour la perpétuation du système, mais qui écrasent toute originalité et personnalité. La famille ou la tribu, en s’appuyant sur des composantes affectives, d’autorité, ou de soi-disant lois naturelles ou surnaturelles, va modeler les enfants à son image. Le but n’est pas d’aider et d’inciter le jeune à développer ses talents particuliers, mais de le faire rentrer de force dans un système sclérosant et sécurisant qui a besoin d’individualités laminées et soumises pour pouvoir survivre.
La famille (ou assimilé) est donc l’arme privilégiée et très efficace de l’assujettissement des individus à tout le reste, puisqu’elle bâtit, en premier, tout le gros oeuvre de la prison qui enfermera toujours davantage les sujets. C’est elle, avec bien sûr le soutien actif de l’Etat, de l’école, des psys, des éducateurs..., qui va opérer le travail d’écartèlement, de découpage et d’étouffement des enfants. Il faut bien les hacher menu pour qu’ils entrent dans la recette infecte qu’on leur prépare, avec amour bien sûr.

- La prostitution

Où le client et la (ou le ) prostitué(e) se dégradent en accomplissant de manière marchande et sordide un acte qui devrait être d’Amour. A l’horreur de l’acte sexuel marchand, il faut encore ajouter la drogue, les maladies, les coups, l’insécurité permanente... Au-delà des problèmes individuels, la société est largement responsable de ce phénomène. Quand on enferme les gens dans une misère affective et sexuelle, il est logique qu’ils versent dans toutes les aberrations de la pornographie et du “vice”.
Il faut aussi savoir, comme l’ont dénoncé certains ouvrages, que les Etats sont souvent les premiers proxénètes puisqu’ils prélèvent taxes et impôts, directs et indirects, sur les “travailleurs du sexe”.

- Les meurtres d’embryons

Quel que soit le stade de développement de l’embryon, il s’agit d’une personne humaine en devenir et on lui doit autant de respect qu’à l’enfant ou au vieillard. En conséquence, les avortements sont des assassinats. Même si on comprend parfois les difficultés extrêmes d’une situation sociale, il vaudrait mieux, comme toujours, chercher à vraiment les résoudre plutôt que de se contenter d’éradiquer les conséquences, à savoir : un embryon mal venu. Là aussi, la “société” est largement coupable. Le manque d’informations et d’éducation, les tabous... n’aident pas du tout les gens à être responsables.
Et n’oublions pas les embryons fabriqués et tués aux fins de la recherche “scientifique”, et ceux qui sont surnuméraires ou non conformes dans la fécondation in vitro, voués eux aussi à la destruction ou à l’expérimentation. Des pratiques plus discrètes, mais tout aussi sanguinaires.

- Les comportements “irrespectueux”

Ici nous trouvons des faits moins graves ; la plupart du temps il n’y a pas mort d’homme, mais ils sont très fréquents, citons par exemple :

* Les comportements dangereux et impolis sur la route
* Les rumeurs, ragots, calomnies, dénonciations...
* Les personnes rejetées, montrées du doigt parce qu’elles s’écartent de la norme consensuelle ou à cause d’infirmités...
* La fermeture, la peur de l’autre, de simplement bavarder avec un(e) inconnu(e).

Ces comportements, même s’ils sont relayés par des individus, traduisent des mentalités collectives qui imbibent tout le monde, sans même qu’on s’en rende compte. Ils font partie des poisons qui achèvent la destruction des rapports humains déjà bien entamés par la famille et la notion de couple qui va avec. L’architecture, l’aménagement et le mode de vie parachèvent l’isolement des gens, tout en nous gavant de pseudo-communications à la sauce internet ou portable.

b. Contre soi-même

Généralement, on en fait baver tout autant, sinon plus, à soi-même qu’aux autres. En acceptant de se plier aux normes sociales de la “société” en vigueur, chacun est, dès le départ, obligé de se violenter.
Même les requins sans aucun scrupule sont obligés, quelque part, de se détruire pour nager à l’aise dans leurs eaux d’égouts. Sinon ils n’en supporteraient pas la puanteur. En effet, cette ”société” étant profondément inadaptée à la vocation existentielle et spirituelle des hommes, on ne peut s’y intégrer sans casse.
Prenons une image simple : on ne peut pas décider de faire partie d’une équipe de tueurs sans renoncer au respect de la vie et sans tuer soi-même. Si vous ne tuez, pas vous vous faites jeter rapidement. On aura beau tuer avec des fleurs, choisir ses cibles, tuer proprement..., l’équipe aura toujours pour vocation de tuer et ceux qui en font partie devront renoncer à leur âme, à leur conscience et à leur sensibilité pour pouvoir continuer le boulot efficacement et éviter d’être tués eux-mêmes.
Pour la “société”, c’est exactement la même chose, en plus grand et plus monstrueux. La seule différence est qu’on se trouve déjà intégré d’office à “l’équipe”, dès notre naissance. Mais heureusement, on reste libre d’arrêter l’entraînement et de quitter le troupeau avant d’être “foutu”.

Voyons quelques exemples de ce qu’un individu doit sacrifier pour faire partie des moutons ou des loups (l’un n’allant pas sans l’autre).
Bien sûr, il y a des nuances : les loups comportent différentes classes sociales avec des inférieures et des supérieures en perpétuel combat ; même chose pour les moutons, qui se comportent souvent comme des loups entre eux. Mais les schémas restent les mêmes.

Les jeunes doivent d’abord, sous l’impulsion impérative de la famille et de l’école, s’automutiler sexuellement et affectivement.

En effet, les garçons doivent avoir un comportement “viril” exacerbé : brutalité, rejet des filles, occupations physiques, insensibilité... Et les filles voient avoir un comportement “féminin” exacerbé : séduire, être à la mode, s’occuper de poupées, être maternelles, attentionnées...
Bien sûr il y a toujours des exceptions, pour ceux qui vivent dans un milieu moins fermé et qui savent imposer tôt leur caractère, mais l’exception confirme la règle.
Donc, les garçons doivent étouffer leur féminité et les filles leur virilité pour pouvoir jouer correctement leur rôle de parent et de travailleur (potentiel).

Nuançons, la réalité est plus complexe.
Parfois les femmes ont un comportement très viril dans certains domaines (sport, femmes d’affaires...), et des hommes font la nounou à la maison ou sont des artistes à la sensibilité très féminine. Ce qui fait que certains rôles peuvent être échangés entre l’homme et la femme, en restant circonscrits à des secteurs précis. Mais la problématique reste la même : un couple fermé sur lui même avec des luttes dominant/dominé perpétuelles.
Pour les couples homosexuels rien ne change vraiment.
Les gens ne peuvent avoir des relations saines et égalitaires et sont toujours obligés de jouer le jeu, de se conformer à l’image qu’on attend d’eux et donc de sacrifier une part plus ou moins grande d’eux-mêmes au bon vouloir des autres.
Si ce sacrifice se joue d’abord à l’intérieur, il a ensuite des répercussions sur le plan affectif/sexuel. Là encore des pratiques seront interdites, des désirs refoulés, car considérés comme malsains. Quel homme ou quelle femme n’a jamais été fortement attiré(e) par une personne du même sexe ? Pourquoi les hommes devraient-ils être durs et s’interdire de pleurer ? Pourquoi ne pourrait-on aimer sincèrement plusieurs personnes ? Pourquoi des adolescent(e)s ne pourraient-ils (ou elles) pas avoir de relations avec des adultes ?
Toutes ces pratiques sont “déconseillées”, d’une manière ou d’une autre, elles mettraient en péril la reproduction de la “société” en brisant les barrières entre les personnes. Et de toute façon, les normes sont là pour encadrer de force la violence d’individus le plus souvent incapables de relations “vraies”.

Tous ces blocages et aberrations se retrouvent dans la littérature, la télévision, le cinéma.... Ils alimentent bon nombre d’artistes qui proposent au public d’oublier et de vivre leurs manques par procuration.

Pour continuer le travail d’écartèlement, les jeunes doivent aussi renoncer à une grande part de leurs capacités personnelles originales.

La “société” n’a pas pour but de développer la vie spirituelle, ni les talents individuels. Elle n’est qu’une accumulation d’égoïsmes à la recherche du profit et du plaisir maximaux. Elle ne vise qu’à s’autoreproduire en perpétuant les classes sociales. Elle n’est qu’une vaste galerie marchande à plusieurs étages où objets et personnes (de luxe ou d’occasion) s’échangent sans arrêt dans une agitation frénétique et perpétuelle.
Il va donc de soi que l’école et l’“éducation” se bornent à façonner les pions (qu’ils soient chômeurs ou PDG) dont “la société” a besoin pour fonctionner. Les jeunes doivent donc étouffer, avant même de les connaître, leurs potentialités créatives, humaines, bizarres... Pour avoir leur étalage (personnalisé bien sûr, ils peuvent toujours choisir la couleur de leur voiture) dans la galerie marchande, ils se forceront à un travail souvent dégradant et inintéressant. Songez à tous ces travaux stériles et répétitifs : brasseur d’argent, vendeur, assureur, caissière, bureaucrate, surveilleur, publiciste, huissier...
Songez à tous ceux qui font des travaux manuels pénibles, très utiles (mais il ne faudrait pas faire que ça), et qui s’abrutissent. Même les artistes se soumettent aux loi iniques du marché et créent pour plaire.

Je reviendrai sur ces questions économiques dans la partie “violences collectives”.

Il y a aussi quelques fignolages pour les perfectionnistes de la dissection interne.

On peut par exemple faire des régimes pour être aussi squelettique que les prostituées de la mode. A moins de choisir les replâtrages faciaux à coup de bistouri et silicone pour se cacher la vieillesse.
On peut soumettre son corps à des entraînements “sportifs” aberrants. Je parle de la compétition à outrance où tous les moyens sont bons pour écraser l’adversaire : surentraînement, transfusion, dopages en tous genres... Toutes choses qui nuisent à la santé et détournent le corps de son utilisation normale.
Parlons aussi de tous ceux qui se dopent, pour pouvoir supporter et oublier leur travail et leur vie [ATTENTION Censuré dsl] (voir plus haut), à coups d’alcool, de clopes, de coke, de tranquillisants, d’excitants, de somnifères, de sexe.... Leur vie les rend malades, psychologiquement et/ou physiquement, mais au lieu de tout changer, ils répondent par un surcroît d’agitation et de dopes. Ils se détruisent donc un peu plus chaque jour, pour le plus grand profit des médecins, des industries pharmaceutiques et autres dealers....

 Pour résumer, prenons une comparaison avec les poules élevées en batterie.

Elles sont nées en cage et y passeront leur courte vie. Elles sont dénaturées et sont entassées dans un espace clos. Pour les adapter à leur environnement et à leur fonction (produire de la viande et/ou des oeufs), leurs becs et leurs griffes sont coupés. Elles sont gavées de produits divers, d’antibiotiques... pour limiter le nombre de morts et respecter les normes de production. Elles ont l’air dépenaillées, hagardes, à moitié folles, et elles perdent leurs plumes. Elles n’ont pas d’autres choix que de faire leur trou dans la masse de leurs congénères tous identiques.
Si on les place à l’air libre, avec des soins et de la place, elles mettront du temps avant de s’acclimater, de retrouver la santé et une personnalité (à leur niveau).

Pour les hommes, c’est exactement la même chose, sauf qu’ils peuvent choisir de s’extraire eux-mêmes du système concentrationnaire où ils ont été placés. Mais sinon, ils sont adaptés de force à un environnement inhumain ; leur sexe et leur cerveau sont “coupés”. Ils ont souvent l’air hagard, vide, malheureux, sont à moitié (ou complètement) fous et sont en mauvaise santé (au sens large). Ils sont tous identiques avec leurs quincaillerie personnalisante et ne pensent qu’à faire leur place au soleil noir du capitalisme. Ils absorbent des dopes pour supporter leurs clapiers et assumer leurs fonctions sociales formatées.
Et s’ils décident de se sortir de là, ils auront du mal à se déconditionner et à tout réapprendre.

Dans cette “société”, les hommes ne sont donc que de poules de batterie qui veulent le rester et sont prêts à se faire toutes les mutilations nécessaires pour être bien intégrés au troupeau.

c. Contre la nature et les animaux

Vous pensez bien que les hommes ne se contentent pas de se bousiller entre eux. Il leur faut bien toute la Terre pour satisfaire leurs désirs de violences et d’exploitations. Et encore, s’ils pouvaient s’approprier plusieurs planètes, ils seraient très heureux. Peut-être arriveront-ils à coloniser Mars ou la Lune, pour commencer...
Comme les animaux et la nature sont moins protégés que les êtres humains (louons les Droits de l’Homme et la “démocratie” libérale), ils sont davantage pris pour cibles ; surtout qu’ils n’ont pas de voix pour crier leur douleur.
Plusieurs actions directes et individualisées sont possibles :

- La chasse

Une pratique ancestrale : elle est inattaquable, car traditionnelle et indispensable au maintien de la culture locale et du lien avec la nature. Tout comme l’excision (Afrique), l’abandon d’enfants (Grèce antique), le brûlage de sorcières, le duel, le mariage forcé et arrangé (un peu partout encore), le meurtre des filles avant la naissance, en bas âge (Inde) ou une fois adultes (musulmans intégristes), la tauromachie, l’esclavage (toujours à l’honneur, sous des formes diverses), les sacrifices humains (Amérique du sud avant le nettoyage des colons chrétiens)...

* Premièrement : une culture qui se maintient au prix du sang ne mérite pas ce nom et mérite de disparaître.
* Deuxièmement : les animaux et la nature préféreraient sans doute des liens plus chaleureux que la traque et des coups de fusil dans le dos.
* Troisièmement : tuer juste pour le plaisir est le sommet de l’horreur. Au moins, les pauvres ou les peuples de la jungle ont quelques excuses.

Le chasseur est donc coupable d’assassinat à répétition et avec préméditation. Ses motifs étant le plaisir, la puissance, l’habitude..., il n’a aucune circonstance atténuante. Comme je ne suis pas aussi brutal que la “justice” US, je ne lui ferai pas une injection létale après dix ans d’attente entre deux cages.

Ajoutons que la chasse aboutit parfois à la disparition pure et simple des espèces quand :

* il s’agit de prédateurs concurrents des hommes, ils ne supportent pas ça.
* il s’agit d’animaux faciles à tuer et non protégés, exemple : le dodo.
* des intérêts économiques puissants sont à l’oeuvre : peaux pour pétasses de luxe, cornes pour les ramollis de la quéquette et du cerveau, viande exotique pour pervers qui veulent se distinguer des vulgaires consommateurs de poulet de batterie élevés sous néons...

La chasse ne protège pas la nature : elle l’éradique et/ou l’exploite. Certains chasseurs défendent la nature, certes, comme le berger défend ses moutons, pour les égorger au moment qu’il aura choisi.

- les jeux

Les animaux peuvent aussi être exécutés en public, dans une arène. On n’a plus le droit de jeter des hommes aux lions comme au bon vieux temps de César et les exécutions de condamnés à mort se font le plus souvent dans des salles discrètes. Alors le massacre de taureaux (les combats de coqs, de chiens...) permettent une compensation appréciable.
Tout ça se fait avec cérémonie et panache, les matadors ont de beaux habits cousus d’or et du style. Ils deviennent célèbres grâce aux meurtres rituels de taureaux, tout comme les tueurs en série, mais sans les risques de poursuites judiciaires. Il est vrai que parfois un matador se fait zigouiller à coup de cornes et de sabots, mais c’est trop rare et ce n’est pas la bonne solution.
L’exécuteur de boeufs, à la chaîne dans une usine à viande, devrait être jaloux et réclamer sa part de gloire, lui qui tue beaucoup plus de taureaux à l’heure. Il est vrai qu’il n’a pas la même classe. Avec sa blouse blanche tachée et ses tapis roulants, il fait pâle figure face aux matadors en habits de lumière qui reçoivent des pluies de fleurs de pétasses en pâmoison devant leur courage fantastique. Elles doivent certainement se les imaginer avec des couilles... de taureaux. Quelle joie ce serait de découper quelques-unes de ces femelles en rut à grands coups de hache (c’est une image bien sûr).

Un mot encore sur les combats organisés entre animaux. Exciter les instincts de certains animaux et les encourager à s’entretuer : c’est d’une lâcheté perverse et dégoûtante. Au moins, sur le ring ; les boxeurs se massacrent entre hommes et à peu près librement.

- Le carnivorisme

Encore une belle tradition indéboulonnable.
Tout le monde sait, par des preuves scientifiques et sensibles :

* que les animaux sont autant sujets à la souffrance que nous.
* que les protéines nécessaires à nos corps peuvent être fournies par des tas d’autres aliments que la viande.

Mais ça ne fait rien, pratiquement tout le monde mange de la viande sans sourciller. On est habitué à en consommer dès notre plus jeune âge, et plus tard, si on y pense, on n’ose pas contrevenir à cette habitude sociale. Cette pratique est considérée comme naturelle et normale. “Après tout, nous sommes aussi des animaux, ils se mangent bien entre eux”, “il est sain et nécessaire de manger de la viande”, “on n’est pas des lapins”... entend on partout.
Le propre de l’Homme est, normalement, de réfléchir et de se rendre compte de ce qu’il fait. Devant les souffrances des animaux, il devrait cesser immédiatement les actions qui les causent, comme il devrait le faire pour les êtres humains. Surtout qu’il n’y a rien de plus facile que de devenir végétarien. Il est autrement plus difficile de faire disparaître les guerres et autres famines.

Bien sûr, pour faciliter les choses, la viande est joliment emballée, préparée, transformée, étiquetée... Les animaux sont abattus loin des regards. Seuls certains paysans tuent eux-mêmes les bêtes qu’ils mangent. Tout est fait pour faire oublier le sang, les cris et la douleur des animaux dont la vie devient celle d’un objet fabriqué pour être découpé en tranches consommables. Ce qui arrange tout le monde. En effet, malgré les blindages anti- sensibilité, personne n’est à l’abri d’un haut-le-coeur devant un canard décapité qui bouge encore, un mouton égorgé qui se vide de son sang, une anguille hachée vivante, le regard du boeuf avant sa mise à mort, les cris du cochon avant son sacrifice...
Consommateurs de hamburger, éleveurs en usine ou à la ferme d’antan, pêcheurs respectueux des quotas, producteurs de foie gras bio, bouchers ordinaires, ceux qui ne mangent que de la viande blanche et surtout du poisson... : tous coupables de génocides planifiés avec circonstances aggravantes (les victimes étant sans défense et leur mort inutile à leur bonne santé).
Le tribunal de La Haye en charge des crimes contre l’Animalité va avoir du boulot !
Quand il s’agit de Vie, l’habitude n’est plus une excuse et la lâcheté un crime. Et on est obligé de se dire que les gens aiment que des êtres souffrent et meurent pour leur plaisir, pour leur donner le sentiment d’exister et d’être une race supérieure.

Les hommes n’ont pas grand-chose à faire de leurs congénères (sauf quand ils y trouvent leur intérêt), pourquoi se soucieraient-ils une seconde des animaux, ces tas d’engrenages qu’on soigne pour des fortunes ou qu’on égorge, selon qu’il s’agit d’un chien de race ou d’un vulgaire poulet.

Les assassins tentent de se camoufler derrière les traditions et les bonnes recettes gastronomiques. Mais personne n’est dupe de leur violence, de leur lâcheté, de leur mépris et de leur égoïsme. Au moins les Hutus ont eu le courage de leurs pulsions désastreuses : ils ont tué eux-mêmes des hommes, des femmes, des vieux et des enfants, un par un et à la main. Tandis que les urbains proprets et parfumés en costume cravate critiquent le génocide rwandais en mangeant de la viande en sauce provenant d’animaux exécutés à la chaîne par d’autres.
Il est plus facile de tuer un poulet qu’un homme, surtout si c’est l’usine qui s’en charge.

- Mauvais traitements

En dehors de la mise à mort pure et simple, la souffrance animale existe :

Dans les zoos ou les cirques, les animaux sont souvent mal en point. Ils manquent d’espace, de soins, leur milieu de vie est trop éloigné de leurs conditions naturelles. Ils peuvent aussi être exploités et battus. Exhiber des animaux en cage n’est pas vraiment la meilleure solution pour les faire connaître et les protéger. Et si les citadins sont en mal de nature sauvage, peut-être faudrait-il songer à transformer radicalement les villes plutôt que d’importer des reliques de campagne.

Dans les chaumières, des tas de chiens sont battus régulièrement par des maîtres qui renvoient leurs violences et leurs frustrations. Plutôt que se venger bassement sur des souffre-douleur, on ferait mieux de refuser l’esclavage du travail et cette vie stressante et aliénante.
Une preuve de plus que chacun violente quelqu’un, de préférence plus faible que soi. En plus des coups, il y a tous ces animaux dits de compagnie (par opposition à ceux qui traditionnellement sont transformés en steaks) mal soignés et pas à leur place : poissons dans des aquariums ridicules, huski sans exercice, lapins en cage...

Dans les laboratoires. Les animaux sont une matière première très prisée par les chercheurs et expérimentateurs de tous poils.
Quand ils n’expérimentent pas directement sur les êtres humains, les militaires utilisent des animaux. Ils mutilent et tuent des créatures pour pouvoir tuer plus efficacement lors de la prochaine guerre ! Vaste programme, qui n’est jamais terminé : il y a toujours de nouvelles armes à tester. Ces expériences absurdes et cruelles devraient disparaître avec la guerre et les armées.
Eliminons aussi les expériences liées à des choses futiles et superflues, genre crème à bronzer, lotions anti-rides ou dissections dans les écoles.
Ce qui est plus délicat, ce sont les expériences liées à la recherche fondamentale et à la lutte contre les maladies.

Tout le monde va dire qu’elles sont indispensables, qu’il s’agit de sauver des vies, de comprendre des maladies abominables... “De plus, nous limitons l’utilisation d’animaux au minimum.”
Des animaux souffrent et meurent pour sauver des vies. Ce seul fait absurde devrait suffir à condamner ces pratiques et à chercher à tout prix d’autres voies :

* Peut être que toutes les pistes de recherche fondamentale ne sont pas à suivre. Il faudrait faire des recherches dans des buts de construction du monde, et pas seulement par défi ou par plaisir.
* Il faudrait davantage encore se pencher sur toutes les possibilités techniques de substitution au sacrifice d’animaux.
* Il faudrait surtout s’interroger sur les raison des maladies graves qui affectent tant de monde, chercher les causes profondes plutôt que se contenter de traiter les conséquences. Mais la médecine et ses patients n’ont pas vraiment envie de se remettre en cause... Si la plupart des maladies graves disparaissent, il n’y a plus de médicaments à tester, et donc plus d’expériences sur les animaux à mener. Il ne s’agit pas de stopper la recherche, mais de la mener autrement et avec d’autres buts.

C’est comme pour la viande : quand c’est inutile, on s’en passe, et quand ça parait encore utile, on fait tout pour s’en passer.

- Les sacrifices dits religieux

Les autels remplacent parfois les tables d’opération pour conjurer les mauvais sorts. Si les hommes ont aussi été utilisés, dans l’Amérique du Sud d’avant C. Colomb par exemple, les animaux restent les préférés.
Une bien belle tradition : zigouiller une créature pour plaire à un (ou des) Dieu ! Les hommes s’imaginent, pour se rassurer, que Dieu est aussi barbare qu’eux et versent du sang à ses pieds ! Alors que Dieu les supplie de vivre dans l’Amour et le respect de sa création, ils égorgent une de ses créatures en croyant lui faire plaisir. Essayez de piétiner une sculpture faite par un artiste pour lui prouver que vous appréciez son talent, on verra sa réaction.
Il faut vraiment une bonne dose de cynisme et de [ATTENTION Censuré dsl] pour croire à ces pratiques sanguinaires. Ceci est du même illogisme pervers que les guerres saintes et autres croisades !http://www.mutations-radicales.org/La-v ... s,116.html

Ma croyance:Créateur du ciel et de la terre,et en son Fils.
Croyez en Dieu, et croyez en moi.Jean 14:1




La Bible Louis Segond 1910 http://www.info-bible.org/lsg/INDEX.html
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Re: la guerre,la violence et la torture....

Ecrit le 18 oct.09, 00:33

Message par fifilleland »

La violence, les violences
3/9 Violences collectives

Des pressions et violences collectives s’exercent en permanence sur les individus et la société de manière structurelle. La violence est sociale, elle fait partie intégrante de toutes les structures en place. Elle reflète et perpétue l’oppression et la destruction, particulièrement dans la guerre et l’exploitation économique.
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1.2.2 Collectives

a. Peine de mort et Justice

Un peu partout dans le monde, des personnes sont exécutées (dans tous les sens du terme) par la Justice. Souvent les jugements sont sommaires, expéditifs, partiaux, et des innocents (ou de simples opposants politiques) sont envoyés au bourreau.
C’est plutôt paradoxal : assassiner froidement des meurtriers pour défendre l’humanité, les Droits de l’Homme, la société civilisée... Répondre au sang par le sang, se venger, une longue tradition barbare et absurde que les raffinements du Droit ne peuvent dissimuler.
Que les jugements soient moins expéditifs et que les exécutions se fassent discrètement avec une chaise électrique plutôt qu’à la hache en place publique n’ôte rien à l’horreur de l’acte. Une fois que le mal est fait, que le criminel a commis ses crimes, à quoi bon en ajouter un autre ? C’est comme pour les terroristes, le peuple se focalise sur quelques têtes. L’Etat lui fournit des cibles désignées et expiatoires pour défouler sans risques ses pulsions.
Dans une société humaine, on aurait des conditions générales nettement moins favorables à l’apparition de criminels. Et les irréductibles seraient traités avec de meilleurs égards. A quoi ça sert d’entasser des gens à ne rien faire dans des prisons ?

Je ne vais pas me lancer dans une critique de la Justice, mais voici juste quelques éléments (voir aussi chapitres 1-3 et 1-4).
La Justice, quel que soit le pays, est toujours à la base un système violent et oppressif destiné à maintenir un certain “ordre” favorable à l’Etat et aux puissants. Le but de la Justice n’est pas l’égalité et la protection des citoyens, mais le maintien de l’injustice, de l’inégalité et la protection des riches. Le Droit est fait de telle façon qu’il peut toujours s’appliquer dans le sens qui arrange ses serviteurs. Un pauvre arabe analphabète “vaut” moins qu’un P.D.G. blanc, c’est évident. Les très rares exceptions ne font que confirmer la règle. Il vaut mieux avoir de l’argent et des avocats pour nager sans casse dans les méandres des palais de justice.
La Justice se confond avec les intérêts de l’Etat, eux-mêmes se confondant avec les intérêts des multinationales et assimilées. Elle est donc au service du contrôle et de l’exploitation du peuple au profit d’intérêts économiques et/ou idéologiques. Le peuple étant lui-même violent et avide de profits, la boucle tourne sans fin...

b. Milieux clos

- Dans les asiles, plus ou moins concentrationnaires, les fous et handicapés en tous genres ont toujours été maltraités, abandonnés ou exécutés. Dans cette jungle, il vaut mieux ne pas être un tant soit peu “handicapé”, différent : les troupeaux de mammouth n’auront aucun scrupule à vous piétiner. Ce qui compte, c’est la rentabilité, l’efficacité et la compétition. Les êtres incapables de suivre ce mouvement mécanique accéléré sont bons pour les décharges, comme les vieilles voitures, même si elles ont de belles formes.
Parfois, on essaie quand même de les exploiter avec des travaux [ATTENTION Censuré dsl]. Les marchés s’y retrouvent car ils sont payés aux rabais.
Dans certains cas, ils peuvent servir de matériel d’expérience, ils risquent moins de se plaindre.
Dans les pays occidentaux, on n’ose plus, de nos jours, éliminer tous ces “sous-hommes”, alors on les parque, sans vraiment se soucier de les aider à vivre leur personnalité. Remarquez, on ne le fait pas non plus pour les autres. D’ailleurs les “normaux” finiront par devenir des handicapés volontaires.

- C’est comme les pauvres, il y en a trop, on ne peut pas les éradiquer comme ça, alors on les entasse en banlieue, on les met en réserve dans la rue ou dans les bidonvilles. Peu importe que leurs conditions de vie soient déplorables.

- En prison, la survie est difficile. A l’entassement s’ajoutent la promiscuité et la violence entre prisonniers. On peut y trouver aussi : la torture, les mauvais traitements et le manque de soins, l’exploitation, les viols... Ce n’est pas cet univers concentrationnaire et ultra-violent qui risque d’arranger les gens qui s’y trouvent. Il faut vraiment une force intérieure surhumaine pour se “purifier” dans une prison et en sortir mieux qu’on y est entré. Sans parler de tous les innocents enfermés et de tous ceux qui attendent un jugement ou seront innocentés.

- Dans les hôpitaux, les corps sont livrés à la froideur de la médecine. On médicalise à outrance des événements naturels comme l’accouchement. Les malades risquent les erreurs et les surinfections. Le corps et l’esprit sont traités comme des mécaniques à rafistoler. On ouvre et on tranche mais on ne s’interroge pas sur le sens des maladies et accidents, le sens des existences est ignoré, gommé par l’efficience chirurgicale. Les patients préfèrent se faire charcuter au lieu de remettre en cause leur vie. Et les chirurgiens, exaltés par leur pouvoir de remise en état temporaire, poussent toujours plus loin leurs prouesses, sans se demander pourquoi les corps se retrouvent dans ces états déplorables.
Maintenant, il y a des psychologues et assimilés, qui ne font qu’effleurer la surface et renforcer les dogmes régnants. “Humaniser” et rendre plus accueillants les hôpitaux ne changent rien à l’absurdité et aux limites de leurs activités.

c. L’architecture et les aménagements reflètent et amplifient les modes de vie désastreux.

Comment ne pas être horrifié par ces villes tentaculaires qui s’étendent à perte de vue le long d’autoroutes où alternent centres commerciaux, barres d’immeubles, ronds-points et panneaux publicitaires. Comment ne pas ressentir la violence, la laideur extrême et l’absurdité d’un tel cadre de vie ? Les gens ne sont plus que des mini auto-tamponneuses qui doivent circuler à toute vitesse dans les circuits de consommation/travail/loisirs. Ils tournent en rond sur les mêmes pistes sans se rencontrer vraiment, sauf pendant les accidents de parcours.
Partout des flots de voitures et de pub saturent vos yeux et vos oreilles. Le cerveau n’est plus qu’une bouillie, mixée encore par la radio, les musiques assommantes, les jeux vidéo et le matraquage télévisuel. A la campagne, même si l’environnement est plus calme, les mass-médias sont allumés en permanence dans les chaumières et les gens vont souvent travailler en ville.
Les lieux urbanisés deviennent tous identiques et impersonnels, froid et bétonnés. Ce ne sont pas les trois sculptures post-modernes placées sur les rond-points au milieu des pétunias qui arrangeront les choses. Tout est fait pour fonctionner et faire consommer, pas pour favoriser la méditation, le sens esthétique et les rencontres entre les gens. Les trop rares rues piétonnes, bien propres, sont faites pour le commerce et le tourisme, pas pour que les habitants s’en emparent et y fassent des tas d’activités.
Dans les immeubles, chacun sa case, chacun pour soi et chacun chez soi, finie la convivialité. Et que dire de ces maisons individuelles préfabriquées éparpillées partout, avec chacun son enclos, son herbe de la pampa, sa piscine ridicule et ses trois nains de jardin ? Ce ne sont que des déserts, moches de surcroît.

d. Les mass-médias sont là pour marteler en permanence l’impératif de consommation et de conformité

Ces conditionnements plus ou moins insidieux poussent les gens à n’exister que par les modes et la possession d’objets. En imposant leurs modèles, ils tendent à effacer les véritables individualités au profit de stéréotypes “personnalisables” à l’infini grâce aux gadgets toujours renouvelés proposés par l’industrie et la pseudo-culture. Ils fournissent à la fois la prison et les mirages pour la supporter et l’aimer.
Les mass-médias sont ainsi le relais et les alliés des pouvoirs économiques et politiques dans leur tâche de contrôle et d’asservissement des populations. Quand il s’agit de gruger les peuples, les pouvoirs, en guerre sans merci habituellement, tombent toujours d’accord. Leur travail est grandement facilité par le fait que les peuples réclament leurs chaînes et sont prêts à payer, dans tous les sens du terme, pour les avoir.
Les mass-médias séparent un peu plus les gens, tout en prétendant les réunir et les faire communiquer, dans les pseudo-débats télé ou sur internet...
Leur violence consiste aussi à édulcorer et à “spectaculariser” la violence réelle.

Pour ces sujets, vous pouvez consulter par exemple : “La cité des morts” de Jan Maryko, “La société de consommation” de Jean Baudrillard et “Le commerce des apparences” de Pascal Lainé.

e. Contrôle social

Pour se perpétuer la “société” a besoin que les citoyens restent dans les limites autorisées. Et les gens qui veulent s’intégrer sont prêts à se soumettre aux règles du jeu. Donc, dans cet acide, tout devrait baigner au mieux.

En fait, même si les individus ne veulent aucunement faire la Révolution, une pression sociale s’exerce en permanence sur eux. Il s’agit d’éviter toute déviance et de limiter ceux qui ont des tendances à la violence illégale. La “société” est si intolérante et parano qu’elle a peur de tous ceux qui sont un tant soit peu différents. Comme par exemple les homosexuel(le)s, les nomades, les groupes ou communautés, les gens qui créent des écoles parallèles, les circuits d’entraide économique... Les on-dit, les voisins, les anonymes, les mass-médias, les contraintes financières... se chargent, directement ou indirectement, de vous maintenir dans les rangs. Cette forme de violence, diffuse, n’en est pas moins réelle et efficace.
Il faut dire qu’elle s’exerce depuis la naissance et en permanence grâce à la famille puis à l’école, efficacement complétées par la télé. Les personnalités sont écrasées dans les moules dès l’enfance pour jouer les rôles sociaux et sexuels attendus. Personne ou presque ne s’en aperçoit, car cela est considéré comme normal, naturel et nécessaire. Pour eux, cette “société” est la seule possible et souhaitable, ils veulent s’y intégrer et “inviter” les jeunes à faire de même.
Les gosses trempent en permanence dans un bain fangeux, des sables mouvants où tout le monde intoxique tout le monde et veut être intoxiqué, où celui qui veut sortir du marais se fait piétiner et railler par ses voisins, où la violence et la compétition sont la règle, où tout le monde ment et se ment. Seuls les chefs ont le droit de sortir de la boue, en marchant sur la tête de leurs inférieurs.
Le contrôle social est donc permanent et s’exerce dans tous les domaines. Même si les hommes n’ont plus la moindre idée de Révolution, il est nécessaire de leur maintenir la tête sous les sables mouvants pour éviter tout risque de perturbation.
Et surtout il faut que les gens restent dans la vase et au niveau zéro pour que la “société” puisse perdurer. Le système ne pourrait pas marcher efficacement si trop de gens étaient un tant soit peu conscients et exigeants, au lieu d’être des esclaves auto-lobotomisés obéissants.

f. Culturelles

Dans la “société” contemporaine, comme disait Baudrillard, on ne parle jamais tant d’une chose que quand elle n’existe plus. Cela vaut pour la culture comme pour la liberté, la démocratie, la nature, l’art, la personnalité, la pureté, l’amour, la femme...

Les cultures locales, souvent très riches, ont d’abord été écrasées par la constitution des Etats modernes. Quand il en reste des traces, ce ne sont plus que des folklores insignifiants pour amuser le touriste. La France est un bon exemple du despotisme de l’Etat, elle a aggloméré et détruit de force des tas de régions : Bretagne, Pays Basque, Languedoc... Et maintenant on nous sert la culture de l’intelligentsia parisienne préfabriquée et prédigérée. Certaines régions essaient de se maintenir ou de se redresser, mais le mal est fait et la chape de plomb persiste.

Ceci est toujours dans la même logique d’éradication des différences, pour se rassurer et pouvoir mieux contrôler. En même temps, on impose une culture plus docile, inoffensive, que tout le monde peut consommer sans modération et sans aucun risque... pour l’Etat. En fait, vous atomisez un “écosystème” riche, complexe et original et vous installez à la place une autoroute bordée de thuyas, de géraniums bien alignés avec parcours de découverte pour plates-bandes balisées... Ici vous pouvez faire pipi, là vous pouvez gueuler et entendre l’écho, là-bas vous pouvez pique ou niquer, en haut vous admirerez la vue sur la centrale toute neuve...

Avec la mondialisation de marchés, le choses s’aggravent. La marchandisation des cultures et de l’art s’accompagne d’un nivellement par le bas, vraiment très bas. Les sitcoms [ATTENTION Censuré dsl] s’empilent avec les tubes bidons, les films spectacles “ramasse-pognon”, les jeux télé pour grands (très) attardés en manque de sunlights, les faux débats où tout le monde est en fait d’accord pour répéter les mêmes conneries conventionnelles, les journaux de propagande rassurante et contrôlée, les arts vides qui ne reflètent que le creux et la recherche de sous... Heureusement, l’abîme est sans fond, sinon l’empilement risqueraient de déborder ! Avec les techniques modernes (satellites, portables, consoles, DVD, 3D...), les produits sont de plus en plus nombreux et sophistiqués, mais de plus en plus identiques et dérisoires.

Des panoplies culturelles clé en main sont ainsi fournies au peuple. Il existe des trousses pour chaque classe sociale : du lambda amateur de pornos gras à l’esthète humaniste collectionneur d’art contemporain engagé. Chacun peut se croire cultivé et participe, enthousiaste, au grand show. Un hamburger aux farines animales, une bouchée d’opéra pimentée par un film érotique, le dernier tube hurlé dans une boite néo-punk ou des chaussures à semelles de 40 centimètres, c’est la même chose, des objets décoratifs, qui ornent notre cerveau, notre estomac, ou les murs autour de la TV.
Ce qui compte, ce n’est plus le sens et la Valeur des cultures et des oeuvres, mais la marque, le standing qui y est associé, la notoriété des créateurs... Et à ce jeu, évidemment, les pays les plus riches imposent leurs standards.
Ce phénomène n’est, bien sûr, pas nouveau, mais l’industrie en série et la main-d’oeuvre à bas prix du tiers monde permettent de renouveler constamment les gammes, de proposer sans cesse de nouveaux produits, de personnaliser et diversifier les objets culturels à l’infini... Ce qui permet d’étourdir un maximum de monde par des futilités sans lendemain, mais très rentables.

Le nivellement et la destruction de toute culture au profit de produits dociles est une violence faite aux oeuvres, à l’intelligence, à la beauté, à la richesse potentielle des créations humaines.

g. Elevage-agriculture

La Terre, comme la Culture, est devenue un espace à exploiter et rentabiliser. Il n’y aura plus de paysans mais des entreprises qui cultivent des futurs produits comme les fraiseurs façonnent des pièces en série sur leurs machines numériques. Dans ce domaine comme dans les autres, on va toujours de l’affreux vers le pire...
Ce qui compte, c’est faire du chiffre et arriver à payer les charges et emprunts. La Vie est niée et réduite à des gènes et à des hormones manipulables à loisir. Ce qui conduit à une uniformisation des paysages de monoculture intensive, à des pollutions, des destructions d’espèces... L’industrie pousse à la consommation effrénée de produits plus ou moins dangereux et les exploitants agricoles sont dépendants des semences génétiques et du dernier “tue-insectes-nuisibles”. Dans les pays pauvres, c’est encore pire, on leur fourgue des substances dangereuses et/ou périmées, et les travailleurs meurent... comme des mouches. La nature et sa santé sont ainsi sacrifiées aux appétits de consommation, de gaspillage et de profits.
Dans les immenses champs de maïs OGM, finis la diversité et l’équilibre entre espèces. Je ne dis pas qu’il ne faut rien toucher à la nature, mais qu’il faudrait songer à inventer autre chose que des gènes genre “Terminator”. Un gène bien nommé qui, intégré à une plante, stérilisera ses graines ! Jusqu’à quels sommets d’aberrations et de crimes ira la techno-culture ?
Que dire de l’absurdité des surfaces cultivées pour nourrir des animaux destinés à nourrir des “hommes” ? A ce sujet, les scandales se succèdent : après la vache folle et les farines animales à la dioxine, la charcuterie à la listériose... Tout le monde sait qu’il faut beaucoup plus de terres pour produire des protéines animales que pour les végétales ! Sans compter les pollutions supplémentaires.
N’oublions pas surtout toutes ces souffrances animales superflues et criminelles. Les animaux sont entassés dans de véritables camps de concentration, ils sont engraissés et torturés avant leur extermination en masse. L’élevage en vue de boucherie, même bio, est un crime.
Les usines à viande sont des plaies béantes qui lacèrent en permanence la Terre. Ces plaies ne sont hélas ! pas près de se refermer. Tous les carnivores, même s’ils critiquent les crimes contre l’humanité, sont responsables de ces carnages ineptes. Et les éleveurs industriels ont une âme de nazi. On ne peut pas décemment critiquer l’épuration ethnique au Kosovo ou ailleurs et s’accommoder tranquillement des gigantesques génocides de porcs, poulets, lapins, truites...
Des gens capables d’exécuter et/ou de consommer froidement un animal sont toujours susceptibles, si les circonstances s’y prêtent, de passer à l’homme.

Les animaux sont jetés aux abattoirs, les hommes sont traités comme des bêtes de somme. Et en cas de guerre, ils sont bons eux aussi pour la boucherie.

Telle qu’elle est pratiquée, l’agriculture, surtout l’industrielle, est une violence faite à la Terre, aux Animaux et aux Hommes, qui les griffent et les déchirent en permanence au lieu de les aider à s’épanouir et à se transformer.

h. Guerre économique

Pour finir, le clou et la clé du spectacle : le totalitarisme économique. On pourrait écrire plusieurs livres sur le sujet, mais je vais me contenter de dégager quelques points important pour mon vaste propos.

- Généralités

Les hommes sont attachés à l’avoir et à l’apparence. Ils sont dans une logique d’appropriation, d’accumulation et de compétition. Ils est donc normal que l’économie ait tout envahi. Les choses ne font d’ailleurs qu’empirer grâce à la mondialisation et aux techniques de communication de masse. Maintenant, tout se vend et tout s’achète, tout est marchandise ou est susceptible de le devenir, tout est mesuré à l’aune de l’offre et de la demande.
Le but de cette économie n’est pas du tout l’épanouissement des individus et la satisfaction des besoins par le partage et l’entraide. Il s’agit plutôt d’un champ de bataille perpétuelle où tout le monde cherche à bouffer tout le monde. Tout est détruit et reconstruit, les ruines se mélangent aux tours flambant neuves. Les petits piranhas et les gros requins n’ont qu’un seul but, s’en mettre plein la panse et le plus vite possible. Pour eux tout fait ventre : leurs alliés d’hier ou le pauvre petit plancton. Une petite citation d’Herbert Spencer : “Pour se défendre, l’homme civilisé devient sauvage parmi les sauvages. La jungle commerciale, ce n’est ni plus moins que le cannibalisme érigé en institution”.
Des milliers de pauvres hères, chômeurs ou salariés-esclaves sont sacrifiés chaque jour aux monstrueux dinosaures qui ont pris les meilleures places. Mais personne ne songe à tout remettre en cause, il s’agit juste de survivre et de marcher sur les autres pour grimper le plus haut possible dans la hiérarchie des exploiteurs.
Les ébauches de solidarité et de charité ne changent rien au fond mais participent de l’ensemble en rendant supportables les conditions de vie des plus pauvres et en permettant ainsi la perpétuation d’un système qui crée la misère et s’en nourrit. Si les exploités n’étaient pas aussi bêtes et méchants que leurs maîtres, ils pourraient très bien construire une autre société. Mais malheureusement ils préfèrent encore ramper dans la boue le ventre vide plutôt que de remettre en cause leur vie et leurs choix.

- Bases erronées

Avec du simple bons sens, on peut dire qu’il est normal que l’être humain puisse jouir des fruits de son travail et dispose du nécessaire pour sa vie et son épanouissement. Seulement voilà, il faudrait un esprit de partage et d’entente.
Dans cette “société”, chacun poursuit ses propres buts d’installation, il s’agit de soumettre choses et gens à son bon vouloir, peu importent les moyens et les conséquences. Les hommes, livrés à leurs passions et désirs, ne pensent qu’à accumuler et à se faire plaisir. Chacun va donc essayer de se tailler la meilleure part du gâteau et de suivre ses intérêts du moment. Guerre ou paix, peu importe, ce qui compte est de parvenir à ses fins.

L’esclavage, la propriété privée, l’exploitation des salariés, le libéralisme sauvage... sont inéluctables et nécessaires dans un monde où le seul but de l’existence est l’installation jouissive, sans exigences autres que la satisfaction immédiate de ses caprices.

A partir de là tout s’enchaîne. Les plus malins et les plus forts dominent les autres. Par la violence brute de l’esclavage traditionnel ou par les subtilités du système salariat-consommation, les travailleurs se retrouvent enchaînés à leur tâche, pour le profit de leurs supérieurs. Les exploités auront beau réclamer une augmentation du nombre de leurs miettes et une réduction de la longueur de leurs chaînes, ils resteront aliénés à leur condition. Le pire c’est que la plupart des chômeurs et exclus, incapables d’imaginer une autre vie, ne pensent qu’à retourner dans la mêlée à tout prix !

- Conséquences

Pour les dirigeants, il s’agit de produire plus et d’augmenter les profits. Tous les moyens sont bons et sont utilisés, suivant les pays et les époques : déportation, esclavage, importation d’immigrés, délocalisation, licenciement, embauche d’intérimaires, multiplication des contrats précaires, pollution, écologie, compromis avec des dictatures sanguinaires, semblant de démocratie, pots de vin, assassinat, cadences infernales, drogues, prostitution, travail des enfants, gaspillage organisé, produits jetables ou de mauvaise qualité, espionnage...
Comme tout le monde est d’accord avec ce dépeçage de la planète et de ses habitants, les destructions s’étendent sans limites autres que l’intérêt immédiat. Les quelques rares limitations et interdictions sont dérisoires, et de toute façon, elles seront contournées.

Avec de telles options, les calamités se succèdent au niveau individuel et collectif. Mais ceux qui subissent le plus ces violences ne voient même plus leur origine et se contentent de courber l’échine en maugréant vaguement contre les riches et la fatalité.

Ce système économique est de plus en plus violent car il va au bout de sa logique. Maintenant tout est transformé en objet consommable : la beauté, la nature, la sexualité, l’amour, la révolte, la jeunesse, la femme... En reniant leur essence divine, les hommes étouffent aussi leur humanité, il est logique qu’ils instaurent des rapports de marchandises, des simulations virtuelles, des ersatz d’amour et de sexe, des simulacres de révolte et de nature, des beautés froides et stéréotypées, une jeunesse stupide et avide de gadgets branchés... A force de renier l’humanité, on devient pire qu’une machine. Une machine n’est pas assez intelligente pour atteindre les sommets de la perversité humaine.

La violence la plus forte se situe donc dans la destruction de l’être humain et dans sa transformation en pantin rempli de modes éphémères et de pensées vides dont le seul but est de consommer tout ce qui bouge. Selon leur souhait, les hommes deviennent des rouages mécaniques. Ils ne veulent plus de leur âme, de leur conscience et de leur coeur. Il faut donc à tout prix les étouffer, les distraire, et les remplacer par un fatras d’objets, de signes, de quincaillerie qui donne une illusion de richesse alors qu’il n’y a que poussières. L’homme bionique impersonnel existe déjà, pas besoin d’appareillages informatico-génétiques sophistiqués. Il suffit d’attraper un de nos clones contemporains.

Les restes d’humanité sont traqués dans tous les coins par la pub. Dans “Le commerce des apparences” de Pascal Lainé : “Le maillage de l’espace et du temps dans la publicité marchande est infiniment plus serré, plus parfait que ne l’était celui de la propagande communiste”. Seule l’illusion est acceptée. Les déviants sont montrés du doigt et invités gentiment à rentrer dans les rangs, c’est-à-dire :

* à paraître jeune et idiot
* à parler pour ne rien dire
* à voter et à acheter “utile”
* à se comporter en mâle s’ils ont des roubignolles et en femelle s’ils ont un vagin
* à ne pas critiquer en profondeur la société
* à consommer au maximum (et même au-delà) de leurs moyens physiques et financiers
* à refuser toute idée de Sens
* à utiliser bêtement leur temps libre et à prendre des vacances comme tout le monde
* à lire le journal [ATTENTION Censuré dsl] qui relate les concours de pétanque et les derniers bals de Bougé-Chambalud

“La destruction, soit sous sa forme violente et symbolique, soit sous sa forme de destructivité systématique et institutionnelle, est vouée à devenir une des fonctions prépondérantes de la société post-industrielle.” Jean Baudrillard “La société de consommation”

Il ne suffit pas de produire à tout va, il faut aussi détruire. Les objets ont encore plus de valeur s’ils sont démolis de manière violente. Le système économique produit tout autant de quoi détruire que de quoi construire, et puis, beaucoup d’objets sont jetables ou ne résistent pas longtemps à l’usage. Pour que les usines tournent et que les comptes en Suisse grossissent, il faut bien que tout ce qui est produit soit anéanti le plus vite possible. Les biens ne sont pas fabriqués pour satisfaire les besoins réels de tous mais pour gagner un max en rusant, séduisant, excitant la convoitise et de fausses envies. En proposant de combler l’ennui profond des gens par des gadgets divers, on organise la déception et la frustration, qu’il faudra bien à nouveau combler par d’autres joujoux.
Comme le geste de jeter et de gaspiller est un signe de richesse et de haute classe sociale, tout le monde, riches ou pauvres, fait de son mieux.

La violence, la guerre et la destruction sont donc la base et le coeur de ce système économique totalitaire. Tous les coups sont permis pour s’enrichir au détriment des autres.
Tout est transformé en marchandise, finie l’Humanité, place aux signes, aux ersatz, aux matricules personnalisés...

Les objets, les animaux, les hommes ne sont plus que de vulgaires produits, qu’on crée et jette au gré des fluctuations des marchés et des désirs de masse téléguidés.http://www.mutations-radicales.org/La-v ... s,117.html

Ma croyance:Créateur du ciel et de la terre,et en son Fils.
Croyez en Dieu, et croyez en moi.Jean 14:1




La Bible Louis Segond 1910 http://www.info-bible.org/lsg/INDEX.html
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Re: la guerre,la violence et la torture....

Ecrit le 18 oct.09, 00:34

Message par fifilleland »

La violence, les violences
4/9 Violences légitimes ?

Utiliser l’énergie et la violence de manière positive, par le militantisme et l’action non-violente. La non-violence active peut permettre des combats respectueux d’autrui. "Se faire violence" pour se changer et changer le monde.
/ Le Mouvement / Articles / La violence, les violences


1.3 Violences légitimes

S’il faut respecter la Vie en s’abstenant de nuire à quiconque et en refusant toutes formes de violences, même pour la “bonne cause”, il ne faut pas pour autant devenir une limace apeurée qui se blottit au chaud dans son cocon. S’interdire d’être violent ne signifie pas qu’on laisse tout faire et tout dire par peur de faire du mal.
L’énergie agressive peut être utilisée à autre chose qu’à tuer son prochain. A le défendre par exemple. Toutes les formes de militantisme sont une utilisation positive de notre “violence”. On parle de combats acharnés pour obtenir des droits, de luttes sociales... Le langage et les critiques peuvent être virulents, mais, normalement, il n’y a pas mort d’homme. Il faut encore que ces engagements soient réfléchis et maîtrisés. On ne va pas non plus utiliser une cause pour pouvoir se défouler tranquille sur les autres. Si le militantisme vire à la persécution, on retombe dans la violence classique. Sinon, il vaut quand même mieux quelques injures qu’une balle de revolver. Mais méfiance, les unes peuvent mener à l’autre. Les hommes ayant l’habitude de surenchérir et de rendre dent pour dent, l’insulte peut en entraîner une autre, qui appelle une baffe, puis un coup de poing, et pour finir, l’un des deux sort le pistolet...

Normalement, l’être humain n’est pas destiné à vivre figé comme un légume congelé devant un écran dispensateur de réalités virtuelles à gogo. Il faut qu’il se bouge, qu’ils se confronte à la réalité... Il ne doit pas écraser et dominer les autres, mais il a des “missions” à remplir, des buts à poursuivre et des activités à développer.
Pour réaliser tout ça, on est amené à “se faire violence”. Pour avancer, il faut bien se lever le main et faire des efforts constants. Si on veut mener à bien des projets exigeants et intéressants, on est amené à souffrir et à “se forcer”. Des activités qui nous poussent vers le haut sont toujours difficiles à vivre, on encaisse des blocages, des remises en cause... Toutes choses qui font mal sur les plans affectifs, psychologiques... L’ego et l’amour-propre en prennent pour leur grade. Attention, il ne faut pas non plus verser dans le masochisme ou jouer les champions surmenés. Il est très mal venu de se considérer comme un nul intégral, de se fouetter en permanence, de se faire payer tous les maux de la Terre... L’activisme forcené et l’autoflagellation ne sont pas une solution. Restons humains.

Si on regarde ce qui se passe habituellement dans cette société, on observe de prime abord que les gens qui suivent les voies toutes tracées qu’on leur “propose” de manière insistante n’ont pas à se faire violence. Ils n’ont qu’à obéir et à exécuter les tâches répétitives qu’on leur achète contre salaire. Pas besoin de réfléchir, de s’angoisser dans des questions existentielles, la société est là pour boucher les trous et gaver tout le monde avec le même pudding. D’un certain point de vue, être un pion est donc plus confortable qu’être un dissident engagé. La liberté et la lucidité sont plus difficiles à vivre que la lobotomie sous somnifères.

Mais si on regarde de plus près, l’esclave robotisé, ayant encore des restes d’humanité, doit aussi se faire violence. Il doit sans arrêt renier sa nature et se détruire (voir chapitre sur les violences moins évidentes. Sa vie déviée lui apporte souvent maladies douloureuses, séparations, disputes, deuils... En définitive, il souffrira bien davantage que le dissident militant, mais pour rien, enfin, pour le profit des riches.
C’est pour ça que les hommes veulent devenir des robots, pour ne plus souffrir des violences qu’ils se font subir de manière absurde, pour ne plus avoir à réfléchir sous l’aiguillon de ces violences. Un robot ne ressent plus que des émotions programmées, il rit et applaudit quand on le lui dit...
Les multinationales se servent donc du désir des gens d’être des robots pour les asservir et les exploiter. La ruse consiste alors à faire croire aux esclaves qu’ils sont libres et originaux, que les violences qu’ils se font subir sont des coups du sort inévitables, ou au contraire des imperfections momentanées et marginales. On détournera aussi le besoin d’agir, de se dépasser et de faire des efforts vers des activités stupides, dangereuses et stériles. Les battants se feront violence pour conquérir un marché. Chaque sportif dépensera une énergie formidable pour être le premier, des [ATTENTION Censuré dsl]. Les gens ordinaires se tueront à la tâche pour conserver leur emploi et payer leur maison individuelle avec enclos standard. Les réformistes militants feront preuve d’abnégation et de sacrifice pour, en définitive, renforcer cette société et ces horreurs.

Au final, le “système” profite de tout. L’énergie des prolétaires comme celle des sportifs ou des traders est récupérée pour des buts stupides. Boeuf de labour ordinaire ou cheval de course pure race, l’homme, comme l’animal, peuvent toujours servir. Et puis, ceux qui ne se dépensent pas assez dans leur travail, peuvent toujours consommer sans modération du sport et des loisirs.

Ces aberrations sont particulièrement criminelles et visibles quand on observe le sort réservé aux jeunes. Dans une période où ils sont naturellement plein d’énergie, de vitalité, de curiosité, on se contente de les gaver de formules et de textes à apprendre par coeur. On ne leur propose pas de causes exaltantes à défendre, de chantiers idéalistes... Le sport ou les boîtes de nuit ne sont que des succédanés dérisoires. Au lieu de simplement s’opposer bêtement aux parents ou aux profs, ils feraient mieux de se révolter pour de bon en réfléchissant à ce qu’on leur impose durant leur enfance et au rôle qu’on veut leur faire jouer. Un mai 68 en mieux, quoi !
Il ne faut pas s’étonner alors que ceux qui sont plus énergiques, ou qui ont été moins anesthésiés, deviennent agités et violents. Là encore, ils feraient mieux de réfléchir au fond des problèmes au lieu de bêtement brûler quelques voitures. Bien évidemment, la seule réponse consiste à les gaver davantage, à coup de médiations, de psychothérapies, d’intégration par le travail, de sport ou autres fadaises.
En fait, ces jeunes sont le plus souvent déjà comme les moutons adultes : ils se comportent en jeunes loups qui veulent à tout prix leur place dans le grand abattoir, de force ou par la délinquance, s’il le faut.

Se faire violence et faire des efforts sur soi, c’est bien, mais c’est encore mieux si c’est pour des activités qui ne confortent pas cette “société”.http://www.mutations-radicales.org/La-v ... s,118.html

Ma croyance:Créateur du ciel et de la terre,et en son Fils.
Croyez en Dieu, et croyez en moi.Jean 14:1




La Bible Louis Segond 1910 http://www.info-bible.org/lsg/INDEX.html
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Re: la guerre,la violence et la torture....

Ecrit le 18 oct.09, 00:35

Message par fifilleland »

La violence, les violences
5/9 Légal / Illégal, Permis / Interdit

La notion de violences illégales et légales a été inventée pour se donner meilleure figure et faire oublier tous les crimes autorisés en stigmatisant les autres. Comme si certaines violences pouvaient être acceptables, normales, et d’autres hideuses, malsaines, scandaleuses ! Les interdits et règlements ne sont que des paravents et des garde-fous. Ils masquent toutes les violences admises, limitent les dégâts et canalisent les actes utiles aux pouvoirs.
/ Le Mouvement / Articles / La violence, les violences


1-4 Légal/illégal - Permis/interdit

L’exercice de la violence est soumis à des règles. Seulement, ces règles varient énormément suivant les époques, les pays, le contexte, les classes sociales... Ce qui est illégal peut être permis, ce qui est légal peut être réprimé sourdement, une pratique longtemps prohibée peut être encouragée... En fait, chacun souhaite faire ce qu’il veut. Les différents lobbies se font donc la guerre pour imposer leurs conceptions de la violence acceptable ou inacceptable.
Les critères sont donc forcément flous, arbitraires, fluctuants, contradictoires... Il s’agit simplement de s’adapter aux moeurs et aux nécessités du moment tout en conservant des paravents de Droits de l’Homme, de respect de la vie, de textes sacrés...

Prenons quelques exemples pour illustrer la chose :

* L’esclavage traditionnel, longtemps considéré comme normal, est maintenant interdit dans la plupart des pays. Mais il n’empêche que les salariés modernes sont exploités et traités comme des chiens par les multinationales. Et en fait, le nombre d’esclaves, sous d’autres formes (prostitution, enfants exploités, travail clandestin, exclus miséreux...), ne cesse d’augmenter. La précarité, la misère, les travaux [ATTENTION Censuré dsl] sont considérés comme des violences acceptables et légales.
* Pour l’avortement, beaucoup de gens sont encore divisés. Certains considèrent ce meurtre comme un moindre mal, d’autres l’interdisent formellement. Par le passé, l’infanticide était tout à fait toléré dans beaucoup de pays.
* De tout temps, le meurtre semble avoir été interdit. Seulement, de nombreux pays pratiquent la peine capitale. Et en cas de guerre, tuer devient un devoir sacré. Sans parler des commerces fructueux d’armes en tous genres.
* Pendant les colonisations, les pays d’Occident allaient généreusement asservir de force d’autres peuples. Pour la quasi-totalité des gens, il s’agissait d’un bienfait et d’une bonne oeuvre dans l’intérêt de ces pauvres arriérés incultes. Maintenant, les Noirs et autre Latinos sont colonisés à distance grâce aux entreprises globales et aux tyrans locaux. Pour les croisades ou les guerres de religion : au nom de l’amour et de la vérité, il était vertueux et saint de convertir et massacrer les mécréants.
* Les mauvais traitements, la torture sont interdits, mais bon, un petit passage à tabac.. quand il s’agit de violeurs, de terroristes ou d’immigrés... Avec l’autorité et la protection de l’uniforme, on peut se permettre sans crainte quelques excès. Et dans tous les pays, les droits élémentaires sont bafoués tous les jours dans les prisons.
* Le terrorisme, même s’il ne vise que la police ou l’armée, est interdit et sévèrement réprimé. Mais les policiers auteurs de bavures en banlieue sont relaxés ou leurs peines sont allégées. Et avec les services secrets et autres officines plus ou moins occultes, les Etats ne se gênent pas pour trucider, plastiquer, incendier et manipuler en douce.
* Les manipulations exercées par certaines véritables sectes sont fortement combattues. Mais le bourrage de crâne du système éducatif, le martèlement publicitaire, l’idéologie capitaliste... sont normaux et encouragés. Des firmes endoctrinent et détruisent leurs employés pire que les sectes, mais là c’est très bien.
* Parlons des bonnes traditions familiales et relationnelles. On trouvera les mariages forcés, les mariages interdits entre des gens de religions différentes. Les violences faites aux femmes en leur imposant un statut et des droits inférieurs. L’homosexualité est encore interdite et réprimée dans de nombreux pays, les couples homosexuel(le)s n’ont pas les mêmes droits que les autres... et quand l’homosexualité est légalisée, il vaut souvent mieux rester discret à cause de l’intolérance de voisins.
* La télévision et les films exaltent trop souvent des violences que par ailleurs on interdit.
* Le respect de la vie est souvent prôné, mais tout le monde mange de la viande, et la chasse, -*la tauromachie... sont toujours autorisées. Les aménageurs préservent de petits parcs naturels, mais ailleurs on détruit et uniformise le paysage sans états d’âme.
* Le vol est interdit, mais quelques centaines d’individus possèdent plus que des milliards d’autres. Les petits voleurs de voitures sont âprement poursuivis, mais les rois du trafic international sont intouchables. Ceux qui magouillent un peu pour survivre sont en prison mais les gros requins ont les mains libres pour jongler avec les marchés. La fausse monnaie est interdite, mais l’économie légale a besoin de l’argent sale issu d’activités criminelles.
* Le squat d’immeubles inoccupés est généralement interdit, mais on laisse des familles nombreuses dans de tout petits appartements plus ou moins insalubres, sans parler de ceux qui n’ont pas d’abris du tout.

On pourrait multiplier les exemples, mais tout le monde aura remarqué l’absence de cohésion universelle. Croyances traditions, valeurs, éthiques, intérêts, règlements... s’affrontent, se superposent et se mélangent allègrement au gré des fluctuations des besoins.
En règle générale, les composantes les plus fortes de la “société”, à savoir l’Etat, la religion en place et les puissances économiques imposent les normes qui les arrangent. Il s’agit pour eux de garantir leur perpétuation en interdisant au peuple toutes les violences qui risqueraient de mettre bas le système et en s’autorisant toutes les violences utiles au contrôle de ce même peuple.

Dans les pseudo-démocraties, la violence des Etats, plus discrète, n’en est pas moins réelle. La France, par exemple, ne se gêne pas pour ficher et surveiller tous les déviants. Et la justice permet de ruiner et de condamner légalement ceux qui dérangent. Dans les cas extrêmes, des assassinats discrets peuvent même être perpétrés...
Dans beaucoup de pays, les manifestations pacifistes sont réprimées dans le sang, des “religions” fanatiques imposent par la force leur doctrine à toute la population et les Etats emprisonnent ou exécutent tous les opposants, qu’ils soient armés ou non.
De plus, universellement, la dictature économique s’impose à coup d’asservissement, d’exploitation, de destruction, de monopole... Cette violence qui annihile peuples, cultures et nature est parfaitement légale, elle est même jugée normale, souhaitable et inéluctable.

Grâce à la conjugaison du Droit et de la Force, les riches et les puissants exercent à loisir les violences qui les arrangent pour accroître leurs richesses et leur pouvoir. Tandis que les peuples n’ont que le droit de subir et de se défouler sur leur chien ou leur épouse.

Tout ceci montre que la notion de criminalité est assez fluctuante. La “société” étant fondée à la base sur la violence (concurrence, appropriation, luttes de pouvoirs...), il est impossible de l’éliminer ensuite, même si on le souhaite sincèrement.
Les hommes se contentent donc d’encadrer leurs violences pour qu’elles restent dans des limites qui ne mettent pas en péril la perpétuation du “système”. Ils ne veulent pas interdire toute violence, cela remettrait en cause leurs choix de vie sur Terre.

- Prenons un exemple de base : la propriété. Les plus forts, c’est-à-dire ceux qui ont plus d’argent, de ruse, de pouvoir... ne se gênent pas pour exploiter les plus “faibles”. Les plus forts prennent de force (quels que soient les moyens et les garde-fous) les richesses des plus faibles. Ce qui est une forme de vol : on récupère de force quelque chose sur le dos d’autrui. Ces richesses sont transformées en propriété pour le plus fort. Donc la propriété est du vol légalisé et organisé. L’abus de l’exploitation par les moyens légaux peut même conduire les plus pauvres à la misère totale et la mort. Donc la propriété abusive est un meurtre légalisé. La propriété des riches est donc le fruit du vol et du meurtre des pauvres. Les paravents sophistiqués des Droits de l’Homme, du droit international, de l’aide humanitaire, des remises de dette... ne peuvent masquer cette évidence.
Les dirigeants de multinationales sont donc les esclavagistes meurtriers et voleurs des temps modernes, les pires criminels de la planète, pourtant adulés et enviés par la plupart des esclaves qui ne rêvent que de prendre leur place. Et le paradoxe, c’est que le pauvre qui va être obligé de prendre de quoi se nourrir sera traité de voleur !
Je précise que ceci ne veut pas dire que tout devrait être à tout le monde, mais que chacun devrait avoir le nécessaire pour vivre et que personne n’accaparerait de richesses. Donner quelques miettes aux pauvres pour qu’ils ne crèvent pas et puissent encore servir est ridicule.
Il est donc impossible aux hommes de prohiber toutes les violences induites par la propriété puisque, ce serait attaquer à la base leur système.

Considérons à présent la criminalité “ordinaire”, celle qui est généralement illégale, comprenant par exemple les viols, le meurtre de son voisin, le proxénétisme, les hold up, les pots-de-vin...

Dans chaque milieu, chaque couche sociale, on trouve des pratiques dites criminelles, des plus pauvres aux plus riches. Les puissants étant généralement impunis, les miséreux font ce qu’ils peuvent avec les moyens du bord et tombent plus souvent dans les prisons que les PDG et ministres.

Souvent, les dits “malfaiteurs” ne font qu’utiliser d’autres moyens pour parvenir aux même fins que les citoyens dits “honnêtes”, ceux qui restent dans la “légalité”. Le patron vole ses ouvriers légalement. Le gangster vole les banques illégalement. C’est une question de stratégie et d’opportunité. Chacun choisit selon son tempérament, sa classe sociale et les occasions qui s’offrent à lui. Le fils de patron va plutôt reprendre l’affaire tandis que le fils de chômeur sans emploi va plutôt faire du trafic. Les délinquants tiennent, comme tout le monde, à avoir un statut social. Les hold-up, la prison et le passage à la télé, ça vous pose un homme tout autant, sinon plus, que le train-train du salarié modèle.
Parfois, les choses peuvent s’inverser : le patron verse illégalement des pots-de-vin pour obtenir un marché juteux et le gangster investit légalement dans une entreprise rentable. A un haut niveau les choses sont complètement mélangées. L’argent dit sale (obtenu illégalement) est injecté dans les marchés mondiaux et en ressort propre (légal), les traces de son origine ont disparu. Louons ensemble ces braves machines à laver que sont les paradis fiscaux, qu’aucun Etat ne se hasarderait à supprimer.

Les criminels ne font que pousser jusqu’au bout la logique qui anime tout le monde.

Même les pires tueurs en série sadiques sont dans la même logique et sur la même longueur d’onde que les autres. Ils ont simplement une psychologie différente. Ils sont coupables de ne pas avoir maîtrisé et canalisé leur pulsions particulières, mais la “société” est coupable de ne pas les aider et de les pousser au crime du fait des “valeurs criminelles” qu’elle prône partout.
Les tueurs ne sont pas des martiens débarqués par hasard, ils font partie du décor au niveau individuel, comme la guerre l’est au niveau collectif. Ils sont une manifestation et une conséquence spectaculaire de cette “société”, tout comme la bombe atomique.
On peut dire qu’en commettant des actes particulièrement horribles, ils révèlent le niveau de l’horreur permanente qui règne sur la planète. Le niveau de violence exercé par ce genre de criminels est le même que celui atteint par l’ensemble des hommes. Si tous n’en sont pas à de telles extrémités, leurs mentalités et leurs choix sont du même niveau de barbarie que chez Jack l’éventreur ou l’étrangleur de Boston.
Les honnêtes gens ont la même mentalité que les tueurs, seulement leur psychologie va les mener plutôt vers le commerce ou l’armée... Il faut de tout pour faire cette bonne “société” : des affreux violeurs-éventreurs et de vertueuses soeurs-missionnaires. Vous allez peut-être trouver choquant de mettre sur le même plan assassins et humanitaires, mais prenons une comparaison. Imaginez que vous naissiez dans un monde résumé à un gigantesque camp de concentration sans limites. Le but de ce camp est, entre autres, l’extermination de certains hommes et animaux. On vous demande de choisir votre fonction dans ce camp, n’importe laquelle. Vous allez choisir celle qui correspondra la mieux à vos capacités, votre psychologie. Balayeur d’abattoir ou égorgeur en série : la différence est-elle si grande du moment que vous acceptez sans trop broncher l’existence, le principe et les buts de ce camp de concentration ? Celui qui électrocute les êtres à la chaîne est-il plus coupable que celui qui astique les murs et enterre proprement les cadavres ? Le balayeur préfère laisser à d’autres le soin d’assassiner, tandis que les exécuteurs professionnels n’ont aucun goût pour le ménage. Mais ce sont tous des employés du camp, ils participent à son fonctionnement, quelle que soit leur tâche, et ils en retirent un salaire.
Ici aussi on retrouve les différences, injustes, de considération entre le ramasseur de poubelles ou la caissière et les grands journalistes ou PDG. Le tueur est moins considéré que le politicien réformiste, pourtant ils appartiennent tous deux au même monde et sont tous nécessaires.

D’un côté, on peut dire que la bonne soeur est meilleure que l’étrangleur, mais d’un autre, tous sont complices d’un ensemble monstrueux, et ne font que s’y adapter, en suivant simplement leur psychologie différente. Si on veut positiver un peu, on peut se dire que le militant pacifiste engagé est moins pire que le snipper mercenaire, car le premier a fait l’effort de dominer ses pulsions de meurtre en les transformant en action réformiste. Mais bon, on peut se dire aussi que leurs choix ont différé simplement parce qu’ils ne vivaient pas dans le même contexte socio-politique. Quand une guerre civile se déclare, les “pacifiques citoyens” peuvent être nombreux à prendre les machettes et les fusils de chasse.

Il est aberrant et hypocrite de prétendre éradiquer le crime (et encore plus ses conséquences) dans un monde qui a pour but la jouissance et la puissance, et où tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins.

Les criminels (ou les guerres) sont comme des gros furoncles qui pousseraient sur un corps pourri par le cancer. Ce sont des excroissances monstrueuses et spectaculaires qu’on évite de regarder et qu’on veut éradiquer afin d’éviter de voir le cancer. Les assassins ne tombent pas du ciel ni de l’enfer, ils se nourrissent du cancer de la “société” à l’extérieur d’eux et du leur à l’intérieur d’eux. La “maladie” de la “société” et la leur sont de même nature, elles se reflètent dans leurs actes. Souvent les tueurs ne se sentent pas coupables, ils ont obéi à leurs “instincts”, comme tout le monde.

Faisons au passage le parallèle avec les soldats fanatiques qui obéissent à leurs supérieurs, à un idéal... Notons aussi qu’on s’offusque davantage des quelques crimes commis par l’ennemi public n°1 que par les milliers de morts dus aux soldats des armées régulières.

Le criminel, donc, ne fait que céder à ses pulsions, tout comme le bourgeois qui ne pense qu’à s’enrichir davantage. Des vices sont interdits, d’autres pas, certains trouvent leur plaisir dans la transgression des interdits, d’autres en se soumettant aux normes... Violer est interdit, s’engraisser sur le dos des crève la faim est la voie royale. Dans un contexte de guerre, des tas de gens très “pacifistes” se révèlent être d’excellents tueurs. En temps de paix, les mentalités d’assassins ont plusieurs choix :

* entrer en infraction et égorger quelques jeunes filles dans les rues
* s’engager comme soldat-mercenaire et pouvoir tuer légalement à tour de bras à l’étranger
* rentrer ses envies et rester un citoyen honnête

Notons que même les citoyens ordinaires ont des occasions de s’illustrer, en tirant sur un cambrioleur ou un Arabe qui faisait trop de bruit, par exemple. Mais l’immense majorité, plus lâche et soucieuse de sa tranquillité, se contentera de manger des animaux tués par d’autres, de chasser le canard et le sanglier, de jouir devant films et reportages ultra-violents complaisants. Ce n’est pas pour rien que les films d’horreur, de meurtres, de viols, de gangsters en général... ont un tel succès. Le goût du mystère et de l’action n’explique pas tout. Chacun peut prendre son pied sans conséquences pénales. Les téléspectateurs sont attirés par la violence, mais ne peuvent l’exercer que de manière limitée, alors ils compensent avec des images. Ils craignent les représailles, alors ils se contentent d’os à ronger. En tout cas, dès qu’ils ont une occasion de se faire du “bien” en faisant du mal légal (non interdit), ils ne la rateront pas. Souvent les gens ne font pas autant de mal qu’ils le pourraient, mais ce n’est pas par vertu, ils ont plus d’intérêt à ménager les victimes potentielles qu’à les écrabouiller.
On peut en outre s’interroger sur l’innocuité du visionnement répété d’images violentes. En se vautrant avec complaisance dans son goût pour le sang, le spectateur ne risque pas d’aller en prison et il ne tue personne, certes, mais je ne voudrais pas voir l’état de son âme. A force d’exalter et d’encourager ses plaisirs de meurtres virtuels, il risque quand même de tuer quelqu’un : lui-même

En règle générale, ceux qui se limitent aux violences légales, et ne sont donc pas considérés comme des criminels, sont fascinés par les hors-la-loi. Ils aimeraient bien être à leur place : sans limites à leurs pulsions et ivres de pseudo-liberté. Eux qui sont enchaînés à leur conjoint, à leur travail et aux règlements ont souvent envie de tout casser. Il ne s’agit pas d’un sentiment de véritable révolution mais d’une simple pulsion de “révolte” en vue d’une plus grande liberté pour l’expression de leurs violences. Ils sont bien obligés d’accepter les contraintes et les interdits de la société mais au fond d’eux-mêmes, ils en sont restés aux envies de barbarie brutale, de viols avec strangulation, d’orgies de sexe et de drogue. En fait cette pseudo-civilisation ne change pas du tout les gens, au contraire. Elle se contente de mettre des linceuls de camouflage et des interdits sanctionnés.
C’est pourquoi certains passent si facilement de la légalité au crime, de l’honnêteté au viol et mènent souvent les deux de front. En fait ce sont deux facettes indissociables d’une même mentalité, qui se développe différemment selon les individus et le contexte.
C’est pourquoi aussi, en temps de guerre, des gens simples et “aimables” peuvent devenir aussi facilement des snippers sans scrupules.
C’est pourquoi ceux qui ne se satisfont pas du rôle obscur de petit chef s’affirment et s’éclatent dans le meurtre en série.

Au niveau où je me place, illégalité, interdits, règlements, tabous ne veulent plus rien dire. Les hommes ne veulent être qu’un agglomérat de pulsions et de goûts innés qui se manifestent ou pas. es stratégies et les expressions de la violence peuvent prendre de chemins très divers, contradictoires, successivement opposés, peu importe : leurs âmes seront toujours les mêmes, égoïstes et sanguinaires.

Souvent trop lâches et soucieux d’une vie longue et tranquille, les gens laissent d’autres tuer et prendre les risques à leur place. Ce qui ne les empêche pas de vouloir lyncher les criminels : ils ont peur pour leur propre sécurité, ils sont jaloux de ceux qui osent et ils sont dérangés par l’image que les assassins renvoient d’eux-mêmes.

Ajoutons enfin que l’Etat offre de nombreuses occasions légales d’exercer violences et pouvoirs : police, services secrets, armée, fisc, justice, administration ordinaire. Il voudrait même avoir le monopole et tente d’éliminer ses concurrents. Tache difficile qui explique que souvent les Etats préfèrent pactiser avec pègres et mafias, quand tout n’est pas confondu...

CONCLUSION

Les interdits et règlements ne sont que des paravents et des garde-fous. Ils masquent toutes les violences admises, limitent les dégâts et canalisent les actes utiles aux pouvoirs.

En règle générale et quelles que soient les nuances culturelles et historiques :

Sont interdits :

* ce qui risque de verser dans la dissidence et ce qui combat les pouvoirs en place
* tous les actes qui concurrencent les puissants sur les terrains économiques ou politiques
* tout ce qui risque de rompre l’équilibre de la terreur et de perturber le commerce, les affaires et la tranquillité des citoyens-esclaves

Sont autorisés :

* les violences qui servent l’intérêt de l’Etat et de l’économie
* tout ce qui va dans le sens du vent
* les “défoulations” diverses, si elles ne vont pas trop loin et visent des catégories “inférieures”

La notion de violences illégales et légales a été inventée pour se donner meilleure figure et faire oublier tous les crimes autorisés en stigmatisant les autres.
Comme si certaines violences pouvaient être acceptables, normales, et d’autres hideuses, malsaines, scandaleuses !

C’est toujours la même ruse : regardez et condamnez ces affreux violeurs et ces voleurs de voitures, oubliez les puissants voleurs de milliards et tueurs de pauvres.

Il s’agit pour les hommes de se protéger un peu contre eux-mêmes. Sans l’Etat et sa police, comment les riches pourraient-ils voler les pauvres sans encombre ? Il faut des contraintes violentes pour que le loups se dépouillent mutuellement dans le calme et l’ordre du Droit et de la “Démocratie libérale”.

C’est la même absurdité que pour la guerre : instaurer des règles et interdits pour des pratiques par essence violentes et destructrices !

La propriété, l’emprisonnement, la condamnation à mort, le salariat, la guerre..., bénéficient d’une batterie de lois. Tout est prévu, voyez comme on s’occupe bien de vous. On réglemente tout et on met des contre-pouvoirs pour tenter de se donner une apparence d’humanité et d’égalité, mais le Droit et l’éthique ne peuvent cacher que cette “société” est toujours régie par la loi de la jungle. Ce qui fait que les pouvoirs doivent être plus violents et plus impitoyables que leurs sujets s’ils veulent être respectés et continuer à s’enrichir sans souci, au nom de la paix civile bien entendu.
Ultime paradoxe, le calme et la pseudo-paix ne peuvent être obtenus que par la violence, légale, elle.http://www.mutations-radicales.org/La-v ... s,119.html

Ma croyance:Créateur du ciel et de la terre,et en son Fils.
Croyez en Dieu, et croyez en moi.Jean 14:1




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Re: la guerre,la violence et la torture....

Ecrit le 18 oct.09, 00:37

Message par fifilleland »

La violence, les violences
6/9 Globalité

La violence est partout. La collusion des violences individuelles et collectives donne naissance à une violence globale et anonyme, un monstre aveugle et incontrolable qui est plus que la somme des parties qui le composent et qui est "au-dessus" des pouvoirs étatiques ou économiques.
/ Le Mouvement / Articles / La violence, les violences


1-5 Globalité

Nous avons vu que la violence était partout, dans tous les pays, dans toutes les classes sociales. Chacun l’exerce selon ses moyens et les occasions qui se présentent. Interdite ou encouragée, spectaculaire ou feutrée..., toutes les variantes sont possibles et coexistent simultanément.
Beaucoup de gens se contentent des violences ordinaires et ne prêtent pas directement leur concours aux guerres, génocides, pillages...
On observe une planète où des minorités s’enrichissent sur le dos de majorités. Et des guerres plus ou moins larvées et officielles pourrissent et s’éternisent dans tous les coins. Les firmes transnationales (hier les colonisateurs et autres esclavagistes) sont chargées de faire amis-amis avec les pires dictateurs et d’exploiter les pauvres partout dans le monde. Les peuples les plus riches (ou les moins pauvres) en bénéficient au passage. Quant aux guerres, elles n’éclatent pas par hasard, une mentalité et un contexte les préparent.

En définitive, tous ceux qui acceptent et font marcher le système sont coupables et complices des violences collectives même s’ils n’en sont pas des acteurs directs.

Les dictateurs, les Etats, les guerres, l’horreur économique, les génocides... ne naissent pas par hasard et ne sont pas le fait de quelques fous qui manipuleraient de pauvres victimes innocentes. C’est le genre de conneries qu’on veut nous faire gober avec le mythe du Milosevic ou du Saddam Hussein abominables et de leurs peuples blancs comme neige. Les pires tyrans ont souvent une large base populaire et des tas de gens rêvent d’être à leurs places. Et si tous les citoyens ne s’engagent pas dans les milices actives, la plupart approuvent, au moins au départ, les purges et autres ethnocides. Quand le peuple est manipulé et fasciné par des Hitler ou autres, c’est qu’il le veut bien et que le fascisme correspond à sa mentalité profonde.

Tout le monde est donc responsable et coupable, à son niveau. Les violences collectives sont le reflet et la conséquence des choix individuels. Les individus nourrissent et attisent la violence collective. Et cette ambiance imprègne chaque personne, elle dédouane et encourage, elle fait pression sur les gens. On peut observer aussi qu’elle violente les individus par retour de bâton (guerre, arbitraire bureaucratique, famine...). Ce qui crée un cercle infernal sans cesse réalimenté et toujours plus violent.

A force, cet échange de violence perpétuel entre individuel et collectif a donné naissance à une espèce d’entité anonyme et floue. Une sorte de machine sans visage ni représentants précis, un agglomérat des volontés individuelles et collectives qui devient en quelque sorte autonome et incontrôlable. Cette “machine” folle avance toute seule, sans maîtres ni objectifs, en broyant et en nivelant tout sur son passage. Créée par des violences additionnées et amalgamées, elle ne peut que semer la mort et la destruction sur son passage, “aveuglément”, de manière apparemment aléatoire et absurde. Elle se retourne contre ses créateurs et détruit indistinctement riches et pauvres de tous les continents.
Les tyrans et les firmes géantes essaient de la contrôler, de la détourner à leur profit. Parfois, ils y parviennent, créant ainsi une symbiose du mal entre individus, société collective (Etat) et “machine anonyme” (comme l’hitlérisme ou les débuts du communisme). Mais le plus souvent, ils se contentent de profiter des cadavres que laisse son sillage, comme des charognards. Et quand ils parviennent à monter dessus, ils se croient aux commandes mais ils ne dirigent rien, ils savent simplement suivre ses mouvements et donner l’illusion aux masses de maîtriser la “bête”.

De plus en plus cette entitée floue et monstrueuse échappera à ses créateurs. Dopée par toutes les violences, les fluctuations aléatoires des marchés, les technologies complexes et capricieuses, elle pourra semer la désolation sans limites et sans prévenir.
La mondialisation des marchés entraîne une mondialisation de la violence et accélère l’avènement de ce monstre tentaculaire et indomptable.
Il n’y aura plus de tyrans précis, de responsables désignés des malheurs mais une multitude de contraintes de toutes natures et de toutes origines qui aplatiront les destinées humaines froidement et implacablement, sans recours ni contestation possible. Les dictateurs classiques sont dépassés, ici plus de chefs désignables que l’on pourrait stigmatiser. C’est le règne de l’anonyme et du diffus. Toutes les mentalités individuelles sont mélangées dans le monstre et se retournent contre tout le monde.

Il ne sera plus possible de contester et critiquer ce moloch universel, il sera tout et partout, insaisissable et impitoyable. On ne pourra plus se réfugier dans la pseudo-démocratie en se disant que c’est mieux qu’une franche dictature. Le régime de la violence sera le même pour tous : écartelés par les contraintes, les marchés, les lois, les individus seront totalement prisonniers du monstre qu’ils ont eux-mêmes créé. Il se retrouveront en quelque sorte captifs d’eux-mêmes, par l’intermédiaire d’une entité mondiale. Une geôle plus efficace et meurtrière que le pire des bagnes du siècle dernier, nulle part où aller, aucun secteur de libre... La plupart du temps, cette violence sera diluée, feutrée et familière, on ne s’en rendra même plus compte. Les gens se feront sucer lentement le sang et la cervelle par ce “méga-vampire”. Leurs dernières parcelles d’humanité et de personnalité seront récupérées par ce monstre habile à s’infiltrer partout ; toute entité a besoin d’énergie pour survivre. A la fin, la Terre sera peuplée de “robots”, de morts vivants qui agiront comme des automates et qui continueront peut-être à vivre en se donnant l’illusion de ressembler à des êtres humains. A ce stade, le Monstre, n’ayant plus rien à croûter, crèvera, emportant dans sa tombe les ombres de ceux qui auraient pu être des hommes. Car sans leur monstre nourricier, ces ersatz d’humains ne pourront survivre.

La Vie étant très résistante, ce processus peut durer encore longtemps avant d’arriver à son terme. Mais il est déjà bien entamé, comme chacun peut le constater, et ne risque pas de revenir en arrière de lui-même... C’est à chaque être humain qu’il appartient de laisser Dieu l’aider à s’extraire du cercle infernal, avant que sa propre violence ait raison de ses dernières forces.

Annexe : une description imagée de cette “société”

C’est une grande caverne où tout le monde s’entasse. Les zombies qui l’habitent fuient la lumière du jour et préfèrent rester au fond de leur trou avec les néons. Là-dedans, ils pataugent dans une boue gluante impossible à faire disparaître, même en pompant 24h/24. Ils se battent à coup de griffes et se montent les uns sur les autres pour se rapprocher des spots du plafond. Les murs noirs et suintants font écho à l’infini des cris de tous les êtres sacrifiés chaque seconde. Cet univers est peuplé de ruines ou d’objets factices qui vont le devenir.
Sans arrêt, pour rendre leur cloaque supportable, les habitants remettent des couches de peinture antirouille, vaporisent des flots de parfums synthétiques au pin des Landes, diffusent des voix d’anges qui invitent à consommer ou des musiques d’ambiance... mais ça ne dissimule pas longtemps la laideur du lieu.
Ils parsèment aussi les rochers d’art contemporain de réseaux électroniques de convivialité à distance, de vernis culturel haut ou bas de gamme, mais ils restent toujours des barbares sanguinaires et vides.
Planifiés ou pas, les crimes sont toujours là, dans chaque recoin. Dans la grotte les êtres qui refusent la lumière ne font que se cogner contre les murs et leurs congénères. L’espace et leurs motivations sont trop sombres et étroits pour créer autre chose qu’une mêlée informe et sanglante.http://www.mutations-radicales.org/La-v ... s,120.html

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Croyez en Dieu, et croyez en moi.Jean 14:1




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Re: la guerre,la violence et la torture....

Ecrit le 18 oct.09, 00:38

Message par fifilleland »

La violence, les violences
7/9 Justifications et buts réels

Analyse critique de la justification de la violence. Certaines violences sont admises et encouragées, d’autres sont mal vues et combattues. Les fondements de la violence sont liés aux fondements de cette "société". Généralement, on se contente de lutter contre certaines violences pour se donner une apparence d’humanité en les justifiant de diverses manières.
/ Le Mouvement / Articles / La violence, les violences


2 Justifications et buts réels

Si presque personne ne critique toutes les violences et leurs fondements, beaucoup de gens sont choqués face à certains actes.
Parmi ces actes, distinguons deux catégories :

1. Ceux que la loi et la morale réprouvent
2. Ceux qui sont plus ou moins tolérés ou carrément encouragés

La classification est très variable et les va-et-vient sont très fréquents entre ces deux catégories (voir 1-3). Pour la première catégorie, si on lutte contre ces violences, c’est surtout par intérêt. Pour la deuxième catégorie, la plupart des gens se rendent compte qu’il s’agit d’actes violents attentatoires à la dignité et à la liberté de l’homme. Ils sont donc obligés de les justifier pour les rendre acceptables à leurs yeux. On évoque alors des circonstances atténuantes, transitoires ou exceptionnelles, pour faire passer toutes sortes d’atrocités.
En passant : toutes les violences ordinaires, les plus nombreuses, sont ignorées et mises sous silence, elles font tellement partie du paysage...

Prenons quelques exemples :

- L’avortement
On se doute souvent que c’est pas bien, mais c’est pour prévenir les souffrances futures de la mère et de l’enfant. Pourquoi ne pas faire avorter tous les miséreux à ce compte-là ?

- La guerre
On a été attaqué, il faut bien défendre la patrie, il s’agit de préserver la Démocratie face aux barbares...

- La peine de mort
Il a tué et est irrécupérable, tuons le pour faire un exemple et empêcher d’autres crimes ! Tout le monde sait que ça ne sert à rien et qu’il y a toujours autant de meurtres, mais il faut bien assouvir la soif de vengeance du peuple et de ses représentants.

- Le carnivorisme
Manger de la viande c’est sain, naturel, nécessaire à l’organisme... Les animaux se mangent bien entre eux, c’est la tradition, la culture...

- La prison
Il faut bien punir les criminels, les empêcher de nuire et les inciter à rentrer dans l’ornière de la société légale.

- La compétition sportive, économique...
C’est la même chose dans la nature, l’homme a besoin de compétition, il est normal que les plus forts et les plus travailleurs aient plus que les autres...

- La destruction de la nature en exploitant ses ressources
Il faut bien alimenter l’économie, tout le monde a le droit d’exploiter ses propriétés.

- Les polices
Il faut bien protéger les gens et leurs propriétés contre les criminels, il faut contrôler l’ordre et prévenir les délits... Les bavures sont regrettables, mais la mission est dure et les dérapages inévitables.

- A l’Est ou ailleurs, les camps de rééducation par le travail
L’incarcération des “dissidents” est la meilleure solution pour obtenir une cohésion nationale propice à l’enrichissement de tous.

- A l’Ouest, le chômage et l’exploitation des prolétaires
Il faut bien que les usines soient compétitives par rapport aux concurrents, la mutation inévitable de l’économie entraîne un excédent de main-d’oeuvre. Le sacrifice de quelques uns profite au plus grand nombre...

Des tas de justifications, plus ou moins nobles, sont donc mises en avant :

* Soif de justice, d’égalité, de liberté
* Légitime défense
* Eviter un mal plus grand encore
* Tradition, culture immémoriale
* Ca fait partie de la nature humaine
* La nature, les animaux font de même
* Protection des faibles

Ces paravents cachent souvent des motivations réelles plus prosaïques :

* Se maintenir au pouvoir
* Entretenir un ordre propice aux puissants
* L’enrichissement, la célébrité
* La surveillance
* Le sadisme, l’égoïsme, la vengeance, l’indifférence
* Entretenir une domination , un sentiment de supériorité

Par exemple, des Etats en défendent un autre seulement quand des intérêts stratégiques ou économiques sont en jeu, ou une star lutte contre les mines ou l’esclavage des enfants, ce qui lui donne bonne conscience et accroît encore sa popularité....

Même quand les intentions sont pures et désintéressées, quand on souhaite réellement faire diminuer les violences, une forte ambiguïté persiste. En effet, il apparaît absurde et dérisoire de vouloir supprimer la violence dans un monde fondé sur la violence. C’est comme si on voulait obtenir des plantes vertes sans eau ! La violence irrigue et alimente chaque parcelle de cette société, il est donc impossible de l’extirper en restant dans un tel environnement. Le seul moyen est de changer complètement de sève, de remplacer le poison de la violence par le nectar de l’amour.
Ce monde est un tout monstrueux, on ne peut pas supprimer une partie et garder le reste, il faut tout revoir. Ceux qui prétendent lutter contre la violence s’engagent dans une tâche impossible et sans fin. Même s’ils obtiennent des résultats appréciables à un endroit, le monstre repoussera malheureusement ailleurs, toujours aussi vigoureux et affamé. Forcément, au fond, les mentalités collectives et individuelles restent inchangées. Même les pacifistes, les dits religieux... sont toujours des soldats de cette fausse société et sont à ce titre complices de toutes les horreurs qui s’y perpétuent.

En fait, cette pseudo-lutte contre la violence sert surtout à améliorer la vision que les gens ont d’eux-mêmes. Ils refusent de se voir tels qu’ils sont réellement, ce serait trop affreux et dérangeant. Ils vont donc justifier les violences et même lutter contre certaines pour se donner une apparence d’humanité. Pourtant, s’ils suivaient la logique de leurs mentalité, ils devraient considérer que, dans leur monde, toutes les violences sont normales et justifiées. Ils devraient assumer pleinement leur choix de s’intégrer dans une jungle où tous les coups sont permis. Pour réglementer cette jungle il est normal que les Etats et leurs polices soient violents et sans pitié. Dans cette “société”, les guerres, les meurtres, les viols, l’exploitation des pauvres, la destruction de la Terre... sont normales et inéluctables. Il est idiot et hypocrite de prétendre les supprimer, ou même simplement les réduire. Une âme de loup ne peut s’empêcher de mordre.

Au lieu de s’accrocher à ces vernis de civilisation, d’humanisme, de Droits de l’homme... les gens devraient assumer leurs violences. Il serait logique qu’ils suivent tous une formation de commando et qu’ils portent une arme en permanence. Pour s’endurcir, ils devraient par exemple égorger de leurs mains quelques agneaux et s’empiffrer d’excellents plats devant des affamés mourants. Les enfants devraient apprendre très tôt à manier toutes les armes et techniques de combats...
D’ailleurs, ce programme est appliqué par des individus plus cyniques, ou moins hypocrites, que la moyenne. Ils élèvent leurs enfants comme des soldats pour qu’ils puissent se faire une bonne situation en écrasant les autres.
Si la formation de mercenaires sans pitié n’est pas généralisée, c’est peut-être aussi parce qu’il faut bien qu’il y ait des “victimes”. Si tout le monde était très aguerri et combatif, il deviendrait impossible d’exploiter et de dominer tranquillement les masses. Il est plus facile de dominer les futurs moutons si on leur fait croire en un monde de justice où les gens honnêtes et simples seront récompensés. Pour qu’il y ait des bourreaux, il faut aussi des victimes. Sinon, on se retrouverait avec un état de guerre civile permanent où l’ordre profitable aux puissants ne pourrait régner.

Ajoutons sur ce sujet que tout le monde n’a pas la psychologie requise pour être un vrai bourreau, et les victimes sont mieux considérées par la majorité, elles sont la cible de l’aide humanitaire, des déclarations réconfortantes des intellectuels... Bien sûr, les victimes ne souhaitent pas recevoir du napalm sur le dos tous les matins, mais elles participent à un monde qui fabrique et vend le napalm...

Conclusion

Par rapport aux critères de cette “société”, toutes les violences sont justes et inattaquables. Même celles qui sont dites criminelles sont [naturelles et normales. Il est idiot de les critiquer si on continue à se référer aux mentalités usuelles. Il est hypocrite et impossible de vouloir les combattre.
Les hommes n’auraient même pas besoin, d’ailleurs, de justifier leurs violences puisqu’elles sont la substance même de leur monde. C’est comme si on continuait de justifier la discipline et l’obéissance dans l’armée !
Quand ils critiquent, justifient ou combattent leurs violences, c’est surtout pour se donner l’illusion de n’être pas si moches. Ils refusent de voir leurs têtes de monstres dans le miroir qu’est leurs violences, alors ils appliquent de la peinture (justifications, humanitarismes, Droits de l’homme...) sur ce miroir.

Par rapport à Dieu, à l’Amour, à l’Humanité, toutes les violences sont injustes et condamnables. Même celles qui sont justifiées par la lutte pour la liberté, l’égalité... D’ailleurs, cette “société” dévoyée est, dans son ensemble, une violence injustifiable.http://www.mutations-radicales.org/La-v ... s,121.html

Ma croyance:Créateur du ciel et de la terre,et en son Fils.
Croyez en Dieu, et croyez en moi.Jean 14:1




La Bible Louis Segond 1910 http://www.info-bible.org/lsg/INDEX.html
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Re: la guerre,la violence et la torture....

Ecrit le 18 oct.09, 00:39

Message par fifilleland »

La violence, les violences
8/9 Causes profondes

Les causes profondes de la violence sont en chaque homme. N’ayant ni "nourriture" spirituelle ni activité digne de ce nom, ils se nourrissent de sang frais, de mirages et d’activisme destructeur. Les objets, le surmenage, la violence, les passions stupides et bornées remplacent l’Amour, le Partage et la Création.
La violence n’est pas une déviation temporaire, ni une erreur, ni une aberration éliminable, elle découle de choix fondamentaux. Les hommes utilisent leur énergie à résister à Dieu, à la liberté et à l’Amour. Ils se dépensent pour s’oublier, faire du mal et réparer quelques dégâts. Ils exercent de multiples violences contre eux-mêmes et le reste de la Création pour que cette résistance puisse perdurer.
/ Le Mouvement / Articles / La violence, les violences


3 Causes profondes de la violence

Après avoir fait le tour des causes superficielles, des cercles vicieux individuel/collectif et de l’émergence d’une entité “impersonnelle”, nous allons tenter d’extirper les racines.

Les causes profondes de la violence sont à rechercher en chaque homme. Par-delà la diversité et l’ampleur de tous les phénomènes de violences, la racine ultime est la même. Cette cause profonde ne fait ensuite que se ramifier et changer d’apparence suivant les contextes et les psychologies individuelles. Ce qui produira des barbaries collectives très différentes dans les méthodes, même si des traits communs sont dégageables. Et on ne peut pas être sanguinaire de la même façon avec des ordinateurs et des missiles à guidage laser qu’avec des haches et des pieux...

Quelle que soit la pression des conditionnements et des contraintes, chacun reste heureusement libre d’accepter ou de refuser cet état du monde. Les individus sont donc responsables.
Pourquoi persistent-ils dans la violence alors qu’ils en subissent amèrement les conséquences depuis des millénaires ? Depuis le temps, ils auraient dû identifier et supprimer les mauvaises racines... En fait, ils nourrissent le terreau de cette plante vénéneuse, ils la taillent et la font fructifier toujours davantage ! Ils préfèrent donc garder les causes et supporter les conséquences, même les plus horribles. Quelles sont donc ces causes ?

On observe que les gens, en fonction de leurs moyens techniques et psychologiques, essaient perpétuellement de dominer et d’exploiter. Ils veulent la couverture pour eux seuls, pour leur famille, leur clan, leur patrie..., et ils ne la partagent que par obligation ou intérêt momentané. Ce désir irrépressible de domination est lié à un désir de jouissance, d’installation, de recherche de tous les plaisirs...
Certains considèrent que c’est dans la nature de l’homme, que c’est comme ça, point. Ce qui mène au fatalisme, au désespoir, au cynisme, aux peuples élus...
On peut plutôt penser qu’il s’agit d’une déviation, d’une mauvaise direction prise.

Les hommes ne veulent pas de sens pour leur vie et encore moins de Dieu et de “plan divin”. (Les religions existantes ne font en fait qu’utiliser Dieu et certaines inclinations humaines pour faciliter l’acceptation de ce monde tel qu’il est. Elles font partie intégrante du goulag planétaire, comme tout le reste) Ils se retrouvent donc fondamentalement et irrémédiablement séparés d’eux-mêmes et des autres. Se coupant de leurs “bonnes” racines (Dieu, Projet planétaire, mission personnelle), ils sont obligés de pomper leur sève ailleurs et de s’inventer d’autres occupations. Ils vont donc développer des racines adventices, qui vont s’hypertrophier et tout envahir. Ils parasitent alors les autres et la Terre, on peut même dire qu’ils s’auto-parasitent, quitte à en crever prématurément. Explorons l’image sous un autre angle :
Ils sont exactement comme une plante verte qui refuse la lumière du soleil et qui se retrouve obligée de ramper dans l’ombre et les déchets en parasitant toutes les autre plantes pour pouvoir survivre sans photosynthèse. Elle a donc peur d’être parasitée. Elle se couvre alors d’une carapace et de piquants vénéneux pour se protéger de tout. Ce qui fait que même quand ces plantes veulent s’enlacer affectueusement, elles se font du mal.

N’ayant ni “nourriture” spirituelle ni activité digne de ce nom, ils se nourrissent de sang frais, de mirages et d’activisme destructeur. Les objets, le surmenage, la violence, les passions stupides et bornées remplacent l’Amour, le Partage et la Création.

Cette fausse nourriture est d’autant plus mauvaise que sa substance est issue d’un recyclage perpétuel. Elle n’est jamais renouvelée. Chacun pompe tout le monde, en circuit fermé, sur le même tas d’ordures, seuls les emballages changent de temps en temps. Et ce qui grossit, ce n’est pas l’intelligence et la civilisation, mais le tas d’immondices et la flaque de sang à ses pieds.
Ce qui ne fait qu’augmenter boulimie et insatisfaction. Ce n’est pas la pacotille jetable de la société de consommation qui va les nourrir substantiellement ! La pseudo-civilisation actuelle est comparable à des apéritifs bas de gamme, ça croustille et ça fait du bruit mais ça ne nourrit pas son homme, c’est plein d’air, sans goût et bourré d’ingrédients chimiques douteux. Les consommateurs peuvent alors devenir violents pour obtenir toujours plus. Il leur est vital de se remplir de n’importe quoi. Comme une baudruche percée qui accepterait les gaz les plus pestilentiels plutôt que de se dégonfler et d’ouvrir son goulot au souffle divin.

Toutes les sortes de remplissage sont possibles :

* hamburger, bière et sitcom
* opéra, théâtre et cocktail
* sexe, drogue dure et/ou douce, vitesse et boîte de nuit
* fascisme, colonialisme, guerre et fanatisme
* pseudo-religions, d’ici, d’Orient ou de l’espace
* passions amoureuses, quêtes éperdues de l’être parfait
* pouvoir, puissance et high-tech
* illégalité, secret et monde parallèle
* compétition sportive, jeu et voyage
* vedettariat en tous genres, au niveau d’une maison, d’un quartier ou d’un continent
* etc...

Il y en a pour tout les goûts et toutes les exigences. Depuis le fameux “métro-boulot-dodo” du boeuf de banlieue jusqu’au théologien engagé et esthète qui parcourt les continents. Certains se mitonnent un cocktail original, mais la plupart se contentent d’endosser une panoplie “chaîne-en-main” personnalisée fournie par la sphère industrialo-publicitaire. La vie se résume alors à une quête frénétique des meilleures affaires, du produit original “qui me va à merveille”. Les hommes se transforment en sapins de Noël, ils se décorent de guirlandes clinquantes pour masquer qu’ils sont mourants et que leurs aiguilles sont déjà en train de tomber.
Il faut sans cesse s’étourdir pour effacer l’horreur et se faire des plaisirs pour oublier l’ennui. Toutes les aberrations et tous les vices plutôt que de se retrouver une seconde face à la réalité. Et si on pouvait gommer la réalité elle-même... ; on attend d’ailleurs beaucoup des progrès de la réalité virtuelle... Et comme les plaisirs de cette “société” sont souvent obtenus au prix d’autres horreurs...

A défaut de remplir une mission personnelle (exigeante, intéressante, enrichissante) au sein d’un Projet collectif constructif et cohérent, les hommes sont obligés de faire n’importe quoi pour avoir l’impression de vivre. Ils deviennent des sortes d’esclaves dopés qui exécutent des tâches absurdes et abrutissantes au sein d’un foutoir immonde et destructeur.

Ils ne sont plus que des caricatures de sales gosses irascibles prêts à tous les caprices et à tous les numéros de charme pour obtenir leurs hochets. Ils seront prêts à tuer pour quelques billets verdâtres qui leur apporteront l’illusion éphémère d’exister par le biais d’objets luxueux. En grandissant, ils se sentiront plus vivants si les masses les acclament ou/et s’ils ont des larbins à leurs ordres. Le couple star/fans a encore de beaux jours devant lui, même si chacun sait combien il est factice. La star a besoin de ses fans et des sous qu’ils lui apportent. Tout le monde ne pouvant être star, les fans ont besoin de s’identifier aux célébrités.
Le processus est le même pour les tyrans et les fanatiques dits religieux.

La concurrence et la violence deviennent inévitables entre des êtres qui veulent toujours plus et qui sont jaloux de ce que leur voisin semble plus heureux...

La violence n’est pas une déviation temporaire malencontreuse, ni une erreur, ni une aberration éliminable, elle est structurellement liée aux choix fondamentaux qu’ont faits les hommes. Que cela leur plaise ou non, qu’ils s’y complaisent ou pas, c’est comme ça.

Ils ne veulent pas de Dieu, d’un Projet universel et personnel, de mission à remplir. Tout ça est trop exigeant et dérangeant pour leur idéal de bousier. Ils ne souhaitent pas les efforts continus, les remises en cause, l’action sans garantie de retombées immédiates... Ils préfèrent s’en remettre à eux seuls, être seuls maîtres à bord. Ils croient que leur raison, seule, peut les guider efficacement. Pas besoin d’éclairage divin, les magnifiques structures de notre cerveau suffisent... On voit le résultat ! Ils sont tellement intelligents et habiles qu’ils croient pouvoir oublier toute transcendance. Comme si le monde n’était qu’une suite logique de causes et d’effets mécaniques ou la liberté et l’amour n’auraient aucune place, triste monde.

Enigme toujours aussi opaque que ce choix aberrant (surtout après avoir subi toutes ses conséquences). C’est le mystère de la liberté de l’homme. Une liberté indispensable pour l’homme et sa mission, sinon il ne serait qu’une marionnette incapable d’invention et d’Amour. Dieu a pris le risque de la liberté de l’homme, mais l’homme ne veut pas choisir le “risque” de Dieu.

Même les religions, avec leur bonne apparence, sont en dehors de Dieu puisqu’elles acceptent et encouragent cette “société” ! Les hommes ont toujours perverti, ignoré ou détourné les meilleurs enseignements religieux (il y en a de très bons), et se contentent d’appliquer ce qui les arrange.
Ces bonnes “idées” religieuses, tout comme le meilleur de l’Anarchisme, du Communisme..., sont malheureusement sans effet. Elles sont partielles et les hommes qui les représentent, quel que soit leur génie et leur désintéressement, sont aussi coupés de Dieu que les autres. Et il faudrait aussi que leurs auditeurs soient capables de comprendre.
Parfois, certains hommes arrivent à discerner très justement de grands pans de la réalité, mais ils sont incapables de les appliquer. On ne peut donner vie à une machine si on a qu’une pièce.
A côté de ça vous trouverez tout le fatras habituel des spiritualités foireuses, philosophies désincarnées, morales à bon compte, éthiques élastiques..., plus ou moins vides et criminelles, qui occupent les gens sans aucun risque de dissidence engagée.

L’homme coupé de Dieu devient étranger à lui-même. Son corps est ignoré, méprisé, martyrisé..., ou au contraire adoré, gavé, pris comme fin... Il ne peut plus faire la différence entre vrais et faux besoins. Les autres hommes, la Terre, les êtres vivants sont perçus comme extérieurs, menaçants, sans âmes. Il ne les ressent pas comme faisant partie d’une même unité divine. Ce ne sont que des forces bénéfiques ou maléfiques qu’on doit dompter, exploiter, ménager... Il n’a pas de respect profond pour toute la création. Ses seules limites sont l’intérêt et éventuellement une sensibilité particulière.
Dans ce contexte, toutes les violences deviennent possibles, et arrivent effectivement, comme on a pu le constater. Les hommes deviennent des loups stupides lâchés sur un même territoire, ils s’entretuent pour les même charognes dérisoires et détruisent leur environnement au lieu de s’entraider et de construire ensemble un monde fécond et beau. Les animaux, au moins, ont des “barrières” qui les empêchent de mettre en péril leur propre espèce !

Les hommes ont cru être plus libres et plus grands en refusant d’être “partenaires” de Dieu, mais ils se retrouvent esclaves de tout ce qu’il y a de plus bas en eux. Ils ont cru être plus libres en suivant les fantaisies de leurs cerveaux, mais ils ne font que suivre leurs instincts et les modes créées par l’industrie et la pub. Ils ont cru être plus libres en refusant une mission commune, mais ils se retrouvent enchaînés à la “société” globale et à ses horreurs sans frontières, qui a pour objectif d’enrichir les riches.

En fait, ce qui leur fait peur, c’est leur propre liberté ; ils en fuient l’inconfort. Avec une telle liberté, il faut se remettre en cause et faire des efforts tous les jours, on est “obligé” de rejeter cette “société”, on voit les autres et soi-même tels qu’ils sont...
Seul Dieu peut nous aider à être vraiment libres en nous débarrassant de tous les préjugés et peaux de saucissons. Et en même temps, cette liberté n’a de sens et d’efficacité que si elle est éclairée par Dieu. Sans Lui, on ne serait guère avancé : où aller, que faire... ? On serait livré à nos fantaisies inconstantes. Même en connaissant nos véritables talents, dans quelle direction les utiliser ? Au service de quelle humanité ? Dieu nous offre la liberté pour qu’on soit libre d’avancer ou non dans le sens de ses “plans”.

Dieu et la liberté, couple indissociable que les hommes refusent en bloc. Ils préfèrent la soumission aux tyrans, archaïques ou modernes, c’est selon. A présent les “démons” de la consommation et des marchés sont là pour occuper le terrain refusé à Dieu. Les gens sont libres..., de choisir entre la marque A ou B, le candidat Z ou W, le film X ou Y... Les idéologies, pseudo-religions..., aussi aberrantes et criminelles soient-elles, les rassurent et leurs fournissent un cadre auquel se raccrocher. Effrayés par la responsabilité de leur vie et de tous les choix qui pourraient s’offrir à eux, ils préfèrent se rendre esclaves de n’importe quoi, malgré les souffrances. Je précise que les chefs sont tout aussi esclaves : de leurs supérieurs et inférieurs, d’eux-mêmes, des modes...

Sans Dieu, la liberté est étouffée, elle est mise en veilleuse. A la place, on trouvera un pâle ersatz mêlant conditionnements, volontarismes, passions... Chacun est “libre” d’adopter “sa” vision du monde. On se croit original et personnel alors qu’en fait on rabâche les mêmes rengaines que tout le monde, au sein de quelques grands courants dominants.

Sans Dieu, chaque individu, foncièrement unique par nature (comme l’indiquent l’Astrologie et la génétique), est potentiellement en conflit avec tous les autres, aucun projet collectif n’est possible, sauf par l’illusion et la force (fascisme, communisme, islamisme...). Même si une masse d’individus adhère à une idéologie, un parti politique..., il faut toujours imposer l’ordre par la force pour faire rentrer les récalcitrants dans le moule et contraindre ceux dont l’enthousiasme de départ s’est inévitablement érodé. Partout on trouve toutes sortes de minorités, plus ou moins importantes, écrasées par l’armée, la majorité, les rumeurs...

Les anarchistes se sont attaqués à ces problèmes en postulant que les hommes pourraient vivre ensemble en partageant les tâches et les biens. Les individus se respecteraient mutuellement, ils pourraient faire ce qu’ils veulent dans les limites du respect d’autrui et de la Terre. Même avec des gens sincères et de bonne volonté, cette utopie est totalement impossible à réaliser. Les hommes n’ont pas en eux (sans Dieu) suffisamment de sagesse et d’amour pour se respecter, partager et se limiter spontanément. Il s’en trouverait toujours qui abuseraient de leur liberté, qui profiteraient en parasites... Et on serait à nouveau obligé de créer une police de surveillance et de répression et... tout recommencerait comme avant...
Et de toute façon, même si cette utopie était possible, elle serait dérisoire et ennuyeuse. Il n’y aurait aucun projet commun de construction du monde, chacun se contentant de cultiver sa liberté et ses fantaisies dans son coin ou avec quelques personnes partageant les mêmes goûts. La camaraderie, les travaux de survie menés en commun... ne peuvent pallier les immenses potentialités et missions de l’humanité.
L’utopie anarchiste n’est qu’un rêve hédoniste de société sans classes, une société de consommation épurée mélangée à du communisme naïf.

Si les hommes acceptaient Dieu, la liberté et l’amour, les différences, au lieu de servir de prétexte à la violence, seraient magnifiées. Chacun serait encore plus unique et original, mais en fait les hommes seraient plus proches grâce à la reconnaissance de leur fond commun. Leurs forces, au lieu de s’affronter de manière stérile et destructrice, pourraient s’épanouir dans des constructions fécondes. Et la liberté, au lieu de n’être qu’une errance entre deux geôles, serait la porte ouverte aux fantaisies joyeuses, aux inventions perpétuelles et aux engagements consentis.

L’Amour de Dieu permet de transfigurer toutes les composantes de la vie dans l’harmonie et l’unité en leur offrant une direction active. Tandis que sans Dieu, toutes les virtualités humaines tournent à vide et partent dans tous les sens, s’emballent et entraînent la violence.

Conclusion

Même si certains aiment ça, les hommes n’ont pas choisi délibérément, au départ, la violence. Pourtant, en proportions et en intensités variables, tout le monde exerce ET subit des violences. Cet état de choses découle des choix fondamentaux de chaque homme.

Mystérieusement, les hommes ont choisi de refuser Dieu et leurs misions, collectives et individuelles, inscrites dès les origines de la création de l’univers. On peut dégager quelques raisons : facilité, pseudo-confort, égoïsme, hédonisme... Les hommes, aveuglés par leur intelligence et leurs richesses, se sont pris pour des “dieux” et ont soumis le monde à leurs caprices. Fascinés par leur corps et leurs cerveaux, ils se sont contentés de les faire jouer et d’en jouir, sans se préoccuper vraiment de leur destination réelle et des potentialités à transformer et développer. Ils veulent tester toutes les combinaisons, être “libres” de suivre tel ou tel fantasme ou tressautement organique, sans plus. Mais toutes les explications du monde ne peuvent suffire, c’est le mystère de la liberté et de son usage.

La grandeur de l’homme réside dans la possibilité toujours présente du choix de sa décadence. Ce choix fondamental est d’autant plus curieux que les hommes ont eu largement le temps d’en mesurer les conséquences, à leurs dépends... Si les raisons de ce choix demeurent floues, ce qu’il entraîne obligatoirement est plus clair.

N’ayant plus de “nourriture” spirituelle et de mission constructive, les hommes sont obligés de se gaver de n’importe quoi et de tourner en rond dans les mêmes ornières. Se coupant de Dieu, ils n’ont plus de fond commun, ils se retrouvent donc séparés d’eux-mêmes, des autres hommes et de la Terre. La conjugaison de ces deux facteurs ouvre les portes de l’”enfer” en grand en permettant la réalisation des horreurs les plus inimaginables.

1. Leur vie est absurde et vide et leurs nourritures sans substance et néfastes Ils sont toujours insatisfaits et avides de posséder et de dominer davantage.
2. Les autres et eux-mêmes sont des étrangers, ils franchissent facilement leurs barrières et exploitent et tuent sans frein.

L’absence de Projet commun et d’Amour laisse des forces et potentialités inemployées. Ces énergies se retournent contre ceux qui refusent de les libérer. Le schéma est identique aux niveaux des individus, des collectifs et de la Terre dans son ensemble.

Certains diront qu’on n’est pas vraiment libre, puisque si on fait les mauvais choix, on se prend des violences et auto-sanctions sur le dos. Deux objections :

1. Malgré tous les carnages, les hommes ont pu s’accrocher à leurs choix.
2. Si les auto-sanctions sont inscrites dans les “structures” du monde, il n’en reste pas moins que les hommes sont co-responsables de leur application. Inconsciemment ou non, ils choisissent de “se faire du mal”, ils acceptent un monde violent, ils préfèrent l’esclavage aux remises en cause.

Auto-sanctions et violences en tous genres sont de fortes incitations à changer de cap. Si elles ont été inscrites par Dieu dans les possibilités de l’univers, c’est l’homme qui “choisit” de se les infliger, pour son “bien”. Les choses seraient bien pires si des innocents étaient frappés par un sort aveugle et imprévisible. Le monde est ainsi fait qu’il n’y a pas trente six voies, il n’y en a que deux :

1. Le refus de Dieu et des missions humaines : où l’homme tourne en rond et se marche dessus dans les ténèbres.
2. L’ouverture à Dieu et à notre Humanité : où l’homme avance en pleine lumière et construit le monde avec toute la création.

Langage âpre et douloureux que celui du corps et de la Terre, mais c’est le moyen de nous aider, de nous faire comprendre nos erreurs. D’autant qu’il faut compter aussi sur les perches, les rencontres inattendues et merveilleuses, les heureux hasards...

La violence n’est pas le seul langage. Dieu, pour se part, préfère celui de l’Amour.

Tout est signe et nous incite, nous aide à nous transformer et à aller de l’avant, même les choses les plus horribles.

Les hommes utilisent leur énergie à résister à Dieu, à la liberté et à l’Amour. Ils se dépensent pour s’oublier, faire du mal et réparer quelques dégâts. Ils exercent de multiples violences contre eux-mêmes et le reste de la Création pour que cette résistance puisse perdurer. Mais ça ne fait rien, ils encaissent tout et restent agrippés à la barre ; le cap bloqué dans la mauvaise direction, ils continuent de s’enfoncer vers le coeur de l’ouragan qui finira par les engloutir, eux et leur malheureux bateau.http://www.mutations-radicales.org/La-v ... s,122.html

Ma croyance:Créateur du ciel et de la terre,et en son Fils.
Croyez en Dieu, et croyez en moi.Jean 14:1




La Bible Louis Segond 1910 http://www.info-bible.org/lsg/INDEX.html
http://www.lelivredevie.com/index.php
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Re: la guerre,la violence et la torture....

Ecrit le 18 oct.09, 00:41

Message par fifilleland »

La violence, les violences
9/9 Conclusion générale

La violence est partout, les humains font du mal aux autres, à eux-mêmes, aux animaux et à la nature. Les violences empirent et resurgissent partout. Indépendamment des cultures, le monstre est la société et la société est le monstre. Les racines de la violence sont d’abord individuelles. Il faudrait briser nos chaînes et décider de pousser à l’endroit. La violence est le négatif de l’amour que les hommes refusent d’avoir pour Dieu, pour eux-même et la création. La violence sert à la perpétuation de ce monde à l’envers. Elle est à la fois le moteur, le carburant et la carapace des monstres individuels et collectifs.
L’Amour pourrait supplanter la Violence. L’humanité devrait être un arbre qui marche, les pieds sur Terre et la tête au contact du ciel, elle devrait se tourner vers le soleil et l’ensemencement de l’univers.
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Conclusion générale sur la violence

Dans le monde que se sont fabriqué les hommes, on est bien obligé de constater que la violence est partout. Sur tous les continents, les humains font du mal : aux autres, à eux-mêmes, aux animaux et à la nature en général. Il n’existe pas de frontières géographiques, ni de limites pour la barbarie. Toutes les formes de violence sont employées : force brute, pressions psychologiques, manipulations scientifiques..., de manière directe ou détournée.

Nos contemporains ne valent pas mieux que les barbares du Moyen Age ; à l’échelle de la planète, la violence ne fait même qu’empirer avec le temps. En effet, les mentalités sanguinaires ne changent pas, mais les moyens techniques de destruction et de domination augmentent grâce à la progression scientifique.

Malgré les belles déclarations de principe, le réformisme parfois acharné et l’humanitarisme nettoyeur et rafistoleur, la situation est pire aujourd’hui qu’hier. Les paravents et les jambes de bois ne peuvent masquer l’horreur permanente de nos pseudo-sociétés. La violence est protéiforme, comme l’hydre, elle repousse et ressurgit partout, elle se déplace et change d’aspect, mais elle est toujours dramatiquement présente et dévorante. Les lois et règlements ne servent qu’à la renforcer et créent eux-mêmes des violences, et l’éducation ne peut que l’émousser ou lui donner une meilleure apparence.
La violence est devenue un monstre tentaculaire et omniprésent. Il a des ramifications partout ; comme le cancer il peut migrer et s’implanter n’importe où. Il est tellement incrusté qu’il est impossible de le réduire, même en étant pur et désintéressé. Il se nourrit de tout et vous serez épuisé bien avant lui.

Devant ce constat terrifiant, il ne faut pas sombrer dans le désespoir ou le cynisme. Il ne s’agit pas de ne rien faire ou de se résigner à une lutte perpétuelle contre l’hydre en sachant qu’on sera toujours vaincu. Si on ne peut réduire le monstre en l’attaquant de front, il n’est pas pour autant inamovible. Ses violences ne sont pas la résultante d’une nature humaine inflexible et définitive. Pour le mettre à nu et se donner les moyens de l’abattre véritablement, il faut remonter le long de ses racines et le regarder globalement.
Bien évidemment, toutes les violences prennent leurs sources et leurs forces chez chaque individu. Les guerres ou les pressions anonymes diffuses ont toujours pour origine des êtres humains qui les soutiennent et les déclenchent, à leur niveau. On peut aller plus loin en observant que toutes les violences sont inextricablement liées à la nature même de nos “sociétés”. En fait le monstre protéiforme et nos “sociétés” ne font qu’un. Par delà les différences de cultures et de régimes politiques, le monstre est la société et la société est le monstre.

Cette “société monstrueuse” n’est pas née par accident ou malchance, elle est la résultante des mentalités monstrueuses des individus qui la composent. Tous les hommes qui la soutiennent sont donc responsables et complices de toutes les violences qu’elle commet, petites ou grandes. Qu’ils soient bourreaux ou victimes, réformistes ou “je-m’en-foutistes”, les hommes sont coupables de continuer d’appartenir à l’hydre. Le monstre se nourrit de tout, du sang comme de l’eau pure, et le seul moyen de ne plus avoir de sang sur les mains est de couper à la base les racines qui nous relient à lui et qui l’alimentent.

Il faut bien comprendre comment est né ce “monstre” et comment il fonctionne. Ce qui expliquera tout naturellement les dégâts qu’il cause ainsi que la manière de sortir de cette spirale infernale. Pour ce faire, je vais à présent développer une métaphore de l’humanité.

Dieu a créé l’univers, puis a fait en sorte que les graines de l’humanité se trouvent dans un bon terreau, favorable à sa croissance : notre planète. Au départ, ça semble s’être plutôt bien passé puisque les graines ont bien voulu germer et donner des êtres humains. Ces premiers humains, bien au chaud dans leur terreau nourricier, ont donc commencé à pousser.

C’est quand cette minuscule plantule pleine de promesse a atteint la surface que les choses se sont gâtées. Dès que le bout de son nez a commencé à poindre à l’air libre, elle a changé d’avis. Elle a eu peur des défis et des dangers qui l’attendaient au dehors. Elle aurait été soumise aux tempêtes, aux froids, aux vents et aux canicules. Pourtant, Dieu était là pour la guider, l’éclairer et la “nourrir”. Il avait d’ailleurs rempli sa création de signes pour nous éclairer. En jardinier respectueux de la liberté de sa création, il se serait contenté de la soutenir dans ses entreprises, sans la forcer ni la tailler. De plus, elle connaissait déjà sa propre force et sa résistance. Mais rien n’y a fait, les plantules humaines voulaient rester “indépendantes”, elles ne souhaitaient pas s’épanouir au soleil divin, elles voulaient compter sur leurs seules ressources. En pleine lumière, elles avaient le sentiment d’être nues et vulnérables. Elles pouvaient se voir telles qu’elles étaient, le “regard” de Dieu et des autres les aurait transpercées en permanence. Elles voulaient donc rester dans le noir en pensant échapper à tout ça.

Elles se trouvaient donc très bien dans leur terreau, à l’abri des variations climatiques et des aléas de la liberté au grand air. Ici, la température est constante, on est insensible aux variations de lumière et de saison, on n’est pas effrayé par de vastes horizons terrestres et par l’immensité de l’univers. On est sous terre, on ne voit rien ou presque, on explore à tâtons ce qu’il y a autour de soi, c’est tout. Les plantules, contre toute attente et toute logique, ont donc fait demi-tour, elles se sont recroquevillées sur elles-mêmes. Leurs pointes sont vite rentrées sous terre, avec la ferme intention de ne plus se risquer à ressortir. A l’extérieur, elles auraient dû communiquer, partager leurs fruits et leurs ressources, et ça elles n’en veulent pas, elles tiennent à tout garder pour elles seules.

Nos plantules sont donc lovées dans leur terreau. Seulement, une plantule, même si elle ne veut pas sortir, ça continue à pousser (elle ne peut plus retourner dans sa graine) et ça a besoin de nourriture. Il faut dire aussi qu’elles sont naturellement curieuses et exploratrices. Ces trois facteurs conjugués ont obligé nos plantules à aller voir plus loin. Elles ne pouvaient pas indéfiniment s’enrouler sur elles-mêmes, elles auraient fait des noeuds. Leur terreau avait beau être riche, il n’était pas inépuisable. Il était fait pour leur donner un coup de pouce au départ, après, elles se seraient nourries à l’extérieur, grâce au soleil. Et, malgré leurs exigences restreintes, elles commençaient à s’ennuyer ferme dans leur trou et à penser avec nostalgie aux espaces vierges du dessus.

Il fallait donc qu’elles avancent, mais il n’était pas question de ressortir, elles ont donc, terrifiant sacrilège, poussé sous terre. Péniblement, elles se sont frayées un chemin dans le noir. Elles n’étaient pas faites pour ça, contrairement aux vers de terre ; elles avaient donc toutes les peines du monde à avancer. Il leur fallait ramper lentement en évitant les pierres, elles ont donc commencé par rester dans le terreau des couches supérieures. Seulement, elles n’étaient pas seules et se sont donc trouvées en concurrence. Toutes fouissaient le terreau pour râcler tout ce qui pouvait se manger. Elles devaient alors descendre de plus en plus loin dans le sol pour trouver des terrains vierges. Elles se disputaient la nourriture et ont fini par se battre. En effet, elles sentaient les autres comme des ennemies en train de leurs voler leurs réserves. La guerre souterraine a donc commencé. Les plantules ont petit à petit muté en s’adaptant à cet environnement inadapté. Sans lumière, à quoi bon voir, elles ont perdu leurs yeux. Pour ramper sans se blesser et résister aux assauts de leurs adversaires, elles se sont rigidifiées et cuirassées. Leur ébauche de racine s’est atrophiée et leur ébauche de tige s’est transformée en racine. Au lieu de déployer des feuilles à l’air libre et de se nourrir grâce au soleil, elles ont dû déplier des radicelles pour pomper autour d’elles. Chaque humain n’était donc plus qu’une racine insatiable et aveugle. Pour survivre et s’occuper, elle poussait sans arrêt dans son monde souterrain. Elle aspirait tout ce qui était comestible et se disputait âprement les bons filons avec ses consoeurs. Chacune avait ses stratégies et ses armes, poisons, piquants, camouflages..., tous les moyens étaient bons pour terrasser les autres racines.

Très rapidement, elles se sont donc entretuées, parasitées et exploitées. C’est là qu’est donc née cette “société monstrueuse”, dans les entrailles de la terre. Le nouveau-né, la plantule humaine, a préféré les ténèbres à la lumière et s’est construit son enfer labyrinthique en compagnie des diables. Le bébé est retourné de force dans le ventre de sa mère, provoquant un avortement à l’envers. Il dévore à présent de l’intérieur sa nourricière initiale. L’humanité a donc décidé de pousser à l’envers, en s’enfonçant dans le sol au lieu de s’épanouir à la lumière. Elle rampe à présent dans le froid, la violence, l’étroitesse et la pourriture.

De nos jours, les plantules se sont très bien organisées. Elles se sont reliées pour former des structures hiérarchiques. Certaines vivent sur le dos des autres, qui elles sont obligées de descendre très bas pour exploiter les filons de minerais ici et là. Les racines sont en guerre perpétuelle pour les meilleurs places et la meilleure nourriture. Les chefs sont près de la surface, là où le terre est plus légère et plus riche, la température plus agréable. Les sous-racines sont coincées entre les rochers, elles doivent pomper les minerais et d’autres racines pour le profit des supérieures. Ces prolétaires du monde souterrain doivent se contenter des minéraux pauvres et des déchets de leurs chefs.

Les racines mutantes ont colonisé tout le sous-sol visitable, elles exploitent sans vergogne toutes ses ressources en se partageant les secteurs. Le sol est devenu un vrai gruyère, elles sont même obligées de mettre des poteaux pour éviter les effondrements. A présent, leurs activités aberrantes polluent partout et mettent en péril leur survie même. Il faut savoir que même si elles puisent largement dans les gisements minéraux souterrains, les racines ont toujours besoin du terreau organique de surface. Ce terreau, elles ne peuvent le fabriquer elles-mêmes, il est issu de la vie et de la mort des plantes vertes. Ces végétaux primitifs ; contrairement à l’humanité, vivent au soleil et nourrissent le sol. Tout ce que les mutants volontaires peuvent fabriquer ne peut remplacer ce terreau. Ils ont donc du mal à se retenir de piller tout le terreau. Certains n’ont pas de scrupules et vont même jusqu’à aspirer la sève des plantes de surface et à manger leurs racines. Ils risquent alors de tuer la Vie et de transformer la Terre en désert.

La sève de ces racines mutantes est de plus en plus néfaste et artificialisée. Elles se gorgent de poisons et de drogues pour supporter leur vie de taupes. De plus, leur nourriture, issue essentiellement de la pourriture végétale et du recyclage, n’est pas très adaptée. Les maladies sont très fréquentes et très variées. Si on ajoute la guerre et la misère, tout ça fait que beaucoup de racines meurent prématurément dans des conditions effroyables. Elles deviennent diaphanes et se dessèchent sur place, avant de rejoindre les égouts. D’ailleurs, leur monde ressemble fort à un vaste réseau d’égouts où se mêlent pêle-mêle cadavres, déchets et minerais. Les miasmes pestilentiels qui s’en dégagent se répandent partout. Même si les racines essaient de déverser leur égout à la surface, il reste toujours des ordures et des gaz délétères qui s’accumulent dans les galeries et contribuent à l’intoxication générale. Les plantes de surface sont elles aussi polluées et ça finit toujours par s’infiltrer dans le sol et retourner à l’envoyeur.
Elles ont parsemé leurs tunnels de néons et de déodorisants, mais ce n’est pas ça qui rendra la vue à leurs yeux atrophiés et qui camouflera les odeurs de cadavres.

Elles aménagent donc leurs trous avec des objets et du virtuel pour tenter de retrouver le confort de leur terreau initial et remplacer tout ce qu’elles ont perdu en refusant la surface. Elles veulent croire que leurs cellules sont des cocons enchantés et leurs cavernes des cités de lumière ! Parfois, certaines racines essaient de retourner à la surface. Mais le plus souvent elles repartent effrayées, et puis les autres les tirent par les “pieds”. Il y a aussi celles qui font des sorties en scaphandres blindés, elles ont bien trop peur du soleil. Dans ce cas, elles ne voient pas grand-chose à travers les vitres opaques. Même chose pour les explorations au périscope, qui offre un angle de vue très étroit.
En vérité, elles ne connaissent pas grand-chose du monde de la surface. Elles n’en appréhendent que des parties à travers des prismes déformants ou en analysant les résidus, qu’elles trouvent dans le sol. Rien à voir avec la vue qu’on en a du sommet d’une montagne !

A force de s’entremêler et de s’entretuer, le peuple des racines mutantes a donné naissance à une entité globale. Leur nature, malgré tout sociale, les pousse à s’organiser et à se regrouper.
Ce monstre, cet arbre à l’envers, cette “société” mutante, on l’appellera comme on veut, est quelque chose de plus que la somme des racines qui le nourrissent et qui lui ont donné vie. Il dispose d’une sorte d’autonomie, il peut être imprévisible et ne pas faire exactement ce qu’on lui demande.

Comment fonctionne t-il ? Les racines, tout en se parasitant entre elles, lui apportent énergie et soutien. Les mentalités et les actions des mutantes sont la sève de ce monstre. En contrepartie, elles reçoivent des objets, le confort, la protection, des distractions... Toutes choses qui servent à supporter leur geôle. Comme l’écho, le monstre renvoie ce qu’on lui a donné et ce qu’on demande. Seulement, ce qu’il donne, il a bien fallu qu’il le prenne ailleurs, sur le dos d’autres racines... En fait, toutes les racines donnent plus qu’elles reçoivent, même les chefs des couches supérieures qui pourtant ont beaucoup plus (sur le plan matériel) que les sous-prolétaires. Et, souvent, leurs objets sont superflus et de mauvaise qualité, leur confort et leur sécurité sont provisoires, leurs distractions sont vides et ennuyeuses... Forcément, le monstre recrache à l’identique ce qu’on lui offre, et même en pire. Et les racines auront beau prêter allégeance au monstre, ce n’est pas ça qui les protégera contre les guerres, les famines et les assassinats. Les plus pauvres étant encore plus mal loties, car elles ne peuvent se payer une milice de protection privée. Le système racinaire d’exploitation marche dans les deux sens, mais celles du haut essaient toujours de tirer la couverture à elles. De plus, la “société” va aussi prélever son tribu pour son propre compte. Son autonomie relative nécessite bien un peu de chair fraîche !

Tableau horrifique que ces “racines-sangsues” empilées les unes sur les autres. Chaque vampire cavernicole pompe les autres à travers le réseau racinaire parasite, en essayant de sucer davantage qu’il n’est lui même sucé. Les chefs ont des subordonnés qui pompent pour eux, il existe des alliances et des partages de territoire. Généralement, ils arrivent à s’entendre temporairement quand c’est pour de plus grands profits et sur le dos des inférieurs. Le méga-monstre est né de cette mêlée, il pompe tout le monde pour assurer sa survie et sa structure, en se justifiant par le semblant de cohésion et de protection qu’il offre. Il se fait passer pour le bienfaiteur qui veille sur ses sujets-citoyens, le moteur et le garant du progrès de la civilisation cavernicole. Suivant les époques et les mentalités des racines, il prend différents aspects : monarchie, fascisme, pseudo-démocratie..., mais sa nature est toujours la même, la représentation personnifiée et tyrannique de l’ensemble des racines mutantes et barbares qui le nourrissent.

Ajoutons, pour compléter le tableau, que les racines parasites ne se sont pas gênées pour exploiter et exterminer les autres habitants du sous-sol. Vers de terre, cloportes, chenilles... ont tous été enrôlés de force pour servir leurs noirs desseins. Même les microbes ont été mis à contribution, et quand elles le peuvent, elles s’attaquent aussi aux plantes et animaux de la surface.

Les hommes se sont donc volontairement engagés dans une vie à l’envers qui conduit à la violence. Malgré toutes leurs souffrances, ils s’acharnent obstinément dans leur choix. On dirait même qu’ils veulent aller toujours plus loin dans la barbarie et couper tous les ponts qui pourraient encore les relier un tant soit peu à leur humanité et à Dieu.

Vu qu’ils ne veulent pas changer d’avis et donc de direction, ils doivent détruire et/ou escamoter tous les signes et les faits qui les dérangent. Ils refusent de voir leurs monstruosités ainsi que les appels de Dieu à remonter vers la lumière. Par le béton, le feu et le sang, ils s’évertuent de réduire à néant la Vie qui les entoure pour la remplacer par leurs propres inventions, qu’ils veulent dociles et rassurantes. La destruction et “l’artificialisation” poussée de la Nature n’a pas seulement pour moteur la puissance et la jouissance, mais aussi l’effacement des signes de Vie qui pourraient leur rappeler leur déviation. Peut-être même que cet objectif est la principale motivation, inconsciente, de leur acharnement ?

Non contents de créer le désert autour d’eux pour le remplir de leurs objets de pacotille, ils s’occupent aussi très activement à s’atrophier eux-mêmes. Ils s’abrutissent par tous les moyens : drogues, bruits, éducation [ATTENTION Censuré dsl], travail stérilisant, sitcom TV, portables à outrance... A présent, avec l’aide de la technologie, ils espèrent aller beaucoup plus loin en instrumentalisant leur corps et leur esprit. Leurs capacités quasi-innées d’autosuggestion et de fermeture ne leur suffisent plus. La conjugaison de l’informatique et de la génétique va permettre de s’attaquer au coeur même des cellules et du cerveau. Des nano-ordinateurs seront greffés à l’intérieur des corps, et des cellules seront implantées sur des micro-robots... Les individus seront connectés en permanence à des réseaux informatiques, directement dans leurs cerveaux. Les organes seront bardés de capteurs de surveillance reliés aux satellites...

Au-delà de la recherche de puissance et de contrôle social, il s’agit là encore d’étouffer et de détruire ce qui dérange pour le remplacer par des appareillages préformatés. Souterrainement, sans se l’avouer, les hommes espèrent annihiler la conscience, la liberté et l’amour qui les habitent encore bien malgré eux. Ils n’admettent que la froide raison domestiquée, et la violence bien sûr. Pour supporter leurs cavernes, oublier leur destinée humaine et effacer tout ce qui dérange, ils doivent se transformer en androïdes. Ne sont autorisés que les comportements, les émotions et les convictions prévus par le programme. Il peut, à la rigueur, y avoir un peu de folklore pour faire jouer les rouages, mais tout ce qui dérange vraiment est banni, éliminé, effacé. Les hommes veulent transformer la Terre en un vaste ordinateur. Ils en seraient le système d’exploitation (type Windows) et la nature, les circuits imprimés. Dans cet O.S. totalitaire, les hommes seraient des petits programmes sans grâce et sans marge de manoeuvre autre que celle autorisée. Les dissidents seraient alors considérés comme des virus et mis à la corbeille ou au rancart dans un coin obscur du cyberespace.

L’ultime violence de l’humanité est celle qu’elle se fait à elle-même en tentant de remplacer sa vie réelle, pleine d’inattendu et de signes, par une vie artificialisée, faite de conformisme prévisible et de signaux répétitifs programmés en boucle.

Normalement, les individus bénéficient toute leur vie de signes, de perches que Dieu et eux-mêmes mettent dans leur chemin pour les aider à évoluer, à s’améliorer vers plus de conscience et de liberté. Les “racines” s’évertuent donc à remplacer cette structure providentielle inscrite par Dieu dans toute la création par leurs réseaux tentaculaires. A l’intérieur et autour des individus, elles détruisent tout ce qu’elles peuvent et étouffent le reste afin de déployer toujours plus leur emprise monstrueuse. Les psys, les médecins, les éducateurs et l’entourage sont là pour éviter aux gens de se poser des questions de fond sur ce qui leur arrive. Rendez-vous, vous êtes cernés !

Malgré tous leurs efforts d’ingéniosité perverse et sanguinaire, les hommes ne peuvent pas tout réduire à néant, à moins de faire sauter la planète ou de renoncer à être des hommes. Ils ne peuvent pas non plus complètement masquer les conséquences barbares de leurs actes ni les signes qui les incitent à changer. Ils auront beau se rendre sourds et aveugles dans leurs labyrinthes de béton pleins de cris, de chaînes et de sang, Dieu et leur fond d’humanité seront toujours là.

Même s’ils décident de ne rien voir, Dieu leur enverra des signes, à travers toutes les couches de béton. Les objets que peuvent fabriquer les hommes sont toujours faits de matière et peuvent aussi servir de relais pour les signes, tout comme la nature primitive.
Même s’ils se transforment en des genres de zombis robotisés, leur conscience et leur liberté seront toujours là, et les mettront face à eux-mêmes à la moindre occasion.

Les hommes ne peuvent donc pas se transformer complètement en robots, à moins de renoncer à leur nature humaine. Ils deviendraient alors de vagues machines un peu animales incapables de quoi que ce soit. Peut-être en arriveront-ils là un jour, mais apparemment, pour l’instant, ils tiennent à leur intelligence et à leurs capacités de jouissance. Ces vicieux préfèrent garder leur statut d’humain, pour le détourner et en jouir. Peu leur chaut les dégâts qu’ils s’infligent.

La violence a encore de beaux jours sombres devant elle. Elle est le meilleur moyen pour abrutir esprits et corps, pour occuper les énergies individuelles et pour détruire tout ce qui dérange. Elle est une source inépuisable de plaisirs pour ceux qui s’y adonnent. Dans cette société à l’envers, la violence prend toute la place et l’amour est résiduel, ce qui est le contraire de ce qu’on devrait trouver à la “surface”.

La violence est donc le négatif de l’amour que les hommes refusent d’avoir pour Dieu, pour eux-même et la création. Dans l’univers, il n’y a pas de vides et tout acte appelle ce qui lui correspond.

La violence sert à la perpétuation de ce monde en négatif. Elle est à la fois le moteur, le carburant et la carapace qui permet au monstre de continuer son expansion dévastatrice.

Au lieu de poursuivre au soleil l’élaboration d’un “paradis” terrestre, les plantules humaines ont poussé sous terre. Elles ont bâti un enfer en se transformant en racines voraces. Elles étaient la fine fleur de la création, mais en choisissant de pousser à l’envers, elles sont devenues pires que des cloportes. Leur intelligence et leur habileté ne sont pas vraiment atrophiées ; limités et perverties, elles servent essentiellement à l’exécution de basses oeuvres. Les hommes auraient pu suivre l’exemple des plantes vertes, qui bien que primitives, ont le mérite de leur montrer la voie.
L’humanité mange déjà les pissenlits par la racine, mais elle vit encore un peu. Etant déjà enterrée, si elle choisit de mourir pour de bon, il n’y a aura rien à faire de plus. Si elle choisit la résurrection, elle surgira alors du sous-sol, tel le zombie qui sort de la tombe qu’il a creusée pour s’ensevelir vivant. Après un bon décapage et de longues séances d’apprentissage, elle pourra retrouver la vie au grand air, dans la lumière, la paix et l’amour.

La mutation est encore réversible, il suffit de vouloir se laisser pousser vers le haut.

Comme moi, vous en avez peut-être assez de fouiller les entrailles de cet enfer souterrain préfabriqué. C’est un peu déprimant de déterrer des cloportes et leurs déchets, puis de les mettre à mariner au formol pour les étudier de près. Mon masque protecteur n’empêche pas les miasmes souterrains de me donner le tournis et la nausée. On peut devenir malade si on reste trop longtemps dans ces égouts monotones !
Même si c’est dur et qu’on y rencontre pas grand monde, je préfère la vie au soleil, pas vous ? A la surface, d’un point de vue humain, c’est le désert, forcément : ils sont tous sous terre. Mais au moins, on est dans notre élément, on peut humer les fleurs, sentir le vent et la chaleur du soleil...

Donc, puisque vous en avez assez des ténèbres abyssales, je vais terminer par une note positive ; il faut toujours terminer par une note positive. Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire le coup du : “tout ne va pas si mal ; grâce à l’ONU et au tribunal international, les choses avancent malgré tout”, ou : ‘tout n’est pas si négatif, regardez l’oeuvre de Picasso et les progrès de l’ingérence humanitaire”. En utilisant encore cette métaphore végétale, je m’en vais simplement évoquer ce qu’aurait dû devenir l’humanité, ce qu’elle pourrait encore devenir.

Imaginons que tout se soit passé “normalement”. Les plantules humaines ont décidé de pousser vers le haut. Les tiges naissantes sortent au soleil et commencent à grandir. Elles découvrent leurs soeurs, les animaux et les plantes vertes. Elles prennent conscience d’elles -mêmes, de leurs capacités et de leurs missions. Elles se renforcent alors, des branches et des feuilles apparaissent, suivies des premiers fruits. Elles répondent aux rayons solaires qui les invitent à grandir et à s’épanouir. Chaque plantule devient un arbre, solide et original, qui s’élance vers le ciel. Tous ces arbres forment des bosquets et des forêts, s’associent pour former des synthèses particulières. On peut ainsi comparer l’humanité à un grand arbre, formé de l’enchevêtrement symbiotique des plantes individuelles. Chaque humain participe à l ‘ensemble tout en conservant sa singularité et son autonomie. De l’ensemble des hommes naît donc une entité originale, qui est plus que les parties qui la composent. Mais cette fois, au lieu d’être un tyran aveugle, cette société globale amplifiera les dons de ses membres. Chacun recevra donc, sur tous les plans, des nourritures solides, utiles et justes. La structure née de l’union des arbres individuels permettra de distribuer équitablement la sève commune. Un arbre nourrit toute ses branches, il n’y en a pas qui essaient de garder tout pour elles.
L’arbre est bien ancré dans la Terre, dans le concret du réel, et il a la tête tournée vers le ciel. Il s’expose au soleil divin pour recevoir chaleur et lumière. La “photosynthèse spirituelle” permet de transfigurer les éléments puisés par les racines de l’arbre. Cette sorte de photosynthèse permet au grand arbre de recevoir plus qu’il n’offre. Il a ainsi de quoi largement se nourrir et croître, tout en enrichissant le sol et en offrant des fruits abondants et juteux. Dieu est donc à la fois la lumière qui montre et le vecteur indispensable d’une nourriture substantielle. Sans lui, les arbres seraient stériles et immobiles. Il fait “grandir” l’Humanité tout comme la chaleur fait monter la sève au printemps.

L’arbre n’agit pas en parasite prédateur qui abuse de sa force, mais en nourricier protecteur qui montre l’exemple. Il place sous son aile toute la création, sans la dominer, pour lui permettre de poursuivre son ascension. La nature n’est pas à son service, c’est lui qui doit se mettre à son service.

Au lieu d’abandonner la Terre à elle-même, de la détruire et de l’exploiter jusqu’à la moelle, il va la transfigurer petit à petit.
Au lieu de tirer la nature vers ses mauvais penchants, il va l’aider et l’inciter à se transformer.
Au lieu de s’aménager un parc d’attractions virtuel, il va développer toutes les virtualités de la création pour construire une sorte de paradis.
Bien sûr, ça ne se fait pas tout seul. Les aléas climatiques sont là pour mettre à l’épreuve l’arbre et ses constructions. Certains arbres peuvent refuser de pousser et végéter. D’autres se prennent pour des rois et font de l’ombre à leurs frères. Des nuages et des brouillards peuvent obscurcir le ciel. Des incendies peuvent même détruire les forêts qui se laissent aller...
Mais globalement, l’arbre humain grandit. Les hommes préfèrent l’amour et la construction à la violence et la destruction. Les quelques mauvaises graines ne peuvent perturber l’ensemble. Et les arbres savent bien que, dans la nuit et la tempête, le soleil est toujours présent. L’arbre, pour peu qu’il soit gorgé de soleil, peut résister à toutes les épreuves.

Les fruits de l’arbre humain sont le résultat d’une “photosynthèse spirituelle” alliée à la matière et à l’action. Ils nourrissent de l’intérieur les hommes et la création. Toute matière organique nourricière représente donc l’alliance d’amour entre la Terre et le Ciel. La matière, transfigurée par la lumière divine, se spiritualise pour n’être plus un obstacle opaque entre les deux mondes, mais au contraire un pont permanent. L’eau représente le sang de la Vie, de toute la Création, c’est elle qui permet le transport de la nourriture et le fonctionnement des cellules. L’oxygène est le souffle de Dieu, qui touche et alimente tous les vivants, il leur apporte l’énergie et l’action.
On pourrait donc dire que l’Homme, comme les plantes vertes, est appelé à vivre essentiellement d’amour et d’eau fraîche.

Les éléments déchaînés (tempêtes, inondations...) représentent une nature livrée à elle-même, qui ne sait que faire de ses énergies débordantes. Abandonnée et martyrisée, elle fait n’importe quoi, proteste pour se rappeler à nous.

L’Homme est en quelque sorte le représentant de Dieu sur Terre. Il y a correspondance entre le rôle joué par Dieu vis-à-vis de l’Homme et celui que ce dernier devrait jouer vis à vis de la Terre. Si Dieu a créé l’Homme à son image, l’Homme doit recréer l’univers à l’image de Dieu.

Si l’Homme s’assume en poussant dans le bon sens, il deviendra ce jardinier patient et respectueux que Dieu est pour lui. L’arbre augmente le terreau fertile, il incite, nourrit et prépare le terrain. Mais rien ne dit que la nature voudra prendre son envol. Peut-être fera-t-elle comme l’homme actuel, elle préférera, rester dans son primitivisme sauvage et carnassier ? On a beau semer les bonnes graines dans un bon terreau, elles ne germent pas toujours.

L’humanité devrait donc être un arbre qui marche, au lieu d’un sous-cloporte monstrueux. Les pieds sur Terre et la tête au contact du ciel, elle devrait se tourner vers le soleil et l’ensemencement de l’univers. Au lieu de ça, les hommes sont devenus volontairement des racines parasites qui vivent six pieds sous terre et qui pourrissent tout ce qu’elles touchent.

La solution à la violence qui dévore nos “sociétés” n’est pas dans les rafistolages, les camouflages et les règlements, mais dans un changement radical de direction. Si les hommes décident de pousser vers la lumière, de racines informes, ils deviendront des arbres majestueux, et de parasites gloutons ils deviendront des nourriciers généreux.

Et alors l’Amour supplantera la violence.http://www.mutations-radicales.org/La-v ... s,123.html

Ma croyance:Créateur du ciel et de la terre,et en son Fils.
Croyez en Dieu, et croyez en moi.Jean 14:1




La Bible Louis Segond 1910 http://www.info-bible.org/lsg/INDEX.html
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Semtex

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Re: la guerre,la violence et la torture....

Ecrit le 18 oct.09, 05:13

Message par Semtex »

Au lieu de poster du texte au kilomètre, tu ne pourrais pas te contenter de poster les liens ?

fifilleland

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Re: la guerre,la violence et la torture....

Ecrit le 18 oct.09, 06:29

Message par fifilleland »

Semtex a écrit :Au lieu de poster du texte au kilomètre, tu ne pourrais pas te contenter de poster les liens ?

ci tu savait combien il y a de kilometre de sang de rependue sur la terre....
es ce trop dur pour toi,de lire et de voir combien il en a la guerre,la violence et la torture..

comme ci c'etais normal pour vous tout ces choses la guerre,la violence et la torture..
il on rependue le sang des innocent sur toute la surface de la terre...et l'ennemie qui a semer tout ce mal
Matthieu
13.39
l'ennemi qui l'a semee, c'est le diable; la moisson, c'est la fin du monde; les moissonneurs, ce sont les anges.
alors ci tu est contre mon topic...qui est trop long... bah va ailleur....

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Aryen

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Re: la guerre,la violence et la torture....

Ecrit le 18 oct.09, 06:57

Message par Aryen »

Oui, c'est chiant la guerre et la torture, ça fait parler les trolls comme toi...
L'argument des "historiens" officiels: « Il ne faut pas demander comment, techniquement, un tel meurtre de masse a été possible ; il a été possible techniquement puisqu’il a eu lieu » (Le Monde, 21 février 1979, p. 23)

Battlestar Galactica: All Along the Watchtower
Beethoven - Symphonie n°7 - Allegretto

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Re: la guerre,la violence et la torture....

Ecrit le 20 oct.09, 05:26

Message par Vicomte »

Juste par curiosité, y a-t-il sur ce forum une seule personne qui ait lu ce que Fifilleland a posté ?
Je cesse (sans doute définitivement) toute activité sur ce forum. J'en explique les raisons là-bas : https://forum-religion.org/viewtopic.php?p=638027#p638027 là-bas : https://forum-religion.org/viewtopic.php?p=638076#p638076 et enfin là-bas : https://forum-religion.org/viewtopic.php?p=639549#p639549

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Re: la guerre,la violence et la torture....

Ecrit le 20 oct.09, 05:28

Message par medico »

Vicomte a écrit :Juste par curiosité, y a-t-il sur ce forum une seule personne qui ait lu ce que Fifilleland a posté ?
je pense que plus personne ne regarde ses messages.il y a saturation.
(Isaïe 30:15) Votre force résidera en ceci : dans le fait de rester calmes et [aussi] dans la confiance . AM - JW - Les Témoins de Jéhovah

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Re: la guerre,la violence et la torture....

Ecrit le 20 oct.09, 06:04

Message par Shan »

Vicomte a écrit :Juste par curiosité, y a-t-il sur ce forum une seule personne qui ait lu ce que Fifilleland a posté ?
En tout cas, pas moi... j'ai abandonné depuis longtemps...

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