amandine a écrit :Monsieur Saucisse,
L'Islam, telle que nous la présente une personne (ici Soultan) c'est une citation du Prophète Mohammed (qui fait tout de même référence dans le milieu!) qui est la suivante : "Il n y'a pas de superiorité du blanc sur le noir, ni de l'arabe sur le non arabe si ce n'est pas la crainte d'Allah, vous etes tous de Adam et Adam est de poussière"
Vous lui répondez. Il y a des musulmans qui n'ont pas suivi cette règle....
Et ben oui... Il y en a.
Il y a dans le Coran des passages prônant le bien, l'égalité,etc.. je ne dis pas le contraire (surtout les versets mecquois), mais il y a également dans le Coran des passages prônant l'intolérance envers les polythéistes, les associateurs, les juifs, les homos et surtout les athées (les versets médinois).
Je ne vous parle pas des musulmans mais du Coran,
De plus, vous oubliez (volontairement ?) de parler de
la règle d'abrogation, qui est un élément indispensable pour la compréhension des textes.
Dans le cas de
deux versets qui se contredisent, pour les spécialistes, le verset révélé en dernier abroge le verset révélé en premier.
Surtout que dans le Coran,
les sourates ne sont pas classées dans l'ordre chronologique mais par ordre de longueur décroissante, à l'exception de la première sourate.
Réponse : « Il faut (…) se référer aux études des savants de l’islam pour connaître l’ordre chronologique ». Ceux-ci distinguent les sourates mecquoises (révélées à La Mecque entre 610 et 622) et les sourates médinoises (révélées à Médine entre 622 et 632).
Le principe du verset abrogeant (nâsikh) et du verset abrogé (mansûkh) est contenu dans le Coran lui-même :
Sourate 16 (sourate mecquoise, la 70ème révélée), verset 101 (ou 103) :
«
Quand Nous remplaçons un verset par un autre – et Allah sait mieux ce qu’Il fait descendre – ils disent : «
Tu n’es qu’un menteur. » Mais la plupart d’entre eux ne savent pas. »
Sourate 2 (sourate médinoise, 87ème révélée), verset 106 (ou 100) :
«
Si nous abrogeons un verset ou si nous le faisons passer à l’oubli, Nous en apportons un meilleur ou un
semblable. Ne sait-tu pas qu’Allah est omnipotent ? »
Le Coran contient bien de nombreux versets « pacifiques », « gentils », « tolérants ».(Versets mecquois)
En effet. Mais il en comprend également d’autres, qui sont « intolérants », d’une extrême violence envers les juifs, les chrétiens, les noncroyants. (versets médinois)
Dès lors, à quels versets se fier ? Il faut une nouvelle fois savoir à quelle période se rapportent les
versets en question.
Par conséquent,
toujours en vertu de ce principe de l’abrogation (contenu dans le Coran, je le rappelle),
les
versets qui prêchent l’indulgence, la tolérance, sont abrogés par ceux qui prônent la violence et l’intolérance.
Ceux qui invoquent les versets de la période mecquoise pour soutenir que « l’islam est une religion de paix etc. » sont ignorants du principe de l’abrogation, ou, le connaissent très bien mais mentent par omission afin de vous manipuler.
Un exemple concret ?
Verset 256 (ou 257) de la sourate 2 qui dit: «
Nulle contrainte en religion .» Il est censé nous laisser croire que l’on peut entrer ou sortir de l’islam librement. Certes
c’est un verset médinois mais il est abrogé par un autre verset médinois ultérieur, le verset de la
dhimmitude, le verset 29 de la sourate 9 : «
Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son
messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à
ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humiliés ».
Une solution ? Oui. Abroger cette abrogation, tout simplement.
Le Soudanais Mahmoud Muhammad Taha (1908-1985), pour l’avoir proposé, le paya de sa vie : il fut déclaré
coupable d’apostasie et fut pendu le 20 janvier 1985.

Alors, une réponse Assmatine ?
